Au départ de la Mézières-sur-Couesnon, la rivière du Couesnon, toujours proche, sera le fil rouge de ce circuit touristique de 90 km. Châtellenie d’ancienneté, Mézières-sur-Couesnon relevait de toute antiquité de la baronnie de Vitré. Elle avait au XIIème siècle des seigneurs particuliers qui habitaient un château dont on voyait encore en 1656 des vestiges sur la lande de Mezières, entre le bourg de ce nom et la forêt de Haute-Sève.
Visitez l'église Saint-Martin de Mézières-sur-Couesnon, édifiée en 1890 par l'architecte Gelly, elle possède un tympan en mosaïque, œuvre des ateliers Odorico. L’église est composée d’une nef à chevet droit et de deux chapelles. Vitraux de Megnen Clamens et Bordereau d’Angers.
Sur la commune de Mézières-sur-Couesnon se trouve le château de la Sécardais ou Sécardaye a été construit en 1758 sur les plans de Forestier le Jeune. La chapelle Saint Pierre date de 1608. François-René de Chateaubriand y a séjourné pour rendre visite à sa sœur Bénigne comtesse de Châteaubourg ; il évoque la Sécardais dans les Mémoires d'outre-tombe.
Lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488, laquelle se déroula sur la lande dite depuis "de la Rencontre". Elle opposa les Bretons et les Français ; ces derniers l'emportèrent. Jean II de la Celle (1450-1507), seigneur de la Sécardaie, y ayant participé, deux boulets de canon de cette bataille sont conservés au château de la Sécardaye : le boulet breton (le plus gros) est en granit ; le boulet français (le plus lourd) est en fer.
La commune compte deux autres châteaux et deux Manoirs : le Château de la Giraudais du XVIIIe siècle, Il possède une chapelle privée dédiée à Saint-Sébastien du XIVe et XVe. Le Château de la Ville Olivier du XVIIIe siècle. Situé sur l’ancienne voie gallo-romaine de la Chasteté, le château est protégé d’une grille en fer forgé surmonté d’une couronne de marquis, la propriété relevant autrefois du marquisat du Bordage, d’Ercé-près-Liffré, comme celle de la Sécardais.
La grille est reliée à des montants en granit que surplombent deux lions et ouvre sur les jardins à la française. Le château de la Ville-Olivier est aujourd’hui une propriété privée gérant des logements locatifs.
Les Manoir de la Chaîne-Rambourg du XVIIIe siècle comporte un cadran solaire en ardoise daté de 1707, élément très répandu dans cette partie des Marches de Bretagne au XVIIIe siècle. et Manoir de la Courbaudais.
Cette partie du Couesnon, au XVIIe siècle, comptait une vingtaine de moulins à papier. A Mézières-sur-Couesnon et dans les communes voisines, on en compte encore plusieurs aujourd’hui : le moulin de Mézières, le moulin du Houx, le moulin de la Roche, le moulin du Guyon et le moulin du Pont, toujours en activité dans la minoterie.
Prenez la direction de La ville Olivier via la D102 (2 km), passer une première fois le Couesnon au lieu dit "Sous le Bois" tourner à gauche vers La Tisonnais via la D102, passer La Mézière pour arriver à Saint-Christophe-de-Valains via la D20 (9 km).
Saint-Christophe-de-Valains se trouve intégralement dans le bassin versant du Couesnon. La commune de Saint-Christophe-de-Valains a obtenu le label des "Communes du Patrimoine rural de Bretagne" en décembre 2005.
L’église Saint-Christophe du XVI-XVIIème sièclemérite votre attention. Cette église, « qui n’a guère que les proportions d’une chapelle, sans aucun caractère d’architecture ». Cependant une fenêtre à ogives trilobées, dont les pieds-droits sont épannelés, peut faire supposer qu’elle a été en partie construite au XIVème siècle.
C’est une simple nef terminée par un chevet droit et accostée au Nord d’une sacristie signalée dès 1678, qui semble bien avoir été originairement une chapelle seigneuriale dépendant de la Belinaye. Le château de la Bélinaye, du XVIIe siècle, se trouve sur la commune. Il s’agit de la maison seigneuriale de la paroisse. Le manoir conserve un colombier et une chapelle ruinée du XVIIème siècle.
Devant sa façade s’étend une cour d’honneur, bornée à son entrée par une magnifique balustrade en granit ; cette cour conduit au grand escalier extérieur qui lui-même est décoré de balustres rampants en granit et du meilleur goût. Un clocheton charmant termine le pavillon en forme de dôme qui couronne cette façade ». Le tout est un joli monument de l’art sous Louis XIII en Bretagne.
On trouve également plusieurs maisons anciennes : deux situées dans le bourg et remontant respectivement à 1572 et à 1628, une située au lieu-dit Launay, une à la Hayée, une à la Haute Haye , une à la Basse Haye et une ferme de 1666. Vous pourez voir aussi 6 moulins dont les moulins à eau de la Pervais, de la Sourde des XV-XVIème siècle, et 5 moulins à papier et à « fouler les étoffes ».
