Comment ne pas tomber sous le charme d’une architecture traditionnelle magnifiquement préservée avec la Tour de l’Horloge du XIIIe siècle, L'église Saint-Laurent. Moyen Âge, partiellement refaite à la fin du XIXe siècle, l''église Sainte-Quitterie datant vraisemblablement de la période pré-romane, le musée des vieux métiers gascons, les arboretums richement pourvus et les chemins de ronde bucoliques...
Le château du XVe siècle se situe le long de l'Auzoue. Les deux ailes du château, incomplètes, se rejoignent sur une tour ronde de même hauteur. L'édifice
a conservé sa haute façade extérieure ornée de fenêtres à meneaux et son escalier aux larges volutes dallées. Aujourd'hui, le château est un hôtel-restaurant.
Poursuivre vers Larressingle via la D114 (10,4 km), l’un des plus petits villages fortifiés de France. Larressingle entre dans l'histoire au début deu XIème siècle. L'abbé Hugues, fondateur de l'abbaye de Condom, est héritier des Ducs de Gascogne. Devenu évêque d'Agen et de Bazas, il laisse sa charge abbatiale de Condom et fait don à son successeur de ses terres de Larressingle.
Le château de Larressingle ne semble pas avoir joué de rôle militaire pendant la Guerre de Cent Ans. Le compte consulaire de Montréal signale pour l'année 1412, en juin, le passage de la compagnie de routiers du capitaine "Nicolo lo Basquo", avant de camper devant Montréal.
Larressingle doit sa restauration à l'initiative du duc de Trévise qui fonde un comité de sauvegarde auprès de financeurs de Boston qui alimenteront les caisses jusqu'en 1938. Le village, souvent appelé la petite Carcassonne du Gers, est témoin vivant et pittoresque d'architecture médiévale. Il fait partie des Grands Sites Occitanie "Armagnac Abbaye et Cités".
Ce plus petit village fortifié de France, présente un bel ensemble architectural du moyen-âge composé d’un château du XIIIe siècle, ancienne habitation des abbés puis des évêques de Condom, d’une église romane dédiée à Saint-Sigismond, de maisons médiévales accolées aux murailles, protégés de remparts, tours crénelées, douves et pont levis.
Le Pont de Lartigue, cité dans le texte sur Beaumont, permet de passer la rivière l'Osse entre la commune de Larressingle et celle de Beaumont. Il est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO en tant que point de passage des chemins de Compostelle en France. C'est un ouvrage roman de quatre arches qui reste l'un des rares témoins contemporains du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Continuer vers La Romieu et sa belle collégiale via la D41 (27,5 km), dernier promu parmi Les Plus Beaux Villages de France du Gers. Situé entre Agen au Nord et Auch au Sud, La Romieu et sa collégiale constituent une étape à la croisée des chemins partant du Puy et de Rocamadour vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
La Romieu, dans le Gers (de L'Arromiu, qui signifie "le pèlerin" en gascon). Cette sauveté, village fortifié sous protection de l'Église, a été fondée par un moine au XIe siècle et métamorphosée par un enfant du pays deux siècles plus tard : Arnaud d'Aux, qui fit construire une collégiale, un cloitre et une partie du château. À l'époque médiévale, le village dépendait de l'Angleterre.
Aujourd'hui comme hier, le pèlerin de la via Podiensis fait une halte réparatrice à la collégiale Saint-Pierre de La Romieu, après la cité épiscopale de Lectoure, juste avant d'arriver à Condom. Classé au Patrimoine Mondial par l’UNESCO, l’édifice a survécu aux affres des guerres de religion et de la Révolution.
Découvrez ce fleuron du patrimoine gersois pendant cette étape du parcours des "Plus beaux villages" du Gers. La visite de ce remarquable ensemble d architecture méridionale, vous permettra de découvrir son église à nef unique, son cloître et ses deux tours dont l une renferme un passage secret avec un escalier à double révolution.
Vous passerez également par le chemin de ronde, les jardins et la tour octogonale pour apercevoir, aux détours des étages, les fresques de la sacristie nouvellement restaurées.
