Départ de cette route touristique des vallées du Doubs et du Dessoubre du parking du bois de la biche à Charquemont (Km 0). Belvédère de la cendrée à proximité.
Prendre la direction via D437 A, du charmant petit village franco-suisse de Goumois (21,7 km), niché au creux de la vallée, et son célèbre "rocher du singe". Route très pittoresque dominant les gorges du Doubs et d'où l'on découvre une série de points de vues variés et magnifiques. Ce tronçon passe par la Corniche de Goumois.
La corniche de Goumois, itinéraire particulièrement pittoresque, permet de relier le Plateau de Maiche au petit village de Goumois, blotti au creux d’un vallon où coule le Doubs-frontière, autrefois seigneurie de Franquemont. Prendre le temps d'admirer le magnifique point de vue, sur les gorges du Doubs et sur le Jura suisse. Voir les Échelles de la Mort, et les parcourir si l'on a pas le vertige !
La route en corniche sur le versant rocheux réserve de magnifiques échappées en direction de « la perle franco-suisse de la vallée du Doubs », Goumois, une petite station touristique à cheval entre France et Suisse qui accueille pêcheurs et amateurs de canoë-kayak dans un environnement protégé.
Goumois, niché au creux de la vallée, est le lieu de rendez-vous de tous les amoureux d'une nature sauvage et authentique où déjà au XVIIIème siècle, Jean-Jacques ROUSSEAU venait herboriser. Partagé en deux communes par le Traité de Vienne de 1815, blotti au creux de la vallée du Doubs, le village de Goumois à cheval sur la frontière, est l’un des sites sans doute les plus connus du département.
Poursuivre votre escapades touristiques vers Saint-Hippolyte (23,3 km) via D437 et D437B. C'est dans cette ville que le Dessoubre se joint au Doubs. Mais ce qui fait sans nul doute l’originalité de Saint-Hippolyte est la Collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte du XIVe siècle qui a accueilli durant trente quatre années le linceul qui enveloppa la dépouille mortelle du Christ.
Ancien bourg fortifié, Saint-Hippolyte conservé un parcellaire ancien et des maisons des XVIe et XVIIe siècles. C'est également un bon point de départ pour partir à la découverte des verdoyantes vallées du Doubs et du Dessoubre.
Suivre la vallée du Dessoubre jusqu'au cirque de consolation où se trouve le séminaire de Consolation (55,6 km) via D39. Succédant à un oratoire construit en 1432-1433 (reconstruit au XVIe siècle), le monastère des minimes de Consolation a été construit en 1670, avec les pierres de l'ancien château de Châtelneuf-en-Vennes.
Le cirque de consolation est une reculée sauvage de 350 mètres de profondeur aux magnifiques falaises affleurantes. Cette reculée sauvage, riche en faune et en flore, abrite nombre de grottes, sources et cascades. A ne pas rater : la grande cascade du Lançot, une magnifique chute d'eau d'une hauteur de 47 mètres.
C’est au cirque de Consolation, entouré par des falaises qui le dominent de plus de 350 mètres, que la rivière du Dessoubre prend sa source, avant de poursuivre son chemin jusqu’à la vallée du Doubs. Enfin les plus sportifs apprécieront une descente en tyrolienne ou la découverte du cirque depuis la via ferrata.
Continuer vers le belvédère de la roche du Prêtre (59,4 km) via D39. Perché au bord d'une haute falaise, s'arrêter au belvédère de la Roche du Prêtre, à Consolation-Maisonnettes. Belvédère de la Roche du Prêtre offre un merveilleux panorama sur les paysages verdoyants du cirque de Consolation.
Le belvédère de la roche au Prêtre offre un point de vue remarquable sur le site de Consolation, découvrant la petite vallée et les bâtiments de l'ancien séminaire isolé. Des falaises de 350 m ferment le cirque où naissent le Dessoubre et aussi les sources intermittentes du Tabourot et du Lançot qui commence par une cascade de 47 m alimentée lors des fortes pluies ou lors de la fonte des neiges.
