Au coeur de l'arrière-pays agenais, cette petite ville de Laroque-Timbaut invite à la flânerie au gré des vieilles rues. Commencez votre visites vers la Halle, édifice rectangulaire du XIIe siècle sur colonnade Toscade. La halle servait à tous les marchés. La plupart des commerces de cette petite ville se trouve autour de la Place de la Halle, dans ce centre médiéval vous pouvez admirer aussi de jolies maisons. Le Musée Gertrude-Schoen se situé également sur la place de la Halle, dans une ancienne maison. Le Musée est consacré à l'œuvre du sculpteur Gertrude Schoën.
La création de ce Musée fut rendu possible par la donation que fit Gertrude Schoen à la commune de Laroque-Timbaut en 1996, de l'ensemble de son œuvre. La collection se compose de bijoux et statuettes, sculptures de différentes dimensions, et sculptures monumentales qui constituent la base de son œuvre. Sont également inclus dans la donation une trentaine de tableaux, pastels et collages créés dans un moment de manque d'atelier approprié à la sculpture. On peut également admirer la sculpture "le Messager" sur la place du Donjon, face aux remparts. Deux mètres quarante de haut, en résine et métal, sage et bienveillant, tourné rigoureusement vers l'Homme.
De la place de la Halle de Laroque-Timbaut, passez par l'arche de pierre de la tour de l'horloge. Autrefois, l'Horloge était une tour de guet, qui servait à surveiller les entrées et sorties des domestiques et des serviteurs du château. Il n'y avait ni pont-levis, ni herse. Pour la fermeture, il n'y avait qu'une simple porte. Il n'y avait ni pont-levis, ni herse. Pour la fermeture, il y avait une simple porte. Entre la Halle et l'Horloge, le sol était à même le rocher, une simple passerelle reliait les deux édifices.
Il ne reste plus rien du château de Laroque-Timbaut, le donjon est tout ce qui reste d'un château qui a été construit avant le XIIIe siècle. La première fois qu'il est cité c'est en l'an de grâce 1271. En 1270, les seigneurs agissant en raison de leur droit sur un quart de cette seigneurie, donnèrent des coutumes. Les plus puissants furent sans aucun doute les Durfort. Il fut détruit bien avant la Révolution française en représailles contre le dernier seigneur de Laroque, Raffin d’Hauterive. C’est la population qui entreprit sa démolition par vengeance. A l’origine la salle basse du Donjon ne comportait pas d’ouverture seule une trappe y donnait accès depuis la salle du seigneur avec cheminée imposante, fenêtre à meneaux située au dessus. On y accédait par un escalier extérieur. De la salle du seigneur un escalier taillé dans le mur permettait l’accès à une terrasse de défense avec mâchicoulis.
Le reste le donjon, voué au XIXe et au début du XXe siècle à être une réserve d’eau. Il desservait les bornes-fontaines, situées à chaque coin de rue du bourg. Cette citerne était alimentée par des pompes, actionnées par une grande roue construite en 1845. En fonte, montée en pièces détachées, composées de rayons d'un diamètre de 6 m, munie de 151 petits godets, d'une contenance d'1 litre et demi chacun. Cette citerne était alimentée par des pompes actionnées par une grande roue située dans le vallon de Saint-Germain. Depuis l’adduction d’eau, le donjon a perdu cette vocation. Il abrite désormais le bureau de l’association Patrimoine et culture avec sa bibliothèque de manuscrits anciens.
La chapelle du château de Laroque-Timbaut fut détruite en 1960, pour laisser place à l'actuelle cuisine scolaire. En suivant la plus ancienne rue de Laroque, la rue du Lô, vous remarquerez sur votre droite les soubassements des fortifications du château et, sur votre gauche, les dépendances où logeaient les domestiques et les serviteurs du château. En descendant dans le passage, regardez en bas sur les toits en terre cuite de quelques belles maisons, il y a une belle vue sur la vallée arborée. Votre promenade vous fera découvrir les remparts et la porte du Traître. En 1418, par la porte de Cordoue, les Anglais s'emparèrent du château par trahison. Le lendemain, le traître fut pendu à cette porte par ces mêmes Anglais. Ils furent chassés peu de temps après par le seigneur de Montpezat.
