La dégustation de la "fée verte" ou de la "bleue", ses surnoms, se fait selon un petit rituel : on verse l'absinthe dans un verre spécial puis on ajoute de l’eau, très doucement, à travers une cuillère ajourée sur laquelle a été posé un sucre.
Lancée récemment à la faveur du retour en grâce de l’absinthe, le long de ce court trajet, vous pouvez visiter des sites agricoles, industriels et culturels, liés à la boisson jadis redoutée. Des restaurants et bars mettent par ici un point d’honneur à lui rendre hommage. Musées, sites remarquables, distilleries, événements, gastronomie, évocations littéraires, mise en lumière des vertus de la plante... Il y en aura pour tous les goûts !
Votre parcours partira de Pontarlier (km 0) dans le Doubs et file jusqu’aux abords de Neuchâtel, en passant par la cluse de Joux et le Val-de-Travers. Après avoir flaner dans la ville de Pontarlier classée "Plus beaux détours", Visitez une des dernières distilleries artisanales, avec ses alambics et ses foudres centenaires. Vous découvrirez des produits de qualité : apéritifs, liqueurs et Eaux de Vie.
La Fée Verte a au fil de l’histoire soulevé de nombreuses passions, débats ou autres controverses. Aujourd’hui, elle fait partie des Traditions Comtoises. Pendant un peu plus d’un siècle, Pontarlier fut la capitale de l’absinthe, divin breuvage pour les uns, abominable poison pour les autres ; l’histoire de la Fée Verte, c’est une partie de l’histoire de Pontarlier, capitale économique mondiale de l’absinthe que racontent des gravures, des affiches, des objets, des photos, des reconstitutions…
De nombreux commerçants de Pontarlier vous feront découvrir leur spécialité : Chocolats, macaron, saucisson à l’Absinthe, Absinthes, fontaines, cuillères, ouvrages thématiques…
La Distillerie Pierre GUY est une distillerie d’Absinthe fondée par Monsieur Armand Guy. C’est la dernière distillerie familiale de Pontarlier où se sont succédées 4 générations de distillateurs depuis 1890. En plus de l’Absinthe et du Pontarlier-Anis, la Distillerie Pierre GUY fabrique également liqueurs traditionnelles, eaux-de-vie, apéritifs, fruits semi-confits... Cette distillerie est l’une des dernières distilleries artisanales, avec ses alambics et ses foudres centenaires.
Prendre la direction de La Cluse et Mijoux via la N57 (6 km) pour visiter la Distillerie "Les fils d'Emile Pernot. Cette distillerie est installée au pied du Château de Joux dans l’ancienne distillerie «Cousin Jeunes » qui a fermé ses portes en 1920. Elle produit de l’absinthe, des apéritifs anisés (Pontarlier) et autres. Ses fabrications d’Absinthes s’exportent dans le monde entier.
Votre prochaine étape via la D67B, vous mènera à Les Verrières (19 km) commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans la région Val-de-Travers. Puis, suivre la direction vers la Côte-aux-Fées via le Mont des Verrières (28 km).
Poursuivre vers la localité de Buttes (34 km). Le temple, de par sa situation, domine le village de Buttes, il a été bâti en 1705 sur l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à saint Maurice. Son clocher, bâti en hors-d'œuvre, a été adjoint à l'édifice en 1854. Le pommeau de la girouette culmine à près de 35 m du sol. Une galerie extérieure fait le tour de la flèche et permet d'admirer les alentours à 360°.
Option : A partir de Les Verrières prendre la direction de Les Bayards puis Saint-Sulpice, admirer l'église romane fondée au XIe siècle et donnée entre 1098 et 1111 à l'Abbaye de Molesme. La nef, en ruines, ayant été démolie au XVIIIe siècle, il ne subsiste que le chevet à trois absides romanes.
Votre escapade se poursuit vers Fleurier par la rue de l'industrie et Tivoli (37 km). Jusqu'au XVIIIe siècle, l'économie de Fleurier est principalement centrée sur l'agriculture, jusqu'à l'installation de la fabrique de montres Fuss en 1730. La commune connaît alors une industrialisation rapide, qui se diversifie : horlogerie et textiles essentiellement, mais aussi de nombreuses fabriques d'absinthe, une manufacture de tabac, une fabrique de vélos...
A voir : l'église catholique de 1972, le Temple de 1826-1861 et son clocher, Particularité : une partie du temple a été construite sur le lit de la rivière. la Maison natale de Charles-Edouard Guillaume, Maisons ouvrières...
Votre balade se poursuit vers Boveresse par la Route 10 (40 km). Située sur le tracé du vy aux Moines qui relie La Brévine à Montbenoit, dans le département français du Doubs, en passant par Môtiers et Boveresse.
Boveresse abrite une bâtisse appelée "la maison des chats", construite en 1777, dont le nom vient des deux chats qui se font face au balconet du premier étage. Le jardin baroque a été rénové entre 2007 et 2009 et les différentes plantes qui entrent dans la composition de l'absinthe y sont cultivées. La "maison des chats" abrite aussi une distillerie.
Il est également possible de visiter un ancien séchoir à absinthe. Le séchoir à absinthe de Boveresse, autrefois utilisé pour la culture et le séchage de plantes, abrite aujourd'hui une exposition permanente sur ses fonctions d'antan. Vous y dégusterez des absinthes produites par le Musée régional auquel il est rattaché. Possibilité d'organiser des apéritifs et dégustations sur demande.
