Commencer votre promenades au départ de la Place Clemenceau, l'ancienne place du Marché, sur laquelle se tenait jusqu'au début du XXe siècle, la foire de la Sainte Catherine.
En bas de la place, se trouve l'ancien hospice , fondé par Céleste de Chabot pour accueillir les infirmes de la commune. La rue du Coteau offre tout de suite un superbe point de vue sur la vallée du Petit Lay . En vous retournant, découvrez les anciens remparts et l'église et imaginez, sur la butte, le château féodal démantelé par ordre de Richelieu.
Descendre jusqu'à la chaussée qui dévie le courant et permet d'alimenter le moulin à eau banal , qui devint, au XIXe siècle, propriété des meuniers Thomas. Un peu plus loin, le cimetière catholique en amphithéâtre, mentionné dès 1629. Pendant deux siècles, les protestants durent se faire enterrer dans des cimetières particuliers.
En 1866, ils disposent enfin de leur propre cimetière, route des Herbiers. Par la rue de la Ville, on gagne la rue des Coteaux et la vieille maison du XVIIe (fenêtres à meneaux, jambages moulurés, cheminée sculptée). À proximité, l'allée Simone Sommer rappelle le souvenir d'une petite juive de sept ans, réfugiée à Mouchamps et déportée à Auschwitz en 1944.
Au carrefour de la Renardière , le café de la fin du XIXe siècle fut, dans les années 20, le théâtre de l'assassinat d'un jeune client par son tenancier. On arrive devant le monument du Commandant Guilbaud , érigé en 1930, œuvre des frères Martel. Originaire de Mouchamps, René Guilbaud fut un des pionniers de l’aéronavale. En mission de secours au Pôle Nord en 1928, il disparait avec l'explorateur Amundsen.
Tout près, l'ancienne gare, ouverte en juillet 1914, desservait la ligne Fontenay-le-Comte – Cholet. En continuant la route vers Vendrennes, voici à droite l'ancienne ferme de Sainte Marie (1875) et sa grangeétable, typique du bocage vendéen. Prendre à gauche, la rue des Ajoncs, sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée, pour arriver devant les ateliers Deverteuil de 1912, hauts bâtiments en briques et toits d'ardoise, première “usine” mouchampaise.
L'usine électrique alimentait une minoterie et une scierie et fournissait du courant aux habitants du bourg. Revenir à gauche vers le lavoir municipal construit en 1925. Un peu plus loin, la maison Renaissance Deladouespe , la plus ancienne du bourg, date de 1607. Le premier catéchisme protestant y fut prêché. Revenir à droite vers l'ancienne “école communale protestante” , devenue ensuite école publique.
A l'angle de la route des Herbiers, l'atelier de forge-charronnage Chopot (début du XXe siècle). Prendre à droite la rue du Temple (porche en granite de 1637) qui mène au temple protestant construit en 1833. Un premier temple avait été construit en 1628. Le culte y fut interdit en 1683. Le logis de la Feuilletrie , de 1804, appartint à l'arrière-grandtante de Clemenceau.
La rue de la Poterne, avec sa fontaine , commande un quartier de maisons en terrasses, accrochées au rocher de l’ancienne forteresse. Elle mène à l'église , ancienne chapelle du château, agrandie en 1308 par Guillaume VII de Parthenay qui fit aussi élever le clocher roman. La chapelle abrita au XVIe siècle le culte protestant.
La rue du Vieux Château conduit à la cour du Vieux Château puis ramène au point de départ. Cent mètres plus bas, l'impasse de l'Ansonnière débouche sur une cour fermée, entourée de bâtiments construits au XVIe siècle par la famille Deladouespe. Ils abritèrent du temps de Richelieu les chevau-légers du Roy puis, sous la Révolution, une gendarmerie.
Pour terminer votre balade, poussez jusqu’au château des Cèdres , qui fut la propriété du parfumeur Ernest Beaux, créateur du N°5 de Chanel. Ne quittez pas Mouchamps sans un détour au Colombier sur la tombe de Georges Clemenceau. Depuis le 25 novembre 1929, il repose auprès de son père, au bord du Petit Lay, sous le grand cèdre de l'Atlas et la stèle de Minerve, réalisée par le sculpteur Sicard.
Arrêtez-vous aussi au Parc Soubise, haut lieu du protestantisme du Bas-Poitou, avec son château, sa forêt et ses étangs. En 1794, la colonne infernale de Lachenay y massacra 200 personnes. Une admirable charpente en châtaignier couvre l'immense grenier du XVIIe siècle.