Sur les routes cathares - Circuit 1 (Ariège)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 1 de la Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège

Entre Carcassonne et Foix s’est joué, aux XIIe et XIIIe siècles, dans le sang et les larmes, le sort de l’hérésie cathare et le rattachement à la couronne de France.

Ce premier circuit de la Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège, vous emmène entre Foix et le château de Montaillou. Le parcours présente un bâti à la fois remarquable où la nature et l'histoire se sont conjuguées pour créer des sites grandioses et des lieux évocateurs des siècles passés.

Foix (Km 0) retient l’attention du visiteur par l’image des trois tours de son château dressé sur son roc majestueux et par son site superbe et tourmenté. Les Romains sont les premiers à bâtir un fort sur la colline rocheuse où se trouve aujourd'hui le château et qui surplombe l'actuelle ville. 

Au XIIème siècle, une vie urbaine se développe autour de l’abbaye Saint Volusien (849) et du château élevé avant l’an mil. Devenue place forte militaire, Foix est l'une des capitales de Gaston Fébus au XIVe qui tente de préserver une certaine autonomie au Béarn et à Foix entre Français et Anglais.

Dominant, du haut de son piton rocheux, les toits de la vieille ville et le confluent de l'Ariège et de l'Arget, le château médiéval de Foix a conservé de son passé de place forte imprenable ses trois tours à mâchicoulis et ses hautes murailles.

Foix les tours du chateau routes touristiques de l ariege guide du tourisme du midi pyreneesAujourd'hui, le château de Foix fait partie de la Collection Ariège, Grands Sites d'Occitanie en Midi Pyrénées. Cette imposante forteresse des comtes de Foix abrite aujourd'hui le musée départemental de l'Ariège. Depuis le sommet de la tour ronde, vous profiterez d'un superbe panorama sur la ville, la vallée de l'Ariège et les montagnes alentours.

Le château veillent encore sur la vieille cité où il fait bon se perdre d’une ruelle à l’autre, pour en découvrir l’âme médiévale à jamais inscrite dans la pierre. En contrebas, la vieille ville médiévale de Foix invite tout particulièrement à la flânerie, avec ses ruelles étroites avec des maisons à colombages préservées et ses jolies places.

La rue des Grands Ducs est un des derniers vestiges des constructions médiévales, c'est une ruelle étroite et escarpée, avec des pontils, passerelles reliant les maisons de part et d'autre de la rue. 

Au fil du parcours dans Foix, l'on ne manquera pas de voir un autre site patrimonial majeur, l'église abbatiale Saint-Volusien, reconstruite au XVIIe siècle après les guerres de religionLe portail date cependant de l'ancien édifice médiéval. La chapelle de Montgauzy, reconstruite au XVIIe siècle dans un style roman, vaut aussi le coup d'œil. On n'oubliera pas la halle aux grains de 1870 et le parc de Bouychères.

Après la visite de la cité médiévale de Foix, prendre la direction de Pamiers via la N20 (21,7 km), situé au cœur de la plaine de Basse-Ariège. Connue dès l'époque romaine, Pamiers a connu un essor important au cours du Moyen Âge, entre le XIIe et le XIIIe siècle, notamment grâce aux religions.

Au XIIe siècle, la cité ariégeoise se développe fortement, malgré la crise du catharisme. Pamiers est alors un fief de l’orthodoxie. Une conséquence de la Croisade contre les Albigeois : l’installation dans ces murs des ordres monastiques chargés de lutter contre l’hérésie : Dominicains (rue des Jacobins), Franciscains (place des Cordeliers), Carmes (rue des Carmes) et Augustins (Loumet).

En 1207, au château de Pamiers, aujourd'hui rasé, se déroule le Colloque de Pamiers, dernière rencontre entre les cathares et l'Église catholique avant la Croisade des Albigeois. Présentant encore un beau patrimoine architectural et culturel. L’architecture de Pamiers, de style toulousain, fait la part belle à la brique rouge, en incluant parfois la moraine, matériau charrié par l’Ariège. La plupart des bâtiments historiques datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

Construite au XIIe siècle, la cathédrale Saint-Antonin est l'un des joyaux architecturaux de PamiersFondé en 1648, le Carmel de Pamiers est un bâtiment unique dans la ville. Utilisé comme prison sous la Révolution, il abrite également une tour carrée appelée Tour de l'évêque, construite sous les ordres de Roger-Bernard III, comte de Foix.

