La notoriété de l'eau de la fontaine minérale de Contrexéville va dès lors en grandissant. Les fermes du village se convertissent en hôtels, en villas et meublés qui hébergent la clientèle. À la source on embouteille l'eau pour l'expédier.
Propice à la flânerie, découvrez à votre rythme les charmes multiple de Contrexéville. Commencez par une balade bucolique dans le parc thermal de quatre hectares, principal lieu de promenade pour les curistes au cœur de la ville, abrite la source du Pavillon, le temple protestant construit pour les curistes anglicans en 1893 par l'architecte François Clasquin, et l'église orthodoxe construite en 1909.
Admirez l'ensemble de fontaines et de cascades moderne en marbre et mosaïque construites dans les années 1980, la place des Fontaines avec un alignement de 24 fontaines sur 80 m, la place des Cascades, la fontaine Verte, les fontaines bleues et la galerie du Marché;
A voir . l'église Saint-Epvre, église romane du XIIe siècle, la chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance, la chapelle russe orthodoxe construite en 1909 par l'architecte François Clasquin, où reposent la grande-duchesse Wladimir de Russie, la Rotonde et la Grande Galerie thermale datant de 1909, le casino a été construit en 1900, la gare Art déco a été construite entre 1928 et 1933.
Poursuivre vers Vittel via la rue de la Division Leclerc (5,5 km), la ville a conservé de son passé prestigieux de splendides hôtels du début du XXe siècle. Il y a des noms comme ça, qui, instantanément, résonnent eau pure, grand air et vitalité. Station thermale fréquentée par les Romains, Vittel n'est exploitée à l'époque contemporaine qu'à partir de 1854.
Tout commence en 1854, lorsque venu en cure à Contrexéville pour se soigner, l’avocat Louis Bouloumie fit l’acquisition, à Vittel, de la Fontaine de Gérémoy, source bien connue dans le pays et réputée diurétique. La maison du patrimoine permet de se documenter sur l'histoire de Vittel et notamment sur son histoire thermale.
A travers ses palaces et sa verdure, pas à pas entamez une promenade dans le temps où les plus grands architectes ont livré leurs chefs d’oeuvres. Au centre de Vittel, des maisons de style cottage donnent un petit air de cité balnéaire britannique à la ville.
De la période faste de la Belle Époque subsiste un charme certain à travers les édifices luxueux, hôtels particuliers et lieux de promenade soignés, mais aussi tout le patrimoine architectural laissé par Charles Garnier. Le parc Thermal abrite non seulement les thermes mais également un ensemble de petits éléments et d'édicules dessinés par l'architecte Fernand César pour la Société générale des eaux minérales de Vittel au début du XXe siècle.
Passer par Thuillières par la D229 et la D18 (15 km). Il existait au pied du village un château médiéval construit par Simon de Thuillières en 1328. Au début du XVIIIe siècle, ce château appartient au marquis Marc de Beauvau-Craon, gouverneur et grand écuyer de Lorraine, mais la bâtisse n'est plus habitable.
Le marquis qui était couvert de dettes, voit sa propriété mise en saisie et c'est l'architecte Germain Boffrand qui la rachète en 1722 pour 10 000 livres. Aujourd'hui, le château Boffrand situé au 172 rue Nicole de Finance peut se visiter du 15 juillet au 31 août. Dans le vallon de Chèvre-Roche, se trouve la chapelle Saint-Antoine, l'ermitage de Chèvre-Roche XIIe siècle sur un rocher et une cascade sur le ruisseau de Thuillières.
Votre prochaine étape sera Darney via la D18 (24,5 km), située dans la Vôge, bâti sur les flancs d'un promontoire dominant la vallée naissante de la Saône. Darney possède un riche passé historique. Lors de la conquête de la Gaule par César, les Romains s'installèrent dans ce district forestier et y construisirent un castellum (château) pour surveiller la contrée.
Au moyen âge, la ville fit partie du Duché de Lorraine et son château fort agrandi, devint une importante place militaire. Darney fut entourée d'une enceinte flanquée de nombreuses tours, ce qui lui valut le surnom de “Darney aux 30 tours”. Le château fut rasé en 1639 sur l'ordre du roi de France. En 1725, la municipalité de Darney construit un nouvel édifice pour loger la nouvelle prévôté.
Le bourg castral de Darney entourant le château conservent quelques vestiges des remparts et des tours médiévales. L'Hôtel de ville occupe le site de l'ancien couvent des récollets présents à Darney de 1735 à 1792. Il accueille notamment un Musée de la Préhistoire.