Le village médiéval de La Romieu a gardé tout son charme gascon. Le village est également réputé pour la légende d Angéline et ses chats. Vous pourrez en observer le témoignage sur la place à arcades de la sauveté, ornée de nombreux chats en pierre placés sur les fenêtres des habitations. La visite se
poursuit avec celle des Jardins de Coursiana et pourquoi pas de la falaise et des grottes de La Romieu.
Suivre la direction de Lectoure via la D166 et la D7 (42,9 km), labellisée ville d'art et d'histoire et aussi "Plus beau détour de France". Un voyage dans le temps, au cœur d’une cité gallo-romaine, où les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle font étape depuis plus de 1 000 ans.
Ancienne cité gallo-romaine, résidence principale des comtes d'Armagnac au Moyen-Âge et ancien évêché, Lectoure, située au coeur de la Lomagne gersoise, présente un riche patrimoine, témoin de son glorieux passé. Ici tout incite à la promenade. Les caves voûtées de l'Hôtel de ville attestent d'une riche présence gallo-romaine et au dessus, la salle des Illustres perpétue le souvenir de lectourois célèbres dont le Maréchal Lannes est le porte drapeau.
Au fil du périple dans les ruelles aux beaux hôtels particuliers, vous croiserez la Fontaine de Diane d'origine antique, la Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais des XVe et XVIIe siècles et son musée d'art sacré, le "Castet" des clarinettes, l'ancien château des Comtes d'Armagnac.
Vous longerez les vieux remparts médiévaux de Lectoure remarquablement rénovés, sans manquer également, la promenade du Bastion et son beau panorama sur la vallée du Gers et les Pyrénées !
Poursuivre sur la D7, puis la D953 jusqu'à Saint-Clar (58,1 km), village de caractère qui surplombe la vallée de l’Arratz au milieu de coteaux ensoleillés. Capitale de l’ail blanc que l’on trouve en abondance pendant l’été sur les marchés et lors de la fête de l'ail et du concours de l’ail. Saint-Clar de Lomagne est en une ancienne bastide fondée en 1274 par partage entre Edouard 1er d'Angleterre et l'évêque de Lectoure Géraud de Monlezun.
Les ruelles du vieux Saint-Clar incitent à la promenade, la bastide comporte deux places à arcades, ou "cornières", fait rarissime, non éloignées l'une de l'autre. Au centre de Saint-Clar se trouve la place de l'Hotel de Ville avec sa "garlande" de belles maisons de pierre et sa halle aux piliers de bois créée au XIIIe siècle.
La visite des lieux se poursuit par la découverte du castelnau, avec sa vieille église surmontée d'un beau clocher, ses maisons anciennes à colombages, et son charmant jardin des quatre saisons, ainsi que le chemin de ronde qui permet de découvrir la campagne environnante. La Maison de l'Ail, installée dans une ferme typique du hameau de Barban, abrite une exposition sur l'histoire et la culture de l'ail.
Après vos visites à Saint-Clar continuer vers le prochain village classé "Plus beau de france", le village de Sarrant via la D40 (79 km). Sarrant, situé sur la voie romaine Toulouse-Lectoure, longeant la rive droite du Sarrampion, figure sur les cartes de l’Empire romain, sous le nom de Sarrali (table de Peutingër).
Au XVe siècle, trois châteaux existent dans la juridiction. Le château de Savailhan, appartient à la famille de Mauléon. Denis de Mauléon est un fidèle compagnon d’armes et ami d’Henri de Navarre. Le château de Reychac, aujourd’hui disparu, appartient au baron Jean-Jacques de Reychac. Le château de Cédailh, tout proche du village, est habité par Jean de Cédailh, bourgeois et marchand de Beaumont-de-Lomagne.
Fait remarquable, probablement unique en Gascogne, une importante confrérie de musiciens à Sarrant sous l’égide de Notre-Dame de la Visitation, dont beaucoup sont aveugles, s’est développée au cours du XVIe siècle. Les maîtres violons de Sarrant forment des apprentis venus de tout le pays, du Béarn, du Pays basque, ainsi que du Roussillon, alors espagnol.
La charmante cité médiévale de Sarrant, de forme circulaire, est construit autour de son église, placée sous le patronage de St Vincent d’Agen. Il a succédé à un habitat du haut Moyen-Âge, édifié sur un site antique. Sa porte fortifiée du XIVe siècle, ancienne porte de ville surmontée d'une tour carrée, ses jolies maisons à encorbellements et colombages, ainsi que son église Saint-Vincent, sont autant d'attraits à découvrir en flânant.
