Unique forteresse du XVe siècle pouvant être visitée dans le Finistère en Bretagne, le château de Kérouzéré est classé monument historique en 1883. Le site choisi pour la construction est celui de l'ancienne place forte du XIVème siècle où s'élevait déjà un donjon.
La forteresse comporte alors 4 tours d'angles reliées entre elles par des courtines munies de créneaux et de machicoulis, Le château-fort de Kerouzéré se compose à l'origine d'une série de bâtiments formant une courtine et d'un chemin de ronde crénelé.
L'entrée se fait par le pont-levis au Nord, permettant le franchissement de douves en eau.
Le château de Kerouzere constitue un parfait exemple de ce que le terme château fort décrit; austérité et puissance. Pillé par les paysans il sera restauré dans un style moins médiéval, notamment dans sa partie sud, la façade nord conservant son style d'origine.
Le château perd sa tour sud ouest et sa courtine sud lors du second siège soutenu contre la Ligue, en 1590. En Bretagne, seuls les châteaux de Brest et de Kérouzéré sont acquis à la cause du roi Henri IV.
Le château est assiégé par les ligueurs, les seigneurs de Kérouzéré ayant pris le parti du roi de France Henri IV. Après le siège, le château est en parti démantelé, il perdra sa tour Sud Ouest et la courtine Sud. Henri IV le fera remettre en état peu après pour remercier les seigneurs de Kérouzéré de leur soutient.
Les douves seront comblées au début du XVIIème siècle.
Du XVème siècle jusqu'à nos jours, le château est passé aux mains de plusieurs familles, Des Kérouzéré aux Kérimel à la mort de Jéhan III de Kérouzéré en 1518 et grâce au mariage de l'héritière Marie de Kérouzéré avec Jéhan de Kérimel.
Puis aux Boiséon qui en auront la propriété jusqu'en 1682, L'un de ses membres, Pierre, est capitaine général de la milice des gardes côtes pour la capitainerie de Saint Pol.
Avant le rachat du château par Yves de Poulpry, alors Sénéchal du Léon, qui le cédera lui-même aux Bréhant en 1714, et ainsi de suite.
La marquise de Piré y demeure pendant la Révolution sans être inquiétée et en 1821, son fils, le général de Piré vend le château à Jean-Baptiste Du Beaudiez.