Le circuit de découverte du patrimoine d'Apremont, au départ de l'Office de Tourisme, vous mènera à la découverte de ruelles étroites, du lavoir, du pont gallo-romain, des logis et demeures ainsi qu’à l’église construite au XXe siècle et au chemin de ronde qui surplombent la cité.
A l'office de tourisme, prendre à droite, la rue du Dr Dorion. A gauche, en montant, se dresse la maison que le Dr Dorion, maire d’Apremont, habitait en 1944 lorsque dix-huit personnes furent arrêtées par les Allemands. Il offrit en vain sa vie, contre celle des otages. Sur le mur de cette Maison Renaissance qui porte la date de 1578, une plaque rappelle l’endroit ou fut abattu Amédée Chailloux, l’instituteur public, le premier des cinq otages abattus le 1er septembre 1944.
Redescendre vers le château d'Apremont dont on découvre le châtelet d’entrée, l’emplacement du pont-levis et les deux tours défensives. Le premier château, construit sur le rocher surplombant la Vie, date du XI e siècle. La forteresse passe au XV e siècle dans la famille Chabot. Philippe Chabot de Brion la transforme au XVI e siècle en résidence Renaissance. La rue qui porte son nom longe le rocher et sa façade Est.
A gauche, se situaient les Halles, détruites en 1951, et le champ de foire. Un peu plus haut, une jolie porte en ogive rappelle l’existence de la chapelle Sainte-Néomaye du XV e . Elle était dédiée à cette belle jeune fille qui fit le vœu de devenir laide pour décourager ses soupirants.
Plus bas, à droite, l’escalier de la poterne permet un accès discret au château. Celui-ci offre son plus beau visage depuis la prairie à droite de la rue. Deux tours, surmontées de balcons encadrent le corps de logis, ses rangées de fenêtres et son décor de frises et de médaillons. Creusée dans la roche, la voûte cavalière, haute de 8 à 9 mètres, relie la tour Ouest à la prairie et à la rivière.
Redescendre à main droite vers le pont sur la Vie, unique point de passage entre les deux rives. Le lavoir, rive droite, accueillait les lavandières jusqu’à la construction du barrage, en 1966. Rive gauche, la descente permettait aux chevaux de s’abreuver.
Plus haut, voici le quartier Saint-Samson, du nom de l’ancienne paroisse de cette rive. La rue est bordée de petites maisons anciennes, souvent construites dans le micaschiste joliment plissé du rocher. En haut, à droite, la façade du logis du Val Fleury du XVII e, ancienne résidence du Sénéchal, est ornée de figures sculptées provenant de médaillons du château.
En face, le chemin des Bretons par lequel sont repartis vers Saint-Gilles les 3000 assaillants qui avaient, en vain, assiégé le château en 1468. Il traverse le ruisseau de la Tuderrière sur un pont mégalithique, une dalle en grès de 3,60 m, qu’on appelle “le petit pont gallo-romain”. Sa datation est incertaine, cependant des fouilles ont permis d'établir l'existence d'un camp gallo-romain dans les 3 premiers siècles après J.-C. sur la colline dite du Moulin des Vignes à quelques mètres d'ici.
Remonter alors vers le bourg en passant par la rue Royale, rappel de la visite de Louis XIII en 1622, au retour de la bataille de Riez contre les troupes protestantes. Le chemin de ronde agrippé au rocher mène à l’église Saint-Martin construite en 1902. Il offre un joli point de vue sur la rivière, les tours et la chapelle du château.
Construite en 1902 par l’architecte Ballereau, l'église Saint-Martin remplace l’ancienne église dans laquelle s’est agenouillé Louis XIII, en 1622. Son clocher mesure 25 m. de haut. A l’intérieur, un vitrail représentant Saint-Martin, date du XVIe siècle. Le porche, à droite de l’Eglise, du XVe siècle, est un vestige de l’ancienne église. En granit, elle prend la forme d’un arc brisé mouluré.
Devant l’église, la croix hosannière du XIV e a retrouvé sa place initiale. Sur la Croix Hosannière, du XIVe siècle, de 4 m de haut, un servant de messe tenant un pupitre servant à poser l’Evangile, une Vierge de Piété et une croix de Malte sont sculptés. La rue Louis XIII débouche sur la Place du Calvaire.
Trois bâtiments méritent attention : les maisons du début du XX e, coiffées de cheminées rondes en briques, coquetterie du maçon du quartier, le café où furent tournées en 1960 des scènes du film Les Vieux de la Vielle , avec Jean Gabin et Pierre Fresnay, et l’école publique où les Allemands arrêtèrent l’instituteur Amédée Chailloux.
Le retour au centre du village s’effectue par la petite rue de la Frairie qui rappelle les anciennes fêtes populaires. Elle a gardé son aspect du début du XX e, avec la maison basse située dans l’angle et son linteau, réemployé après la démolition du logis en 1733. Plus bas, c’est la première école publique de filles créée en 1875... par la paroisse.
Apremont compte d'autres monuments classés Patrimoine historique : le manoir de la Tuderrière (XVe- XVIe siècles, la Croix Hosannière, et le château de l'Audardière (XVIe-XVIIe siècles).