Le Pont-de-Monvert (km 0) situé sur le versant méridional du Mont Lozère, sera le point de départ pour cette escapade touristique. le Pont-de-Montvert est traversé par le Tarn qui prend sa source sur les hauteurs de la commune, non loin du hameau de l'Hôpital.
Au sud du village commence le massif du Bougès. Le village de Pont de Montvert, est au croisement de trois vallées, trois rivières. Vous serez sous le charme des maisons de granit et les piscines naturelles formées par le Tarn. Le village est à la croisée de plusieurs chemins de randonnée, et il n'est pas rare de rencontrer des randonneurs accompagnés d'un âne, des cyclistes et des cavaliers.
On peut aujourd'hui encore distinguer les traces d'une petite forteresse cathare sous le Rocher du Chastel, dominant la vallée du Tarn, au-dessus de l'agglomération actuelle. Marqué par cette épopée, Pont-de-Montvert fut dès le début des guerres de Religion un haut lieu de la résistance, comme en témoigne l'engagement armé du deuxième bailli du nom, Jean d'André, époux de Marguerite de Grimoard, de Beauvoir du Roure.
A découvrir : le temple et l'église, le Pont de Montvert. Le siège de l'écomusée : la Maison du mont Lozère, musée où ont lieu des expositions permanentes relatives à l'histoire du mont Lozère. Au sud de la commune, le château de Grizac date du XIIIe (propriété privée).
Rendez-vous au Hameau de L'hôpital : continuer sur Route de Finiels/D20. Rouler en direction de D998 (700 m), puis prendre Vierge de Villeneuve en direction de Route de Finiels/D20 (8,2 km). L'endroit est magique Le hameau vaut le détour pour son architecture typique du mont Lozère avec entre autre un ancien moulin à eau avec un toit en chaume ; à 200 m en sortant du hameau, le GR7 vous indique le Pont du Tarn à droite et à environ 3/4h de marche.
Au moyen âge les chevaliers de Malte, revenus des croisades, s'installèrent autour de l'Hôpital et Mas camargues ou plusieurs commanderies gèrent une grosse partie des terres du mont Lozère.
Poursuivez jusqu'au Mas Camargues (11,1 km). Le nom de "Camargue" étonne sur ces hautes terres. Mas Camargues constitue un domaine agricole de plus de 100 hectares, très prospère au XVIIe siècle, et qui le reste jusqu’à la veille de la Grande Guerre.
Cet ensemble bâti, de taille et de facture exceptionnelles, mentionné dès le XVe siècle, est le point de départ d’un sentier de découverte qui plonge le promeneur dans l'atmosphère très particulière de la plaine du Haut Tarn, un voyage dans l’un des paysages emblématiques de l’agropastoralisme...
On traverse tour à tour des pâturages, des landes, des forêts, des tourbières, des pelouses d’altitude fréquentées par les transhumants, et on franchit le Tarn dont la source est proche.
Retournez jusqu'à l'Hôpital où vous prendrez cette fois à droite la voie communale non couverte de bitume direction de Salarials (14,8 km). Hameau du 17ème et 18ème siècles, le Salarial est représentatif des villages du Mont Lozère qui vivaient en quasi-autarcie grâce à l'activité agropastorale. Granges, bergeries, étables, aires à battre bâties en granit témoignent de ce passé où les habitations étaient couvertes de chaume.
Passez Montgros via Hameau du Cros (19,1 km). Prendre la direction Le Bleymard, en passant par le sommet de Finiels via la D20 (25 km). Le pic de Finiels ou sommet de Finiels est le point culminant du mont Lozère avec 1 699 m. Il est également le point culminant de la Lozère et des Cévennes, devant le mont Aigoual (1 565 m). Le pic est une arrivée, ou un point d'arrêt, pour de nombreuses randonnées au travers du mont Lozère.
Une fois arrivé au col, vous aurez une vue imprenable sur l’ensemble du massif et, si le temps est ensoleillé et sans nuage, vous aurez la chance d’apercevoir la mer méditerranée et le massif des Alpes. Le GR70 (chemin de Stevenson), dont le départ de l'étape est au Bleymard et le sentier des Pelouses dont le départ est au col de Finiels passent à proximité, et l'on peut monter au sommet en suivant les crêtes.
Poursuivez sur la D20 direction Le Bleymard (38,6 km). La commune est situé dans un cadre verdoyant entre la montagne du Goulet et celle du Mont Lozère, proche des sources du Lot. En effet, le Lot naît dans la montagne du Goulet et coule vers l'ouest.
Le Bleymard vous étonnera par son patrimoine : la chapelle et prieuré de Saint Jean du Bleymard, Église Saint-Jean-Baptiste du Bleymard, la maison Peytavin, la tour Pélorjas et le château du Tournel à proximité. Depuis peu, un parcours de découverte jalonné par des panneaux fait référence à l'architecture et aux sites remarquables.
La prochaine étape sera La Garde Guérin par la D901 (72,7 km) en bordure du Chassezac, le village est traversé par le Chemin de Régordane GR700, axe de communication presque unique reliant le Massif central à la Méditerranée, très fréquenté au Moyen Âge. La Garde-Guérin est classé "Plus beau village de France". Cet ensemble fortifié situé sur le chemin de Régordane surplombe les gorges du Chassezac.
Cité des "pariers", dès le XIIe siècle, à la demande de l’évêque de Mende, le village devient un poste frontière défendu par une garnison chargée de la sécurité des voyageurs et des marchandises sur la Regordane.
