Le faubourg Saint-Nicolas recèle quelques témoignages de belles demeures des XVIe et XVIIe siècle, On remarquera aussi la chapelle de l’ancien couvent des Cordelières de Sainte-Elisabeth, et la maison natale de Dom Guéranger, fondateur de l’ordre rénové des Bénédictins. Un détour s'impose par l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite dans le style néo-gothique en 1891. Elle abrite un ensemble exceptionnel de vitraux de la fin du XVe siècle.
D’une pierre à l’autre, parcourez Sablé-sur-Sarthe au détour de son l'histoire. Admirer le manoir de Gautret, édifié au XVe siècle, après cette propriété privée, une ancienne tour des remparts datant du XIVe est visible depuis la rue Saint-Denis. Les balades peuvent se prolonger dans le Parc du château verdoyant, le long des méandres de la Vaige et dans le jardin public Michel-Vielle fleuri et arboré.
Pour les gourmands on n'oubliera pas enfin, lors de cette étape à Sablé-sur-Sarthe, les "Petit Sablé", biscuits purs beurre, dont la ville est fière.
Quitter la ville par la D22 empruntant la rive droite de la Sarthe pour se rendre à Solesmes (2 km). Solesmes, ville mondialement connue pour abriter l'Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, le haut-lieu du chant grégorien des moines bénédictins. L'histoire des deux abbayes ( l'abbaye Saint-Pierre et l'abbaye Sainte-Cécile) occupant la commune et celle du village ont toujours été étroitement liées.
Le prieuré, dont la construction est estimée à 1010, remonterait à huit siècles avant l'installation en 1833 de l'ordre bénédictin dans ce lieu. Il flotte comme un air de sainteté dans Solesmes, mais aussi de mystère sur ses origines exactes. Ces hauts murs révèlent au promeneur attentif que le petit prieuré, menacé d’anéantissement lors de la Révolution, puis relevé par l’Ordre Bénédictin établi par dom Guéranger au XIXe siècle, est devenu une grande abbaye, mère de nombreux monastères en France et au-delà des frontières.
Une fois passée la porte médiévale de l’église abbatiale, vous découvrirez les célèbres Saints de Solesmes, dont les traits et attitudes sont exceptionnels. Vous pourrez alors admirer La Mise au Tombeau du christ datant du XVe siècle et, lui faisant écho, "La Belle Chapelle" du XVIe siècle, entièrement consacrée à Notre-Dame.
De belles découvertes vous attendent dans le village comme l'église Notre-Dame, des Xe, XIIIe et XIXe siècles, la chapelle Saint-Aquilin, des XIIe et XIXe siècles ou encore le manoir de Beaucé construit au XIVe siècle avec une chapelle à pignons découverts du XIXe siècle. Bordé par la Sarthe, Solesmes continue de dévoiler son histoire et des fouilles archéologiques sont toujours en cours.
Éloignez-vous momentanément de la Sarthe pour rejoindre la Vègre, l'un de ses affluents, en suivant la direction de la "Petite Cité de Caractère" d’Asnières-sur-Vègre, via la D22 (11 km). reconnu aussi, comme l'un des plus beaux villages de la Sarthe.
Découvrez, au gré d'une balade, son atmosphère médiévale et son patrimoine bâti au charme pittoresque. Les plus curieux iront admirer les peintures murales de l’église médiévale Saint-Hilaire, les autres se contenteront de la tranquillité des lieux idyllique, tout en profitant de la beauté du petit pont de style roman, , enjambant les eaux paisibles de la Vègre, les maisons anciennes du XVe au XVIIe siècle ou le manoir de la Cour, daté du XIIIe siècle...
Plusieurs châteaux et autres manoirs sont également présents sur le territoire du village d'Asnières-sur-Vègre, comme le château de Moulinvieux des XVIIe et XVIIIe siècles, le manoir de la Cour, le manoir de la Tannerie, ou encore le manoir des Claies du XVe siècle.
Quitter Asnières-sur-Vègre, via la D57 pour se rendre à Parcé-sur-Sarthe (19 km), lové dans un large méandre de la Sarthe, Parcé-sur-Sarthe est un village , classé lui aussi "Petite Cité de Caractère". L'histoire de ce petit village du Xe siècle se lit à chaque coin de rue, au détour de chaque ruelle, en flanant dans son centre Médiéval.
Détruit par les Anglais à la fin de la guerre de Cent Ans, puis reconstruit avec les pierres des anciennes fortifications, Parcé-sur-Sarthe conserve cette histoire dans ses vieux murs. Le centre du village est marqué par un signal ; la haute tour du clocher de La Tour Saint-Pierre du XIIe siècle s’érige pour indiquer le temps et le chemin des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le centre est occupé par des ruelles fleuries le long desquelles se distribuent des bâtisses des XVe et XVIe siècles. C’est au cœur de ces maisons à pans coupés que sont dissimulés le grenier à sel et le puits du village de Parcé-sur-Sarthe. En arpentant l’éperon rocheux où s’accroche le calvaire monumental, c’est un paysage de jardins et d’eau, belvédère sur la Sarthe qui se dessine, ce qui lui donne un charme et une noblesse particulière.
