L'église Saint-Jean-Baptiste, érigée au XVIe siècle est considérée alors comme l'une des plus vastes de la vallée du Loir. L’église Saint-Jean-Baptiste était au Moyen Âge l’une des plus importantes de la vallée du Loir mais elle fut presque totalement brûlée en 1705 et reconstruite en 1733. L'église abrite de remarquables retables en terre cuite, datant de sa reconstruction au XVIIIe, et qui ont été classés.
La visite de la localité de Chahaignes se poursuivra par le château de Bénéhard, construit au XVIe siècle à quelques kilomètres au nord du bourg. Au nord-est du village, le château du Haut-Rasné vaut également le coup d'œil. Enfin, le château de la Jaille, l'édifice, sobre mais noble, mérite également un détour. Tant les "simples" maisons du bourg en pierre de tuffeau que les châteaux qui jalonnent son territoire, font de Chahaignes une étape remarquable.
Poursuivre en direction de Lhomme, via la D64 (16 km). . Bien connu des amateurs de vins, mais sans doute moins pour les autres, c’est en effet sur ces coteaux que poussent les vignes dont est issu le vin du même nom. La capitale du Jasnières est le seul village enraciné au beau milieu de la plaine alluviale du Loir, loin des coteaux à vignes qui ont fait sa gloire depuis des siècles.
Lhomme est la commune du lieu-dit Jasnières, très ancien. La vallée du Loir a été couverte de vignes jusqu’au XIXe siècle. Elles étaient plantées de manière dense et souvent closes par des haies et des fossés. Les parcelles étaient très morcelées car elles appartenaient à une multitude de petits propriétaires de métiers différents.
Pendant des siècles, les nombreuses caves percées dans les coteaux calcaires de la vallée ont permis de stocker les récoltes de raisin et les barriques, et de faire le vin à l’aide d’un pressoir. On aperçoit aussi çà et là sur le territoire quelques maisons de vigne, construites et utilisées entre 1850 et 1960. Elles permettaient aux journaliers de se reposer, avec leur cheval, des travaux de la vigne.
Lhomme conserve encore de nombreuses maisonnettes de vigne, ces petites constructions du XIXe siècle pour l'abri du vigneron et de ses outils. Le village accueille naturellement le Musée de la vigne, mais il faut parcourir deux kilomètres pour juger du breuvage à la fraîcheur des caves, du côté du beau château de la Gidonnière et du lieu-dit d'origine qui a donné son nom à ce fameux vin blanc "au goût de pierre-à-fusil".
Le château de la Gidonière est situé au point le plus élevé de la plaine qui forme le fond du bassin du Loir, et au pied du coteau. Il jouit d’une vue étendue et admirable sur la plus belle vallée. Le jardin, les bois d’agrément et le parc, s’étendent en amphithéâtre au midi du château et sont bordés sur trois côtés par des chemins publics, le côté nord joint le coteau planté en vignes qui dépendent en grande partie du château.
Juste à la sortie de Lhomme, et tout en haut du relief, un promontoire avec table d’orientation permet d’identifier l’ensemble du paysage offert aux regards. Il offre sur la vallée, un point de vue sur le vignoble et les villages alentours.
Saint-Calais sera la prochaine étape de cette route touristique, via la D305 et D303 (47 km). La commune est situé au sud-est de la région naturelle et historique du Maine. Saint-Calais, labellisée "petite cité de caractère" et membre du Perche sarthois qui possède le label de Pays d'art d'histoire, est une étape de choix. Surtout quand y est célébré le fameux chausson aux pommes dont la commune s'enorgueillit d'être la capitale.
Saint-Calais est né au VIe siècle après l'implantation d'un monastère qui deviendra l'un des plus importants centres bénédictins du Moyen Âge. Jaloux de la fortune de l’abbaye, le Comte du Maine décide au IXe siècle de bâtir un château sur les hauteurs de la ville, dont il ne reste aujourd’hui que la motte féodale.
L'important patrimoine architectural civil et religieux de Saint-Calais témoigne d'un passé riche et intéressant. La Ville haute médiévale avec les vestiges de la motte féodale, et ville basse moderne sont séparées par la rivière l’Anille et ses quais. Plusieurs éléments de patrimoine historique bâti jalonnent un parcours découverte de la petite cité.
De belles découvertes vous attendent dans la petite cité de caractère de Saint-Calais, c'est le cas par exemple de l'église Notre-Dame du XVe siècle. Sa façade Renaissance offre une belle porte sculptée du XVIème retraçant quatre scènes de la vie de la Sainte-Vierge. La Halle aux grains, construite en pierre de tuffeau et en briques dont la charpente, en forme de navire retourné, a été récupérée de l'église abbatiale et construite vers 1850 est remarquable.
A voir ensuite, les ruines du château datées du XIIe siècle méritent également une étape : on distingue encore le donjon et les restes d'une autre tour. On prolongera le parcours dans la petite cité de caractère de Saint-Calais au charme certain. Le long de l'Anille, le visiteur observera le jardin d’inspiration médiévale, les nombreux lavoirs ou encore les petits pavillons de jardin appelés gloriette. La rivière alimentait par ailleurs les tanneries et moulins.
