Sortir de Lannemezan pour prendre la direction de La Barthe-de-Neste via les D939 et D929 (6,1 km). On suppose la présence de l’homme à l’époque préhistorique dans la région de La Barthe. Les cavernes de Lortet ont révélé des bois de rennes finement travaillés et les fouilles aux alentours, sur la bande qui constitue le Plateau, ont permis de découvrir des outils et des armes de bronze, mêlés à des ossements et à des urnes de terre rouge.
La Barthe-de-Neste est implantée dans un lieu de carrefour, au pied du Plateau de Lannemezan et à l’entrée des vallées de Neste et d’Aure. Une situation stratégique qui compte depuis le Moyen Age.
La Barthe-de-Neste fut le siège de l'ancien comté d'Aure puis siège du district des quatre vallées. Vestige de ce flamboyant passé, une partie de l'imposant donjon du château rasé sur l'ordre du roi Henri IV subsiste avec une petite basse-cour et des murs renversés.
Un établissemnt thermal était en activité au XIX eme siècle sur la commune, il n'en reste qu'une fontaine et son lavoir, appelé la fontaine aux Chiens, elle a la particularité d'être alimenté par cette eau qui fit les beaux jours du thermalisme.
Poursuivre vers Izaux en restant sur la D929 (9 km), petit village installé sur les terrasses de la Neste sur la rive gauche. Izaux semblerait avoir été créé sous l'appellation "Izeaux" vers 1398, lorsque Jean de Labarthe transmis ses terres à son plus proche parent, Bernard VII, comte d'Armagnac.
L'ancienneté du village est attestée par l'existence de tumuli, et surtout, d'une importante et luxueuse villa gallo-romaine occupée aux 3ème et 4ème siècles, comprenant une installation d'eau très complexe. Un cimetière datant du haut Moyen-Age, puis une chapelle romane, Notre Dame des Barthes, auraient pris la place de la nécropole de la villa. Mais ces vestiges sont propriété privée.
Izaux offre l'originalité d'un village-rue, a voir l'église paroissiale Saint-Lizier d'Izaux du XIXe. Moulin à eau et pour les plus courageux , le bord de la rivière, en parcourant la D.78 de Hèches à La Barthe de Neste est une agréable promenade.
Poursuivre en direction d'Esparros via la D77 (17,3 km) blotti contre la montagne des Baronnies, un magnifique massif calcaire culminant à 1921 mètres (Signal du Bassia).au cœur de la vallée. Ancien siège de la Baronnie d’Esparros, le village d'Esparros se situe au pied de la route touristique du Col de Coupe. Un joli point de vue, vous attend. Le village est connu pour le Gouffre d’Esparros.
Le gouffre compte parmi les plus beaux sites souterrains par la beauté et la profusion de ses cristaux, véritables fleurs de pierre. Ne quittez pas Esparros sans avoir admiré l'église de l'Assomption d'Esparros et son retable dû à Jean Ferrere.
Revenez sur vos pas, puis sur la gauche prendre la direction de Labastide, village typique des Baronnies à l’habitat traditionnel. Situé au pied du Col de Coupe, blotti au fond d'une vaste dépression. Il y a 15 000 ans, un groupe de chasseurs nomades a séjourné régulièrement à Labastide, dans la vallée des Baronnies au cœur des Pyrénées.
Ces hommes ont laissé dans une grotte secrète, de magnifiques témoignages et trésors : plus de 200 gravures de bisons, chevaux, lions, oiseaux, hommes… et une magnifique peinture polychrome d'un cheval quasi à taille réelle.
Un ensemble géologique particulier comportant trois grottes dont : une grotte-perte ou un ruisseau disparaît avant de ressurgir à Esparros après un parcours souterrain de 1,5 km, une grotte préhistorique qui recèle des trésors de la préhistoire notamment une peinture de cheval polychrome et de nombreuses frises de chevaux et bisons. C’est un site classé Monument Historique qui est protégé et ne se visite pas.
