Ce parcours du circuit de Madame Sévigné d'une distance de 72 km commencera de Vitré, ville frontière sur les marches de Bretagne. Assis sur son éperon rocheux, le château de Vitré domine la campagne environnante. Il semble tout droit sorti d’un conte de fées…Pourtant le château de Vitré n’est pas un rêve mais bien l’une des plus belles citadelles de France, dominant la Vilaine depuis la fin du XIe siècle. Visitez le musée pour en savoir plus !
La cité de Vitré dès l’origine occupe une position stratégique défensive mais aussi propice aux échanges. Cité des Marchands d’Outre-mer, au XVe et XVI, elle conserve les traces de cette richesse issue du commerce toilier dans son patrimoine architectural. En 1999 la ville a obtenu le label national de Ville et Pays d’Art et d’Histoire.
De l'époque glorieuse du commerce de toile, la jolie cité médiévale de Vitré a gardé tout son cachet. Porches travaillés, demeures à pans de bois... Autant de beautés architecturales qui témoignent aujourd'hui encore de la richesse passée de la ville. Prenez le temps de vous replonger dans cette époque palpitante.
A moins que vous soyez plus sensible au 17e siècle et à l'empreinte laissée dans la région par la marquise de Sévigné. Prenez la direction Des Rochers-Sévignés via la D88 (7 km). Le château des Rochers-Sévigné, ancienne résidence bretonne de Madame de Sévigné, est un manoir gothique du XVe siècle.
Les Rochers, propriété des Mathefelon depuis le XIIe, passent aux Sévigné en 1410. Ils reconstruisent le château au début du XVIe. De 1644 à 1690, les Rochers abritent les séjours de Mme de Sévigné qui réaménagea les allées du Parc, tandis que son fils faisait tracer,en 1689, le Jardin Français dessiné par Le Nôtre.
Accueil des visiteurs à l'orangerie du XVIIe : exposition consacrée à Mme de Sévigné, 2 salles de la tour, la chapelle et jardin à la Francaise. L'accueil reste fermé lors des visites guidées.
Après votre visite suivez la direction d'Argentré-du-plessis via la D88 (13 km). La commune d'Argentré-du-Plessis a vécu pendant cinq siècles à l'ombre du château de la famille du Plessis. La construction de ce château remonte au Moyen Âge pour sa partie la plus ancienne. Il a ensuite été modifié à plusieurs reprises au fil des siècles.
De par son histoire, la commune possède un patrimoine diversifié tant religieux, que noble sans oublier l'habitat rural du XVIe au XIXe siècle. La majorité des sites est privée et parfaitement entretenue. Au cours de vos promenades vous pourrez les apercevoir.
La commune d'Argentré-du-Plessis abrite trois châteaux privés : le château du Plessis, l'habitation est en style Renaissance et la chapelle en style néo-gothique. Le château du Pinel, ancien manoir du XVe siècle et le château de la Fauconnerie, des XVIIe et XVIIIe siècles comprenant un manoir du XVe siècle.
La chapelle du Pinel et le puits voisin sont des monuments du XVe siècle faisant partie de l'ancien manoir du Pinel, aujourd'hui transformé en ferme. Le site archéologique du Bois du Pinel, est un ensemble fortifié du XIe siècle sur un plateau boisé avec une motte, deux basses-cours et deux enclos.
La chapelle Saint-Pierre est l'édifice le plus ancien de la commune, situé sur l'ancienne route du Maine, dite chemin des Saulniers (trafic du sel entre la Bretagne et le Maine). Une foire s'y tenait à la Saint-Pierre. La chapelle Saint-Pierre, édifiée au XIe siècle, possède un chœur roman, à abside semi-circulaire.
Le départ de l'abside est en ressaut par rapport aux côtés du chœur. On note une fenêtre romane de chaque côté, une fenêtre gothique tréflée repercée au midi. A signaler : les maçonneries différentes, simple blocage de schiste, maillons au rang et parties appareillées en calcaire coquiller, granit roux à très gros grain de la forêt du Pertre, utilisé à Vitré dans le château roman. Pour information, cette chapelle ne se visite pas.
Il existe de nombreux plans d'eau sur le territoire de la commune. Si la plupart sont privés, on peut généralement les découvrir en parcourant les voies ouvertes au public. On citera surtout les étangs du Moulin Neuf (public), du Moulin aux Moines (17 ha), de Launay, d'Ardouin, de la Verrerie (7,6 ha)… Le plan d'eau de la Valière (100 hectares) est situé aux abords immédiats du territoire communal.
Poursuivez votre escapade sur la route du circuit de Madame de Sévigné vers Mondevert via D111 (19 km). Il n’y a pas de monuments historiques protégés à Mondevert. On trouve cependant quelques édifices présentant un intérêt patrimonial dont l'église Sainte-Marie-Madeleine.