De ces splendeurs passées, Darney a su conserver bien des trésors. Une visite s’impose au château qui abrite depuis 1938, au 2ème étage, le musée tchécoslovaque historique et militaire. Un musée unique en France. Flâner dans le parc attenant au château ou plus loin jeter un coup d’œil sur la plaque commémorative de la visite du président Tomas Masaryk, sur la place qui porte son nom et où il séjourna en 1918.
Le visiteur pourra se rendre au camp Kléber où une flèche domine la ville et qui rappelle que 6000 légionnaires tchèques et slovaques ont vécu le terrible conflit de 1914-1918.
Darney est en quelque sorte le berceau de la Tchécoslovaquie car c’est ici que le 30 juin 1918 le Président Raymond Poincaré remit officiellement à M. Edouard Benes un drapeau offert par la ville de Paris donnant enfin une "existence" à ce régiment. Prélude en fait à la future proclamation au droit à l'indépendance de ce peuple qui sera proclamée le 28 octobre 1918. La cité de Darney est appelée depuis 1918 le "sanctuaire de la Tchécoslovaquie".
Admirer l’église Sainte Madeleine, construite au XVIIIe siècle, l'une des très rares églises que l’on connaisse avec celles de Charenton et de la Couarde sur l’île de Ré qui arbore fièrement sur son fronton la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité. Dans le bas de la rue de la République, entrer dans la chapelle de la Pitié, construite vers 1732.
Votre parcours touristique sur la route thermale passera par Hennezel via la D164 (32,3 km), situé dans la vallée de l'Ourche. Lla Saône prend sa source, à Vioménil village voisin de Hennezel. Hennezel est né au cœur de la forêt de Darney quand les verriers ont défriché le bois pour installer leur four, leurs habitations et les engrangements.
L'art de la verrerie est une des gloires particulières de la Bohème. Les vastes forêts de la Vôge furent colonisées il y a près de 600 ans par des familles qui se disaient originaires de Bohême. Le musée du verre est situé à l’entrée du hameau de Clairey, à 1,5 km d’Hennezel dans la demeure "La Résidence", ancienne propriété de la verrerie de Clairey.
Situé dans un cadre paisible et agréable, le Musée témoigne d'un savoir-faire de six siècles à travers de nombreuses collections de verres, outils, maquettes, documents, photos... La première salle est consacrée à l’histoire du verre à la fin du Moyen Âge : le rôle de la famille d’Hennezel y est bien sûr évoqué.
Le musée contient également un tableau monumental dû au peintre vosgien Alphonse Monchablon, Les Saints de la Vosge. Une autre salle, ouverte en 1987, évoque la Résistance et la mémoire de l’abbé Mathis, curé martyr d’Hennezel.
A quelques encablures d’Épinal, capitale des Vosges, en poursuivant sur la D164 Bains-les-Bains (48 km) sera votre prochaine étape au cœur de la Vôge. Son trésor : des eaux naturellement chaudes venues des profondeurs de la terre. Les sources minérales étaient déjà connues à l'époque gallo-romaine. Des colons romains ont vraisemblablement installé leur habitat à proximité des sources d’eaux chaudes.
Lorsque l'on répara le bassin de la principale source, en 1752, on découvrit sous une colonne plus de 600 médailles grecques et romaines. Les eaux débitent 16 sources, à une température qui varie entre 31 et 53°. Le Bain romain, ou jaillissent les eaux les plus chaudes, occupe l'emplacement d'une piscine romaine.
À deux pas du bourg de Bains-les-Bains, le joli parc thermal est doté d’arbres remarquables. Au cœur d’un vaste domaine au vert, l’établissement thermal de Bains-Les-Bains en impose : son architecture originale de style Art déco voit cohabiter anciennes mosaïques, pavés de verre et structures de béton et d’acier.
La Manufacture Royale de Bains-les-Bains se trouve sur les rives du Côney, le long des berges du canal de l’Est. C’est l’une des manufactures les mieux conservées de France. Tous les bâtiments d’époque ont été préservés, au cœur d’un grand parc, où l’on trouvera un arboretum et une chapelle restaurée.
Bains-les-Bains, profite également de la proximité de la généreuse forêt vosgienne, riche en essences variées. La campagne vallonnée et la forêt environnante sont le terrain de jeu idéal, pour les amateurs de randonnée ou de balades au calme.