L'espace préhistorique de Labastide permet de découvrir le passé magdalénien de la localité. Il vous propose de partir sur leurs traces et de découvrir dans un site géologique exceptionnel, leur mode de vie et leur culture au cours d’une visite très ludique mais aussi riche en découvertes et enseignements pour les petits et les grands.
Avant de reprendre ce circuit, admirer l'église Saint-Vincent de Labastide. Puis, se direiger vers le village de Lortet via les D26 et la D929 (26,6 km). Le village est installé au bord de la Neste puis s‘est développé par la suite sur la route des vallées. Dominé par une imposante falaise percée de cavités naturelles ayant été aménagées et fortifiées qui de tous temps, a été utilisée par l'homme.
La commune de Lortet est connue pour ses grottes, l'une, découverte en 1873, recelant des vestiges préhistorique, l'autre fortifiée au XIIe siècle. En effet, l’occupation de Lortet remonte à la Préhistoire. Une grotte aujourd'hui protégée et fermée a récélé un mobilier archéologique qui compte parmi les trésors de la préhistoire : le fameux baton de renne sculpté aux cerfs et saumons.
Au Moyen Age, ce sont les grottes de la falaise de Lortet qui vont êtres fortifiées et c’est un véritable château fort qui a été adapté à un élément naturel. L’accès est interdit pour des raisons de sécurité, importants risques de chute et préservation du site.
La prochaine étape sur la route "de l'ère préhistorique à l'ère numérique" dans les Hautes-Pyrénées sera Montoussé via la D78 et la D142 (33,2 km). Cette étape proposent un voyage dans l’histoire et offre un magnifique point de vue sur la vallée de Neste, les Pyrénées et le Plateau de Lannemezan.
Montoussé a en effet, une histoire très riche : Des gisements paléontologiques tels des ossements de rhinocéros datant du pléistocène, ont été
découverts. Au Moyen Age, un château fort installé sur le haut de la colline "Le Monts aux Ours" dominant le village va contrôler toute la vallée de Neste. L’accès se fait depuis l’église de Montoussé et le lieu dit «le Paty». Montée à travers bois vers les vestiges. Prévoir chaussures à crampons.
Ce lieu incite par son côté sauvage et préservé, à la rêverie. Il vous offre une vue exceptionnelle sur la vallée de la Neste, le Pic du Midi de Bigorre et la chaîne des Pyrénées. Le caractère exceptionnel du château de Montoussé réside dans le fait que ses fortifications ont été utilisées à des fins guerrières jusqu’à la seconde guerre mondiale.
Le château de Montoussé fut la propriété des Rois de France depuis le XIIIème siècle jusqu’en 1789. Démantelé par les Rois de France au début du XVII° siècle, le château va subir au fil des siècles les outrages des hommes et du temps jusqu’au coup fatal porté par une compagnie SS, durant le second conflit mondial, qui dynamitera le donjon et la tour sud pour installer un poste DCA.
A voir sur la commune de Montoussé : l'église Notre-Dame de Montousséet la chapelle Notre-Dame-de-Nouillan. La chapelle semble avoir été érigée sur un ancien temple païen, à l'époque romaine les dieux honorés sont Mars, Ergé et Balex...
Votre périple vous mènera à Nestier via la D26 (40 km) dans la région historique de la Gascogne. Nestier abrite sur une colline nommée Mont Arès un calvaire très original. Le Mont Arès est un ancien lieu de culte païen. Onze oratoires de pierre et chaux ont été bâtis à cet endroit, selon les techniques
paysannes locales, vers 1855-1860.
L'histoire de Nestier est marquée par la Préhistoire avec les vestiges de la grotte néandertalienne du cap de la Bielle. Le village de Nestier a eu trois châteaux différents selon les époques : le château primitif le Castéra, le château du Moyen Âge ou château fort sur motte appelé Eth Castérot et le château moderne Eth Castèth.