Au fil de promenades dans cette ancienne cité du Moyen Âge, on peut admirer d'autres vestiges de l'âge d'or de la ville, comme la tour des Cordeliers de 1512, la tour de la Monnaie de 1419, la porte de Nerviau, seul témoignage de l'ancienne enceinte fortifiée, ou encore le palais de justice et l'abbaye de Cailloup. Cette dernière, chapelle romane de la première moitié du XIIe siècle, a été classée aux Monuments Historiques.

De nombreux canaux entourent la vieille ville de Pamiers, ville entourée de canaux depuis le Moyen Âge, Pamier se découvre aussi en traversant les nombreux ponts qui relatent leurs secrets.

Poursuivre en direction de Mirepoix par la D119 (44,9 km) située dans le Pays des Pyrénées Cathare, labellisé Pays d'Art et d'Histoire. Le pays de Mirepoix est situé dans la vallée de l’Hers, point de jonction de la zone de plaine, un avant-pays pyrénéen et la chaîne axiale des Pyrénées.

Dépendante du comté de Foix, la ville fut gagnée par le catharisme à la fin du XIIe siècle. Lieu de rencontre entre Razès, Pays de Sault et Comté de Foix, Mirepoix va servir à plusieurs reprises de lieu de concile pour les prédicateurs cathares, notamment en 1206 ou environ 600 d’entre eux furent réunis.

Mirepoix bastide medievale la maison des consuls routes touristiques de ariege guide du tourisme midi pyreneesDe nombreuses "maisons communes" leur étaient ouvertes et, un diacre, Raymond Mercier, vivait en permanence à Mirepoix. Lors du déclenchement de la croisade contre les Albigeois en 1209, l’armée croisée se déplace de Fanjeaux vers Pamiers et prend Mirepoix. 

La famille de Mirepoix très liée au Catharisme est dépossédé. Simon de Montfort donne la seigneurie par le traité de Paris en 1229 à Guy de Levis son fidèle lieutenant qui devient Maréchal de MirepoixLa famille de Levis s’implante et impose un des régimes féodaux les plus lourds d’Ariège, Mirepoix continuera cependant à bénéficier de sa charte.

La charmante bastide de Mirepoix, fut reconstruite selon les plan réguliers des bastides après une vaste inondation en 1289. Mirepoix est célèbre pour la maison des Consuls ornée de pièces de bois sculptées et pour la cathédrale Saint-Maurice et sa nef aux dimensions impressionnantes avec ses 22 mètres en largeur. La place a conservé sa structure originelle et médiévale. Vous pourrez y observer des maisons à colombages sur galeries de bois.

L'ancien château de Mirepoix, dont la première mention remonte à 960, avait été pris en même temps que la cité, le 22 septembre 1209, jour de la Saint-Maurice. Le château ne prit le nom de "Terride" qu'au XVIe siècle.

Continuer cette route touristique des Cathares vers le Château de Lagarde, situé sur la commune du même nom via la D625 et D7 (53,3 km). Lagarde, ancienne bastide fondée au début du XIVe siècle situé sur un plateau, qui domine la riante vallée de l'Hers. Le Château de Lagarde, était surnommé à l’apogée de sa splendeur "Le petit Versailles du Languedoc" dont les ruines majestueuses laissent deviner un passé glorieux.

La tour de garde du XIe siècle fut édifiée en 1063 par Ramire Ier d'Aragon, roi d’AragonLe roi d’Aragon avait en 1097, fait don du château fort de Lagarde à Guillaume de Lordat, vassal du comte de Foix. Quelques décennies plus tard, en 1229, le roi de France l’en déposséda quand il donna la seigneurie de Mirepoix à l’un des principaux chefs de la croisade des Albigeois.