Également au centre du village, vous pouvez voir la mairie de Laroque-Timbaut, elle fut construite en 1907 à la place d'une ferme. Sur la place de la mairie se trouve un puits. Arrêtez-vous à l'église de Notre-Dame de Laroque-Timbaut construite au milieu du XIXe siècle pour remplacer l'ancienne église paroissiale, Notre-Dame Delpech, située au cimetière route de la gare. L'église Notre-Dame contient de jolis vitraux, un autel avec une peinture du Christ et un impressionnant plafond avec des nervures en pierre et briques rouges.
Continuer jusqu'à la grande roue hydraulique, pour la découvrir, il faudra faire le chemin inverse de l’eau. Vous descendrez ainsi par un étroit chemin creusé dans le rocher pour rejoindre la route qui mène sur votre droite, à la source, au bassin qui servit de piscine dans les années 50, au petit canal pour finir par la grande roue. La grande roue de Laroque-Timbaut est là, au fond du vallon de Saint-Germain, debout dans l'ombre fraîche et humide de sa maison, depuis plus de 150 années. La grande roue construite en 1845 en fonte, est formée de 8 rayons de 6 mètres chacun. Elle tourne grâce à un système de godets et actionne deux pompes qui alimentaient jadis la citerne du donjon pour desservir le village en eau potable.
L'eau de la source, venant d'une nappe située sous la colline, était renvoyée par deux pompes actionnées grâce à la roue à godets vers la citerne du château d'eau, logée dans le vieux donjon du château, quelque 80 m plus haut. De là, l'eau était renvoyée dans des canalisations qui distribuaient alors 11 bornes-fontaines où les habitants pouvaient venir se fournir au plus près de leur domicile, sans être obligés d'aller au puits sur la place du village de Laroque-Timbaut.
Poursuivrez votre chemin vers le vallon Saint-Germain et la Chapelle Saint-Germain qui vous rappellera encore des faits lointains. Perdu dans la campagne, ce site naturel est boisé et traversé de charmants ruisseaux et de sources naturelles, dont les eaux sont recueillies dans un petit bassin, au pied d’une croix. L'une de ces source alimentait sous l’Empire romain, les thermes des villas gallo-romaines. Le 28 mai 778, l'armée de Roland, neveu de Charlemagne, atteinte de la peste, fit une halte dans le vallon de Saint-Germain. Roland fit le vœu d'élever un oratoire si ces hommes étaient guéris par cette eau. Le vœu fut exaucé. Apprenant cette guérison miraculeuse, Charlemagne fit donc édifier quelques années plus tard une chapelle qu'il dédia à saint Germain évêque de Paris au VIe siècle, pour lequel Charlemagne avait une profonde vénération.
Le lac de Saint Germain a été aménagé dans les années 1970, lieu réservé à la pêche et propice à la détente. A proximité le lavoir de Montfourton se situe près du lac de Saint Germain. Il est alimenté par deux sources indépendantes et possède 8 postes de travail sur trois côtés pour une surface de 12m² et une profondeur de 60 cm. Les femmes lavandières devaient se mettre à genoux pour laver et battre le linge sur la pierre. Une rigole de 4.5 m construite traverse le chemin et relie le lavoir à trois bassins dont un couvert. Ces bassins recoivent l'eau des deux sources dont une possède un fort débit même en saison estivale. En amont deux puits l'un creusé dans le rocher l'autre bâti étaient destinés à recueillir l'eau potable.
Pour revenir, vous pouvez emprunter le même chemin ou prendre la route qui monte le long des fortifications et rejoindre la halle.Egalement dans les environs, les églises de Norpech et de l'église romane Saint-Pierre-d'Orival du XIIe siècle, en direction de Cauzac, méritent une étape.