La Garde-Adhémar a ce charme typique et authentique des villages perchés de la Drôme provençale situé à 4,5 km des Granges Gontardes, 7 km de Valaurie, 8,5 km de Clansayes, 13 km de Chamaret, 17 km de Grignan. Plus loin les agglomérations de Pierrelatte, St Paul Trois Châteaux, Donzère et
au delà du Rhône qu'on devine au pied des montagnes du Vivarais, Bourg-St-Andéol.
Après avoir suivi la jolie route herbeuse qui grimpe vers La Garde-Adhémar, vous aurez intérêt à vous garer sur le parking supérieur, qui possède une superbe vue sur la plaine, afin de pouvoir visiter en toute sérénité ce merveilleux village fortifié, aux hautes murailles encore en parfait état. Un joyau ! En pratique, le visiteur circule à pied dans des ruelles bordées de maisons remaniées aux pierres calcaires blanchies.
Une enceinte, bien conservée, protégeait le bourg du village perché. Jusqu'au XIXe siècle, on pénétrait dans le village de La Garde-Adhémar par deux portes principales. La première, au nord, était la porte d'Amont ; au sud-est, la porte de la Fontaine aujourd'hui disparue, conduisait au seul point d'eau situé à l'extérieur des remparts où s'approvisionnèrent les habitants du village jusqu'en 1855.
Le visiteur se plaira à flaner dans les ruelles étroites et à découvrir l'habitat ancien de La Garde-Adhémar. Les maisons, en pierre calcaire locale autrefois enduites, essentiellement paysannes étaient de taille modeste et se développaient en hauteur. Au rez-de-chaussée, se trouvaient la cave et les abris pour
le petit bétail. On accédait le plus souvent à la pièce unique de l'étage par un escalier extérieur. Au dessus, le grenier servait de réserve.
Les maisons ont été, au fil du temps, fortement remaniées. Ce sont les encadrements des portes ou des fenêtres qui permettent de repérer les différentes périodes de construction.
Votre escapade vous conduira vers l'église romane Saint-Michel. Son plan à absides opposées est très rare en France, survivance du modèle carolingien. Le clocher octogonal fut achevé au 19e siècle. Construite au XIIème siècle, l’église Saint Michel est un beau joyau de l’art roman provençal. Classée Monument Historique, elle a été restaurée au milieu du XIXème siècle. Elle abrite une vierge à l’enfant en bois datant du XIIème siècle.
Il faut également visiter le jardin des Herbes et le jardin de Collection, un conservatoire de 200 espèces végétales avec un accès libre. A l'aplomb de l'église, le jardin des Herbes avec ses centaines de plantes aromatiques et médicinales, est un lieu de promenade agréable et instructif. Au coeur d'une terre trufficole, le village de La Garde-Adhémar est fier de son terroir que ses habitants cultivent avec passion.
Au détour des ruelles, n’hésitez pas à parcourir ce jardin aux herbes, labélisé « jardin remarquable ». Le promeneur peur s’attarder au coeur du village de La Garde-Adhémar, une place où il fait bon se promener et se reposer, profiter à l’ombre des acacias d’un déjeuner à L’Absinthe, classé Bistrot de
Pays. Cette place a été aménagée dans les années 1970-1980 par la commune en dégageant les ruines de maisons abandonnées.
Découvrez la chapelle des Pénitents, aménagée en 1630 pour la confrérie éponyme dans des maisons particulières. Devenu lieu d’expositions, l’espace abrite une fresque où l’on voit deux pénitents agenouillés revêtus de leur sac et de leur cagoule. Les artisans d'art sont aujourd'hui représentés au sein du bourg par les ateliers d'émaux et de poterie.
Ensuite à 2 km, nous vous conseillons vivement avant de repartir d’emprunter la petite route bordée de chênes verts et de murets en pierres sèches qui mène au fond d’un vallon ombragé jusqu’à la jolie chapelle du Val des Nymphes. Îlot de fraîcheur, imprégné de mystères, n'a jamais cessé de fasciner. Déjà aux temps anciens, on venait invoquer les Nymphes, célébrer le culte de la fécondité et de la prospérité. Dans une ancienne filature, un éditeur et sa galerie vous invitent à découvrir l'art contemporain.
Le visiteur ne doit pas se laisser tromper par la solitude et l'environnement de la chapelle romane qui subsiste. Depuis le Haut Moyen Age jusqu'au XIIIe siècle, un important habitat ainsi que quatre églises occupaient ce site. Cette chapelle romane priorale, dépendant de l'abbaye de Tournus, aurait été édifiée au milieu du XIIe siècle. Sa construction fut très influencée par les modèles antiques. L'abside présente une décoration exceptionnelle de deux étages d'arcatures.
La façade occidentale, d'une disposition unique est composée à l'étage inférieur d'un petit appareil très dépouillé encadrant le porche et ses voussures tandis que l'étage supérieur, entièrement en pierre de taille, porte un décor antiquisant de trois arcatures entourant un oculus central. Des arcs-boutants furent rajoutés ultérieurement de chaque côté de la façade. Tombée en ruine au XIXe siècle, elle a été restaurée en 1991. Le site accueille, en été, de nombreux concerts.