La ville de Limoges a conservé de beaux témoignages de son passé et de son histoire vieille de plus de 2000 ans. Noyau historique de la ville formée
au Moyen-Âge autour du château du vicomte et de l’abbaye Saint-Martial, la ville haute offre aujourd’hui un paysage urbain varié composé de maisons traditionnelles à pans de bois, d’édifices classiques et modernes.
Sans oublier la cathédrale Saint-Étienne qui domine la vallée de la Vienne, ou l’église Saint-Michel-des-Lions. Même l’architecture du XXe siècle est grandiose comme l’emblématique Gare des Bénédictins, sur laquelle flotte un curieux parfum oriental.
Après toutes vos visites dans la capital régionale, prendre la direction de Palais-sur-Vienne via la D29 (6,9 km) en suivant la Vienne, passer Saint-Priest-Taurion (13,5 km), Puis, prendre la direction de Saint-Léonard-de-Noblat. Profitez des paysages, le territoire de Noblat offre une diversité de paysages alliant bocage, collines et forêts parcourus de rivières. Vous êtes dans le pays de l’’arbre et de l’’eau !
En chemin, faire une halte au Moulin du Got (21,9 km), situé à la confluence de la Vienne et du Tard, le Moulin du Got, créé en 1522, a fabriqué du papier de chiffon, à base de chanvre, de lin et de coton jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Témoin de l’activité papetière du Limousin au XVIIIème siècle, le Moulin du Got fut construit au début du XVIème siècle.
Aujourd’hui le Moulin du Got propose aux visiteurs la découverte et la renaissance de ses ateliers. Les visiteurs découvrent toute l’évolution des techniques de la papeterie et des arts graphiques. Le Moulin du Got est plus qu’un musée vivant : c’est un véritable lieu de démonstration de production, d’activités pédagogiques et de création d’artistes qui démontre que le papier peut être plus qu’un support d’écriture. Expositions régulières.
Poursuivre vers Saint-Léonard-de-Noblat (25,3 km) labellisée "Pays Art et Histoire" et "Plus Beaux Détours de France". Découvrez pour cette étape son cœur historique, sa collégiale romane classée à l’UNESCO, au titre des “Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France". La cité s’est développée autour du culte de Saint-Léonard, saint patron de la ville, dont le tombeau, le verrou et châsses reliquiaires sont conservés dans la collégiale.
Situé au coeur de la vallée de la Vienne, Saint-Léonard-de-Noblat est une charmante cité médiévale qui a préservé un riche patrimoine architectural. Laissez votre véhicule sur la Place du Champ de Mars et entrez dans le cœur historique. Au gré des places, rues et passages, s’offrent à votre vue les façades préservées des bâtisses médiévales et gothiques, ainsi que les vestiges des portes et murs d’enceinte qui ceignaient la ville jadis.
Au fil des places et ruelles, le visiteur découvre de jolies maisons anciennes ainsi qu'une splendide collégiale romane des XIe et XIIe siècles surmontée d'un clocher remarquable. Construite au XIème et XIIème siècle puis remaniée jusqu’au XIXème siècle, la collégiale romane est remarquable par son clocher-porche, ses fenêtres à gable, sa rotonde servant de baptistère et son portail limousin.
En contrebas de Saint-Léonard-de-Noblat, les rives de la Vienne affichent un caractère pittoresque. Les maisons typiques au bord de l'eau et le vieux pont du XIIIe siècle forment un beau tableau. La ville est aussi renommée pour ses fabriques de porcelaine.
En option : Sur la Route reliant Eybouleuf à Saint-Léonard de Noblat, dressé fièrement au milieu d’un champ et visible depuis la route, se tient le Dolmen du Pouyol, gardien de pierre des secrets anciens de ce territoire. Cet édifice, aux impressionnantes dimensions, est constitué d’une table de granit reposant sur quatre piliers. Il servit de sépulture jusque vers 2500 avant J-C.
Prendre la D13 jusqu'à Champnétery (33,3 km), le village fut au moyen-âge le Prieuré-curé dans l'ancien archiprêtré de Saint-Paul sous le patronage de Saint Thomas de Cantorbery.
Admirez l'église édifice de style roman, avec deux chapelles et un clocher à l'entrée de l'église. Le passé tumultueux de la région à l'époque des grandes révolutions du XVII ème siècle réduisait le premier édifice religieux de la place à néant, puis elle fut pillée en 1793. Grâce aux généreuses offrandes des paroissiens, on a pu en construire une nouvelle.
Poursuivre vers Cheissoux (40,6 km), aux portes du parc naturel régional de millevaches. En chemin, pour les plus courageux, sur les hauteurs de Villemonteix (38,2 km), nous vous conseillons une pause aux Pierres ou Rochers de la Vierge ou Roches de Narfouilloux. Le Puy des Roches, est une hauteur surmontée d'un énorme bloc granitique, très beau site avec un panorama magnifique, sans oublier de très jolies légendes.
