Le nom de la localité de Nonancourt est attesté sous les formes Nonnencuria vers 1102 dans le cartulaire de Saint-Père-en-Vallée ; Nonencourt en 1406 dans les archives nationales... Il s'agit d'une formation toponymique médiévale précoce en -court au sens ancien de « cour de ferme, ferme » cf. français cour, courtois. Il est précédé d'un élément Nonan- qui peut-être un nom de personne au cas régime ou un autre mot. Orderic Vital employa le terme municipium pour désigner Nonancourt, il signifiait très précisément une agglomération située dans l'enceinte ou aux abords d'une fortification.
Bassin de vie dès le paléolithique comme en témoignent les dolmens visibles à Dampierre, Acon et Vert-en-Drouais, l’histoire de Nonancourt est avant tout marquée par la période médiévale. Avec le traité de Saint Clair sur Epte (911), l’Avre devient la frontière entre la France et le duché de Normandie. En 1113, Henri Ier d'Angleterre, dit Henri Beauclerc, roi d'Angleterre de 1100 et également duc de Normandie de 1106 à sa mort, fera construire la place forte de Nonancourt et le canal. Dans cette période d’hostilités, ce fort jouera un rôle important.
En 1169, Henri II Plantagenêt comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie et d'Aquitaine et roi d'Angleterre, fortifie la frontière sud de la Normandie, l'une des plus menacées. Sur les bords de l'Avre, outre Nonancourt, il bâtit des forts à Verneuil, Courteilles, Tillières. En 1189 Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion y signent une trêve qu'ils ne respecteront pas. En 1196 Philippe-Auguste fait le siège de Nonancourt. Jusqu’en 1204, quand Philippe Auguste se rend maître de la Normandie, Nonancourt sera tantôt française, tantôt normande. Dès lors, en remerciement de son ralliement, la Cité se voit octroyer une Charte affranchissant ses habitants des servitudes seigneuriales et des impôts féodaux. Désormais, les bourgeois de la ville bénéficient du droit d’élire leurs propres représentants, privilège considérable que les Nonancourtois maintiendront jusqu’à la Révolution.
Aujourd’hui, il est encore possible de se représenter la forteresse de Nonancourt en longeant les vestiges des remparts et en lisant certains noms de rue comme le passage de la Herse ou le quai du Guichet. Ces noms de rues sont les témoins du passé, du patrimoine et l’histoire de la ville ! Du Moyen-Âge subsistent aussi des ruelles étroites et des maisons à colombages.
Stationnez votre véhicule sur l'un des parking de la ville, puis faites un détour par l'office de tourisme situé sur la Place Aristide Briand pour obtenir le livret de visite qui vous fera découvrir les remparts médiévaux et l'église Saint-Martin. La balade des remparts vous fait découvrir les vestiges des remparts de la vieille ville, la motte féodale et les souterrains. Les plus beaux pans de ces remparts sont visibles en haut de la rue de la Madeleine. Quatre tours sont toujours bien présentes et l'une d'elle a même eu le toit rasé pendant la seconde guerre mondiale pour y installer une mitrailleuse. Ce patrimoine fragile a été acheté par la ville afin de le sauvegarder.
A partir du parking de la mairie de Nonancourt descendre jusqu’à la rivière et longer l’Avre par la gauche. La petite rivière de l’Avre, affluent de l’Eure, avait d’abord marqué la limite entre les deux tribus celtes des Carnutes au sud et des Aulerques Eburovices au nord, puis des diocèses gallo-romains de Chartres et d’Évreux. À l’époque carolingienne, le Chartrain et l’Évrecin auraient été temporairement réunis sous le commandement de Robert le Fort, pour faire face aux pressions Scandinaves et bretonnes. Après la constitution de la Normandie, il semble qu’elle ait repris son rôle de frontière naturelle, avec toutefois une carence très nette d’un contrôle normand au Xe siècle.
Passer devant les premiers édifice, puis emprunter la Rue basse des remparts. Débutez votre exploration dans les ruelles médiévales de Nonancourt en admirant ses maisons à pans de bois typiques de la Normandie.Prendre la première rue à droite puis encore à droite dans la rue Mery. Au bout de cette rue, prendre à droite et tourner à gauche juste après le pont. Longer l’Avre puis, au carrefour, continuer tout droit sur le Quai du Guichet. Au fond de l’impasse, emprunter la passerelle à gauche et traverser la rivière. Prendre la première rue à droite Rue Gambetta.
Quitter la rue Gambetta pour traverser à droite la grande place entourée de marronniers et de tilleuls. Juste avant le pont, emprunter le passage à gauche qui passe entre les établissements scolaires et la rivière. Le chemin longe l’Avre puis rejoint la D 50. Tourner à gauche dans la Rue Victor Hugo. Au rond-point, continuer tout droit. 100m après le rond-point, monter à droite la côte de la Madeleine. Passer devant l’ancienne tour, puis sous le pont. Dirigez-vous vers l’église de la Madeleine-de-Nonancourt du XVe siècle. L'église est orientée et construite selon un plan longitudinal terminé par un chevet plat. La nef est composée d'un vaisseau unique et divisée en trois travées. Le choeur est divisé en deux travées. Un corps de bâtiment annexe est accolé sur le mur du chevet.
