Plusieurs bâtiments ont été construits par les moines dans un périmètre proche de l’abbaye elle-même.
L'église Saint Constance – Saint Bernard
L’église est le petit bâtiment blanc de droite, l’entrée du monastère se faisant à gauche de cette église, et l’église monastique, plus grande, est en clôture et donc non accessible au public. C’était une petite église à une nef et trois fenêtres en demi-lune comme elle fut représentée par Père Eugène Arnould dans sa biographie de Dom Dominique Lacaes.
En 1847, Dom Dominique Lacaes souhaita construire une petite église à proximité de la porterie de l’abbaye, car les usages de la congrégation cistercienne interdisaient l’accès de l’église abbatiale aux dames, puisqu’elle était à l’intérieur de la clôture monastique. Cette église, l’église Saint Constance, fut terminée en 1849, mais bénite par Dom Dominique le lendemain de Noël 1848. On introduisit dans l’autel les reliques de Saint Constance, martyr du IIIème siècle que l’abbaye avait reçues deux années plus tôt.
En 1870, l’église Saint Constance fut reconstruite, par les soins du cellérier Père Albéric Leurèle qui succédait à Père Athanase Itsweire qui venait de décéder. En réalité on construisit une nouvelle église, autour et par-dessus l’ancienne. Quand les murs et la toiture furent terminées, l’on détruisit l’ancienne église. Il suffisait alors d’aménager et de peindre l’intérieur pour avoir un édifice tout neuf. Les dégâts à l’église Saint Constance furent également importants à la fin de la guerre 1914-1918. Les dégâts furent rapidement réparés, mais les cicatrices restèrent visibles. Le petit clocher de l’église quant à lui ne fut pas réparé.
Le chevet de l’église fut abîmé à la guerre 1939-40, en 1947 on agrandit l’église en lui ajoutant une travée et un petit sanctuaire.Le 20 août 1990, à l’occasion de l’ordination sacerdotale de Frère Jean-Pierre Saumon à l’Abbaye du Mont des Cats, Mgr Vilnet, Évêque de Lille, a proclamé que l’Église changerait de saint patron à partir de ce jour. Désormais il ne s’agit plus de l’Église Saint Constance, pour s’appeler Église Saint Bernard. C’est de longue date que la « ducasse » du Mont des Cats est célébrée autour du 20 août, et à l’ombre d’une abbaye trappiste le changement de patronyme allait de soi.
L’Église Saint Constance prend alors les dimensions qu’elle a à ce jour. L’intérieur a également été modifié lors de l’agrandissement. En 2000 l’intérieur de l’Église a été restaurée et repeinte, ce qui donne un cachet tout neuf à ce lieu de prière toujours fréquenté sur le Mont des Cats.
L’Hostellerie ou Auberge du Mont des Cats
Il y avait un cabaret sur le Mont des Cats, propriété d’un certain Monsieur Vandenbrouck. Ce cabaret avait mauvaise réputation. Dès 1833 Père Nil fit construire un autre cabaret, un peu en retrait du monastère, afin d’y accueillir les visiteurs et les dames qui ne pouvaient loger dans l’hôtellerie du Prieuré. La première auberge est modeste. Il s’agit d’une petite maison à trois fenêtres en façade et un bâtiment de dépendances plus petit accolé sur la gauche.
Père Athanase Itsweire put racheter le cabaret de Mr. Vandenbrouck, et il le fit détruire, afin d’effacer définitivement la mauvaise réputation de ce lieu. En 1880, le cabaret du monastère est décrit comme suit dans un acte : « Cet immeuble comprend une maison à usage de cabaret et de magasin d’épices, des bâtiments de ferme et des terres ». Lorsqu’on reconstruisit l’abbaye en 1892-1894, on reconstruisit également l’auberge.
En 1900, l’auberge s’appelle alors « Le Grand Cabaret ». C’est là que furent vendus la bière et les produits laitiers du monastère. Ce bâtiment servait également d’auberge pour les voyageurs et les visiteurs. Le bâtiment s’appela « Estaminet Benault » avant et après la guerre 1914-1918. Après réparation des dégâts de la guerre, le bâtiment devint « Au Grand Estaminet ». Dans les années 1950 l’Estaminet devint « Hôtel Restaurant ».