Le lieu doit son nom à la chute mortelle d'un religieux au XVIIe siècle. Cette chute inexpliquée a été rattachée à la légende d'un géant qui occupait une grotte au pied des falaises : le prêtre l'aurait enfermé dans son antre et déclenché la vengeance des amis du géant. Période d’ouverture : toute l’année grâce à un parking à proximité. Accessibilité facile.
La prochaine étape de cette route touristique des vallées du Doubs et du Dessoubre sera Grandfontaine- Fournets (83,2 km) via D39. Grandfontaine-Fournets est une ancienne commune du Doubs qui exista de la fin du XVIIIe siècle à 1973. Admirer l'église des Fournets et l'église du Luisans et surtout visiter la ferme-musée du montagnon.
Installée dans une robuste construction paysanne de 1736, la ferme-musée du Montagnon vous fera découvrir comment était agencé l'habitat traditionnel du Haut-Doubs, autour du tué ou tuyé. Dans cette grande cheminée de 25m² vous verrez sécher les salaisons comme par le passé. Entrée libre. Sur place, vente de salaisons maison et produits régionaux. La ferme du Montagnon méritent vraiment le détour !
Poursuivre vers Arc-Sous-Cicon (101 km) par la D41. Le village est situé dans une cuvette fertile entourée par deux chaînes des monts Jura, couvertes de forêts de sapins et de pâturages. Du crêt Moniot, par temps clair, on aperçoit le Mont Blanc et une grande partie des Alpes Bernoises avec leurs neiges éternelles. Des tables d'orientation expliquent le panorama aux visiteurs.
Un sentier d'interprétation communique sur le site, le paysage qu'il offre et aussi le patrimoine culturel et naturel de l'ensemble du territoire. Non loin de là à un kilomètre vers le sud, on trouve dans les excavations deux glacières naturelles dont l'une est très accessible et renferme de la neige et de la glace en toute saison.
Dans Arc-Sous-Cicon, le château est une ancienne demeure de la seconde moitié du XVIIe siècle, il a appartenu à la famille des Doroz. C'est l'un des deux châteaux représentés sur les armoiries de la commune, le second étant celui de Cicon, détruit au XVe siècle. A voir aussi la chapelle de Vaux-Navier.
Descendre vers Gilley (112 km) via D388, la commune fait partie de la République du Saugeais, dont la capitale est le village de Montbenoît. Onze communes forment la République libre du Saugeais. Présidente, drapeau, hymne : cette république folklorique possède tous les attributs d’une vraie !
La République du Saugeais est née en 1947, sur le ton d’une plaisanterie entre le préfet du Doubs et Georges Pourchet, patron de l’Auberge de l’abbaye à Montbenoît. Pour plaisanter sur le Saugeais, M. Pourchet demande au préfet s’il a son « laissez-passer » pour circuler dans la République du Saugeais. Le Préfet lui répond que s’il s’agit d’une république, il faut un Président et nomme M. Georges Pourchet président de la république libre du Saugeais...
Le territoire du Saugeais a été colonisé et défriché par des moines suisses aidés de paysans et artisans savoyards, entre les XIIe et XVe siècles. Selon l’office du tourisme, ces origines diverses, couplées au climat et au manque de voies de communication, ont forgé l‘identité culturelle des villages du Saugeais.
?Église Sainte-Anne de Gilley reconstruite en 1880 est remarquable par son clocher composé d'une flèche élancée, de quatre clochetons, les deux tours en façade ainsi que la rosace.
Petit détours à la Grotte-chapelle de Remonot par la D132 (117 km), lieu de pèlerinage chrétien situé près de la commune des Combes. La chapelle est située au pied d'une falaise et possède un petit clocher en cuivre. Ses dimensions sont 30 m de long sur 12 m de large et une hauteur de plafond de 4 m. Le parvis est en partie recouvert par la grotte.
Une grille protège l'entrée. Le maître-autel est de style « Art déco ». Elle possède depuis le XVe siècle une statue de la Vierge de Pitié. Le fond de la grotte abrite une source, la Gesambrune, qui par le passé, avait des effets bienfaiteurs, notamment pour les yeux.