Poursuivez votre périple en direction de La Basse Haye via La Basse Haye/D297 (10 km). Puis Vieux-Vy-sur-Couesnon via la D20 (13 km). Au Moyen Âge, l'implantation de Vieux-Vy-sur-Couesnon se fait autour de l'église. Mais elle ne se consolide qu'après des ravages causés par les razzias normandes au IXe siècle et Xe siècle.
Les habitants doivent se battre pour défendre leurs droits et leur identité face à l'abbaye de Gahard dont ils dépendent et obtiennent le statut de "paroisse civile", la première de Bretagne à la suite d'un contrat signé en 1040. Admirer l'église Saint-Germain, datant pour la majeure partie du XVIe siècle, mais certaines parties datent du XIe siècle. L'orgue, classé, date de 1883. Un sarcophage de granite en forme d'auge, mentionné dès 1020 se trouve à la porte de l'église.
Sept moulins à eau sur le Couesnon sur le territoire de la commune de Vieux-Vy-sur-Couesnon, principalement des moulins à papier. Une Grotte de Brais dédiée à la Vierge Marie.
Continuez vers Le Petit Moulinet via la D97 où se trouve non loin le Château du Moulinet, datant du XIXe siècle. Puisr Brais via la D97 (15 km) et ses ruines de la mine de plomb argentifère, sur le site de Brais. Passer La Jardais pour arriver à Romazy via la D397 et D97 (19 km). La commune de Romazy n'est pas épargnée par la révolte des chouans car en 1793, 500 gardes nationaux viennent défendre le passage du Couesnon contre 400 Vendéens.
Prenez la direction de Moulin du Pont via la D211, passer Le Crapaudet pour arriver à Rimou via D211 (24 km), visiter l'église Notre-Dame avec son chœur du XVe siècle, une tour, la nef et transept du XIXe.
Suivez La Courterie, puis Le pont Alçon via D18 (31 km), traverser les lieux-dit Le Houx, Le Haut Tréhen, La chasserie, Le Plessis, La haute, La Fontenelle pour faire une halte à Antrain-sur-Couesnon via D313 (36 km)
C'est au début du XVème siècle, particulièrement après la bataille d'Azincourt, que la ville d'Antrain-sur-Couesnon accrut son importance par l'afflux des réfugiés normands que le duc de Bretagne Jean V autorisa à se fixer dans le pays. Ils y créèrent une florissante industrie de la toile. Une nouvelle prospérité naissante laissera un certain nombre de maisons anciennes remarquables et une structure urbaine évidente.
Ayant plus souffert de la peste que des guerres de religion, Antrain-sur-Couesnon traverse l'histoire sans fait très remarquable jusqu'à l'époque si troublée de la révolution. En effet, patriote face à un arrière pays attaché au Roi, c'est du passage de l'armée vendéenne en novembre 1793 qu'elle souffrit le plus, perdant en ces jours le trésor de ses archives.
La commune abrite un monument historique : Le château de Bonnefontaine construit au XVIe siècle avec un parc à l'anglaise du XIXe siècle. Châtellenie avec droit de haute justice érigée en baronnie au XVIe siècle.
Une belle architecture civile avec le Pont de Loysance du XVIIIe siècle, sur le Couesnon. la Maisons du Saut-Gautier avec des Douves et le Manoir de la Choltais du XVIe siècle. Visiter l'église Saint-André, édifice du XIIe siècle dont la nef a été refaite au XVIe siècle et la tour surhaussée au XVIIe siècle. Le chœur abrite des boiseries Louis XV et un retable du XVIIIe siècle.
Poursuivez votre route touristique de la vallée du Couesnon vers Mézaubin via Rue de Bonnefontaine (40 km), passer Le Pontavis jusqu'à Tremblay via la route de la Roussette (44 km).
La commune de Tremblay possède un grand patrimoine sur son territoire. La Motte féodale de la Chattière, occupe un éperon long de 200 m et large de 50 m dominant de 20 m deux cours d’eau. Elle est haute de 8 m environ avec un diamètre d’une quarantaine de mètres. Le site est associé à deux manoirs, appelés l'un le Manoir et l'autre la Chattière, et à la chapelle Notre-Dame citée en 1186.
Trois Manoirs : le Manoir du Pontavice - vestiges de la porte du XVe siècle, le Manoir de la Coquillonais et le Manoir des Noyers ou Nouillé de 1549. Plusieurs maisons son digne d'interêt : La maison du Bois-le-Bon maison natale du botaniste Exupère Bertin, La maison de la Garenne de 1568, elle servit de relais de Poste. Elle possède un cadran solaire, l'ancienne maison Les Fossés de 1613 à Bertin.
Les Moulins de Tremblay : Pontavice, Bonne-Fontaine, de la Hélandière, des Ardennes (à grain), des Ardennes (à papier), de la Chattière (à foulon du XVIIIe siècle, de Briand, de la Maleute, Neuf, de la Rochequibuc (à papier) et de la Rochequibuc (à grain).