En 1958 on y ajouta une aile supplémentaire, avec une grande salle pour des banquets, et de nouvelles chambres d’hôtel au-dessus.
La Chapelle de la Passion… et des fièvres
Dans le bois de l’Ermitage situé en face de l’abbaye se situe une jolie chapelle où vous pouvez découvrir la tradition des “loques”, encore vivace dans la région. La Korse Kapelle, la chapelle des Fièvres, également nommée “chapelle de la Passion”, permettrait de guérir d’une maladie si on vient attacher un linge à sa grille. La chapelle a été construite 1857, mais on a installé en 1896, au dos de la chapelle, une représentation du “tombeau du Christ”.
L’École du Mont des Cats
Monsieur Ruyssen avait stipulé, dans l’acte de donation, que les moines devaient assurer l’enseignement des enfants pauvres. Dom Germain Gillon avait commis, à cet effet, un religieux et un frère convers. Il semble que durant les premiers mois les enfants furent scolarisés dans le bâtiment offert par Monsieur Ruyssen, puisqu’on trouve trace d’une salle de classe au rez-de-chaussée et que l’étage est mentionné comme « chambres pour les enfants ».
Très vite un autre local fut aménagé, un peu à l’écart du bâtiment des religieux, dans le prolongement du bâtiment des Antonins. L’école fut ensuite transférée dans une petite maison dans la pâture derrière l’Auberge, peut-être dans l’ancien bistrot Vandenbroucke avant de le détruire. En 1839, sous le priorat de Père Athanase Itsweire, un bâtiment pour l’école fut construit sur la route de Godewaersvelde, et l’enseignement fut assuré dès cette époque par Mlle Jeanne Schercousse. La moitié de ce bâtiment existe toujours, et fait office de maison d’habitation en cours de restauration (avril-juin 2012).
En 1865 Dom Dominique Lacaes fit construire une chapelle à l’école. Elle se trouvait dans le prolongement du bâtiment Est, comme une grotte creusée dans la pente du Mont. Après la mort de Dom Dominique (5 Janvier 1883) les locaux de l’école furent jugés trop étroits pour le nombre d’élèves qui allait sans cesse croissant. Il fallait construire une nouvelle école. A partir de 1895 l’école du Mont des Cats eut un nouvel essor grâce à l’arrivée de Filles de l’Enfant Jésus de Lille.
Après la guerre, le Père Abbé rappela les filles de l’Enfant Jésus sécularisées et on vit revenir, en 1921, Sœur Désirée, Sœur Victoire, Sœur Marie-Eugène et Sœur Marie. Depuis 1921, l’école n’a cessé de fonctionner, mais le manque de vocations obligea les religieuses à s’adjoindre des institutrices séculières. L’établissement comprenait alors trois classes, mais le nombre d’enfants s’étant accru, une quatrième classe fut construite en 1957, l’effectif s’élevait alors à plus de 160 élèves, garçons et filles. Le manque de religieuses s’étant accentué, la maison-mère des filles de l’Enfant Jésus fut dans l’obligation de retirer les religieuses, qui quittèrent le Mont le 3 Juillet 1974 après près de 80 années de dévouement. L’école continua à fonctionner, mais avec du personnel salarié.
En août 1996, il fallut construire de nouveaux sanitaires à l’intérieur de la 4ème classe, devenue libre puisqu’il n’y avait plus que trois classes en activité. Deux ans plus tard l’Inspecteur Diocésain pour l’enseignement catholique rencontra les responsables de l’école du Mont des Cats. Il devenait impossible de continuer à faire fonctionner une école pour moins de 30 enfants. Comme le nombre d’enfants continuait à diminuer, il fut décidé en 2000 de fusionner l’école Saint Constance du Mont des Cats avec l’école Saint Gérard de Godewaersvelde. Les bâtiments de l’école sont désormais également loués par le Secours Catholique.