La nature qui entoure Parcé-sur-Sarthe est exceptionnelle. Votre flanerie vous conduira au pied de la rivière puis s’arrêtent à la Maison du passeur. Un peu plus loin, une ouverture mène au Port aux Vaches et invite à la balade au bord de l’eau jusqu’au Jardin de la Plage. En promenant votre regard, vous apercevrez le moulin, blotti entre le village pierreux et les rives brumeuses de la Sarthe.
Après cette promenade bucolique, prendre la direction de Malicorne-sur-Sarthe (31 km), via la D8 et Le Petit Epineau en passant par Dureil, par des petites routes champêtres, en bordure de la Sarthe. Située au cœur de la Vallée de la Sarthe, Malicorne-sur-Sarthe, est réputée pour sa tradition faïencière depuis plusieurs siècles.
La renommée du village de Malicorne-sur-Sarthe, labellisé "Ville et Métiers d’Art", et de son Musée de la faïence et de la céramique, labellisé Musée de France, favorise l’installation d’artisans d’art autour des Arts du feu. C’est ainsi que l’on peut découvrir les Faïenceries d’Art de Malicorne, Bourg-Joly Malicorne, l’Echoppe à porcelaine, Faïencerie d’Art, les ateliers Terre et Bois, l’atelier A tout Coeur Ceram ou encore l’atelier de Yann Rio.
A cette tradition des Arts du feu vient s’ajouter un patrimoine bâti exceptionnel et très bien valorisé. Au gré de votre visite, découvrer l’Eglise Saint-Sylvestre du XIe siècle et son magnifique gisant de style gothique, le château de Malicorne du XIe siècle, établie à l’emplacement d’un marécage, l’ancienne forteresse avait pour rôle de garder les portes du Maine.
Les Moulins témoignent d’un passé encore récent où la rivière constituait une véritable source d’énergie. Le petit moulin du XVIIIe siècle, dit « Moulin à Couleurs » servait aux faïenciers pour broyer les émaux de couleurs indispensables au travail des décorateurs. Sans oublier la Chapelle Notre-Dame de Chiloup, édifiée en 1697, par le tailleur de pierre Jean Martin.
Les promeneurs visiteurs également découvrir le côté pittoresque de la rivière et le charme de ses paysages préservés grâce aux locations de bateaux, canoës et bateaux pédaliers sur le port.
Reprendre votre véhicule en direction de Beaumont-Pied-de-Bœuf (74 km), via la D8 et la D13 par des petites routes sauvages en longeant l’Yre, un affluent du Loir. Le paysage, verdoyant, vallonné et boisé, annonce la vallée du Loir et la proche forêt domaniale de Bercé. L'appellation "pied-de-boeuf" fait référence à des biefs (sources). Beaumont-Pied-de-Bœuf aux ruelles pentues nous projette subitement dans un décor de montagne.
A l'entrée du village de Beaumont-Pied-de-Bœuf, une étonnante tour circulaire aux ouvertures ouvragées d'un style Renaissance constitue le dernier vestige de la forteresse médiévale du XVe siècle. Ce château contrôlait la vallée de l'Yre, qui traverse la localité, et était composé d'un bâtiment carré flanqué de deux tours, et ceint de douves.
Sur le coteau, ne subsiste que la tour, mais les anciennes caves de l'édifice seigneurial sont toujours visibles, et ont un temps servi à extraire de la pierre de tuffeau. Vous pourrez visiter l'église Notre-Dame, édifiée au XIe siècle dans un style roman, remaniée aux XIIIe et XVIIe siècles. Sur la commune de Beaumont-Pied-de-Bœuf, on pourra s'arrêter au manoir de la Faverie, édifié au XVIe siècle sur une colline, dans un style Renaissance.
Plus récent, le château de la Couetterie a été construit au XVIIIe siècle dans un style résidentiel classique. Rénové, il a désormais une vocation hôtelière. Le patrimoine bâti historique comme les paysages préservés de la commune de Beaumont-Pied-de-Bœuf situé dans le Haut-Anjou sarthois, surnommé le Maine angevin, plairont aux randonneurs et aux amateurs de tourisme vert en général.
La prochaine étape de cette escapade sera Château-du-Loir, via la D73 et la D298 (83 km), situé aux limites du Maine angevin, près de la Touraine.
Le patrimoine bâti est le témoin de l’histoire de cette petite ville en commençant votre parcours par admirer l'hôtel Guillot de la Poterie, situé 49 rue Saint-Martin. Dirigez-vous vers l'Église Saint-Guingalois, ex-couvent des Récollets, tient son nom des reliques de saint Guénolé (devenu Guingalois) qui y furent amenées par des moines bretons à l'époque des invasions normandes. C'est de cette époque que date la fondation du prieuré.
