L'église de Saint-Suliac est construite au XIIIe siècle, avec sa nef aux fines colonnes et garnie de bas-côtés, son transept au bras nord surmonté d'un clocher massif et avec un porche orné. Des modifications ont été apportées à l'extérieur au XVe siècle. Les voûtes ont été refaites au XVIIe siècle et au début du XXe siècle.
Le monument et son cimetière ont fait l'objet de plusieurs mesures de classement au titre des monuments historiques. Ainsi, clocher et porche furent-ils classés par arrêté du 2 mars 1912, suivi par le cimetière le 11 juillet 1942. Ces mesures de protection furent annulées pour voir l'inscription de l'intégralité de l'église le 28 septembre 2000 avant qu'un dernier arrêté du 8 mars 2001 classe église, cimetière et portails d'accès.
Vestige du camp viking
Du Xe siècle, dite « l'Huitrière de Garrot», enceinte médiévale fortifiée quadrangulaire visible surtout par mer pleine dans l'anse de Vigneux au sud du Mont-Garrot, classé MH au titre des monuments historiques par arrêté du 13 août 1986
Autres sites et monuments de Saint-Suliac
Oratoire de Grainfolet (1894),
Belvédère sur l'estuaire de la Rance.
Le moulin à marée de Beauchet
Le moulin est formé de l'édifice proprement dit, ainsi que d'une digue qui isole une partie du ruisseau de la Goutte du reste de son estuaire, formant ainsi un étang d'environ 10 ha. L'édifice du moulin est un bâtiment en granite de plan rectangulaire, de deux étages.
Un moulin à marée existe à cet emplacement avant 1542. En 1882, il est reconstruit après un incendie. Au début du XXe siècle, il est reconverti en minoterie. Ses roues sont remplacées par une turbine avant 1930. L'utilisation de la marée est stoppée au profit de l'électricité en mars 1962. L'activité meunière cesse en 1981.
L'édifice, son mécanisme et sa digue sont inscrits au titre des monuments historiques en 1986.
Les vignes de Garrot
1250 pieds de chenin plantés en échalas sur les coteaux sud du Mont-Garrot.
Il existe sur la hauteur d'un promontoire naturel, appelé le Mont-Garrot ou Gareau, qui culmine à 73 mètres d'altitude et qui est situé au sud de l'actuel village de Saint-Suliac, les traces d'un établissement gallo-romain. Plus tard, au VIe siècle, un moine ermite venu du pays de Galles s'établit sur la hauteur de ce mont. Il est à l'origine de la fondation d'un prieuré construit à l'emplacement du bourg actuel.
En 1136, la paroisse de Saint-Suliac, qui dépend jusqu'alors de l'évêché d'Alet, passe sous la dépendance de l'abbaye bénédictine angevine de Saint-Florent-lès-Saumur. Cette abbaye fonde au cours du XIIe siècle, sur la hauteur du Mont-Garrot, le monastère de Saint-Laurent dont une croix marque aujourd'hui l'emplacement de sa chapelle.
Le prieuré bénédictin ayant disparu à partir du XVe siècle, les moines ont laissé cependant des traces de leur passage dans le paysage de la région, notamment par la culture de la vigne. Bien que la production de vin soit abandonnée depuis le XVIIIe siècle, des ceps de vigne se voient encore actuellement sur les flancs du Mont-Garrot.
Le bourg actuel se constitue dans le siècle qui suit l'arrivée du saint, au fond d'une anse de la Rance maritime et serré autour de l'église dont le début de son implantation remonterait du VIe au XIe siècle. Dès le début du XVIe siècle, Saint-Suliac est un port actif. Pendant la Révolution il prend le nom de Port-Suliac et conserve jusqu'aux années 1950 son port de pêche, qui constitue sa principale activité économique.