Quinze années de construction ont été nécessaires pour voire naître Villeneuve-sur-Lot, principale bastide royale de la région par la taille, avec un plan typique en damier, fait de rues et ruelles parfaitement alignées et de places et placettes constituant autant de lieux de promenade et de convivialité. Des siècles d'histoire ont laissé leurs empreintes successives dans le paysage de la cité de Villeneuve-sur-Lot. Tel un véritable livre d'histoire mis à la disposition des regards, les vieilles pierres de Villeneuve-sur-Lot vous conteront, au détour des ruelles bordées de monuments remarquables, la glorieuse histoire de cette bastide.
Votre parcours touristique dans Villeneuve-sur-Lot vous fera découvrir les hauts lieux historiques de cette bastide créée en 1264 par Alphonse de Poitiers. Dirigez-vous vers l'église Saint-Étienne, situé rue Saint-Étienne où se trouve un parking à proximité pour stationner votre véhicule. Cette église fut construite à la naissance de la bastide au XIIIe siècle. Elle fut achevée au XVIe siècle. C'est un bel édifice gothique tardif de type méridional.
Suivre la rue Saint-Etienne quelques mètres, puis prendre à gauche la rue Traversière des Tanneries, et enfin à droite celle des Tanneries jusqu’à la place de Lorraine. Descendre les escaliers vers le chemin de halage. Se diriger vers le Pont Vieux dit des Cieutat. Monter les escaliers à droite, puis traverser la rue de Pujols. Franchir la rivière du Lot via le Pont Vieux dit des Cieutat. Enjambant le Lot, le pont est contemporain du pont Valentré de Cahors, était au XIIIe siècle surmonté de trois tours défensives. Si les deux arches méridionales datent du XIIIe siècle, la grande arche située du côté de la rive droite a été édifiée au XVIIe siècle, à la suite de dégradations jugées irréversibles des arches antérieures.
Cette nouvelle arche a été conçue afin de faciliter l'écoulement du courant ; la principale faiblesse de cet ouvrage d'art, conçu par des ingénieurs anglais peu au fait du régime des eaux des rivières d'Aquitaine, résidait en effet dans sa massivité qui en faisait un obstacle que la pression des eaux a peu à peu dégradé.
A l'extrémité du Pont des Cieutats, sur la rive droite du Lot, à l’angle de la rue Notre Dame, se trouve : la Chapelle du Bout du Pont. La chapelle aurait été fondée en 1289 selon la légende et a été la chapelle du fortin construit à l'entrée du pont des Cieutats terminé en 1285. La chapelle reçu le nom de chapelle Notre-Dame-de-Grâce-de-Toute-Liesse ou de Toute-Joie. La légende raconte qu'au XIIIe siècle trois embarcations descendant le Lot sont arrêtées au beau milieu de la rivière au niveau du pont par une force invisible. Malgré les efforts des mariniers, rien n'a pu faire avancer la flottille. Un marin a alors plongé dans le Lot pour voir ce qui bloquait les bateaux.
Il remonta en portant une statuette de Vierge noire. Quand elle fut posée sur un bateau, la flottille put reprendre sa navigation. Depuis lors, la statuette surveille la rivière depuis le toit de la chapelle. Pour commémorer cette découverte, il a été décidé de construire une chapelle à l'entrée du pont. La chapelle est devenu un lieu de vénération pour les bateliers. Au passage des bateaux devant la chapelle, ils la saluaient en levant les rames.
Poursuivre tout droit sur quelques mètres dans la rue des Cieutat, puis bifurquer à gauche, rue de l'ancien l’Hôtel de Ville. Traverser la place du 18 Juin, devant la résidence de l’ancienne mairie et le square où est érigé un monument à la mémoire de Georges Leygues. Revenir sur vos pas, prendre la rue de la Convention, s’engager à droite dans la rue Parmentier. A l'angle de la rue de la Convention et la rue Parmentier admirer la maison à Pans de Bois dite l'ancienne Viguerie du XIIIe et XIVe siècle. Cette maison aurait été le siège d'une viguerie au Moyen Age (charge du viguier – juge pour le comte ou le roi). L'étage comporte un décor d'accolades, il surplombe le rez-de-chaussée et comprend cinq fenêtres sur la rue Parmentier. Meneaux et appuis de fenêtres moulurés. Poutres sculptées représentant deux singes.