Chapelle aménagée dans une grotte naturelle, site sacré depuis plusieurs millénaires, très belle statue de Notre Dame de Ristier en cèdre, eaux connues pour ces vertus curatives.
A proximité la grotte grotte du Trésor (119 km) via la D437 mérite aussi votre visite. Situé au milieu du défilé d'Entre Roches sur la rive gauche du Doubs. Elle est classée aux Beaux-Arts. La légende dit qu'un dragon garde jalousement son trésor tout au fond de la grotte et qu'il n'en sort qu'une fois tous les cent ans le 31 décembre à minuit...
Le porche de grotte grotte du Trésor s'ouvre dans la paroi rocheuse qui se trouve au fond d'un petit vallon parcouru par le ruisseau sortant de la grotte. Le porche n'est cependant pas visible depuis la route, car il est caché par les éboulis provenant de l'écroulement du porche au fil des millénaires.
Le défilé d'Entre-Roches est un canyon - gorges du Doubs d'environ 30 km, le long de la route départementale D437. Ces importants escarpements calcaires passent par les gorges de Remonot et par Montbenoît.
Votre prochaine visite sera l'Abbaye de Montbenoît (125 km) via la D437. Cette abbaye de chanoines réguliers de Saint Augustin présente par son cadre, son histoire et ses vestiges architecturaux un intérêt majeur pour ce parcours touristique. Elle est aujourd'hui le seul ensemble religieux médiéval de cette importance conservé dans le Doubs. Dans l'église, les 26 stalles en bois sculpté, toutes différentes, sont particulièrement remarquables.
Fondée au XIIème siècle, on découvre l'église dont la sobre nef du XIIème contraste avec le choeur du XVIème couvert d'une route flamboyante et richement orné, dénotant l'influence de la Renaissance italienne, le vaste cloître des XIIème et XVème siècles, mais aussi la cuisine voûtée avec son imposante cheminée ou les petites portes qui mènent aux cachots ou aux oubliettes.
Profiter de votre présence pour visiter Montbenoît, capitale de la République du Saugeais. Le village est situé sur la rive gauche du Doubs, au creux du Val du Sauget. Montbenoît offre également un large éventail d'activités. Les marcheurs peuvent parcourir de nombreux sentiers et découvrir les curiosité locales.
Dans ce village de Montbenoît, essentiellement agricole par le passé, de nombres fermes comtoises typiques en tuyés, sont parsemées de part et d’autre du village et dans les hameaux environnants, surtout au quartier des Cordiers, où trois sont inscrites aux monuments historiques.
L’Association des Arts et traditions populaires a créé un écomusée : les Fermes-Musées du Pays Horloger qui présente au public l'atelier du forgeron Louis Girard du XVIIe siècle et la ferme Jacquemot (XVIIIe siècle). Une taillanderie, encore en état, peut se visiter. Toutes les fontaines sont conservées en eau. Le village est surplombé par le mont Châteleu qui culmine à 1 302 m, d’où l’on découvre une vue sur le val.
Animation : arrêt douane de la république du Saugeais pour les groupes. Arrêt surprise du groupe par les douaniers du Saugeais. Remise du laissez-passer et explications sur la république.
Revenir sur vos pas par la D437, puis à La Longeville prendre sur la droite en direction de ?Grand'Combe - Châteleu (142 km) son territoire très vaste est composé de deux combes, l'une traversée par le Doubs et la seconde par le Théverot et le légendaire Beugnon. C'est un village de caractère, au patrimoine bâti ancestral conservé, qui dispose d'une forêt de 380 hectares.
Vous pourrez y découvrir l'habitat traditionnel des "Montagnons" : la ferme à tué, ses lavoirs et fontaines, son église et ses artisans locaux : bois, forge taillanderie, céramique...
