Après avoir stationné votre véhicule dans le village médiévale d'Asnières-sur-Vègre, prendre la direction de la place de l’église Saint-Hilaire, monument
phare de la petite cité de caractère. L'église Saint-Hilaire fût edifiée au milieu du XI e siècle, la nef de l’église demeure la partie la plus ancienne du village.
Remarquez le portail qui mêle harmonieusement le grès roussard à la pierre de calcaire. À partir du XIe siècle, les chanoines embellissent et développent leur seigneurie d’Asnières-sur-Vègre. C’est ainsi qu’ils achètent la nef et que selon leurs souhaits, les murs de l’église sont décorés. En effet, à l’intérieur, vous découvrez un ensemble de peintures murales médiévales d’une grande qualité artistique.
Ce sont les célèbres peintures murales mises au jour en 1951 par Madeleine Pré. Sur les murs de la nef, on peut observer la promesse de la Rédemption qui réconforte l’âme des fidèles terrifiés par les démons de l’Enfer. Exécutées entre les XII e et XVI e siècles, lors de campagnes successives, elles avaient pour but de décorer l’église et de familiariser les fidèles avec les dogmes chrétiens. Elles furent recouvertes d’un badigeon de chaux qui les protégea pendant trois siècles.
Obéissant aux nouvelles lois d’hygiène publique du début du XIX e siècle, la commune d’Asnières-sur-Vègre a transféré son cimetière sur la route de Poillé. Il était auparavant situé devant l’église où se trouve encore une pierre tombale.
Après avoir remontez la rue Saint-Hilaire, tournez à gauche, pour accéder au Manoir de la Cour , dit “le Temple”, du XIII e siècle. Siège de la seigneurie ecclésiastique d’Asnières au XIII e siècle, gentilhommière au XV e siècle, puis métairie au XVIII e siècle.
Ce bâtiment est finalement partagé en appartements au cours du XIX e siècle avant d’être acheté par la Commune en 1972. Traversez le porche pour gagner la cour intérieure, les anciens jardins et la roseraie.
Prendre la rue du Temple pour rejoindre la Rue du 14 Nivôse sur votre gauche. Il s’agit de l’ancienne voie principale d’Asnières-sur-Vègre, d’où vous admirez la perspective vers le Vieux Pont. Au cours de cette balade, laissez-vous porter par l’atmosphère villageoise : murets, allées fleuries, toitures mixtes en ardoises et en tuiles, enduits aux couleurs ocrées.
Au débouché, se trouve le Pavillon avec sa tourelle. Cette maison, marchande depuis son origine, a été remaniée au XVII e siècle comme en témoigne la construction en pavillon très caractéristique.
Prenez à droite et dirigez-vous vers la Fontaine Saint-Aldric qui a été transformée en lavoir au XIX e siècle. Le village d'Asnières-sur-Vègre connaissait alors une réelle prospérité. Le bourg s’étendit vers l’Est, un nouveau pont fut construit sur la route de Sablé. Les maisons alignées, rue du Lavoir, sont une survivance de cette époque et un exemple de l’architecture d’un bourg moderne.
Revenir sur es pas pour atteindre le Vieux Pont. À vos pieds, le passage à gué témoigne d’une occupation ancienne du site et de la mise en place progressive du village. Enjambant l’un des méandres de la Vègre, le Vieux Pont, de style roman, a été reconstruit en 1806. Avec son dos d'âne, il offre une très jolie vue sur le moulin et les berges de la rivière.
Sur les bordures de la chaussée, vous pouvez observer quelques pierres de marbre gris, veiné de blanc et de rose, qui proviennent de la carrière d’Asnières-sur-Vègre. En ce temps-là, les eaux de la Vègre faisaient tourner la roue du moulin du bourg et celle du Moulin-Neuf, l’un et l’autre à blé. On entendait, en provenance des caves, le bruit régulier d’une quinzaine de métiers à tisser. Plus loin, la fontaine Saint-Aldric a été transformée en lavoir à cette même époque
Sur l’autre rive, vous apercevez sur votre gauche le manoir de la Basse Cour et sur votre droite, celui des Arcis. En poursuivant un peu plus haut, vous arrivez au Château de Moulinvieux profondément remanié au XVIIIe siècle. Son parc régulier et ses jardins variés sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Le parc est ouvert selon le calendrier établi par le propriétaire.
Un détour s'impose au verger-conservatoire situé à la sortie du village, route de Sablé. Créé en 1996, le verger permet la sauvegarde de variétés de pommes anciennes et de savoir-faire. Labellisé “Jardin d'oiseaux”, c'est aussi un lieu expérimental de lutte biologique et de gestion différenciée.