Prenez une journée loin des superbes plages de sable pour expérimenter un point de vue différent de cette île tropicale magnifique et vous ne le regretterez pas.
Les chutes du Carbet ont probablement dû inspirer le surnom de la Guadeloupe "Karukera", qui signifie "l'île aux belles eaux", donné par les indiens des Caraïbes avant l'arrivée des Européens au XVe siècle. La rivière du Grand-Carbet, qui prend sa source sur le flanc oriental de la Soufrière, doit son nom au village amérindien qui était composé de carbets : grandes cases ouvertes servant d'abris, installés non loin de son embouchure.
Ses eaux sulfureuses s'éclaircissent après les trois chutes finalement se jeter 11 km plus bas, dans l'Océan Atlantique. A la mesure de la puissance aquatique de ces chutes, la végétation, régulièrement arrosée par les pluies tropicales, est véritablement luxuriante. La légende voudrait que Christophe Colomb ait aperçu les deux premières chutes depuis le rivage de Capesterre-Belle-Eau lorsqu'il débarqua en Guadeloupe en 1493...
Ces trois chutes sont généralement accessibles par des chemins de randonnées d'une à trois heures de marche au départ du belvédère de l'accueil du parc dans le Haut Capesterre. Pour y accéder, sachez qu'un parking est aménagé près de la rivière Grand-Carbet, au niveau de l'aire d'accueil des trois chutes.
Les Chutes du Carbet : des promenades époustouflantes !
La première chute
Elle s'effectue en deux paliers. Il s'agit de la chute la plus haute, située à 115 mètres d'altitude. Pour la balade, il faut compter trois heures aller-retour avec un accès final assez difficile. Certains passages sont délicats notamment la traversée de la ravine Longueteau (Capesterre-Belle-Eau) qui est dangereuse par temps de pluie (crues soudaines et violentes).
Il est recommandé d'arriver au départ du sentier avant 13h, car le bureau d'entrée ferme à 16h30. Prévoyez un bon équipement (chaussures de marche, eau, chapeau).
La deuxième chute
Le sentier le plus court et le plus facile est celui de la deuxième chute que l'on peut atteindre en 30 minutes seulement. Des passerelles ou grilles facilitent l'évolution dans cette forêt humide où les intempéries et activités sismiques ont remodelé le relief. Il faudra donc être attentif pour arriver à cette chute de 110 mètres de hauteur visible depuis un pont suspendu pour des raisons de sécurité.
Pour se baigner ou s'approcher d'une chute, il faudra donc pousser jusqu'à la première chute car l'accès au pied de la deuxième chute est interdit au public en raison des risques d'éboulement. Suivez attentivement les recommandations des agents d'accueil du site et restez prudent en toutes circonstances.
La troisième chute la plus célèbre
Le débit est impressionnant au regard de l'altitude modérée de cette troisième chute de 20 m. La randonnée jusqu'à la troisième chute peut ainsi s'effectuer par deux itinéraires différents. Par le nord, comptez 2 heures de marche depuis l'aire d'accueil. Par le sud, depuis Capesterre-Belle-Eau, comptez une 1 heure de marche à partir des quartiers de Routhiers et de Petit-Marquisat.
Attention, cet accès est fermé pour cause d'éboulement au moment où nous bouclons cette édition.
Pour votre sécurité, veillez à toujours respecter les recommandations des agents d'accueil, à bien vous équiper mais aussi à vous informer de l'état des traces qui peuvent être fermées suite à des intempéries. Attention, il arrive régulièrement que les conditions météorologiques bouleversent ces données et poussent les visiteurs à rebrousser chemin...