La façade en mur-pignon de l’église de la Madeleine-de-Nonancourt est précédée d'un porche couvert d'une toiture polygonale reposant sur des piliers en charpente. Elle est épaulée de contreforts. Le clocher, de plan carré, est situé sur le faîte de la toiture au niveau de la première travée de la nef. Il est couvert d'un toiture en pavillon et surmonté d'une croix de faîtage et d'une girouette. L'ensemble de l'édifice est couvert d'une toiture à double pente. Les murs latéraux sont percés de baies en plein cintre (à l'exception d'une baie cintrée à remplages) et épaulés de contreforts. Sur le flanc nord, un escalier a été aménagé pour accéder aux parties hautes.
Au XIIe siècle, le quartier de la Madeleine composait à peu près seule la ville de Nonancourt. Ce n'est qu'après la construction du château fort dont nous avons parlé ( voir Nonancourt ), que la ville basse se forma au pied du coteau et acquit une importance qui lui donna la suprématie sur la ville haute. Dès lors, la Madeleine ne fut qu'une paroisse annexe. Néanmoins, elle conserva longtemps son enceinte fortifiée et des fossés dont il reste encore quelques vestiges. Une foire très-importante fut fondée, au XIIe siècle, à la Madeleine, par Henri Ier, roi d'Angleterre.
En face du porche de l’église de la Madeleine-de-Nonancourt, prenez le petit chemin qui descend à gauche, entre le virage et la tour : ici se trouvaient une partie des fossés de l’ancienne basse cour du château. Du temps de Henri Ier, roi d'Angleterre, Nonancourt était déjà une place importante que ce dernier fortifia en y élevant un très-fort château avec donjon, dont il ne reste plus aujourd'hui que quelques vestiges à mi-côte de la Madeleine. Cette place forte, fréquemment assaillie pendant les guerres féodales, assiégée vainement par Louis VII, roi de France, en 1152, se rendit à Richard Cœur de Lion, en 1196, et fut reprise plus tard, sur les Anglais, par Philippe-Auguste. Les guerres de Cent ans furent particulièrement fatales à Nonancourt. Les Anglais détruisirent le château et incendièrent la ville, qui fut abandonnée des habitants, de 1424 à 1440. Ce ne fut que 40 années plus tard qu'on releva les fortifications, et que l'on mit de nouveau la place en état de défense.
Au calvaire qui remplaça le gibet où les condamnés à mort étaient pendus, continuez tout droit en descendant la rue des Châteaux. A la 1er tour, descendez les quelques marches à gauche. Le toit de cette tour fut rasé pendant la seconde guerre pour y installer une mitrailleuse. Profitez du beau panorama sur Nonancourt et les communes limitrophes.
Au bout du chemin, virer à droite puis encore à droite. Remonter une partie de la Grande Rue puis tourner à gauche, traversez la Place Aristide Briand. Admirez l'immeuble du XVe siècle situé au n°2 de la place Aristide-Briand. Déhambulez dans les venelles et ruelles, puis prenez la Ruelle d’Arcole avec ses maisons à encorbellement. Prendre la direction de l'église Saint-Martin. La première mention de l’existence de l’église Saint-Martin de Nonancourt est une charte du XIIe siècle mais l’édifice primitif devait dater du VIIe ou VIIIe siècle. La tour-clocher qui occupe aujourd’hui le milieu de la façade date des reconstructions de 1204. Pendant la guerre de Cent Ans, l’église est en grande partie détruite comme de nombreux édifices de la région. Les bas-côtés, la nef et le chœur sont donc reconstruits au XVIe siècle. On y ajoute également la chapelle de la Vierge, dite aussi chapelle du Rosaire.
Entre autres curiosités, l’église Saint-Martin contient nombre d’objets d’art dont certains sont classés : un mobilier néo-gothique et renaissance avec la pièce maîtresse, la chaire à prêcher, véritable dentelle de bois ; une statuaire variée, un buffet d’orgue du XVIe, enfin une énigmatique fresque découverte lors des récents travaux en 2001. Les vitraux de l’Eglise constituent un ensemble tout à fait remarquable tant par leur nombre (26) que par leur qualité. Les verrières basses de la nef sont les plus anciennes pièces et datent des environs de 1500. Les verrières hautes sont de 1520-1530.
Emprunter à droite la ruelle de l’hôtel de ville puis tourner à droite et remonter la rue Saint-Martin. A la Grande Rue, prendre à gauche. Au rond-point, continuer rue Hippolyte (D53). Faire 200 m et tourner à droite dans la Rue de la vallée aux bois. A l’entrée du Poney-Club, suivre le chemin à droite. Longer la voie ferrée sur quelques mètres puis à la fourche des chemins, prendre à gauche. Contourner le Poney-Club. A la sortie du bois, prendre le deuxième chemin chemin à gauche, qui passe entre les bois et champs, et ne plus le quitter jusqu’à la D 53. Traverser la route et suivre la ruelle en face. 10 m plus loin, à la fourche, prendre à gauche. Traverser le parc de la Morinière en direction de la mairie pour rejoindre le point de départ.