Dirigez-vous vers Erbrées via la D29 (22 km), le manoir de La Haie a été le berceau de la famille de la Hay, qui était originellement seigneurs d'Erbrée. Paul Hay, en 1633, réunit cette seigneurie à celle des Nétumières et obtint l'érection de celle-ci en baronnie. Le château des Bretonnières des XVIIe et XIXe siècles est situé sur la commune.
Admirer le château des Nétumières, édifié au xvie siècle à l’emplacement d’un château médiéval et restauré au XIXe siècle. Le château et ses dépendances, ainsi qu’un pont probablement gallo-romain situé à proximité, sont inscrits par arrêté du 22 mars 1973. Le château est une propriété privée, fermée aux visites.
Cette demeure se trouve au pied de la digue du plan d’eau sur la commune d’Erbrée, elle reçoit un décor Renaissance au siècle suivant, avant de trouver son plan complet au début du 17ème siècle. Au 19ème siècle, l’architecte Jacques Mellet lui ajoute tours et tourelles, ainsi que des travées de baies néo-Renaissance, dont une partie est supprimée après la seconde guerre mondiale. On dit qu’Henry IV y passa une nuit en 1589.
M. de Legge actuel propriétaire des lieux, tolère pour l’instant, la randonnée dans les sentiers entourant le château. A chacun de respecter les lieux et leur tranquillité.
Visitez l'église paroissiale Saint-Martin, construite en 1857 par l'architecte vitréen Audrouin ; seule la tour, construite en 1810 par l'architecte Gelly pour compléter l'église précédente, lui est plus ancienne, car elle fut conservée. L'église est en forme de croix latine, de style néogothique et est ornée d'autels, chaires et stalles sculptés en bois par M. Hérault. La flèche qui devait surmonter la tour-clocher n'a jamais été construite.
Continuer en direction de La Chapelle Erbrées via la D110 (28km). Les religieux cisterciens de l'abbaye de Clermont, près de Laval, possédaient en La Chapelle-Erbrée divers fiefs et dîmes, notamment les fiefs du Bois-Hersant et de la Vallandière. Ils vendirent ces droits de dîme en 1588 au seigneur des Nétumières, qui en fit don en 1601 aux religieux augustins de Vitré (Archives paroissiales).
Le château de la Chapelle-Erbrée a été construit par Jacques Mellet en 1871. En 1871, l’architecte Rennais Jacques Mellet, à la demande de Monsieur Richard de Gennes, construit un château de plan carré dans le style néo-renaissance. Les tourelles à pans élevées aux quatre angles donnent à cette grande maison l’aspect aristocratique que souhaite alors le propriétaire.
C’est ce même architecte qui réalisa l’église Saint-Martin à Vitré et de nombreux autres édifices dans la région. Visiter l'église paroissiale Saint-Ouen, reconstruite au milieu et à la fin du XIXe siècle par ce même architecte. La mairie de La Chapelle Erbrées est un bâtiment tout à fait surprenant dans ce bourg rural sans patrimoine gothique marquant.
Il reprend un style d’édifice édilitaire néo-gothique, utilisé depuis la fin du 19ème siècle dans des villes médiévales au riche passé comme Vitré, Fougères, Redon ou Saumur.
Votre parcours vous emmène à Saint-M'Hérvé via la D777 (34km). La maison de la Gélinière fait partie d'une petite série de maisons concentrées sur la commune de Saint-M'Hervé. Ces maisons ont en commun leur plan symétrique à deux portes jumelles, la tour d'escalier couverte d'un toit conique située à l'arrière de la construction. La charpente de la tour — assez sophistiquée — comporte trois niveaux d'enrayure.
Ce haut toit donne un aspect élancé et élégant à la tour. Au bas de la tour, une pierre d'évier en schiste est engagée dans le mur. La construction en moellons de quartzite et baies en granite est de belle qualité. Il reste devant la maison des traces d'une cour fermée et d'un portail. Le style général de la maison et quelques détails de décor indiquent une datation de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle, des modifications ayant été effectuées au XVIIIe siècle.
Cette maison aurait été construite pour des marchands de toile qui font partie des notables ruraux à cette époque prospère dans une région où était cultivé le chanvre. Les toiles étaient vendues à Saint-Malo pour la marine. La maison aurait été habitée par un chirurgien vitréen avant la Révolution. Ces dernières données constituent autant d'hypothèses non vérifiées.
Continuer vers Montautour via la D24 (39 km), La butte de Montautour est un site classé. D'une surface de 74 hectares, il est le point culminant du département d'Ille-et-Vilaine (194 mètres), d'où l'on peut voir 32 clochers.
