En franchissant ses portes, ses ruelles pavées, notamment le passage de l’Ancre, ses cours intérieures, ses salles ancestrales, vous serez séduits par la beauté et les richesses inouïes de ces lieux.
Du cloître et de la cathédrale gothique Saint-Just-et-Saint-Pasteur qui atteint une hauteur sous voûte de plus de 40 m et qui abrite le Grand Retable en sa chapelle Notre-Dame-de-Bethléem, tout ici est une invitation au voyage et à la découverte. Depuis le 4ème siècle, on a construit sur cet emplacement des lieux de culte mais il faut attendre le 9ème siècle pour que Narbonne devienne un archevêché et se voit dotée d'une cathédrale.
Initialement dévouée au culte de la Vierge, c'est finalement le nom de deux martyrs espagnols qui serviront de saints patrons à la cathédrale. Le monument actuel a été édifié à partir du 13ème siècle. C'est le pape Clément IV qui en envoya la première pierre, depuis la ville de Rome. Le cœur gothique rayonnant est parmi les plus hauts de France avec près de 41 mètres de hauteur.
C'est un monument gigantesque qui domine la ville et sa mise en œuvre était très ambitieuse pour l'époque. On a donc fait appel aux savoirs les plus pointus des architectes et des bâtisseurs. Aujourd'hui classée aux monuments historiques, la
cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur offrent au visiteur un ensemble architectural grandiose.
Au pied de cet ensemble exceptionnel, se situe la Via Domitia, voie commerciale antique qui reliait l’Italie à L’Espagne et qui rappelle inlassablement les origines de Narbo Martius. L’ambiance méditerranéenne qui règne depuis toujours sur cette place et ses terrasses, caractérise ce lieu emblématique et privilégié des narbonnais.
À quelques pas seulement, le célèbre Pont des Marchands, l’un des rares ponts bâtis de France permet de traverser le Canal de la Robine, artère du Canal du Midi, classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, vous conduit directement au quartier médiéval de Narbonne, le quartier De Bourg.
Tracé sur la route de la Via Domitia, le Pont des Marchands comportait 6 arches (peut-être 7) et ouvrait la voie du sud. Aujourd'hui, on ne peut voir qu'une seule arche et quand on est sur le pont, on n'imagine pas qu'on marche au-dessus du Canal de la Roubine. En effet, le pont est devenu une rue marchande piétonne où les commerçants proposent leurs produits.
Situé au cœur de Narbonne, à deux pas du canal de la Roubine, le Palais des archevêques il abrite les services de l'Hôtel de Ville, ainsi que le musée
archéologique et celui d'art et d'histoire. Imposant bâtiment à l'architecture romane pour une partie et gothique pour l'autre, sa façade compte des tours carrées au nombre de trois qui ont été construites pendant les 13ème et 14ème siècles.
Ce bel édifice fait partie des premiers remparts de la ville derrière lesquels se situe le jardin de l'archevêché.
A ne pas manquer, la Place de l'Hôtel de Ville où l'on a mis à jour une portion de la Via Domitia, l'exceptionnel ensemble monumental du Palais des Archevêques et de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le Musée d'Art et d'Histoire et le Musée Archéologique et ses collections antiques, parmi les plus riches d’Europe, l'Horreum Romain et la Maison Natale de Charles Trenet.
Sans oublier le Donjon Gilles Aycelin. Haut de 41 mètres, on y accédait à l'époque par un escalier extérieur en bois que l'on pouvait enlever en cas d'alerte. Quatre étages constituent le donjon qui offre un point de vue unique depuis sa terrasse. En effet, non seulement on peut admirer la ville mais on a une vue superbe du littoral et des corbières jusqu'aux Pyrénées.
Gilles Aycelin serait né en 1252 et ne se destinait pas à faire carrière dans le monde ecclésiastique, mais les hasards de la vie l'ont nommé archevêque de Narbonne en 1290. Il est surtout connu pour avoir soutenu le roi Philipe le Bel et organisé le procès des Templiers. Dès sa prise de fonction il fit construire un donjon carré tout contre le palais des archevêques.