Le théâtre antique, unique théâtre romain d'Europe ayant conservé son mur de scène est admirablement conservé. Le théâtre antique, à l'acoustique exceptionnelle, est doté d'un mur de scène remarquable, dont les dimensions atteignent 103 mètres de long et 37 mètres de haut, adossé à la colline Saint-Eutrope. Pas étonnant qu'il accueille encore aujourd'hui de nombreuses manifestations, dont les Chorégies, festival dédié à la musique classique, art lyrique et d'opéra.
À ses côtés, l'Arc de Triomphe qui vous accueille à l'entrée d'Orange, fait figure de pièce très bien préservée. Sur la colline Saint-Eutrope qui domine la ville et la campagne environnante jusqu'au mont Ventoux se trouve et des vestiges gallo-romains et les ruines du château des princes Nassau d'Orange. En flânant, vous découvrirez d'autres vestiges d'Orange : porte de remparts et mur d'enceinte du forum romain ainsi que de nombreux autres témoignages du passé historique.
Traverser les vignobles des Côtes du Rhône par la D975 et D23 jusqu’à Vaison-la-Romaine (30 km), labellisée "Ville d’art et d’histoire" et "Plus Beaux Détours de France". Entourée de collines verdoyantes, la ville s’ordonne de part et d’autre de la rivière. Comme son nom l'indique, Vaison-la-Romaine possède un important patrimoine romain. Connue pour ses vestiges antiques, Vaison-la-Romaine est également dotée d'une vieille ville médiévale charmante, la Haute-Ville.
Initiées dès l'époque moderne et poursuivies aux XIXe et XXe siècles, des fouilles archéologiques mettront en évidence cet âge d'or et donneront son appellation à la ville. Les vestiges gallo-romains de Vaison-la-Romaine, plus vaste champ archéologique de France, s'étendent sur le site de la Villasse et le site de Puymin, sur la rive droite. Le musée archéologique se trouve sur le site de Puymin.
Le visiteur est appelé à plonger dans un passé plus lointain encore en appréhendant les 15 hectares de ruines antiques de Puymin et de Villasse. Anciens thermes, villas cossues, château d'eau, boutiques et magnifique théâtre : on découvrira ces vestiges bien conservés de la prestigieuse cité romaine au cours d'une visite libre ou commentée.
On n'oubliera pas le pont romain construit durant le premier siècle. Site stratégique à vocation utilitaire et commerciale, ce large ouvrage a résisté au temps et aux crues grâce à son architecture astucieuse. Il est agréable ensuite de flâner dans les étroites et tortueuses ruelles de la cité médiévale de Vaison-la-Romaine, jalonnées de maisons anciennes et de places pittoresques ornées de fontaines. La ville antique est un musée à ciel ouvert : villas, mosaïques, thermes, théâtre…
Prendre la D938 passant par Malaucène et Le Barroux pour rejoindre Carpentras (58 km). Au carrefour entre Rhône et Durance, dominé par le Mont Ventoux, Carpentras se loge à l'abri du mistral dans la plaine riche et fertile du Comtat Venaissin, un paysage aux allures de campagne italienne où s'égrènent de beaux villages. Ville d'Art et d'Histoire, Carpentras a conservé de nombreux témoignages de son passé.
Ancienne capitale du Comtat Venaissin, Carpentras invite à découvrir sa vieille ville avec la cathédrale Saint-Siffrein, la Synagogue édifiée en 1367 et qui est la plus ancienne de France, l'Hôtel-Dieu et son apothicairerie, et la porte d'Orange, dernier vestige de l'époque médiévale. La cité comtadine, avant d'échoir aux papes, passa successivement aux mains des Celtes, sous le nom de Carpentoracte Meminorum et des Romains - Forum Neronis.
De ces temps lointains, subsiste un édifice du Ie siècle de notre ère, érigé pour commémorer la victoire de Rome sur les barbares, situé derrière la cathédrale, la place d'Inguimbert. Percé d'une seul arche, l'arc romain offre un magnifique détail sculpté : deux captifs enchaînés à un trophée. C'est un monument exceptionnel de l'art romain provençal
Au détour des rues et des places, le riche patrimoine de Carpentras se dévoile au promeneur. La ville est marqué par son appartenance au Saint Siège, du XIIIème au XVIIIème siècle, ainsi que par la présence des Juifs. De cette époque, elle en garde aujourd’hui l’architecture avec des monuments emblématiques tels que la Synagogue, la plus vieille de France, l’ancien Palais Épiscopal…
Votre visite vous mènera aussi à la découverte de vestiges du passé comme l’Hôtel Dieu et sa pharmacopée du XVIIIème siècle, la Porte d’Orange, la cathédrale Saint Siffrein ou encore le passage Boyer avec ses verrières et boutiques.
Poursuivre cette escapade touristique vers Cavaillon, via la D31 (85 km). Situé au sein du Parc Naturel Régional du Luberon, entre Durance et Luberon. Lovée au pied de la colline Saint Jacques, qui est une partie détachée du massif du Luberon, Cavaillon est la porte d'entrée de ce Parc Naturel. L'hôtel d'Agar, situé au cœur du passage Vidau, présente dans ses caves et dans l'ancien jardin de l'évêque, des vestiges remarquables de l'époque romaine.