Face à la porte de ville, la chapelle de Notre-Dame de la Pitié, édifiée au XVIIe siècle, renferme une émouvante Piéta du XVIe siècle, en bois doré à la feuille d'or. Un jardin médiéval, avec légumes anciens et plantes aromatiques et médicinales, complète agréablement la visite. Non loin du village, surplombant la Gimone, se dressent les tours du château de Savaillan.
La prochaine étape sur sera Lavardens via la D103 (122 km), le village fait partie de la Communauté d’agglomérations “Grand Auch Coeur de Gascogne”. Le village de Lavardens est un castelnau construit autour de son château féodal et de son église. Ils forment un ensemble harmonieux et équilibré dans un environnement de collines où les champs cultivés côtoient des zones boisées.
Fief des Comtes d'Armagnac au XIIe siècle, le Château de Lavardens fut reconstruit au XVIIe siècle. par Antoine de Roquelaure, compagnon et ami d'Henri IV, pour l'amour de sa vie, Suzanne de Bassabat. Le Château de Lavardens présente des prouesses architecturales uniques telles que les tours sur trompe.
Lavardens se masse au pied de cette imposante bâtisse. En flânant dans le village médiéval très bien restauré, on découvrira ?dans les étroits carrelots, les vestiges des remparts et les tours quadrangulaires de l’enceinte. Lavardens vous dévoile ses ruelles médiévales, où se mêlent des maisons au charme typiquement gersois.
La route passera par Valence-sur-Baïse via la D930 (143 km), ancienne bastide perchée fondée en 1274 en paréage par l'abbé de Flaran et le comte d'Armagnac Géraud VI. Située à la confluence de la Baïse et de l'Auloue. Construite sur un promontoire de 600 m et 150 m de large dominant la vallée de plus de 60 m, elle était entourée d'une ceinture de murailles hautes de 8m dont subsistent d'importants fragments sur tout le pourtour.
Sur les quatre portes originelles qui permettaient l'accès à la bastide de Valence-sur-Baïse seule subsiste la porte dite de l'Hérisson où porte d'Espagne. La place carrée est bordée sur trois côtés de couverts, sauf au nord ouest où se trouve l'église du XIVe siècle en partie remaniée et flanquée de deux tours. Ne partez pas sans être monté au clocher d’où se déroule la belle campagne de la Ténarèze !
Vous pouvez aussi visiter la magnifique Abbaye de Flaran, fondée en 1151 dans la vallée de la Baïse, joyau de l'Art cistercien, c'est l'une des abbayes cisterciennes les mieux préservées du sud-ouest de la France. Les bâtiments monastiques et les jardins des XIIe-XVIIIe siècle, sont la parfaite illustration d'un ensemble cistercien.
Pour finir ce circuit des "Plus beaux villages du Gers, direction Montréal-du-Gers par la D142 (162 km). Bastide créée au XIIIe siècle sur l'emplacement d'un ancien camp fortifié romain dont elle conserve de nombreux témoignages. Bâtie à même le roc sur un promontoire dominant la petite vallée de l'Auzoue, elle fut amenée à remplir un rôle stratégique de verrou placé entre les domaines français et anglais à l'époque de la guerre de Cent Ans.
Montréal-du-Gers est située sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de l'abbaye de Flaran et l'étape suivante est Lauraët. De son passé, Montréal-du-Gers conserve un riche patrimoine : enceinte fortifiée, porte de la ville en ogive, maisons à colombages, place entourée de solides arcades de pierre, passages étroits desservant les différents îlots de la bastide.
La Collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques de Montréal-du-Gers, elle a été érigée sur les restes d'un première église dédiée à la Vierge. Elle possède une mosaïque gallo-romaine. Montréal-du-Gers doit également sa notoriété à la villa gallo-romaine de Séviac toute proche. Le musée archéologique du village offre un avant-goût très intéressant de ce que l'on peut découvrir sur le lieu des fouilles, à 5 mn de là.
Retour sur Fourcès via la D29 (168 km).