A l’origine, la colline de Lauzerte était un oppidum gaulois. Son nom actuel date des environs de l’an Mil. Tiré du latin “lucerna”, lampe, il désigne une position idéale, visible de loin comme une lumière. A la fin du XIIe siècle, le comte de Toulouse reçut la colline en don afin d’y bâtir un castelnau, une cité protégée par un château.
La fondation, d’un intérêt stratégique et économique, connut un succès immédiat. Deux cents lots à bâtir furent distribués aux colons, attirés par les libertés consenties. La bastide de Lauzerte, vers 1200, s’étirait le long d’une unique rue, au nord, tandis qu’un chemin contournait le plateau au sud. Entre les deux, l’espace fut rapidement occupé et la place créée sur le modèle de Montauban. Des faubourgs achevèrent plus tard l’urbanisation du site fortifié.
Après une longue période de déclin, le bourg, excentré, sembla quelque peu s'endormir dans sa lointaine vallée. Mais depuis quelques décennies, les façades s'embellissent, les manifestations culturelles se multiplient, sous l'impulsion de la municipalité et de nombreuses associations. Halte privilégiée sur les chemins de St-Jacques de Compostelle, cité commerçante, peuplée et riche, comme en témoignent ses maisons médiévales, Lauzerte reste aujourd’hui l’un des plus beaux et des plus exemplaires catelnaux de hauteur fondés dans le Midi.
Du haut de son rocher, la cité médiévale de Lauzerte est une étape touristique incontournable sur les routes touristiques du Tarn-et-Garonne. La ville haute, exemplaire de l’architecture médiévale, organise ses maisons autour de l’église St-Barthélemy et de la place des Cornières, l’une des plus belles de la région. Les remparts évoquent le rôle joué par Lauzerte, tiraillé entre les Anglais et les Français lors de la guerre de Cent Ans.
Les demeures anciennes, de style gothique ou d’époque Renaissance, rappellent que Lauzerte fut aussi un paradis pour riches magistrats et marchands prospères. Ces derniers savaient défendre le privilège de leur qualité de vie.
Cette bastide médiévale abrite en son coeur une superbe place à cornières, de dimensions modestes mais véritable lieu de vie et bordée d’arcades en plein cintre, en anse de paniers entourée de vieilles maisons en pierre du XVe au XVIIIe siècles et à pans de bois.
A l'une des extrémités de la place, une œuvre artistique surprenante "le coin relevé" apporte une touche pleine d'originalité. Le coin relevé de la place des Cornières : original, insolite, il ne laisse personne indifférent. Création artistique réalisée fin 1988 avec pavés de grès, bordures de calcaire, structure en béton armé de 4 tonnes en porte à faux et carrelage industriel.
A côté, l'église Saint-Barthélemy mérite votre visite pour son splendide retable baroque en bois doré. L’église Saint-Barthélemy possède un clocher carré très sobre et présente deux façades des XIVe et XIXe siècles abrite notamment des stalles, tableaux, retable baroque, lambris peints attribués à Joseph Ingres, orgue de chœur intéressants…
Dans la maison des marchands, rue de la Gendarmerie, les boutiques occupaient le rez-de-chaussée, offrant à la clientèle les draps de lin du Quercy avec les épices venues des Indes, le blé ou le vin de Cahors. Ces commerçants s'adonnaient à l'usure, prêtant aux Anglais le paiement des rançons des prisonniers. Dans la même rue, les avancées de la maison à colombages rappellent que cette manière de construire économisait sur l'impôt.
Après avoir arpenté les rues de la Mairie et de la Gendarmerie, toutes deux jalonnées de jolies demeures, direction la barbacane et son vaste panorama sur les paysages vallonnés du Quercy Blanc. L’esplanade remplace la Barbacane, ouvrage défensif qui protégeait la Porte d’Auriac,
Non loin de là, il faut également voir pendant votre promenades, le Jardin du Pèlerin classé jardin classé remarquable qui se présente comme un jeu de l’oie qui retrace l’histoire et le parcours initiatique du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle et dont l’entrée est libre toute l’année.
Autres curiosités de Lauzerte, la Grand Rue et la rue de la Garrigue, bordées de maisons médiévales, la place de la Brèche, les rues de la Mairie et du Château et leurs vestiges médiévaux , la place du Château, la promenade de l’Eveillé, l’Eglise des Carmes…
Lauzerte est également la cité de Jacques Buchholtz, céramiste d’art de renommée mondiale dont les œuvres de céramique se laissent admirer au fil des rues médiévales. Dernière originalité très insolite, une quinzaine d’enseignes en fer forgé façonné par Sylvain Soligon, ancien ferronnier d’art et dont le fils Didier perpétuent la tradition.
On peut ensuite partir à la découverte du riche patrimoine de ce site pittoresque, surnommé la « Tolède quercynoise ».