Le village est possédé en coseigneurie par une communauté de plusieurs chevaliers : los Parièrs. Chaque parièr possède une parérie, appelée aussi part ou portion, dont il assume la charge et les émoluments : péage, cartalage (droit sur la mesure du grain), arrière-guidage, pulvérage (droit sur la poussière soulevée par les troupeaux de bêtes). Ces chevaliers se rattachent à quatre clans : les Gaucelmes, les Hérail, les Bertrand et les Gaules.
La Garde Guérin n’a pas été épargnée par les guerres. Prise et détruite par le feu pendant la Guerre de Cent Ans, la forteresse est au cœur de combats sanglants et les Anglais ont dû s’en rendre maîtres. Au XVIe siècle, au moment des guerres de Religion, elle est de nouveau incendiée. Les catholiques la défendent, mais les protestants en font le siège à leur tour.
Une étape superbe sur ce parcours touristique et particulièrement authentique, avec ses pittoresques ruelles pavées propices à la flânerie, ses vieilles maisons de pierres admirablement restaurées. On peut voir des portails superbes, des escaliers antiques. Son imposant donjon médiéval, et sa charmante petite église romane à clocher-mur. Cette église romane est remarquable par le soin apporté à sa construction et la richesse dans la sculpture de ses chapiteaux.
Vestige de l'ancien château, la tour de guet du XIIe siècle, entourée de remparts dont on peut voir encore de très beaux restes, offre depuis son sommet une vue magnifique sur les toits de lauzes de La Garde-Guérin et les gorges du Chassezac…
À environ 1 km au nord du village, ne manquez pas de vous arrêter au fameux belvédère du Chassezac, un point de vue vertigineux sur le canyon granitique du Chassezac. Vous pourrez vous rendre au belvédère à pied par une ancienne calade où l'on peut apercevoir un endroit où les gens et les bêtes allaient boire et se reposer, ainsi que d'anciennes ruches tronc.
Revenez vers Villefort via la D901 (80,1 km). Le village de Villefort, à l'entrée des gorges de l'Altier, se situe sur l'ancienne voie Regordane, au pied du mont Lozère, fief des Châteauneuf de Randon puis des barons du Tournel. Le barrage de l'Altier, situé sur la commune, a créé le lac de Villefort. Villefort fut un lieu de passage important, durement disputé au cours des guerres de religion.
Le château de Castanet, construit au XIème siècle sur un éperon rocheux, est maintenant bordé par le lac de Villefort. L'architecture des anciens édifices de Villefort est caractéristique du style architectural des villages rues. Les maisons aux doubles porches voûtés, étaient autrefois auberges ou boutiques de commerçants ou d'artisans : l'un des porches servait à stocker les marchandises, l'autre à les exposer.
La rue de Rome mène jusqu'à la chapelle Saint Jean, ou Gleisetto. Cette ancienne chapelle romane, devenue lieu d'habitation, accueillait à l'époque médiévale les pèlerins malades ou en quête d'un toit pour la nuit. Une léproserie y était annexée. Plus au nord, la chapelle Saint-Loup-et-Saint-Roch domine le lac.
Datant du XIXème siècle, ce lavoir en granite est composé de deux bassins. Ce lieu plein de vie où résonnaient les plaintes et les joies des lavandières a été fréquenté jusqu'aux années 1950. Venant du mont Lozère, la rivière de la Palhères traverse Villefort, passant sous l'une des doubles arches gothiques inégales du pont Saint-Jeau. Ce pont au profil en dos d'âne date du XIVème siècle.
Poursuivre votre périple sur la route touristique "du Mont Lozère et le plateau de la Garde Guérin en restant sur la D901 direction Génolhac (96,1 km) dans le Gard. Cité médiévale millénaire nichée au coeur des forêts du Parc National des Cévennes.
Au Moyen âge, avant la guerre de Cent Ans, Génolhac est entouré de remparts et traversé par la route ou voie Régordane qui primitivement passait au-dessus au village. Flânez dans les ruelles médiévales de Génolhac dont l’histoire remonte au XI°siècle, secoué par la Guerre des Camisards, chacune de ses ruelles raconte cette histoire troublée et fascinante.
Au cours d’une balade au cœur de la ville, de son église romane Saint-Pierre, avec clocher à peigne du XIIe siècle, partez à la découverte de ce patrimoine médiéval plein de diversité. Découvrez la Tour carrée de l'ancien château du XIIe siècle, le Temple protestant du XIXe siècle, des Maisons en granit des XVe et XVIe siècles, le Château des Oliviers du XIX siècle...
Sans oublier le Pont de Joany, cet aqueduc médiéval du XIV° siècle fût le théâtre d'un événement majeur de la Guerre des Camisards ; l'assassinat du chef huguenot Joany par les Dragons royaux. Aujourd'hui ouvrage d'art de la fameuse Voie Régordane, cet aqueduc est en cours de restauration.
Direction Nojaret par la D998 et la D37 (104,2 km), puis suivre Vialas (106,5 km). Petit village cévenol, situé en zone centrale et périphérique du Parc National des Cévennes, Vialas a connu une expansion très importante au moment de la découverte d'une mine de plomb argentifère. Aujourd'hui, l'ancienne ville minière, riche de son passé, offre un cadre naturel remarquable.
Le temple protestant, bâti en 1612, est l'un des plus vieux temples de France. De style roman il est harmonieux dans toutes ses formes, ses matériaux et son dépouillement ornemental. Il est bâti en granit, sol compris. Sa toiture est en lauze.
Retour vers Pont-de-Montvert par la D998 (125,1 km).