Poursuivre en direction de Conflans-sur-Anille, via les D98 et D357 (50 km), situé sur un petit éperon à la confluence de l'Anille et de l'Axone.
Le bourg mentionné au XIIIe siècle, conserve plusieurs maisons anciennes dont la mairie, l'église Saint-Maurice, reconstruite vers 1780, possède un très bel ensemble de peintures murales réalisées vers 1860. L'ancien presbytère construit au XVe siècle et de nombreux châteaux (domaines privés) : le château de la Barre du XVe siècle, les Treize vents, le château de Corbohay.
Passer Semur-en-Vallon, dia la D98 et la D84 (64 km). Le village propose un train touristique qui permet de voyager le temps d'une après-midi dans la campagne semuroise et de renouer avec le temps des petits trains d'autrefois. A découvrir : le château de Semur-en-Vallon du XVe et XVIe siècles, ouvert pendant les Journées du patrimoine, le musée de la Paix, l'église Saint-Martin, l'a chapelle Sainte-Barbe, ouverte lors des journées du patrimoine.
Continuer votre périple touristique vers Montmirail, via la D1 et D29 (83 km). Assez ancienne, la petite cité de caractère qu'est Montmirail offre au regard de ses visiteurs des monuments d'exception et chargés d'histoire. En effet, la cité dévoile un patrimoine qui s'étend sur plusieurs époques, du Moyen Âge à la Renaissance, et qui côtoie des parties beaucoup plus modernes.
Place forte depuis des siècles, Montmirail s'est organisé autour de son château construit au XIVe siècle. Bâti sur l'un des points culminants de la Sarthe, il offre au visiteur un panorama remarquable sur la campagne du Perche sarthois. Au pied des anciens remparts du village, on peut faire d'agréables promenades dans le jardin des Remparts, un lieu d'inspiration médiévale.
Dans le centre de la petite cité de caractère, on pourra admirer les quelques vieilles maisons datant du XVe au XVIIIe siècle. Le patrimoine religieux de Montmirail n'est pas en reste, avec notamment l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, ou encore la chapelle Saint-Gervais. Montmirail, vous invite à un véritable voyage à travers le temps et l'Histoire...
Poursuivre en direction de La Ferté-Bernard, via D36 et D7 (99 km). La Ferté-Bernard est une petite ville née au Moyen-Age lovée sur les bords de l'Huisne, construite sur un marais dont les canaux peuvent être visités en bateaux. La richesse de son patrimoine de la fin du Moyen-Age et de la Renaissance, lui a valu le label de Pays d'Art et d'Histoire.
La cité médiévale de La Ferté-Bernard est surnommée la "Venise de l'Ouest" , elle présente un charme pittoresque, avec ses nombreux canaux et ses belles maisons anciennes. Une fois franchie l'imposante porte Saint-Julien, vestige des anciens remparts, flânez le long des rues d'Huisne et Carnot en admirant les superbes façades à pans de bois qui jalonnent le parcours.
Contemplez également la splendide architecture gothique flamboyante de l'église Notre-Dame-des-Marais, datée des XVe et XVIe siècles, les halles de 1536, Les rues Carnot, Bourgneuf, d'Huisne et Ledru-Rollin qui comptent un grand nombre de nombreuses maisons anciennes et hôtels particuliers et d'édifices des XVe au XVIIe siècles,...
Et pour découvrir la Petite Venise de l'Ouest sous un autre angle, rien de tel qu'une balade en barque électrique au fil des canaux, au départ de l'embarcadère situé près de l'office de tourisme.
Descendre vers Bouloire, via la D323, La voie de La Liberté et la D34 (129 km). A voir : le Château des XVe et XVIe siècles, l'église Saint-Georges et Saint-Mattihieu, du XIIe au XVIIe siècle, la chapelle Saint-Sébastien, édifié avant 1680 et vers 1850.
Pour cette dernière étape, poursuivre en direction de la petite cité de caractère du Grand-Lucé, via la D65 et la D33 (145 km). Détruite entièrement lors d'un incendie à la fin du XVIIIe siècle, la commune renaît rapidement de ses cendres autour du château épargné. Aujourd'hui petit bourg de campagne, Le Grand-Lucé propose la richesse de son patrimoine architectural et historique.
Construit entre la cour d'honneur et le parc, le château du Grand-Lucé se compose d'un logis principal avec un pavillon surmonté d'un fronton. On trouve également plusieurs communs, une cour de ferme, une orangerie et des écuries. L'ensemble des édifices est en pierre de taille et surmonté de toits en ardoises.
Entièrement en pierre calcaire de Lavoux et orné de terres cuites ou vernissées de Sarreguemines, l'hôtel Bléteau construit au début du XXe siècle, sert désormais d'hôtel de ville au Grand-Lucé. L'église Sainte-Facile ne manque pas non plus d'intérêt et mérite qu'on s'y attarde lors d'une visite dans la petite ville.
Retour vers Jupilles via la D13 (155 km).