Prendre la direction de La Chapelle-aux-Bois via la D434 (54,8 km). profitez de votre passage pour faire une halte à la La Ferme Aventure. La Ferme Aventure, est un parc de loisirs de 8 hectares, à découvrir pieds nus autour d’une ancienne ferme Vosgienne. Une cascade de jeux nature à la fois ludiques et pédagogiques, ponctue les dédales des labyrinthes et sentiers tracés au fil du domaine.
A découvrir sur la commune de La Chapelle-aux-Bois : l'église Saint-Jacques du Stat, avec ses cloches de 1730 et 1780, la chapelle Notre-Dame. La ferme, ancienne maison de verrier.
Reprendre son véhicule pour se diriger vers Xertigny via la D434 (60,8 km). La richesse patrimoniale de Xertigny mérite le détour. Commencer votre balade vers l'hôtel de ville, il occupe le château des Brasseurs du XIXe siècle depuis 1981. Il a été construit par le brasseur Victor Champion sur les fondations de l’ancien presbytère de l’Orémus. C'est un château de style Renaissance ; les plans sont de l’architecte des beaux-arts, François Clasquin.
A l'arrière, un vaste parc abrite un arboretum, des étangs et une aire de pique-nique. idéal pour une pause sur votre circuit touristique. Puis, visiter l'église Sainte-Walburge. D'après la légende, sainte-Walburge aurait laissé une pelote de laine se dérouler et aurait construit l'édifice à l'endroit où celle-ci aurait terminé sa route. L'église incendiée durant l'offensive allemande en 1940 est reconstruite après la guerre en 1951.
Admirer la grande fontaine, située dans l'angle aigu formé par la rue du canton de Firminy et la rue Colonel-Sérot, a une forme en V. La pointe est occupée par la colonne de jet et les deux bassins sont équipés de trois pierres à laver. Nous vous conseillons un petit détour à la cascade du Gué du Saut via la D12 (68 km), située sur le ruisseau du Rechentreux, un affluent de la Semouse.
Reprendre le parcours en direction de Plombières-les-Bains via la D20 et la D63 (77,7 km). Cette charmante ville thermale, au patrimoine historique incomparable, où le temps semble s'être replié sur lui-même est marquée par 2000 ans d’histoire. Elle fut, dès le Ve siècle av. J.-C., le lieu d'un habitat celte. Ce sont les Romains qui, lors de la conquête des Gaules, y découvrirent des sources d'eaux chaudes et fondèrent la station.
Des célèbres hôtes désirant profiter des bienfaits de ces sources se succéderont au fil des siècles, à l'instar de Napoléon III, l'impératrice Joséphine, Voltaire ou encore Beaumarchais. La ville s'illustre en 1858 avec la rencontre entre l'empereur et le comte de Cavour qui donnera lieu au traité de Plombières qui signe l'annexion de la Savoie et de Nice par la France en échange d'aides militaires au Piémont-Sardaigne.
Plombières-les-Bains que l'on surnomme la Ville aux mille balcons est labellisée "Plus Beaux Détours de France", et première ville de Lorraine a être labellisée "Petites cités de Caractère". La cité millénaire séduit par son architecture du Second Empire très bien conservée témoignant de l'âge d'or de la ville.
Construits à la demande de l'empereur Napoléon III, le grand hôtel et les thermes Napoléon forment l'un des plus beaux ensembles architecturaux de Plombières-les-Bains. Les bains de Plombières, quant à eux, réunissent huit hauts lieux du thermalisme de la commune. Cinq d'entre eux sont occupés par le centre balnéo-romain Calodaé unique en France..
La Ville de Plombières-les-Bains regorge de richesses architecturales à découvrir le temps d'une promenade dans les ruelles de la station thermale. Aménagé au XIXe siècle, le parc impérial accueille depuis 2012 le Parc miniature Alsace-Lorraine. En plus de ses dizaines d'essences d'arbres différentes, le lieu permet d'admirer 28 maquettes reproduisant les plus célèbres monuments de la région.
En flanant dans Plombières-les-Bains, vous découvrirez plusieurs villas de la fin du XIXe siècle et labellisées Fondation du patrimoine, notamment pour leurs balcons en ferronnerie. Le patrimoine religieux de Plombières-les-Bains ne manque pas non plus de charme, à l'instar de l'église Saint-Amé. Enfin, la maison des Arcades construite par Stanislas Leszczynski. L'édifice accueille au rez-de-chaussée la source du Crucifix.
Le Casino situé dans l'ancienne gare et le Coteau de la Vierge vous offrent un magnifique panorama sur la vallée de Plombières-les-Bains.