À la charnière des XVe et XVIe siècles, Jean V de Lévis-Mirepoix, propriétaire du château de Lagarde, est un personnage puissant et riche. Il va transformer considérablement le château de ses ancêtres, remplaçant les vieux logis du Moyen Âge par des influences de la Renaissance tout en conservant la structure médiévale. 

Chateau de lagarde routes touristiques de l ariege guide du tourisme du midi pyreneesC’est au XVIIe siècle que Louise Roquelaure, veuve d’Alexandre de Lévis transforma la forteresse en château de plaisance.

Sur la commune de Lagarde se trouve aussi le château de Sibra. Il s'agit d'une maison forte largement remaniée au XIXe siècleLe château fût bâti sur une propriété seigneuriale appartenant à l'abbaye de CamonLe château possède notamment des crénelages et mâchicoulis d'inspiration médiévale, des ouvertures de type de Renaissance.

Poursuivre la D625 jusqu'au Château de Roquefixade (80,5 km), sur le massif du Plantaurel, dans la vallée de Lesponne. Château cathare situé sur la commune de Roquefixade son nom vient de la voûte qui enjambe une faille sur le versant nord. Juché au sommet d'une impressionnante falaise, la forteresse de Roquefixade, depuis le XIème siècle, fait face à celle de Montségur.

Les premiers seigneurs connus sont seigneurs de Pailhès, branche de la famille de Rabat, et portent tous le nom de Bernard Amiel de Pailhès. Pendant la croisade contre les Albigeois, ils sont de tous les combats aux côtés des comtes de Toulouse et de Foix dont ils sont les vassaux. L'existence du château de Roquefixade est attestée depuis 1034.

Le château de Roquefixade sert de refuge et de lieu de résistance pour les AlbigeoisAu XIIIème siècle, une communauté de croyants cathares vivait dans le village et combattirent pour la liberté de leur religion, de leur famille et de leurs terres. Le château fût détruit en 1632 sur ordre de Louis XIII

Sur le chemin des ruines du château de Roquefixade dont l'existence est attestée depuis 1034 est visible une stèle. Se substituant à Roquefixade, La Bastide-de-Montfort, nommée ainsi un temps en l’honneur de Simon de Montfort, auteur de la destruction du village et du château entre 1209 et 1212, était une bastide royale sans paréage.

Bâtie en 1288 sur ordre du roi par le sénéchal de Carcassonne et de Béziers Simon Briseteste. Bastide-de-Montfort était voulue pour être un symbole de la victoire contre l'hérésie cathare. La mairie et l'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge jouxtent la place du Village. Celle-ci est agrémentée d'une fontaine datant de 1884 et d'un lavoir couvert longeant la voie d'accès.

Revenir sur vos pas, puis suivre la D9 en direction de Montségur (96,7 km), haut-lieu de l'histoire du catharisme, classé Grand Site d'Occitanie en Midi-Pyrénées. De tous les châteaux cathares, Montségur n’est pas le plus spectaculaire. Mais certainement, le plus émouvant. Dressé à 1207m d'altitude, sur la plus haute partie d'un éperon rocheux appelé "pog", le château de Montségur est cité dans les textes dès la fin du 12ème siècle.

Rien ne permet de reconstituer l’histoire de Montségur du Haut Moyen-Age jusqu’au début du XIIIe siècle, époque à laquelle Raymond de Péreille, vassal du comte de Foix, relève en ce lieu un castrum antérieur dont l’origine n’est pas connue. L’histoire de ce nouveau castrum de Raymond de Péreille, dénommé Montségur II par les archéologues, est étroitement liée à l’histoire des cathares du Languedoc.

A partir de 1232, Montségur devient le siège et capitale de l’Eglise cathare. Le castrum se densifie, se peuplant de 500 à 600 âmes, où se côtoient religieux, civils et hommes d’armes. Au nord-est du château les vestiges d’habitations encore visibles aujourd’hui représentent les derniers témoins de ce peuplement.

