La ville portuaire d'Honfleur, fut une ancienne saline gallo-romaine, à défaut de sources nombreuses sur les premiers siècles de son existence, son nom parle pour elle. Sa terminaison en « fleur », à l’instar d’Harfleur ou de Barfleur, trahit une origine viking. La première mention écrite attestant l'existence de Honfleur émane de Richard III, duc de Normandie, en 1027. Située au débouché de la Seine, un des principaux fleuves du royaume de France, au contact de la mer et appuyée sur un arrière-pays relativement riche, Honfleur bénéficiait d'une position stratégique qui s'est révélée à partir de la guerre de Cent Ans.
Après la fin de la guerre de Cent Ans et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Honfleur continue de se développer notamment grâce à la construction navale, au commerce maritime et aux expéditions lointaines. Cependant, de graves troubles vont éclater lors des guerres de Religion dans la seconde partie du XVIe siècle. La ville est prise par Henri IV au début de 1590. La cité de Honfleur participera aussi au mouvement des grandes découvertes, avec notamment Jehan Denis qui visitera le Labrador et Terre-Neuve dont il prendra possession au nom du roi de France en 1506. Ces nombreuses expéditions feront du port un des tout premiers de France vers les Amériques et notamment les colonies françaises du Nouveau Continent, d'où les voyages répétés de Samuel de Champlain à partir d'ici, dont l'un aboutira à la fondation de la ville de Québec en 1608. Honfleur fut également une cité corsaire et un de ses fils, Jean Doublet, s'illustrera dans la guerre de course.
À partir de cette période, le commerce de Honfleur prospère avec la multiplication des relations avec le Canada, la Louisiane, les Antilles, les côtes africaines et les Açores, faisant de la ville l'un des cinq principaux ports négriers de France. La perte des colonies françaises d'Amérique, la concurrence avec le port du Havre, les guerres de la Révolution française et du Premier Empire, avec notamment le blocus continental, causent la ruine de Honfleur, qui ne se releva que partiellement au cours du XIXe siècle avec la reprise du commerce du bois en provenance du Nord de l'Europe.
Honfleur a traversée les siècles en marquant l'Histoire, nichée dans un écrin de verdure, au coeur de l'estuaire de la Seine, Honfleur est un port au passé historique prestigieux. La petite cité maritime a su préserver les témoins de ce riche passé qui en font aujourd'hui une des villes les plus visitées de France. La ville est divisée en trois quartiers : le quartier Saint-Léonard, le quartier de l'Enclos et le quartier Sainte-Catherine. Après avoir stationné votre véhicule dans l'un des nombreux parkings de Honfleur, dirigez-vous vers l'office de tourisme situé Quai Lepaulmier.
Prendre la direction de la rue de la Ville, au cœur de l'ancienne cité fortifiée "l'enclos", vous y trouverez deux anciens greniers à sel, vastes bâtiments en pierre qui datent du XVIIe siècle. Aujourd’hui, ces bâtiments de prestige accueillent chaque année de nombreux événements culturels : expositions, concerts, spectacles, conférences et séminaires. Prendre à gauche sur le quai de la quarantaine, admirez l'Hôtel de ville de Honfleur du XIXe siècle. L'hôtel de ville constitue un exemple représentatif de l'architecture publique de la monarchie de juillet. Contournez l'Hôtel de ville par la place Arthur-Boudin, admirez le Manoir de Roncheville du XVe et XVIIe siècle.
La prochaine visite sera le Musée de la Marine, situé dans l’ancienne église Saint-Etienne, quai Saint-Etienne, en bordure du Vieux Bassin. Edifiée au XIVè siècle, l’église Saint-Etienne est la plus ancienne de la ville. Engagez-vous dans la rue de la Prison pour visiter le Musée d’Ethnographie et d’Art Populaire Normand. Installé dans l’ancienne prison vicomtale, et dans des maisons datant du XVIe siècle dont l'ancien manoir Vigneron, le musée est l’un des plus anciens musées d’Art Populaire français.