Puis suivre la rue Lakanal à gauche, jusqu'à la Place de la Halle pour profiter d'un très beau point de vue sur le Lot. Continuez votre flanerie vers la rue Jean-Jacques Rousseau. Passer à gauche puis à droite, sous les cornières entourant la place de Lafayette, appelée place des Cornières. Cette jolie place entourée d'arcades accueille le samedi matin le marché. Elle doit son nom à Alexandre Guyot, docteur qui souhaitait améliorer les conditions d'hygiène du quartier en apportant l'eau courante au plus près des habitations. En 1835, il légua à la ville une somme afin d'ériger en son centre une fontaine publique à la condition que la place, autrefois Place Publique, soit renommée Place Lafayette. La ville accepta le legs, mais ce n'est qu'en 1872, 37 ans plus tard, que fut érigée la fontaine, et la place rebaptisée.
Aller tout droit dans la rue de Paris et passer sous la Porte de Paris et tourner à droite à l’extérieur des remparts. De ses anciens remparts, Villeneuve-sur-Lot a conservé la porte de Paris, anciennement porte de Monflanquin et la porte de Pujols, XIIIe et XIVe siècles. Ce sont les seuls vestiges des remparts qui défendaient la ville. Toutes les deux, bâties en pierre et en brique, sont couronnées de créneaux et de mâchicoulis. Prendre la rue Sainte-Catherine à droite, où se trouve l'église Sainte-Catherine. Dès le milieu du XIXe siècle, l'abbé Grenouilheau souhaite reconstruite l'église paroissiale Sainte-Catherine qui date des XIIIe-XVe siècles en l'agrandissant. Il achète en 1850 l'hôtel de Vassal pour la reconstruction de l'église.
De style romano-byzantin, la construction de l'église Sainte-Catherine aujourd’hui labellisé "patrimoine XXe siècle", débute en 1898 mais l’église n’est consacrée qu’en 1937. Le chantier est confié à l’architecte Edouard Corroyer, élève de Viollet-le-Duc. Les choix techniques révèlent la modernité de l’édifice : brique industrielle, planchers métalliques et dallages en ciment. Ils permettent de dresser le clocher à une hauteur vertigineuse de 55 mètres. L’église Sainte-Catherine conjugue ainsi les arts et l’industrie.
Aller en face, à l’angle de la place Lafayette, pour emprunter la rue de Penne. Traverser la place du 4 septembre et l’allée de Valmy. Descendre à droite et remonter à gauche la rue des Jardins, vers l’esplanade du Musée de Gajac, ancien moulin. Le musée de Gajac, propose des collections de préhistoire locale, d'antiquités égyptiennes et gallo-romaines, d'art religieux, de dessins et sculptures contemporains.
Après votre visite, franchir la passerelle. Passer à gauche de la Poste dans le square de l’ancien collège. Traverser le Lot sur le pont de la Libération. Couper les allées J. de France et de la Fédération. Suivre la rue de l’Ecluse avec un lavoir sur votre droite. Prolongez votre marche jusqu'à la Chapelle Saint-Jean-Baptiste des Pénitents blancs. L’évêque d’Agen autorise le 2 juillet 1657 la fondation d’une confrérie de Pénitents blancs qui s'installent sur la rive gauche du Lot. Il existait déjà depuis 1611 une confrérie de Pénitents bleus dans la paroisse Sainte-Catherine. La confrérie des Pénitents bleus recrutait ses membres parmi les notables. La chapelle est bénie en 1667.
Tourner à gauche dans le jardin des plantes aromatiques. Suivre les rues Navrette, Sellière et enfin Pompée à droite. Aller à gauche jusqu’à la Porte de Pujols, deuxième porte conservé de l'ancienne enceinte. Chacune de ces portes, qui devaient être défendues par des ouvrages avancés, forme un passage voûté au-desssus duquel s'élèvent deux étages couronnés par un chemin de ronde crénelé. Chaque étage présente une salle éclairée du côté de la ville par une baie géminée. Un escalier en bois devait permettre de monter du premier au second étage qui accède au chemin de ronde par un escalier en pierre aménagé dans l'un des angles de la tour, et dont la partie supérieure émerge au-dessus de la toiture et servait de guet.
La charpente, portée par des piliers en briques, prolonge son chevronage sur le parapet crénelé. L'élévation des tours, construite en briques et pierres, est postérieure à la partie inférieure formant le passage de la porte. Aujourd'hui, le second étage sert de chambre à l'horloge de la ville dont la sonnerie est suspendue dans un campanile du XIXe siècle qui en forme le couronnement. Revenir en sens inverse de la rue de Pujols et tourner à gauche dans la rue Argenton, filer en face dans la rue Dorée. Au niveau de la place des Droits de l’Homme longer à gauche le mur d’enceinte du Haras National. panneau R : « le Haras ». Suivre la rue Neuve St-Etienne sur votre droite et à gauche la rue St-Etienne jusqu'au parking.