Nichée dans une vallée au cœur du massif du Jura, la prochaine étape sera Morteau via la D437 et la D47 (164 km). Elle doit son développement notamment à l'industrie horlogère qui apparut dans la région à la fin du XVIIIe siècle. La ville est également connue pour sa gastronomie, symbolisée par sa spécialité de renommée nationale : la saucisse de Morteau désormais protégée par un label et une indication géographique protégée.
Le centre de la cité de Morteau borde le cours d'eau, la localité prit son essor à compter du XIIe siècle après l'installation d'un prieuré bénédictin dont les moines participèrent au défrichement de la vallée. Plusieurs édifices patrimoniaux valent une visite. C'est ainsi le cas du château Pertusier, construit en 1576 par une riche famille de la ville.
A voir aussi en se promenant dans Morteau, l'actuel hôtel de ville, qui date de 1590. Occupé par des militaires puis religieux, la commune en fit l'acquisition en 1791. Les bâtiments conventuels du prieuré, furent reconstruits à la fin du XVIIIe siècle et transformés en école. Des fouilles récentes ont permis de mettre au jour des sépultures.
A ses côtés, l'église Notre-Dame de l'Assomption, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, date du XVe siècle. Mais seul le chœur est d'origine.
Sorter de Morteau par la D461, suivre la direction Villers-Le-Lac (193 km), petite ville du Pays Horloger dans le Val de Morteau. Elle est traversée par la rivière du Doubs, véritable vedette avec la superbe chute du saut du Doubs de 27 m de hauteur. Cette majestueuse cascade et les bassins qui la précèdent sont reconnus comme l'un des grands sites naturels de France et se visitent en bateaux, à pied, à VTT ou en calèches.
Possibilité d'y accéder en voiture jusqu'au parking au lieu dit Les Vions, puis prévoir environ 30 min de marche ou bien longer le Doubs sur sa rive droite à partir de l'hôtel de France de Villers-Le-Lac, et suivre le GR 5 (balises blanches et rouges) pour se rendre au parking du saut du Doubs.
Au départ de Villers-le-Lac, le Doubs paresseux serpente au creux d’un val, traverse le petit lac de Chaillexon, puis s'élargit entre monts et falaises pour former les bassins du Doubs. Cette retenue naturelle de 3500 m de long, de 100 à 200 m de large et de 30 à 40 m de profondeur, où l’eau devient plus noire, constitue un paysage d’une impressionnante beauté et authenticité.
Poursuivre cette route touristique vers Le Pissoux par la D215 (230 km) petit hameau situé sur la commune de Villers-le-lac. Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter une petite route communale très pittoresque pour rejoindre la vallée du Doubs. Une route très étroite et très pentue, mais vous fait découvrir avant d’arriver au village, un paysage magnifique dominant forêts de sapins et vallée du Doubs.
Depuis le centre du village du "Pissoux" on peut descendre sur le grand parking du Barrage du Châtelot (268 km) par une petite route pentue mais très praticable. De là, on peut apercevoir au fond de la vallée les bâtiments, mais aussi en parcourant quelques mètres supplémentaires à pied, accéder à une plateforme dominant les chutes du barrage. Pour les plus courageux ce sentier rejoint le fond de la vallée et les installations en bordure du Doubs.
Le barrage est partagé entre le département du Doubs et le canton de Neuchâtel (Suisse) et retient les eaux du lac de Moron. Il n'est pas franchissable à pied. Un passage à gué existe plus bas sur la rivière.
Puis dirigez-vous vers le Grand'Combe-des-Bois par la D211 (314 km), village typique du plateau du Russey, véritable balcon sur la vallée du Doubs et la Suisse voisine, entouré de hautes gentianes jaunes.
Grand'Combe-des-Bois possède un patrimoine très intéressant. De superbes fermes à "tuyé" et la ferme Purguy avec une fenêtre renaissance classé sont autant d'éléments d'un patrimoine architectural authentiquement comtois. Un Sanctuaire à Notre-Dame de la Salette, l'église reconstruite en 1846 a un mobilier, des statues classés (XVIIIème) et des orgues.
Fin de ce parcours touristique.