Le Castérot, fortification modeste contenant l'habitat villageois, est composé essentiellement d'une tour-réduit protégée par une enceinte et dépendante de la chapelle qui a donc une fonction proche de celle du donjon. Le clocher actuel, restauré en 1901, aurait été bâti sur les ruines de cette tour ou donjon primitif. Quant au dernier château, Eth Castèth, il est construit dans la plaine en 1579 au-dessous de la butte du Castéra.
Prendre la direction d'Aventignan en restant sur la D26 (43,6 km) où se trouve deux Grottes : la Grotte de Tredjaloungo. Grotte sépulcrale de la fin de l'âge du fer, découverte par Norbert Casteret en 1957, à quelques centaines de mètres au sud de la grotte de Gargas. Composées de deux grottes distinctes, les grottes de Gargas sont les seules grottes ornées du département des Hautes-Pyrénées ouvertes au public.
L'église Saint-Sernin d'Aventignan mérite aussi votre attention. Portail de l'ancienne église, repris dans le mur sud de l'église actuelle. À l'intérieur, des éléments du mobilier datant du XVIIIe siècle.
Continuer en direction de Valcabrère (52,1 km) située en rive gauche de la Garonne, au pied des Pyrénées dans le Comminges en Haute-Garonne. En bordure de la route D26 subsistent les restes d'une pile funéraire romaine.
La basilique Saint-Just de Valcabrère est un édifice de style roman des XIe et XIIe siècles, l’une des plus belles églises romanes de la région. Elle fait partie des 71 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'humanité "au titre des chemins de Compostelle en France".
La basilique est entourée d'un cimetière dont le portail d'entrée date du XIIIe siècle. La tour Castet Bert de la fin du XIe siècle présente des éléments de remploi du site antique voisin de Lugdunum Convenarum.
Après la visite de Valcabrère, revenir sur vos pas pour un nouveau voyage dans le temps à Saint-Bertrand-de-Comminges (54,3 km). Surnommé le Mont Saint-Michel des Pyrénées et classé comme l'un des "Plus beaux villages de France". Ce voyage débute à l’Antiquité, dans la cité romaine de Lugdunum, fondée il y a plus de 2000 ans…
Déjà à l’époque, Saint-Bertrand-de-Comminges est prisée pour son emplacement idéal au pied des Pyrénées, entre plaines et montagnes. La ville traverse le temps et les époques mais disons-le, la période médiévale a clairement propulsé le village à son apogée. Située sur la colline et surplombant le site antique et la vallée, la vieille ville est un adorable dédales de ruelles.
Les portes médiévales succèdent aux magnifiques maisons à colombages, typiques de Saint-Bertrand-de-Comminges. Vous l’aurez sûrement repérée dès votre arrivée : l’imposante Cathédrale Sainte-Marie, chef-d’oeuvre de l’art romano-gothique domine avec majesté le village de Saint-Bertrand-de-Comminges et ses alentours.
Portez votre attention sur les tronçons de l’ancien rempart gallo-romain que l’on peut encore admirer dans certaines rues du village. Dernière étape de votre passage à Saint-Bertrand-de-Comminges : les Olivetains, un ancien couvent transformé en office de tourisme et centre culturel. La riche histoire de la cité qui permet de suivre l’évolution de Saint-Bertrand-de-Comminges, de l’Antiquité à nos jours.
Au cœur de la Barousse, vous trouverez le village médiéval de Barmevaque via la D925 (62,8 km). Sur un promontoire rocheux, à quelques dizaines de mètres du village de Bramevaque, s’élèvent les ruines d’un château. On le signale comme ayant appartenu aux comtes de Comminges. Situé sur le Mont Sacon, il domine la vallée de l’Ourse entre Mauléon-Barousse et Saint-Bertrand de Comminges.
