Château d’Hauterive - 63

Le Château d’Hauterive à Issoire

En Auvergne, le château d’Hauterive est un château situé dans la commune d’Issoire dans le département du Puy-de-Dôme . Ce monument date du 17ème siècle , et de la 2ème moitié du 18ème siècle, il fait partie des 8 constructions répertoriées d’Issoire cette cité classé "Plus Beau Détour de France" et "Ville d’Art et d’Histoire".

Le château et ses jardins sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. D’une superficie de 13,5 hectares dans sa partie close, le château d’Hauterive est construit sur une petite éminence qui domine la ville d’Issoire , et bénéficie d’un large point de vue : Monts Dore, Perrier, Yronde et Buron, Ybois, jusqu’à Usson à l’Est.

Le domaine d'Hauterive actuel a conservé le même plan qu’au XVIIème siècle et fait rare, c’est la même famille qui en prend soin depuis cette date.

Hauterive est une propriété complète et homogène qui présente selon un descriptif ancien "tous les agréments qui peuvent rendre agréable le séjour à la campagne, indépendamment de l’utile", en réunissant autour du château d'Hauterive : une chapelle, des jardins classiques constituant l’intérêt principal de l’ensemble et dont les proportions sont particulièrement harmonieuses, tous les communs nécessaires au quotidien répondant à des besoins d’économie domestique : fournil, écuries, colombier mais aussi glacière, pressoir et une magnifique cave attestant d’un art de vivre joignant le beau à l’utile.

Sur ce site, s'élevait à la fin du Xe siècle un vaste domaine dépendant de l'abbaye d'Issoire. A la fin du XVe siècle, le fief appartient à Claude Duprat. Le domaine sous sa forme actuelle est bâti par la famille Chaudesolle dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

La fondation de la chapelle date de 1659. Par mariage, le domaine est transmis aux Lamoignon de Basville en 1706 avant d'être vendu en 1761 à François Lecourt de St Agnes, dont les descendants en sont toujours propriétaires.

On ne connaît pas la date de création de ces jardins. Des documents de gestion des années 1680-1691, font mention d'un “jardinier”, de travaux à effectuer dans le “parc”, de plantation “d'arbres fruitiers”.

L'existence de ces jardins est rapportée dans le contrat de vente de 1761. Ils figuraient déjà dans un état descriptif antérieur à cette vente : on y répertorie les rentes dues à M. de Lamoignon où l'on parle “d'un bosquet planté en allées et d'un très beau jardin potager en terrasse ... dans un des plus beaux pays de la Limagne d'Auvergne, ce qui en rend le coup d'œil très gracieux.

Bâtiments et jardins sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments historiques depuis 1991. La tempête du 28 décembre 1999 a très gravement sinistré ce parc. Entre 500 et 700 arbres d'essences variées : chênes, marronniers, tilleuls, érables, charmes, frênes, pins laricio ... ont été déracinés ou étêtés.

Chateau de hauterive route historique des chateau d auvergne guide du tourisme du haute loireLes deux axes principaux du parc ont fait l'objet d'une restauration lourde en 2002. L'intérieur des parties sinistrées a bénéficié d'une campagne de replantation de petits plants forestiers. Enfin, depuis 2002, des parcelles de potager sont confiées à des Issoiriens désireux de cultiver leur jardin dans un cadre agréable.

Le Château d’Hauterive à découvrir lors de vos vacances

Un premier bâti datant de la fin du 10ème siècle, dont il ne reste aucune trace, aurait été donné à l'abbaye d'Issoire. On retrouve ensuite trace du fief d'Hauterive à la fin du 15ème siècle. A cette époque, il appartient à Claude Du Prat, Chancelier. Un document de 1494 le qualifie de seigneur d'Hauterive. En 1550, sa petite fille, Jeanne Du Prat, transmet par mariage le fief dans la famille de Bonniol.

Vers 1620, François de Bonniol vend le fief à Etienne de Chaudessolle, Commissaire Ordinaire des Guerres. Son fils, Paul Chaudessolle, morcelle le fief et vend une partie des terres à Annet-Charles de Brezons. Le 13 avril 1690, Marguerite Chaudessolle, fille unique, épouse Louis Gon, seigneur de Vasugny, qui était son oncle maternel. Le 5 septembre 1706, Marie-Louise Gon de Vasigny, leur fille, apporte par mariage le fief à Chrétien de Lamoignon, Président au Parlement de Paris.

