L'enclos paroissial
Même s'il ne ressemble en rien aux magnifiques enclos paroissiaux que l'on rencontre dans le nord du Finistère notamment, il n'est pas erroné d'employer ce vocable s'agissant de Loctudy.
En effet, nombre des éléments nécessaires pour qualifier un lieu d'enclos sont présents sur le placitre : l'église ; le mur d'enceinte ; la porte triomphale quoique fort modeste avec de part et d'autre un échalier, à l'ouest ; l'ossuaire, au sud-ouest de l'enclos - bien que désaffecté ; le calvaire, une simple croix de mission en réalité, déplacée dans le nouveau cimetière au cours des années 1970 ; le cimetière autour de l'église, réaménagé suite au projet voté par la municipalité le 6 juin 1997.
La chapelle de Porz Bihan
On peut aussi évoquer la chapelle de Porz Bihan, dans le placitre, mais rien n'indique qu'elle soit une chapelle reliquaire comme on peut en rencontrer dans les enclos plus majestueux.
Le projet de réaménagement du cimetière prévoit que simplement trois îlots de tombes demeurent dans le cimetière :
Les tombes des ecclésiastiques de Loctudy qui y sont décédés, au sud de l'église à l'exception de la tombe d'un prêtre du xixe siècle originaire du Massif Central, honoré par les paroissiens d'une tombe enpierre de Volvic, difficilement déplaçable, et de celle d'un prêtre du xve siècle, tombe située quasi parfaitement dans l'alignement centrale de l'église, en son chevet ; le choix de cet emplacement étant certainement symbolique et honorifique). Une imposante dalle de schiste placée sur le mur d'enceinte sud dresse la listes des vicaires, prêtres et curés de Loctudy depuis 1669.
Au chevet de l'église, les tombes de personnalités marquantes de l'histoire de Loctudy, certains maires, Gustave Moussion, à l'origine du château du Dourdy, Maurice de Laubrière, yachtman de la Belle Époque...
Au nord-ouest de l'église, près le monument aux morts, les tombes des victimes de guerres.
À proximité de l'ossuaire est visible la tombe mausolée de la famille Astor, dernière famille propriétaire du manoir de Kérazan, dont hérita l'institut de France en 1928.
La Première Guerre mondiale faisant 102 victimes (sur 2900 habitants avant 1914) sur Loctudy, la municipalité dirigée par Marcel Derrien décide par la délibération du 18 mai 1919, de la construction d'un monument honorant ses soldats morts pour la France. L'architecte quimpérois Charles Chaussepied fut responsable du projet et confia la construction du monument au sculpteur parisien Emile Bickel, installé au Suler, et ayant lui-même perdu un enfant au cours de ce conflit. À sa demande, il fut inhumé derrière son monument, situé au nord-ouest de l'enclos, à son décès en 1937.
Les chapelle de Loctudy
La chapelle Notre Dame de Pors Bihan (petit port en breton) à proximité de l'église Saint-Tudy, dans l'enclos paroissial. (xive siècle, modifiée au xxe siècle.)
La chapelle Saint-Quido, à Tréguido (xviie siècle)
La chapelle Saint-Oual, à Lodonnec (xviie siècle)
La chapelle contemporaine de La Porte Ouverte, à Lodonnec (1965)
La chapelle Notre-Dame-des-Croix du Croiziou au lieu-dit Le Croiziou (entrée de Loctudy) (xive siècle, puis agrandissement au xviie siècle, en 1649)
Les manoirs de Loctudy
De nombreux manoirs, dont le plus connu est celui de Kerazan.
Le manoir de Kerazan
Le manoir de Kerazan est situé à quelques kilomètres au nord de Loctudy et au sud de Pont-l'Abbé dans le Finistère. Le manoir fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 24 août 20002. Cela concerne les façades et toitures du corps de logis et de l'aile est pour ce qui est de l'extérieur du manoir.
À l'intérieur, cinq pièces du rez-de-chaussée sont concernées : la salle à manger, le grand salon, la salle de billard, le fumoir et la bibliothèque. Le parc, enfin, avec ses murs de clôture, ainsi que la citerne, le vivier et le canal du xviiie siècle et les douves, complète la notice.
Autres manoirs :
Le manoir de Coadigou
Le château de Kerpaul
(appelé château par tradition locale)
Le manoir de Kerenez
Le manoir de Kervéréguen
Un des plus anciens édifice civils du Pays Bigouden, construit entre 1242 et 1272. Il est toujours habité par des membres de la famille qui en est à l'origine, les Penfentenyo.
Le château rose en Langoz
Le manoir de Moor Braz
Le manoir de Moor Braz (Grande Mer), en Langoz, propriété de la famille Montgolfier depuis le mariage de Berthe de Montgolfier (1905-2004), arrière petite fille d'Étienne, en 1934, et lieu réquisitionné pour faire office de kommandantur de 1940 à 1944.