Saint-Bertrand-de-Comminges fait partie des lieux emblématiques sur les routes touristiques du département de la Haute-Garonne : Grand Site de Midi-Pyrénées, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. L’histoire connue est très riche, 2000 ans qui conditionnent aujourd’hui l’organisation urbaine, paysagère, architecturale et touristique du site.
C’est par les ruines de l’antique cité romaine de Lugdunum que débutera votre voyage dans le temps. L’origine urbaine est romaine avec l’implantation d’une cité dans cexs lieux dès 72 après J.C. par Pompée. Cette position au pied du rocher est encore aujourd’hui très importante avec les fouilles mis à jour dès le début du XXe siècle.
Au pied de la colline, route de Valcabrère, dévouvrer la ville antique : Lugdunum-Convenae, se déployant sur 30 hectares. Elle comptait de 5.000 à 10.000 habitants et abritait un temple, des thermes, un théâtre antique. Aujourd’hui demeurent les vestiges. Les objets retrouvés lors des fouilles sont rassemblés à l’espace d’exposition archéologique Les Olivétains II.
Le temple, édifié en marbre des Pyrénées, était vraisemblablement dédié au culte de Rome et de l'empereur. Le forum, articulé sur une vaste cour à portique, représentait le cœur économique et politique de la cité : ce grand édifice était ceint d'une galerie sur laquelle donnaient des boutiques. Du théâtre ne subsistent que peu de vestiges, tandis que la basilique chrétienne originelle conserve quelques sarcophages.
Tout à côté se trouvaient les thermes, avec leur piscine extérieure et leurs bains d'eau tiède et froide.
La basilique Saint-Just, en pleine campagne est un pur joyau de l’art roman. Cette église romane a la particularité de présenter des pièces d'architecture et de sculpture prélevées in situ, sur le site archéologique majeur de Lugdunum-Convenae. Elle est aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, au titre des chemins de Compostelle en France.
La basilique Saint-Just de Valcabrère était, elle aussi, un but de pèlerinage au Moyen Âge et une étape vers Compostelle, comme l’a prouvé la découverte en 1983, dans l’abside nord, de la tombe d’un pèlerin mort dans la première moitié du XIVe siècle – selon les pièces de monnaie trouvées à ses côtés –, et inhumé avec son bourdon et une coquille Saint-Jacques.
Puis, vous entrez dans la cité médiévale de Saint-Bertrand-de-Comminges. Les maisons à colombages des XV-XVIe siècles témoignent encore de la grandeur de la cité épiscopale. Entre le Ve et le XVe siècle, l’urbanisation gagne la colline au gré des troubles de l’empire romain, des occupations barbares et des édifications religieuses dont la Cathédrale gothique du XVe siècle au sommet du piton rocheux.
Là, poussez donc la lourde porte de la cathédrale Sainte-Marie, étape sur le chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La cathédrale Sainte-Marie, bâtie sur un éperon rocheux, se repère de loin. Edifiée au XIIe, dont subsistent
encore l’imposant clocher de 33m, le portail avec son tympan orné d’un décor représentant « l’adoration des mages ».
L’architecture romano-gothique est élégante, les vitraux Renaissance, le chœur de stalles sculptées et les orgues du XVIe siècle remarquables, le cloître roman intime…L’orgue dispose d’un buffet d’angle, une pièce plutôt rare.
On pénètre dans la ville haute par la porte Majou ou la porte Cabriole. La porte Majou était au Moyen Age l’entrée principale de la cité épiscopale. A l’extérieur on trouve les armes du Cardinal Pierre de Foix (1422-1451).
Le périmètre de la ville haute possède un caractère à prédominance médiévale. Trois rues principales dont la Rue Majou traversent le bourg pour converger vers le point central et culminant de la Cathédrale et de sa place. La ville haute comptait des boutiques, auberges, celliers, forges et autres artisanats.
Il faut y ajouter des maisons particulières, les étables, les près, les vignes, les jardins qui sont mentionnés dans les actes de fondations d’obits. Il faut imaginer cette cité avec ses rues étroites et montantes. La rue Majou fait face à l’Eglise et elle est nommée "rue Porte Majou" au XVIème siècle. Cet axe constitue l’ancien itinéraire majeur qui filtre les étrangers à son point de contact avec l’extérieur.