Dans un site vallonné et contrasté, la forêt alterne avec un paysage de prairies, rivières et ruisseaux qui se découvrent sous vos yeux. Dans cet environnement, les maisons en granit, le patrimoine lié à l'activité agricole ont façonné le paysage...
Il semble que Cheissoux ait été une étape importante sur la route des "maçons creusois" vers l'Angoumois et l'Aquitaine. Admirer l'église de la Nativité-de la-Vierge de Cheissoux de type romane du XIIIe siècle et sa croix monumentale. Un panneau explicatif est visible à l'entrée à droite.
Reprendre votre parcours en suivant la D13, passer Saint-Julien-le-Petit (48,8 km) pour arriver à Peyrat-le-Château via la D5 (56,3 km). Petit bourg au passé gallo-romain, appelé Peyrat-le-Fort au Moyen Âge puis Peyrat-la-Montagne sous la Révolution, vous dévoilera bien des surprises avec son patrimoine architectural exceptionnel.
Commencez vos visites par le Musée de la Résistance, consacré à la première Brigade de Marche Limousine des Francs Tireurs et Partisans Français du Colonel Georges Guingouin. Le Musée retrace la naissance, l’extension et les actions du maquis ; le rôle des femmes dans la résistance ; les drames de Tulle et d’Oradour ; la milice française ; les camps d’internement en Haute-Vienne et les camps de concentration nazis.
Passez à l'église Saint-Martin, vers l’an mil, l’église paroissiale Saint-Martin coexistait avec le prieuré de Saint-Denis (aujourd’hui détruit). L’Église Saint-Martin en elle-même date du XIe siècle, elle fut incendiée au XIIe siècle par les brabançons pendant la guerre de cent ans opposant Richard Cœur de Lion à son père Henri II Plantagenêt en 1184.
On peut encore apercevoir l’action du feu sur les briques qui sont rougies. Elle fut reconstruite au cours du XIIIe siècle et achevée en 1490.
L'étang de Peyrat, situé au coeur de Peyrat-le-Château, possède une plage aménagée, fort agréable pour une pause sur ce parcours touristique avant de continuer la visite par la tour carrée du XIVe siècle, ancien donjon du château, qui se reflète dans l'étang. C’est le dernier vestige de l’enceinte urbaine de Peyrat-le-Château. La façade ouest porte deux latrines en encorbellement.
Au XIe siècle, la tour faisait partie de la deuxième enceinte de Peyrat-le-Château qui était celle de la forteresse. Le faubourg du marché situé au nord de Peyrat-le-Château communiquait avec la ville murée par un pont levis que reliaient deux tours. Cette enceinte protégeait la motte castrale dominant le site.
Sans oublier d'admirer l'ancien château des comtes de Lusignans, détruit au XIIe (1184) par les troupes de Raymond VI et des Brabançons à la solde de Richard Cœur de Lion pendant la guerre de cent ans, faisait suite à la Tour face à la motte mérovingienne. Les jardins du château dominaient la vallée de la Maulde.
Reprendre la D13 jusqu'au site de Quenouille (62,2 km) avec son galgal (un tumulus de pierres sèches qui date probablement de l'âge du fer), il mérite un détour. La vue s'étend jusqu'à l'Auvergne et ses volcans. Faîtes un détour par le village Quenouille, caractéristique par ses maisons, toutes en granite, et son patrimoine restauré : lavoirs, four à pain…
Poursuivez en direction de Beaumont-du-Lac par la D43 (69,1 km). Au cours de votre périple ne manquer pas de faire escale sur l’incontournable Ile de Vassivière. Le Lac de Vassivière est un des hauts lieux du tourisme et des loisirs en Limousin. Il est souvent comparé au Canada tant ses paysages forestiers, ses îles et presqu'îles l'évoquent.
Le Lac de Vassivière est situé sur trois communes, Beaumont-du-Lac, Peyrat-le-Château et Royère-de-Vassivière, et deux départements, la Haute-Vienne et la Creuse. Des bateaux taxis ainsi que des bateaux de croisière permettent d'en apprécier l'environnement préservé. Un petit train touristique relie également Pierrefitte à l'île de Vassivière.
Les amateurs de découvertes artistiques ne seront pas non plus en reste puisque l'île de Vassivière accueille un centre d'art contemporain, le Centre International d'Art et du Paysage, et un parc de sculptures.
Après cette pause bucolique continuez vers Beaumont-du-Lac. Détendez-vous au bord de l’étang situé à l’entrée du bourg, havre de paix, avant de visiter le village. A l'entrée du village se trouve une statue contemporaine en granit de Pierre Digan.
L'église romane Saint Pierre du XIe remaniée au XIIIe siècle, assez massive, car sans doute fortifiée, possède une Vierge de Pitié du XVe siècle, très abîmée. La belle croix du XIVe siècle qui se trouvait autrefois sur l'autel est maintenant exposée au musée des Beaux-Arts de Limoges. Sans oublier la fontaine Saint Eutrope et le Château du Lac.