Deux générations plus tard, leur petit-fils, Chrétien-François de Lamoignon, Président au Parlement de Paris et futur Garde des Sceaux, vend Hauterive le 26 mars 1761 à François Lecourt de Saint-Agnes, Président en la Cour des Aides de Clermont, le domaine est resté dans la famille jusqu'à ce jour.

La maison non habitée depuis longtemps nécessite de nombreux travaux et, pendant les années qui suivent l'achat, François Lecourt de Saint-Agnes entreprend ces travaux et réaménage entièrement l'espace intérieur. Les quatres grandes pièces principales antérieures se transforment bientôt en de nombreuses pièces plus petites, plus intimes et plus faciles à habiter. Une toiture en tuiles creuses bordée par une lisière d'ardoises remplace l'ancienne toiture très pentue en ardoises.

Les dernières transformations datent du premier tiers du 19ème siècle. Deux constructions sont élevées en 1820 et prolongent le corps de bâtiment d'origine en formant pour l'une d'elle un "méchant" placage en hors d'oeuvre sur la façade arrière. On remarque sur le plan cadastral de 1827 le réaménagement de l'entrée principale.

L'escalier d'accès, situé au milieu du mur de soutènement de la terrasse, dans l'axe de la porte d'entrée de la maison, est supprimé. A la place, une nouvelle entrée est créée dans le prolongement de l'allée centrale du parc. Dans la cour, le double bac à pans coupés taillé dans la masse en pierre de Volvic, surmonté d'un obélisque, est érigé. Enfin, une nouvelle grande allée sinueuse est rajoutée à l'ancien réseau d'allées du parc.

Chateau d hauterive les routes touristiques du puy de dome guide touristique auvergneLe domaine passe ensuite à Jean Antoine François de Paule Lecourt d'Hauterive. Ernest Lecourt d'Hauterive, fils de François de Paule, épouse le 12 janvier 1830, Georgine Onslow, fille du compositeur auvergnat d'origine anglaise George Onslow. La soeur de Georgine, Henriette Onslow, se marie avec le marquis de Pierre et vit à Aulteribe. On retrouve ainsi partagés entre Aulteribe et Hauterive les souvenirs du compositeur : bibliothèque musicale, partitions, correspondances et portraits.

Leur fils, George, se marie en 1861 à Léontine de Leusse, arrière petite-fille de Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, défenseur de Louis XVI à la Révolution, et neveu de Chrétien qui reçut par mariage Hauterive en 1706. Ils eurent trois enfants, dont l'aîné Ernest épousera Jeanine Dumas, petite-fille de l'auteur des Trois Mousquetaires et fille du créateur de la Dame aux Camélias. Le domaine devint ensuite la propriété de Paul Llecourt d'Hauterive (1867-1921), puis celle de George Lecourt d'Hauterive (1913-1987). Il est actuellement habité par ses descendants.

Cette propriété assurait une double fonction, économique et résidentielle. La partie close de murs offre un ensemble très complet de dépendances, auxquelles venait s'adjoindre la ferme de Basserive, située à moins de 500 mètres en contrebas, près de la Couze. A la culture des céréales s'ajoutaient l'exploitation des bois et la production du vin, dont l'importance se devine à travers la construction particulièrement soignée du grand cuvage et de l'imposante cave située sous la maison.

Dans la partie Sud-Est du domaine s'organisent les différents bâtiments formant les dépendances : fournil et blanchisserie, colombier, forge, grange et remises, étable, bergerie, écurie, sellerie et le cuvage, belle pièce voûtée en berceau retombant sur deux rangées de poutres en granit taillé. En contrebas de la terrasse orientale se situent la glacière et l'entrée de la cave construite sous la maison.

Parallèlement, la propriété n'était pas habitée en permanence, mais servait de résidence d'agrément durant les mois d'été et pendant la saison de la chasse. Elle est séparée des autres bâtiments par l'allée centrale, la chapelle accolée aux dépendances servant de transition entre les deux groupes.

On retrouve ce double aspect d'utilité et de plaisir dans la partie ancienne des jardins, notamment dans le parc et le potager.

La glacière toujours bâtie au Nord, comme les entrées de caves, composée d'un cône en ciment pointe en bas construit dans la terre et surmonté d'une coupole, permettait de conserver la glace récupérée en hiver. Au fond du cône se trouvait un puisard surmonté d'un plancher en bois ; tout autour du cône à l'intérieur, des tasseaux de bois servait à maintenir de la paille afin de renforcer l'isolation et de conserver le froid par rapport à la chaleur extérieure. Une fois les blocs de glace en place, on finissait par de la paille, des planches de bois et des pierres pour maintenir le tout.