Durant la période romaine, la cité de Cavaillon se nomme Cabellio ou Pagus Cavellicus. Elle constitue une ville étape sur la voie Domitienne et se développe fortement. Érigée en colonie latine, elle se pare de monuments. De cette époque, seul l'arc antique aujourd'hui situé sur la place du Clos nous est parvenu. En juillet 2010, en déracinant un acacia, un habitant de Cavaillon a également trouvé dans son jardin 304 deniers d'argent datant du Ier et du IIe siècles enterrés au pied d'une colonne du jardin d'un temple probablement dédié à Mithra au moment où Didius Julianus et Septime Sévère se disputent l'empire.
L'Arc romain est l’un des plus anciens monuments de Cavaillon. Il est daté du 1er siècle ap. J.C. et surnommé Arc Marius, du nom du général romain ayant colonisé la région. C’est à cette époque que la ville se développe véritablement dans la plaine. L'Arc Marius évoque la présence romaine dans Cavaillon, et la synagogue du XVIIIe siècle, l'appartenance de cette terre au Comtat Venaissin, état pontifical. Cavaillon possède un patrimoine qui se visite en flânant dans ses vieux quartiers.
Vous découvrirez, au détour de petites rues et placettes fleuries, l'une des plus belles synagogues d'Europe et son musée Juif Comtadin, une cathédrale du XIIe siècle et son petit cloître, un arc romain du Ie siècle et de belles demeures anciennes. À découvrir également : la porte d'Avignon, la chapelle du Grand Couvent, la chapelle Saint-Jacques et l'Hermitage, le musée de l'Hôtel-Dieu. Cavaillon a la chance d'avoir une colline verdoyante, la colline Saint-Jacques, au coeur de la ville.
Vous pourrez donc vous promener dans une garrigue odorante et chantante puis rejoindre en quelques pas les terrasses de café sur les places ombragées du centre ville ou faire un peu de shopping dans ses rues piétonnes. Le sentier balisé de découverte de la colline Saint-Jacques vous guidera jusqu'à son sommet d'où vous aurez une très belle perspective sur la ville, la plaine d'Apt, le Luberon et les Alpilles.
Continuer vers Avignon, via A7 (121 km). Surnommée la « cité des papes » en raison de la présence des papes de 1309 à 1423. C'est l'une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts et son centre historique, composé du palais des papes, de l'ensemble épiscopal, du rocher des Doms et du pont d’Avignon. Elle a été
classée patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le rocher des Doms, qui est l'origine même d'Avignon, c'est un agréable jardin perché offrant une belle vue sur le Rhône et plus particulièrement sur le pont Saint-Bénezet, plus connu sous le nom de pont d'Avignon. Simple emporion grec fondé par les Phocéens de Marseille vers 539 av. J.-C., c'est au cours du IVe siècle av J.C. que les Massaliotes commencèrent à signer des traités d'alliance avec quelques villes de la vallée du Rhône dont Avignon et Cavaillon.
Un siècle plus tard, Avignon fait partie de la "région des Massaliotes" ou du "pays de Massalia". Fortifiée sur son rocher, la cité devient par la suite et resta longtemps la capitale des Cavares. À l'arrivée des légions romaines vers 120 av. J.-C., les Cavares, alliés des Massaliotes, deviennent ceux de Rome. Passée sous domination de l'Empire romain, Aouenion devient Avennio et fait maintenant partie de la Gaule narbonnaise (118 av. J.-C.), puis de la 2e viennoise.
Avignon reste « ville fédérée » de Marseille jusqu'à la conquête de la cité phocéenne par C. Trébonius et Décimus Junius Brutus, lieutenants de César, elle devient alors une cité de droit latin en 49 av. J.-C. Elle acquiert le statut de colonie latine en 43 av. J.-C.. Pomponius Mela la place parmi les villes les plus florissantes de la province. Au cours des années 121 et 122, l’empereur Hadrien séjourne dans la Provincia où il visite Vaison, Orange, Apt et Avignon.
Il accorde à cette dernière cité le statut de colonie romaine : "Colonia Julia Hadriana Avenniensis" et ses citoyens sont inscrits dans la tribu. À la suite du passage de Maximien Hercule, qui allait combattre les Bagaudes, paysans gaulois révoltés, un premier pont en bois est construit sur le Rhône et unit Avignon à la rive droite. Il a été daté par dendrochronologie de l'an 290. Au IIIe siècle, il existe une petite communauté chrétienne hors les murs autour de ce qui deviendra l’abbaye Saint-Ruf.
Des vestiges romains de l'ancien forum d'Avignon, se trouve sur l'actuelle place de l'Horloge. Cité des papes de 1309 à 1376, le coeur historique d'Avignon est aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Protégée par ses remparts, la vieille ville a conservé de merveilleux témoignages de son passé. Édifié au XIVe siècle, le palais des Papes est une étape incontournable de la visite.
La place du Palais est également entourée d'autres édifices prestigieux comme le Petit Palais, ancienne résidence des archevêques qui est à présent un musée regroupant des tableaux et des sculptures ; l'hôtel des Monnaies et sa façade baroque du XVIIe siècle ; mais aussi la cathédrale Notre-Dame-des-Doms édifiée au XIIe siècle.
Rejoindre Orange par A7 (153 km).