Votre périple touristique vous emmènera à Eymoutiers (86,6 km), classé cité de caractère, elle fait aussi partie du Pays d'art et d'histoire. Forte citadelle, puissamment marquée par les architectures de l’eau, Eymoutiers offre au fil de la Vienne l’un des plus beaux patrimoines bâtis du Limousin. Eymoutiers est une ville d'histoire dans un écrin de verdure !
Agréablement située au bord de la Vienne, les amateurs d'art contemporain seront comblés par la visite de l'Espace Paul Rebeyrolle, peintre local de renommée internationale. Enfin, minéraux, cristaux et fossiles, du Limousin et d'ailleurs, sont à découvrir au musée des minéraux.
La cité médiévale d'Eymoutiers invite à la promenades et à la découverte, avec sa collégiale Saint-Étienne alliant les styles roman et gothique. De l’église romane primitive il ne subsiste, à l’ouest, que deux travées, le portail et surtout le magnifique clocher. La collégiale possède 16 verrières du XV ème et XVI ème siècles uniques en Limousin. Ils sont parmi les plus beaux du centre de la France.
La tannerie se développera à Eymoutiers pour y connaître son apogée au XVII ème siècle. La ville lui doit d’originales maisons à colombages et à greniers de plein vent, les habitants leur patronyme : les Pelauds. L’architecture de la ville où se lisent les multiples fonctions urbaines raconte une histoire qui est loin d’être banale.
À visiter : le Couvent des Ursulines du XVIIe siècle, les vieux quartiers de tanneurs, la maison du Maître Tanneur du XVIIe siècle, la maison Romanet, la tour d'Ayen du XVe siècle.
La commune d'Eymoutiers est membre de l'Association Campanaire Limousine. Elle dispose de cloches dans les bâtiments suivants : Collégiale St Etienne (nombre : 3), Chapelle St Gilles (nombre : 2), Chapelle St Jean de l'Hôpital (nombre : 1), Ecole du bourg (Mairie) (1 cloche murale), Cloche de l'annonceur de rue "Cloche du Tonin (1), Hôtel-Dieu (nombre : 1, installée à la maison de retraite), Maison du tanneur (1 cloche murale), Ancien hôtel (1 cloche murale), Ecole des soeurs (1 cloche murale), Ecole de Bussy-Varache (1 cloche murale), Château de Farsac (1 cloche murale) et le Château de Beaune (1 cloche murale).
Poursuivre en direction de Sainte-Anne-Saint-Priest via la D30 et la D43 (95,1 km). Située dans ce qui est communément appelé la "montagne limousine". Avoir l'église Sainte-Anne du XIIIe siècle et l'église de Saint-Priest-les-Vergnes du XVe siècle.
L'église paroissiale de Sainte-Anne-Saint-Priest est un édifice architectural remarquable du patrimoine du XIIIème siècle. L’église située sur le point culminant de la commune, permet de découvrir un magnifique panorama au sud et au nord, qui met en valeur d’une manière incontournable le village.
Continuez vers Châteauneuf-la-Forêt par la D111 (103,6 km), a voir : l'église Sainte-Marie-la-Claire du 7 juillet 1884, inauguration le 3 octobre 1886. Le dolmen de Sainte-Marie.
Prendre la direction de Saint-Paul via la D15 et la D12 (121,9 km). La commune fut occupé dès les époques les plus anciennes, ainsi qu’en témoigne le Menhir du Métayer. De l’époque gauloise nous demeure la statue mutilée du Dieu Accroupi, découverte vers 1890 entre les Allois et le château
d’Aigueperse où elle fut longtemps conservée, et désormais visible au musée de l’Évêché de Limoges.
De nombreux châteaux sont disséminés dans la campagne alentour de Saint-Paul, dominant les vallons, prés et bois : le châteaux d’Aigueperse, de la Pomélie, de Marzac, de la Fayolle, de la Briderie, de la Grande Gardelle, du Grand-Bosviger, de Vauguenige… L'église date du XIIIe siècle. On peut y voir un petit reliquaire du XVIe siècle, en métal argenté.
La Seconde Guerre mondiale a également marqué la petite bourgade de Saint-Paul. Un camp d'internement accueille dès 1940 des hommes considérés comme « indésirables » par le gouvernement de Philippe Pétain (surtout des communistes, mais également des juifs, francs-maçons, anarchistes). Appelé officiellement "centre de séjour surveillé", ce camp est un vrai camp d'internement.
Il est composé de baraquements en bois. Plusieurs miradors l'entourent avec des patrouilles. Les gardiens sont des groupes mobiles de réserve. À la fin de la guerre, ce sont des Allemands qui remplacent les prisonniers libérés par les hommes de Georges Guingouin.
Retour vers Limoges par la D12 et D979 (1432,2 km).