Sans oublier la pittoresque église Saint-Pierre, un petit édifice roman transformé en 1550 en ensemble gothique méridional et autour de laquelle s’est construit le village ou la chapelle Saint-Jacques, joyau de la cité et son ensemble de 20 statues gothiques du XVe siècle. Commandée par Louis
1er d’Amboise, évêque d’Albi cette œuvre est unique en Europe.
Prendre la direction de Salles via la D91 (6,8 km). A découvrir l'église Saint-Sauveur du XIIIe siècle avec trois chapiteaux romans historiés et quatre statues en bois polychrome du XVIe siècle représentant quatre vertus (justice, espérance, force, charité) et provenant probablement de l'ancien buffet de l'orgue de la cathédrale d'Albi.
Poursuivre vers Saint-Marcel-Campès (12,6 km) bordé par les eaux paisibles du Cérou. En 1212, en pleine Croisade contre les Albigeois, cette forteresse réputée imprenable résista aux armées de Simon de Montfort qui, malgré tout, la rasa. L’on raconte que les survivants vinrent se réfugier sur le Puech de Mordagne, contribuant ainsi, dix ans plus tard, à la fondation de Cordes. A voir : le château Labistoul.
Continuez en direction de Laparrouquial via la D80 (15,4 km). Découvrez un paysage verdoyant, un territoire sauvage et authentique. Puis, Lacapelle-Ségalar, par la D29 (19,7 km) situé au coeur du Pays Cordais. Lacapelle-Ségalar fut rattaché à l’Albigeois, dont la partie nord-est appartenait au plateau du Ségala.
Lacapelle-Ségalar est une ancienne possession de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de la commanderie de Rayssac. Au XIe siècle, la fondation d’une chapelle, dédiée à Sainte Cécile, placée sous la protection de l’ordre des Hospitaliers, atteste de l’importance du lieu.
La prochaine étape de cette escapade dans les Puechs du Ségala sera Saint-Martin-Laguépie via la D29 et D922 (24,7 km). Situé à la limite avec celui du Tarn et Garonne, le village dispose d’un imposant château qui surplombe la rivière Viaur. Cette forteresse occupe depuis toujours une position stratégique, source d’une histoire riche et mouvementée.
En effet, détruit à plusieurs reprises lors de célèbres conflits tels que la croisade contre les Albigeois, la guerre de Cent Ans…, ce château a toujours été rebâti. Sa construction originelle remonte approximativement avant l’an mil. En 1212, Simon de Montfort incendie puis rase l’édifice ; Reconstruit, il appartient successivement à Raymond VII Comte de Toulouse, puis à Bernard de Penne durant trois siècles.
Pendant la guerre de Cent Ans qui enflamme le Sud-Ouest, le Viaur devient une frontière entre le royaume de France et celui d’Angleterre. Le traité de Brétigny remet le monument aux Anglais pour une trentaine d’années. Rasé à nouveau en 1592 par le Duc de Joyeuse, le château est relevé en 1598 mais, à la Révolution française, il est pillé par les habitants de la région.
A présent, prendre la D9 et la D27 jusqu'à Saint-Christophe (33,3 km), puis Le ségur via la D27 (41,8 km). Petit village médiéval situé sur le plateau du Ségala. Faire une pause à Montirat via la D80 et D73 (52,6 km), ancien village fortifié qui fut propriété des évêques d'Albi. Ancienne halte des pèlerins venant de Conques, ses origines remontent au IXe ème.
L'église paroissiale Saint-Jacques de Montirat est une ancienne halte des pèlerins venant de Conques. Le village a connu une histoire mouvementée, parfois riche, parfois malheureuse, souvent tragique, inscrite dans le rocher sur lequel il est discrètement assis.
Tout près, Lagarde-Viaur dans son décor théâtral à mi-flanc des pentes du Viaur a toujours été le village le plus peuplé de la commune de Montirat. Dans cette commune, deux passages permettaient autrefois de traverser le Viaur et de communiquer avec le Rouergue voisin. Au XVIIIe siècle, il n'existait pas encore de pont et la traversée s’y faisait au moyen d'un bac. Après une passerelle de bois en 1860, un pont de pierre y sera construit en 1875.
Passez au lieu-dit Canezac, (55,3 km) où se trouve une stèle édifiée conformément au vœu du conseil général du Tarn en date du 16 avril 1934, dédiée "aux ancêtres d'Honoré de Balzac". À proximité, à La Nougayrié, se trouve en effet la maison natale de Bernard-François Balssa, père de l'écrivain.
Poursuivre vers Mirandol-Bourgnounac via la D53 (61,1 km) situé dans la Vallée du Viaur. Le Viaur prend sa source sur le plateau du Lévézou au Puech del Pal, dans l'Aveyron. Il mesure 168 km. Il se jette dans l'Aveyron à Laguépie, commune du Tarn-et-Garonne. Le Viaur doit son nom aux Romains qui, autrefois, nommaient cette rivière la voie de l'or et avec le temps donna le nom de Viaur.
Vous pourrez découvrir l'église Notre-Dame, le Moulin de Pignac, le Pont de Cirou, le Pont de la Calquière, le vieux Mirandol, l'ancien château de Mirandol, vestiges de l'activité d'antan sur cette zone frontalière entre Tarn et Aveyron.
Passez Almayrac via la D905 (67,3 km), puis retour sur Monestiés par la D72 (76 km).