Visitez ce village labellisé "Plus beau village" devenu village de peintres, arpentez les ruelles étroites de Vouvant, flaner le long des remparts, admirer son église et son portail, exemple de l'architecture romane, franchissez les portes de cette Petite Cité de Caractère pour cette étape sur les routes touristiques de Vendée.
Vouvant est un haut lieu touristique chargé d’histoire et de légendes où flâner à travers les ruelles est une agréable façon de se ressourcer et de se détendre pendant ses vacances. Tout le charme de ce village se découvre en se promenant le long des remparts, au sommet de la Tour Mélusine ou en scrutant tous les motifs animaliers des chapiteaux de l’église.
La visite de Vouvant commence bien sûr par la Maison de Mélusine qui abrite aujourd'hui l'Office de Tourisme. Une muséographie y raconte la légende de la fée, mi-femme, mi-serpent, qui aurait construit le château en une nuit “avec une dornée de pierres et une goulée d'ève”. Raimondin, son époux, découvrit le secret de sa malédiction et Mélusine s'enfuit en proférant de terribles menaces...
En face, le château de la Recepte (propriété privée) voyait passer les contribuables qui venaient y régler leurs impôts, en espèces ou en grains.
La Tour Mélusine , seule partie conservée de la forteresse des Lusignan, construite par la Fée Mélusine, selon la célèbre légende, dresse ses 45 mètres dans l'angle de la place du Bail. Elle est circulaire, ce qui constitue une exception pour son époque. Cette tour de guet présente extérieurement des caractéristiques peu communes, comparée à des édifices du même genre. Une chapelle, disparue depuis longtemps, y était adossée.
Les clés pour monter en haut de la tour Mélusine sont disponibles au Bureau d'Information Touristique de Vouvant en saison et toute l'année au Café Mélusine.
La place du Bail occupe aujourd'hui l'ancienne cour du château, entièrement ceinte de remparts, ce qui en faisait une position stratégique idéale. La base d'un des deux puits du château fort, taillé en plein roc et profond de 32 m, était telle qu'un attelage aurait pu y tourner... De là, on domine la Mère qui s’enfonce dans la forêt.
En hauteur, sur la gauche, on aperçoit un village, le “Petit Château”, sur les lieux d'un ancien relais de chasse du Duc d’Aquitaine. Face à la sortie de la place du Bail se trouve une petite impasse qui mène à la Cour du miracle . Ici plane le souvenir du Père de Montfort...
En ressortant, et en empruntant à gauche la rue du Duc d’Aquitaine, fondateur de la cité vers 1010 -1020, on arrive à la place du Corps de Garde . Par la Rue Basse des Remparts, on parvient à droite à la Rue de la Poterne et à ses murs de pierres sèches, sans conteste la plus pittoresque de la cité. Au Moyen Âge, la « Poterne » était l’une des trois portes qui permettait d’entrer dans l’enceinte fortifiée, d’en sortir discrètement ou de prendre la fuite.
De part et d’autre de cette porte s’élèvent les remparts datant du XIIe siècle, éléments de défense de la cité médiévale. Les plus curieux découvriront sur la gauche, dans le jardin public, un des deux canons retrouvés dans le puits de la Place du Bail. Une rampe raide et pavée descend vers la Porte de la Poterne , la seule porte de la ville encore existante. (Le sentier de droite longe les remparts jusqu’au pied de la tour Mélusine).
On continue le circuit touristique par la gauche en prenant le chemin des Rangies, entre la rivière et les remparts. On aperçoit, à droite, au bout de la passerelle, une reproduction de la grotte de Lourdes, réalisée dans le cadre d’une Mission en 1958. Au bout du chemin des Rangies, en prenant à droite, le circuit franchit le pont roman des XIIIe -XIVe siècles , à proximité duquel se trouvait la porte aux Moynes, troisième porte de la ville.
Après avoir traversé la nouvelle voie d’accès du village, créée au XIXe siècle pour desservir les rues intérieures, arrêtezvous au lavoir , témoin de la vie quotidienne d'autrefois. Dans le virage, la rue de l’Escalier mène au jardin du Prieuré , adossé à la sacristie. C'est l'endroit idéal pour apprécier le chevet et le clocher octogonal de l’église , que vous contournerez en longeant ses absidioles richement sculptées pour venir admirer son portail, remarquable, entre autres, par ses portes jumelles encadrées de voussures à motifs variés.
Une église magnifique dont le riche décor sculpté du portail est un exemple en terme d'architecture romane et force l'admiration. A l’intérieur, le chœur est surélevé au dessus de la crypte semi-enterrée du XIe siècle, redécouverte au XIXe siècle à l’occasion de travaux. A la sortie de l’église, on avance jusqu’à l’entrée de la nef Théodelin , ainsi nommée en mémoire de l'abbé de Maillezais à qui Guillaume le Grand d’Aquitaine avait confié la construction de l’édifice.
A l’orée du bourg, la vaste forêt domaniale de Vouvant-Mervent lui compose la plus belle des parures.