A proximité par la rue de la gare, vous trouverez Môtiers (41 km). Avec l'avènement de la République, en 1848, Môtiers est chef-lieu de district et préfecture. Le XIXe siècle laisse le chef-lieu un peu en dehors du développement industriel que connaît le reste du district. On y trouve quelques petites fabriques d'horlogerie, quelques distilleries d'absinthe et, dans les bâtiments du prieuré, une entreprise encore présente aujourd'hui, qui produit des vins mousseux selon la méthode champenoise.
En 1987, la commune a été bénéficiaire de la vente des "Ecus d'or" du Heimatschutz, encourageant une politique de protection de son patrimoine architectural. Le cachet du village et la qualité de sa vie culturelle et artistique font de Môtiers un lieu toujours plus attractif. Sur le territoire de l'ancienne commune se trouve le château Vauxtravers ainsi que le prieuré Saint-Pierre, situé dans la « maison Mauler ».?
Visite de La Maison de l’Absinthe à Môtiers. Cette Maison dédiée à l’Absinthe vous plongera dans l’histoire mythique de la Fée verte et vous fera voyager jusqu’aux récentes évolutions de ce noble produit. Découvrez ce tout nouveau Centre d’Interprétation qui allie modernité et respect des traditions. Véritable vitrine des producteurs du Val de Travers, ce lieu se veut ludique et a pour objectif de valoriser l’utilisation de l’Absinthe dans la Gastronomie actuelle : dégustations, cours de cuisine…
L'Absintherie du Père François, c'est bien plus qu'une distillerie. Vous y découvrirez l'incroyable collection de ce passionné de la Fée Verte, qui vous guidera dans ses locaux en vous racontant l'histoire de l'absinthe et vous transportera dans le temps. Vous pourrez déguster une Bleue, pourquoi pas "l'Elixir du Pays des Fées", dans un bistrot "années absinthe" reconstitué. Distillation selon disponibilités.
Au sein de la maison des Mascarons, le musée évoque la vie quotidienne et le passé industriel du Val-de-Travers du 18ème siècle à l'aube du 20ème siècle : fruitière, sellerie, artisanat pendulier... Sans oublier le clou de la visite : la salle consacrée à l'absinthe "du bistrot à la clandestinité". Vous y revivrez le mythe de la Fée Verte au travers de nombreux objets et documents d'exception.
À Môtiers toujours, le visiteur ne manquera pas de se rendre à la Fontaine à Louis, à l’entrée des gorges de la Pouetta-Raisse. Il y trouvera, dans une petite boîte, apposée depuis la re-légalisation de la fée en 2005, une bouteille de Bleue dont il usera pour honorer le rite : troubler son absinthe à la fontaine. Mais pendant les années de résistance, la Fée était cachée dans une anfractuosité sous des racines, et seuls les initiés en connaissaient le secret.
On ne peut quitter Môtiers sans un petit détour par La Fontaine à Louis. Pendant les années dites de «résistance», les initiés dissimulaient près d’une source une bouteille d’absinthe en libre-service. On la trouve désormais nichée dans une petite boîte en bois, prête à désaltérer les fins connaisseurs des lieux.
Suivre la direction de Couvet via la rue du château et des petits marais (44 km). Dès 1798, Couvet est connu pour avoir commercialisé la première recette de spiritueux d’absinthe par Henri-Louis Pernod, lui-même habitant de Couvet.
Admirer le Temple, la tour en pierre de taille date de 1765-1766, elle a été élevée par les maîtres Jean-Jacques et Jacob Rosselet. En 1764, parmi une liste de souscripteurs volontaires à "la bâtisse d'une tour de pierre et solide", établie par les gouverneurs de la commune, on retrouve le nom de Jean-Jacques Rousseau, exilé à cette époque à Môtiers, après avoir été chassé de France.
La Porte du milieu, est un bel exemple du style Renaissance neuchâteloise, est surmonté d'un fronton daté 1574, avec les armoiries Petitpierre.
Couvet compte différents prestataires de la Route de l'absinthe franco-suisse sur son territoire, constituant une halte intéressante en termes d'hébergement touristique, de dégustation d'absinthe ou de découverte patrimoniale (visite de plusieurs distilleries d'absinthe)... A la distillerie Bugnon, une dégustation d’absinthe vous tend les bras.
Située dans une maison historique de Couvet, l'Officine de Verre est une cave musée étonnant. Vous y découvrirez la vieille pharmacie et le monde fascinant de l'absinthe en compagnie de Pierre-André Stauffer, distillateur passionné par l'histoire de la Fée Verte. Suite à la visite d'environ 1 heure, son Absinthe 55° réalisée suivant une recette de plus d'un siècle, se troublera pour votre plus grand plaisir.
Poursuivre vers Travers par la Route 10 (48 km). Le village est le siège de l'atelier Léopold Bourquin, un atelier de décolletage horloger reconstitué dont la particularité est de n'utiliser qu'un seul moteur actionné par l'intermédiaire de nombreuses transmissions, poulies et courroies une dizaine de machines dont deux décolleteuses créées à la main, destinées à la fabrication de viroles et de pitons pour l'industrie horlogère.
De plus, le bâtiment qui abrite actuellement les services publics est une ancienne maison seigneuriale. Le pont sur l'Areuse est un bien culturel suisse d'importance nationale. Le temple dont les fondations datent de 1228 et le clocher fut rehaussé en 1865 après l'incendie de Travers en 1863 qui détruisit 101 bâtiments.
Pour finir votre périple, direction Noiraigue (52 km). Le village de Noiraigue est le paradis du tourisme vert. C’est le point de départ de deux des plus belles excursions de l’Arc jurassien, à ne manquer sous aucun prétexte : les Gorges de l’Areuse, sauvages et escarpées, et le Creux du Van, majestueux cirque rocheux ayant donné son nom à l’une des première réserves naturelles du pays.