De son ancien monastère vous pouvez voir le réfectoire, belle salle capitulaire romane. L'église romane Notre-Dame-du-Gourg, du XIVe siècle, a subi quelques transformations. Admirez la belle voûte de son abside et la statue de sainte Anne, côtoyant des céramiques contemporaines illustrant l'histoire de la fondation du bourg. Le vieux village de Sainte-Enimie a conservé une halle au blé et sa mesure à grains.
Sur la rive gauche du Tarn, on peut découvrir les ruines de l'ancien château de Castelbouc. Détruit au cours du XVIe siècle, il aurait, selon la légende, abrité un seigneur ayant du satisfaire toutes les femmes du village tandis que les hommes étaient partis en croisade.
Vous pourrez également admirer les nombreuses maisons troglodytiques et autres cavernes qui occupent le village de Pougnadoires. A Utopix, vous serez séduit par un site magique abritant notamment une habitation-sculpture en forme d'igloo.
Sainte-Enimie constitue un point de départ idéal pour une descente des gorges du Tarn en canoë-kayak ou une randonnée pédestre dans la nature environnante, notamment sur le sentier escarpé menant à la grotte de l'ermitage, dans laquelle sainte Enimie se retira à la fin de sa vie.
A Sainte-Enimie prendre la direction de La Canourgue par la D998 (43,2 km). En périphérie du Parc Naturel Régional des Grands Causses, La Canourgue s’ouvre sur la vallée du Lot, au pied du Causse de Sauveterre, aux portes de l’Aubrac et des Gorges du Tarn. Baignée par les eaux claires de l'Urugne, La Canourgue est sillonnée de canaux comme une petite Venise. Ces canaux ont été aménagés dès le Moyen-âge.
Ce qui caractérise La Canourgue, ce qui en fait le charme, c’est l’homogénéité de ses constructions : maçonneries en pierres calcaires irrégulières, souvent non crépies, toits en lauzes de schistes, lucarnes à capucines, encadrements de portes et de fenêtres en pierres taillées de grés rosé ou ocre. C'est une ville atypique construite en suivant le cheminement d'un cours d'eau.
Développée autour d’un monastère au VIIe siècle, lorsque l’on pénètre dans La Canourgue, que l’on vienne de l’Ouest ou du Sud, on s’arrête sur une place traversée par la route. Le cœur de la cité contraste fortement avec les belles demeures bourgeoises construites au 18 et 19e siècles qui se sont installées à la place des anciens remparts et du large fossé qui l’entourait avec leurs parcs bien ordonnancés, leurs pièces d’eau.
On peut flâner sans but et déambuler dans les rues au détour desquelles le patrimoine historique se dévoile. On peut apprécier les ruelles pavées, les passages voûtés et les maisons étroites, témoignage de l’ancien parcellaire urbain de la cité. Jusqu’en 1770 le bourg ne s’est développé qu’à l’ombre de ses remparts entre l’église et le château. Autour de La Canourgue s’étage d’anciens murets de pierre ou jadis on exploitait la vigne et la truffe.
Après cette pause à La Canourgue, direction Le Monastier via la D809 (62,2 km), La localité actuelle du Monastier, est née à l’époque romane de la fondation d’un prieuré bénédictin sur la rive droite de la Colagne. Une des raisons de l’implantation du prieuré au Monastier était de répandre la foi et sa pratique à un carrefour d’itinéraires de pèlerinages. De multiples voies de communication le desservaient au Moyen Age.
L'église primitive Saint Sauveur a été construite entre 1090 et 1095. L'église du Monastier est vieille de 10 siècles d’histoire. A voir le viaduc de la Colagne de la RN 88.
Continuez vers Les Salces par la D56 (70,7 km), deux routes permettent actuellement d'accèder au village en voiture. Bien que légérement étroites, elles sont ombragées sur le tout long par le jonchement de chataigniers, ce qui fait de la montée aux Salces une promenade fort agréable lorqu'il fait beau. La commune s'étend sur le versant sud de la montagne du Mountasset.
Située dans le Massif Central en Aubrac, ce village des Salces constitue sur la route "Au fil de la Lozèreé un belvèdère magnifique. La vieille pierre et les toits en lauze témoignent de la tradition architecturale de la région.
Poursuivre vers Nasbinals via la D52 (92,7 km) située sur le plateau au pied du col d'Aubrac et à deux pas des lacs de l'Aubrac mais qui ne renie pas pour autant son attachement au Gévaudan.
Au début du XIe siècle, un prieuré autour de l’église de Nasbinals témoigne d’une communauté villageoise. En 1074, les moines de St Victor de Marseille firent éclore la robuste église de style roman devenant un de leurs prieurés qui offrait un abri sûr aux pèlerins avant de franchir le plateau et rejoindre Aubrac.
L’église Sainte Marie de Nasbinals est aujourd’hui un des fleurons de l’art roman en Aubrac. Elle est remarquable par la polychromie de ses matériaux, son clocher octogonal et la voûte de la nef en ogive.
Le village de Nasbinals est le point de départ du Chemin Urbain V, sentier de grande randonnée (GR) vers Avignon via Mende, Florac, Anduze, Lézan et Uzès. Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Marchastel, la prochaine étape étant Aubrac et la Domerie d'Aubrac. De nombreux gîtes accueillent les pèlerins et randonneurs qui parcourent ce chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Fin de cette deuxième étape de cette route touristique "Au fil de la Lozère" (92,7 km).
Poursuivez ce parcours en suivant itinéraire du circuit 3 entre Nasbinals et Mende (115,5 km).