Visiter l'église de Sainte-Marie de Montautour donnée en 1066 à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon avec l'agrément de Main, évêque de Rennes. Puis, l'église Notre-Dame-du-Roc, de style néo-roman, édifiée par l'architecte Albert Béziers-Lafosse : tour (1858), corps de l'édifice (1867-1872). Admirer le Manoir de la Rivière Rabault du XVe siècle.
Suivez la D24 en direction de Châtillon-en-Vendelais (43km). Au XIe siècle, l’Abbaye de St Florent en Anjou y fonda un prieuré. Un château fortifié y fut construit en 1040 qui prit le nom de Plessis Inogen. Il fut donné au second Seigneur de Vitré, Tristan, qui épousa la belle Inogen, sœur de Main, Seigneur de Fougères.
Le château construit sur un piton rocheux supporta plusieurs sièges. En 1488, Louis de la Trémouille y passa avec son armée. En 1591, il fut pris par le Duc de Mercoeur et le Prince de Dombes. Deux ans plus tard, les États de Bretagne refusèrent de participer à l’entretien de la garnison et demandèrent la démolition de cette forteresse. Richelieu leur donna satisfaction et la fit abattre en 1623.
Les lieux nommés Châtillon tirent leur origine d’une ancienne fortification de l’époque gallo-romaine ou celle du Moyen-Age. Celle qui a donné naissance à Châtillon en Vendelais datait du XI ème siècle. On peut dire que le château qui à donné son nom à notre commune, a dressé, durant plus de 500 ans, sur son promontoire, la masse de ses remparts et de ses tours.
Admirer l'église Saint-Georges, de style néo-gothique, œuvre de l'architecte Arthur Regnault. Elle a été construite à la fin du XIXe siècle autour d'un maître autel du XVIIe siècle et le château des Hurlières : une partie, de style gothique, date du XVe siècle ; le grand logis date du xviiie siècle, le pavillon nord du xixe siècle ; il possède un grand parc ainsi qu'un jardin d'hiver.
Votre prochaine étape sur cette route touristique sera Saint-Christophe-des-Bois via la D26 (48km). Admirer le puits du XIXe siècle situé rue de l'Église. Puis, visiter l'église Saint-Christophe de 1886, édifiée par l'architecte Arthur Regnault en remplacement d'une ancienne église située dans l'actuel cimetière et dédiée à saint Christophe. Le chœur date de 1886, le portail des années 1500 provient de l'ancienne église.
Admirer le château de Malnoë ou Malenoë de 1801. Reconstruit au début du xixe siècle, il avait autrefois une fuie, et une chapelle privative qui remontait au XVIe siècle. La chapelle Saint-Jean de Malenoë est située à proximité du château.
Prenez la D528 vers Val-d'Izé (56km), la mairie du XVe est située place Jean-Poirier. Son clocher date de 1543. Il s’agit de l’ancienne église transformée en mairie par le maire-châtelain, Jacques Le Cardinal de Kernier, au début du xxe siècle. Ce dernier avait fait construire une nouvelle église pour les habitants de Val-d'Izé.
Dans l'ancienne église, on trouvait autrefois des pierres tombales aux armes de la famille Landais, et un enfeu dans le chœur ayant appartenu à Jeanne de Moussy, veuve depuis 1485 de Pierre Landais et dame du Bois-Cornillé. La chapelle au nord avait été édifiée en 1534, celle au sud en 1824, actuellement utilisée en salle du conseil municipal et également en salle des mariages.
La commune de Val d'Izé possède un patrimoine très riche dont le château du Bois-Cornillé, lLe 18 avril 1832, le château fut vendu à Jacques le Cardinal, marquis de Kernier. Le parc à l'anglaise a été dessiné par les paysagistes Denis et Eugène Bühler et réalisé par Édouard André en 1876.
Il est ouvert au public en été ; on peut y découvrir le pavillon et l'allée d'accès, l'allée de ceinture, le jardin à la française, les façades et toitures de l'orangerie et du pavillon du jardinier, l'allée de lauriers, le rond-point avec ses perspectives, l'étang muré et également la porte de l'ancienne prison de Fougères remontée dans le parc au XIXe siècle.
Le château de la Haie d'Izé, site où eu lieu la prise d'otages du 13 juillet 1944, appartient actuellement à la famille de Yann Bouëssel du Bourg, il fut également la résidence du peintre Louis Garin.
La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours de 1884, appelée autrefois Sainte-Marie de la Moisson. Elle appartient dès 1122 à l'abbaye de Saint-Florent en Anjou et devient ensuite frairienne. La chapelle Sainte-Anne, appartenait en 1790 aux Dominicains du couvent de Vitré, qui possédaient à côté la métairie de Sainte-Anne.