La glacière d'Hauterive permettait une conservation allant de 8 à 10 mois. Des glacières plus profondes permettaient de conserver la glace jusqu'à deux ans. On la remontait grâce à une poulie après avoir enlevé les pierres, les planches et la paille. Un escalier aménagé à l'intérieur de la glacière permettait de la nettoyer.

Les communs : C'est avec des galets de l'Allier, de la chaux, du sable, de la pierre de Montpeyroux : pierre rouge ornant les encadrements de fenêtres et de la pierre de Volvic qu'ils ont été construits. On remarque l'esthétisme de ces rangées de galets, si bien calibrés.

La blanchisserie et le fournil se trouvaient dans la même pièce car le foyer servant à chauffer l'eau pour les cuviers et le fournil avaient le même conduit de cheminée ; ces cuviers dans lesquels l'eau était préalablement chauffée sur le foyer recevaient les grosses pièces de linge que l'on sortait des armoires une à deux fois par an. On appelle cela la "bujade". Ils étaient équipés d'une évacuation que l'on bouchait pendant la lessive : une mâchoire d'animal à l'intérieur servait de filtre, et, à l'extérieur, un bâton entouré d'un chiffon fermait l'orifice d'évacuation de l'eau. La cendre du fournil était récupérée pour être mise en sachets disséminés entre les différentes couches de linge, celle-ci étant un désinfectant et un dégraissant. Il suffisait de laisser tremper.

Les cuviers étant surélevés, on évacuait aisément l'eau que l'on récupérait et on recommençait l'opération une à deux fois encore. Le linge était ensuite rincé et étendu dans les prés. Ces cuviers sont en terre cuite fabriquée à Lezoux, production qui a duré jusqu'au début du 19ème siècle.

Le colombier est toujours en activité. Les pigeons étaient auparavant récupérés pour la consommation ; la colombine : fiente, servait d'engrais. Celle-ci était épandue dans les vignes en prenant garde à ne pas trop en mettre, car en excès, il y a risque de brûlure des sols.

A droite du colombier, se trouve la forge ; en face, un pressoir dont le modèle apparaît à partir de 1870. A Hauterive, il y avait autant de terres de céréales que de terres à vignes et du vin a été produit jusqu'en 1950 environ. On retrouve d'ailleurs trace de ces vignes dès le 17ème siècle.

La chapelle : Elle fut fondée en 1659. Les décors actuels marrons du 19ème cachent les anciens décors de faux marbre par panneaux, dans les tons d'ocre rouge et jaune du 17ème, qui entourent le choeur dans sa partie basse.

A l'époque suivante, on trouve la "grisaille" technique qui n'utilise que les teintes de gris, du plus clair au plus foncé, ce qui donne l'aspect du relief. Ce décor n'a pas été terminé et se trouve en partie haute. Le mobilier était peint de rouge, marron et blanc, rappelant les décors de faux marbre.

Du temps de la famille Chaudessolle au 17ème la messe leur y était dite tous les dimanches à l'exception des 4 grandes fêtes religieuses.

Carnet pratique du Château d’Hauterive

Informations touristiques des jardins du Château d’Hauterive

Château d’Hauterive

Rue Ernest d’Hauterive - 63500 ISSOIRE – Puy de Dôme, Auvergne
Tél. : 04 73 89 22 77 - Mob. : 06 68 29 20 85 Site web

Consulter notre page sur le jardin du  château d'hauterive : jardin remarquable

Plus d'informations :

  • Visites individuelles libres
  • Visites individuelles guidées
  • Animaux acceptés en laisse
  • Parking
  • Toilettes

Pour vous rendre au Château d’Hauterive

Issoire

Couvert 9 °C

Couvert

  • Min: 9 °C
  • Max: 9 °C
  • Vent: 11 kmh 40°

Le saviez-vous ?

Le jardin et le château de Hauterive : Label "Jardin Remarquable" et membre du réseau "Potagers de France".

Restauration

Château et communs :

Une campagne de restauration de l'ensemble des toitures a démarré en 1998.

Parc et potager :

Une remise en état du jardin potager s'effectue progressivement depuis 1998.

La tempête du 28 décembre 1999 a très gravement sinistré le parc. Entre 500 et 700 arbres d'essences variées (chênes, marronniers, tilleuls, érables, charmes, frênes, pins laricio...) ontété déracinés.

Nos coups de coeur au Château d’Hauterive

Hébergement :

Restauration :

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Date de dernière mise à jour : 24/11/2017