Vous pourrez voir de nombreux batiments religieux : l'église priorale Saint-Martin, le prieuré Saint-Martin n'existe plus. Il appartenait à l'abbaye Saint-Florent de Saumur. Son église est aujourd'hui paroissiale. Le Prieuré de la Chattière avec sa chapelle déjà mentionnée en 1186.
Continuez vers La Chevalais via D12 et D796 (46 km), passer Le chatel pour vous rendre à Chauvigné via la D18 et D12 (52 km). Visiter l'église paroissiale Notre-Dame : vestiges romans dans le mur nord de la nef et l'abside, en partie transformés au XVIee siècle. Transept du XVIIIe et façade occidentale de 1851.
A La Grande Noë, prendre à droite vers Saint-Georges via la D22, passer La Chardronnais, puis Montechard via D22 et D98 (60 km) et Le Tiercent (70 km).
Prenez le temps de visiter l’église Saint-Martin : gros-œuvre de la nef en partie du XIIe siècle, remanié aux XVIe siècles. Petit porche sud du XVIe siècle, chœur à chevet plat et chapelle nord reconstruits au début du XVIIIe siècle. la Chapelle sud à édifiée entre 1707 et 1711. Six sarcophages gallo-romains creusés à même le roc sont situés près du cimetière.
Le château du Tiercent se trouve dans le bourg tout à l'est du territoire de la commune. Elle est entourée d'une forêt ; l’église Saint-Martin se trouve juste de l’autre côté de cette forêt.
Reprenez votre circuit vers Saint-Martin, passer La Croix Collin pour la prochaine étape Saint-Ouen-des-Alleux via D102 (73 km), implanté au nord de la rivière du Couesnon. La paroisse de Saint-Ouen-des-Alleux est connue depuis le 12e siècle et appartenait jusqu’à la Révolution à l’abbaye de Rillé de Fougères.Antérieurement, le territoire était traversé du sud au nord par la voie romaine de Nantes à Avranches, arrivant de Mézières-sur-Couesnon et se dirigeant vers Le Tiercent.
Sur votre chemin, vous avez sans doute remarqué les nombreux calvaires le long des routes et les fours à pain restaurés dans les hameaux. Visitez l''église Saint-Ouen du XIXe siècle avec son chœur du XVIIe siècle, transepts, nef et tour-clocher édifiés par l'architecte diocésain Charles Langlois de 1843 à 1846.
Reprenez le cours de votre escapade en passant par La Tousserie, La Huisselais puis Saint-Marc-sur-Couesnon via D22 (80 km). La Commune de Saint-Marc-sur-Couesnon a une histoire très riche.
Arrêtez vous à l’Église Saint Médard des XVe et XVIe siècles, elle possède de nombreux trésors : la statue de la Vierge en calcaire, celle de Saint Mathurin, grand faiseur de miracles, celle de Saint Médard, patron des laboureurs et des éleveurs, une croix processionnelle en argent, des bannières dédiées à Saint Médard, des ornements sacerdotaux du XVIIIème siècle et de très beaux fonds-baptismaux…
Située à Beaumont, La Chapelle Saint Martin se trouve à 2 kilomètres au nord du bourg. Entièrement construit par Jean COGÉ, cultivateur à la Roche, cette chapelle est un petit oratoire de la fin du XIXème siècle. M. COGÉ l’a bâti à l’emplacement même d’une chapelle fort ancienne, mentionnée dans les textes dès 1582.
Les pèlerins y venaient pour obtenir la guérison des fièvres tremblantes. A l’intérieur de cette chapelle se trouve une statue en bois de Saint Martin, soldat de l’armée romaine né en 316.
Dernière étape importante de votre parcours Saint-Jean-sur-Couesnon via la D812 (82 km) où se trouve l’église Saint-Jean-Baptiste en granit et grès, architectes : Jourdin et Crespel du XVIIIe siècle et XIXe siècle. Admirer le manoir de la Dobiaye (ou Dobiaye) en granit et grès du XVIIe siècle. Le manoir possède deux corps de logis.
Un ancien moulin à eau pour fabrication de la farine du XIXe siècle-XXe siècle et un autre pour la fabrication de papier, en grès et granit du XIXe-XXe siècle. Ce dernier se trouve au nord-est du département et au sud du bourg de Saint-Jean-sur-Couesnon.
Les vestiges du château de Saint-Jean-sur-Couesnon sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 15 décembre 1926. L'élément le plus remarquable est le portail monumental sculpté à deux arches. L'arche principale est surmontée par les armes de la famille Gédouin « d'argent à un corbeau de sable » et de ses alliances, timbrées d'un casque et soutenues par deux lions.
Pour finir la boucle du circuit touristique de la vallée du Couesnon passer par Saint-Martin, Le Moulin du Pont, puis retour vers Mézière-sur-Couesnon via la D23 (90 km). Il n’est pas interdit de quitter sa voiture pour profiter des nombreuses activités possibles en marge du circuit. Bien au contraire! Pourquoi ne pas s’arrêter et profiter d’un site aménagé pour pique-niquer ?