La chapelle de l'Immaculée Conception est une chapelle moderne de style ogival bâtie dans le centre bourg vers 1872 et dépendant de la maison des sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir. L'ancienne chapelle Saint-Gervais, situé près du manoir de la Motte-Rouxel et d’une fontaine. L'ancienne chapelle Saint-Laurent du Bourgneuf et l'ancienne chapelle Saint-Martin, elle appartenait en 1122 à l'abbaye Saint-Florent en Anjou.
Vous trouverez aussi de nombreux manoirs sur la commune : Le manoir du Bourgneuf du XVIIe siècle, manoir reconstruit et agrandi en 1735. Le manoir de la Nogrie du XVIIe siècle. Le manoir de Vilpie. Le manoir du Rocher Palet, le bâtiment principal date de 1601, date mentionnée sur linteau fenêtre entourée du soleil et de la lune. Le manoir du Plessix des Fossés. Le manoir de la Duchaie. Le manoir de Langerie ou de l'Angerie. Le manoir des Villechères. Le manoir du Rocher Poîlane.
Ancien manoir de la Motte-Rouxel. Ancien manoir de la Cherbonnelaye. Ancien manoir du Baril. Ancien manoir de la Boularderie. Ancien manoir de la Chevalerie. Ancien manoir de Douillet. Ancien manoir de Villanfray.
Direction Champeaux via la D105 (60 km) où se trouve la Collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux. Elle a été fondée au XVe siècle par la famille d'Espinay. L’ensemble constitué par la collégiale et le cloître est un site classé par arrêté du 20 janvier 1964. Accolé à la collégiale, il subsiste quelques maisons.
Un magnifique puits de 1601 se trouve en son centre. À l'origine, une porte au sud, au niveau du puits, permettait d'y accéder. Une maison de chanoine a été rasée au xixe siècle pour construire la route de Marpiré. La mairie, située dans un des angles du cloître, fut construite en 1913.
Profitez de votre passage pour admirer le château de l'Espinay. Initialement surnommé « la Rivière », le château est reconstruit vers 1570, puis érigé en marquisat sous le nom d'Espinay en 1575. Il se compose d’un corps de logis du XVIe siècle, accolé à un donjon en ruines du XIIIe siècle. On y voyait autrefois une chapelle, une fuie, des douves, un pont-levis, et deux fontaines dans le jardin. Le parc était un magnifique jardin à la française, composé de quatre plans d'eau qui ont été transformés en étangs.
La Chapelle Saint-Job construite en 1512 sur la route menant au château, encore surnommée autrefois Saint-Jacob, cette chapelle se trouvait autrefois face à une autre chapelle appelée Saint-Abraham, aujourd’hui en ruine, et étaient séparées par un vallon.
Votre avant dernière étape sur ce circuit de la route touristique "au pays de Madame de Sévigné sera Landavran via la D29 (63 km). Visiter l'église Notre-Dame avec son chœur du XIIIe siècle, nef et transept édifiés de 1878 à 1881 par Arthur Regnault. La fragilité du clocher mettant en péril l'église entière, elle a été rénovée en 2012-2013.
Trois manoirs se trouve sur la commune : le Manoir de la Pigeonnais : manoir des XVe et XVIe siècles édifié au lieu-dit la Pigeonnais. Une maison de maitre du XIXe siècle subsiste également à proximité de la propriété. le Manoir de la Loriais et le Manoir du Bois-Péan.
Prenez la direction de Montreuil-sous-pérousse via la D305 (68 km). Montreuil-sous-Pérouse est blottie au creux d'une vallée encaissée par la Pérouse et au nord par la Cantache. La population est très dispersée sur le territoire communal et l'on dénombre pas moins de quarante-cinq villages.
Admirer l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul des XVIe et XIXe siècles. Des sentiers de randonnée ont été récemment aménagés permettant aux amoureux de la nature d'apprécier les atouts de ce village, notamment en parcourant, en toute quiétude, ses vallées et collines boisées.
Lors des promenades, les marcheurs peuvent apercevoir les différents manoirs et plus particulièrement celui de la Faucillonnaie du XVe siècle au nord du bourg, ancien écomusée du patrimoine rural du pays de Vitré, fermé en 2012.
Revenir sur Vitré via la Rue de Fougères (72 km).
Choisissez une halte originale sur les nombreux plan d'eau : Base Nautique de Haute Vilaine, Barrage de la Valière (Vitré), étang de Châtill onen-Vendelais, Barrage de la Cantache, plan d’eau du Pertre proposent promenades le long de sentiers aménagés, pêche à la ligne, observations ornithologiques… et même la voile !