En 1243, à la tête d’une armée de 10 000 hommes, Hugues des Arcis, sénéchal du roi de France à Carcassonne, et Pierre Amiel, évêque de Narbonne, mettent le siège devant la forteresse de Montségur. Ce siège durera 11 mois environ, jusqu’à son issue tragique : les assiégés se rendent le 16 mars 1244 et ils seront plus de 230 cathares ("bons-hommes" et "bonnes-femmes") qui, ne voulant pas renier leur foi, monteront sur le bûcher.

Après la chute de Montségur le roi de France attribue le château à Guy de Lévis. Remaniée dans son architecture, la forteresse sera encore occupée par une garnison royale jusqu’au traité des Pyrénées au 17° siècle. Du château, vous avez une vue panoramique sur les montagnes et plaines du pays. Dans le village actuel se situe le musée archéologique présentant les objets, exhumés par les archéologues, de cette épopée.

Montsegur le chateau les routes touristiques de ariege guide du tourisme midi pyreneesAu XVIe siècle, le village devenu Montségur se développe pour prendre au 19° siècle l’aspect du village actuel, une partie des maisons étant construites avec les pierres du château. Au pied des contreforts des Pyrénées ariégeoises, implanté dans le fond de la vallée du Lasset, le village actuel de Montségur, est aujourd'hui classé dans Réseau des Grands Sites de France.

Après votre promenade dans ces lieux chargés d'histoire, suivre la direction du Château de Montaillou via la D9 et D613 (137 km). Cette étape, vous emmènera découvrir les ruines de son célèbre château et ses alentours. Au coeur du Pays de Sault, dans cette enclave rattachée au département de l’Ariège, appelé Pays d’Alion du nom d’une riche famille seigneuriale, le Château de Montaillou possède une histoire tourmentée.

Le pays d'Aillon est un beau plateau entouré de pâturages et de forêt, situé en haute Ariège, à 1 300 mètres d'altitude. Au Moyen Age, il était habité par deux villages, Prades et Montaillou, dépendant du comté de Foix. Les positions politiques et religieuses des seigneurs d'Alion permettront le passage et l'hébergement de cathares. On retrouve par exemple la trace du diacre Raymond de Saint-Martin en 1242, accompagné de deux autre parfaits.

L'histoire de Montaillou est largement liée au catharisme. Entièrement cathare au début du XIVe siècle, cette communauté hérétique est parfaitement connue grâce aux interrogatoires des inquisiteurs Geoffroy d’Ablis et Jacques Fournier.

La chute du château de Montségur provoqua la destruction du château de Montaillou. Le château de Montaillou fait partie des dernières places fortes cathares à tomber, lorsque Bernard d'Allion est condamné pour hérésie et brûlé vif en 1258 à Perpignan. Il est reconstruit quelques décennies plus tard et est mentionné en 1272 dans la liste des forteresses du comte de Foix assurant la défense de la frontière du comté face à l'Aragon.

Le roi Louis XIII ordonne son démantèlement en 1638. Dominant le village de Montaillou du haut d'une butte, on peut encore observer les restes du donjonIl ne subsiste actuellement que quelques pans de murs du donjon et des courtines de la basse-cour, ainsi que la trace des fossés.

Fin de cette première étape de cette Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : l'itinéraire du circuit 2 de la Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège.

Pour vous rendre sur la route touristique "des Cathares"

Bonifacio

Ciel dégagé 30 °C

Ciel dégagé

  • Min: 30 °C
  • Max: 30 °C
  • Vent: 18 kmh 200°

Le saviez-vous ?

Quelques décennies après le massacre de la forteresse de Montségur, il persiste dans le massif des Corbières ainsi qu'en Haut Foix, notamment à Montaillou, une communauté gnostique essentiellement encadrée par les Bonshommes ou Parfaits tels que Peire Authié, Raymond de Castelnau ou Philippe d'Alayrac.

Les persécutions menées par l'évêque Fournier de Pamiers, futur pape, ont pour conséquence d'éradiquer cette poche d'hérétiques.

Après maintes péripéties, une grande partie des habitants a migré en Catalogne et en Pays valencien où ils ont formé une diaspora active plus ou moins dirigée par Guillaume (Guilhem) Bélibaste.

Nos coups de coeur sur la route touristique "des Cathares"

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Date de dernière mise à jour : 27/01/2020