Signalé depuis la grande route de la vallée, le Château des Comtes de Comminges du XIe et XIIIe.siècle mérite un détour. En accès libre, un escalier à l’intérieur du donjon vous permettra d’admirer le panorama sur la Barousse.
Dans le village de Barmevaque, flaner dans les rues avec ses petites maisons aux toits orange et admirer la petite église romane du XIIe siècle. Par un escalier extérieur, accès au clocher-pignon. Au pied d’un très vieux tilleul, pierre funéraire de granit représentant une salamandre, emblème de François 1er.
Passer par Mauléon-Barousse (65,7 km). Le nom de Mauléon-Barousse est un nom transféré. Il provient de Mauléon-Soule au Pays basque dans les Pyrénées-Atlantiques depuis que, vers 1120, un seigneur de Soule a acquis par mariage la seigneurie de Barousse pour moitié.
La tour pentagonale située à côté du château de Mauléon date du XIe siècle. La Maison des sources, abrite un musée de l'eau avec une exposition permanente et des bornes interactives. A voir l'église Saint-Laurent du XVIIIe siècle, et les ruines d'une chapelle gothique. A la sortie du village sur la route de Ferrère , situé au bord de l'Ourse de Ferrère, se trouve le gouffre de la Saoule (cascade sous une voûte).
Traverser le village de Siradan via la D924 (70,6 km), a découvrir : l'église de l'Assomption, elle présente plusieurs remplois de pierres sculptées gallo-romaines parmi lesquelles un bas-relief représentant un buste d'homme et un ancien lavoir.
Remonter vers Loures-Barousse via la D825 (78,4 km). Quoique des vestiges archéologiques datant du néolithique aient été trouvés sur le territoire communal, le village de Loures-Barousse semble relativement récent.
Si certains bâtiments présentent des remplois de vestiges gallo-romains importés du site de Saint-Bertrand-de-Comminges / Valcabrère, la construction la plus ancienne de la commune de Loures-Barousse est la ferme de Palouma d'époque Louis XIII. L'église actuelle possède une vierge en majesté et un Saint-Blaise vraisemblablement du XVIème siècle.
Reprendre votre circuit en direction de Montréjeau via la N125 et la D825 (87,7 km). La commune de Montréjeau est née sous la forme d'une bastide créée par le traité de paréage entre Eugène de Beauharnais et Arnaud d'Espagne-Montespan, en 1272. ?La position du site présente de nombreux avantages. Proche de la cité épiscopale de Saint-Bertrand, au confluent de la Neste et de la Garonne, Montréjeau commande aussi la route d'Espagne.
Aujourd'hui, l'ancienne bastide de Montréjeau continue d'attirer les visiteurs de passage par la richesse de son patrimoine architectural qui témoigne d'une histoire illustre. En vous promenant dans la commune, vous pourrez admirer l'église Saint-Jean-Baptiste Construite au XIIIe siècle, l'église Saint-Jean-Baptiste connaît une campagne de reconstruction au XIVe siècle suite à l'incursion des troupes anglo-gasconnes du Prince Noir.
Non loin, la chapelle Sainte-Germaine mérite également un arrêt pour admirer son incroyable architecture. Le château de Valmirande, de style néo-Renaissance, a été édifié à la fin du XIXe siècle. Non loin, une tour médiévale a été construite pour accueillir un calorifère à vapeur, et au château est rattachée une charmante chapelle avec de très beaux vitraux et marbres.
Vous pourrez aussi découvrir, l'ancien hôtel du Parc du XIXe siècle et la Halle Le Maresquier de 1939, l'hôtel de Lassus date de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ne manquez pas d'apprécier le pont sur la Garonne inscrit aux Monuments Historiques ou la chapelle du séminaire construite en 1934.
Pour le retour, passer Cantaous via la D817 (100,2 km). A voir : l'église de l'Assomption de Cantaous et les lavoirs. Puis suivre la direction de Lannemezan (106,4 km).