Reprendre sur votre droite le quai Saint-Etienne, à l’extrémité du Vieux Bassin se dresse la Lieutenance, ainsi appelée parce que ce monument servait à partir du XVIIe siècle de logis au Lieutenant du Roi. La Lieutenance détonne par son architecture. L’ensemble formé par le Vieux Bassin, la Lieutenance et les pittoresques maisons du quai Sainte-Catherine est ce qui frappe certainement le plus lorsque l’on visite Honfleur pour la première fois. Sur le quai Sainte-Catherine, toute une série de hautes maisons forme une originale toile de fond. Le quartier du Vieux Bassin forment un décor qui enchante photographes, peintres et flâneurs. A proximité, visitez l'église Sainte-Catherine, autrefois surnommée Sainte-Catherine des Bois. Fondée à la fin de la guerre de Cent Ans, afin de remercier Dieu du départ des Anglais, elle est la plus grande église construite en bois avec un clocher séparé de France.
En sortant de l'église Sainte-Catherine, admirez les édifices autour de la place Sainte-Catherine, puis prendre sur votre droite, puis de nouveau à droite la rue de l'homme en bois jusqu'à la Maison natale d'Alphonse Allais, place Hamelin. Poursuivre à gauche sur le quai des passagers pour arriver a l'avant-port de Honfleur. Cet avant-port est un témoignage de l'aménagement et de l'activité du port de Honfleur au XIXe siècle. Revenez vers la place Hamelin, prendre la rue Haute. Au n°15 se trouve une maison du XVIe siècle construite à pans de bois et en pierres. Au n°30 et 33, belles maisons du XVIe siècle. Au n°90, les trois maisons dites maison natale d'Erik Satie. L'ensemble est composé de trois maisons de style maison à colombages rouges normand du XVe siècle, labellisé Maisons des Illustres.
Prendre à droite, et de nouveau à droite sur le Boulevard Charles V, pour admirez la propriété familiale du peintre Paul-Elie Gernez situé au niveau du n°69. La propriété privée est constituée de cinq bâtisses des XVIIe et XVIIIe siècle. Revenez sur vos pas, passez le phare de L’Hôpital, appelé aussi phare de la Falaise des Fonds ou phare du Butin. Elevé en 1853, afin de devenir un complément indispensable du phare de Fatouville, remplaçant une simple tour en bois appelée la Tour à feu. Il fut allumé pour la première fois le 1er juin 1857. A proximité se trouve la chapelle dédiée à Saint Firmin. Elle se trouve à la place d’une chapelle primitive construite en 1580. Elle comprend un second corps connu sous le nom de "chœur des dames" qui fut reconstruit entre 1707 et 1709, il est encore aujourd’hui fermé par une clôture et des portes à petits bois bien conservés.
Passez de nouveau le phare de L’Hôpital, au rond point prendre à droite la rue du Trou Miard, engagez-vous dans la rue de l'homme de bois, tournez à droite dans la rue varin pour arriver dans la rue des Capucins. Au n°29 et 31, admirez la maison du corsaire Jean-François Doublet construite en 1627 selon une inscription inscrite sur la façade. La porte comporte des pilastres et un fronton. Elle est acquise par le corsaire Jean Doublet lorsqu'il se retire. Située au 44 rue des Capucins se trouve la maison natale de Lucie Delarue-Mardrus. Une plaque signale la maison de la romancière et journaliste Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945).
Continuez votre balade dans la rue Jean Doublet et tournez à droite dans la rue du puit. Un puits du XVIIe siècle est situé à l'angle de la rue Bucaille. Prendre sur votre gauche la rue Eugène Boudin et enfin la rue de la Bavole. Au n°28, 30 et 32 de cette rue se trouve le Manoir Quiquengrogne. "Qui qu'en grogne" est une expression médiévale qui signifie : "Que viennent m'affronter ceux que ça dérange". C'est aussi le cri de guerre des marins corsaires. Revenir sur vos pas, puis tournez à droite en direction du Jardin du Tripot, pour une balade bucolique. Un lieu étonnant et secret, situé au cœur du faubourg Saint-Léonard.
En sortant du Jardin du Tripot, prendre à droite la rue Notre-Dame jusqu'à l'église Saint-Léonard. Le quartier Saint-Léonard se distingue notamment par la présence de son imposante église, consacrée à Saint-Léonard, jeune homme de la cour de Clovis, Saint patron des prisonniers. L’église Saint Léonard a été érigée à l’emplacement d’un sanctuaire qui existait dès 1186.