Vous pouvez commencer votre parcours touristique d'Ervy-le-Châtel admirer la Halle Circulaire. Construit en 1836 – 1837, ce bâtiment est prodigieux de par sa forme circulaire. Cet édifice, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1947, repose sur les anciennes douves de la ville fortifiée. Il a abrité le tribunal entre 1790 et 1800, ainsi que la mairie. Le toit a été adapté pour éviter toute surcharge, il est ainsi recouvert de feuilles de zinc.
A l’intérieur, vous pouvez admirer un sublime plafond de châtaignier suspendu, qui est certainement une œuvre de compagnonnage. Aujourd’hui, ce bâtiment est unique en Europe de par ses trois niveaux, et attire de nombreux touristes.
Toute proche se trouve la Maison du Vitrail de l’Armance Ancienne prison construite en 1833 et utilisée jusqu’au milieu du XXème par les Allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale. Elle comporte 12 cellules voûtées de 2 m sur 1,50 m et des murs de 70 cm d’épaisseur. Depuis 2015, ce bâtiment est passé de l’ombre à la lumière en accueillant la Maison du Vitrail.
Sur deux étages, accessible à tout public, vous êtes invité à découvrir de manière ludique le vitrail afin d’en comprendre la fabrication. Profitez de la diffusion de projections sur le métier de maître verrier, et sur les églises et vitraux du Val d’Armance. Découvrez également une cellule conservée lors de la restauration afin de témoigner d’une histoire aujourd’hui révolue.
N'oubliez pas lors de votre passage à Ervy-le-Châtel pour y découvrir la Porte Saint Nicolas. Ce monument fait de pierre du Pays date du XIIIème siècle. Bâtiment quadrangulaire entouré de deux tours rondes latérales, ce vestige est le plus important qui reste de l’enceinte fortifiée de cette petit cité médié- vale.
La porte Saint-Nicolas, monument inscrit sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, est la seule porte de ville médiévale qui subsiste aujourd’hui dans l’Aube. Comme vous pouvez le constater, le pont-levis a laissé place à un pont de pierre et vous ne manquerez pas d’observer la rainure, toujours existante, dans laquelle coulissait la herse.
Prendre la rue des petits fossés jusqu'au Jardin Médiéval. Dans ce jardin, au Moyen-Age, étaient cultivés les fruits, légumes et herbes aromatiques. Ces dernières étaient utilisées quotidiennement en cuisine mais servaient aussi à soigner les maux et blessures. Au fur et à mesure des années, les jardins s’étoffent et accueillent des plantes servant à fabriquer et teindre les vêtements.
A l'angle de la rue l'église Saint-Pierre-ès-Liens. Cette église s’élève sur l’emplacement d’une précédente mentionnée en 1398 dans le testament de Jean Rebours, curé du village. Elle a été détruite en 1433 durant l’attaque des Bourguignons qui a dévasté Ervy-le-Châtel.
L’église actuelle a été construite en deux étapes ; la nef est antérieure à 1502 et le reste de l’édifice, commencé en 1533, a été achevé en 1546. Classée Monument Historique en 1914, elle possède de nombreux tré- sors, dont le vitrail des prédictions Sybilles, ainsi que les Triomphes de Pétrarque.
Dans la rue Danton la Promenade du Berle vous attend pour une balade bucolique. Le Berle désigne la promenade plantée de platanes, amé- nagée en 1791 et longeant les anciens fossés dont une partie a été comblée et transformée en jardins. A l’extrémité de cette allée on peut découvrir une vue panoramique sur la vallée de l’Armance et les villages alentours.
Remonter la rue Danton où se trouve la Maison Belgrand Impossante bâtisse bourgeoise, érigée en 1790-1795, elle est le lieu de naissance d’Eugène Belgrand le 23 avril 1810. Polytechnicien, ingénieur général des Ponts et Chaussées, élu membre libre de l’Académie des Sciences, on lui doit les égouts de Paris, l’aqueduc de la Vanne et sa participation à la rénovation de Paris, dirigée par le Baron Haussmann. Elle abrite aujourd’hui l’Hôtel de Ville.
Au bout de la rue du 14 juillet visiter la Chapelle Saint Aubin La Chapelle St Aubin dite de la Maladrerie date du Moyen-Age. Cette léproserie avait alors son propre cimetière avec une modeste chapelle à colombages dédiée à Saint Aubin, évêque d’Angers. A l’intérieur, vous pouvez découvrir un retable remarquable.