La collégiale Saint-Guingalois fut bâtie vers 1070 et cédée aux moines de l'abbaye de Marmoutier. Pierre de Ronsard fut notamment prieur de Saint-Guingalois de 1569 à 1585. Puis, le l'hôtel Maillard, hôtel particulier construit pour le maître tanneur Émile Maillard à la fin du xixe siècle, situé 3 rue Jahard.
Votre promenade dans Château-du-Loir passera par le manoir de Riablay, rue Saint-Jean, et par le Logis Graslin situé à l'angle des rues Saint-Jean et Léon Loiseau, construit au début du XVIIe siècle pour Massue, conseiller du roi Henri IV procureur de la sénéchaussée de Château-du-Loir. Descendre vers la rue du Val de Loir pour admirer les Maisons troglodytes.
En obliquant vers le sud, en direction de Le Lude, au cœur de la vallée du Loir, via la D305 (104 km), c’est cette fois le Loir que vous rejoignez. Plus étroit et plus sinueux, c’est une vallée plus sauvage que vous suivez dorénavant. Une escale au château du Lude pour profiter de son parc et de l’architecture renaissance qui prédomine s'impose.
Idéalement situé en bordure du Loir, Le Lude possédait déjà un ensemble fortifié au Xe siècle : le Fort de la Motte, localisé sur l'ancien site de la laiterie. De part sa situation de frontière entre l'Anjou et le Maine, le fort avait pour rôle de défendre le Loir. C'est au XIIIe siècle que l'on décidera de modifier l'emplacement du château à sa place actuelle.
Le château du Lude représente le premier des châteaux de la Loire, en venant du Nord. Situé sur les rives du Loir, il jouit d'un emplacement stratégique pour défendre l'Anjou, le légendaire Barbe Bleue y livrera d'ailleurs victorieusement combat. Les jardins du château sont classés "Jardin Remarquable". Il est un des rares parmi les grands châteaux à être encore habité.
Du jardin romantique de la Source au labyrinthe de buis et la Roseraie, le visiteur pourra aussi découvrir autour des serres et de l'Orangerie des collections de fleurs, de fruits et légumes, ainsi que la partie privée (ouverte occasionnellement), le potager, destiné à la consommation familiale. C'est près des écuries toujours en fonctionnement que le grenier à blé accueille désormais des expositions.
De son iconique château, en passant par la Fontaine Saint-Martin ou l'ancien hôpital à l'architecture type du XVIIIe, la ville du Lude est un témoin de l'histoire de l'architecture française.
Une halte s’impose aux curieux pour découvrir la maison des Architectes, dans laquelle s'installe en 1479 Jean Gendrot, architecte chargé de la transformation du château médiéval du Lude en logis de plaisance. Le Pavillon de Malidor, des XIVe et XVe siècles, l'église Saint-Vincent, le manoir et chapelle du Châtelet, du XVIe siècle. La Machine à lever à bâti fixe, dite noria ou tympan, du XIXe siècle.
Blottie sur les rives du Loir en lisière d'Anjou, La Flèche sera la prochaine étape de votre itinéraire, via D306 (125 km). La ville est labellisée Pays d'Art et d'Histoire ne manque pas d'atouts. Tout d'abord, l'incontournable zoo, reconnu au niveau national grâce à une émission de télévision, il attire chaque année des visiteurs de plus en plus nombreux.
Mais la Flèche née en l'an mil, c'est aussi un patrimoine architectural riche et varié allant du XVIIe au XXe siècle. Découvrez au fil de ses rues, son coeur de ville construit sur un gué à proximité de deux îles qui cache en son coeur quelques édifices du Moyen-Âge. L'essor de la Flèche, rend véritablement son essor au XVIIe siècle, notamment grâce à la création du collège Henri-IV, aujourd'hui devenu le lycée militaire Prytanée.
Le centre ancien de La Flèche dévoile également de très beaux hôtels particuliers et autres logis remarquables, à l'instar de l'hôtel Huger classé aux Monuments Historiques. Construit au XVIIIe siècle, il accueille aujourd'hui des expositions d'art contemporain. Dans la rue Grollier, une tour carrée du XVIe siècle a été inscrite aux Monuments Historiques.
Ne manquez pas non plus la place Henri IV, plus ancienne de La Flèche, qui présente notamment une fontaine monumentale du XIXe siècle avec une statue en bronze de l'ancien roi de France.
Grand centre religieux, on trouve plusieurs édifices religieux à La Flèche, comme l'église Saint-Thomas de style roman et fortement modifiée au XIXe siècle. Plus ancienne église de la ville, la chapelle Notre-Dame-des-Vertus date de l'époque gallo-romaine. Reconstruite au XIIe siècle, elle dévoile de belles boiseries sculptées. On notera également l'église Sainte-Colombe de style néogothique. On peut encore admirer l'église Saint-Louis du XVIIe siècle.
Sur les berges du Loir, qui traverse La Flèche invite à la promenade et se rajoute aux charmes de la cité et apporte une touche de fraîcheur agréable en période estivale.
Retour sur Sablé-sur-Sarthe, via la D306 (151 km).