Route de L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale Circuit 2 (Charente)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 2 de la Route touristique de "L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale" en Charente

Les églises romanes de Charente, construites entre les Xe et XIIIIe siècles, sont caractéristiques de l'art roman saintongeais. Elles étaient présentes dans chaque paroisse, certaines ont été fortifiées, d'autres ont été remaniées beaucoup ont traversé les siècles jusqu'à nous.

La Province d’Angoumois est une des régions françaises où l’Art Roman s’est le mieux épanoui en continuité avec la Saintonge, le Poitou et le Limousin. Nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir des édifices remarquables et emblématiques de l’Art Roman en Angoumois.

Après votre visites à Aignes-et-Puypéroux et son abbaye de Puypéroux (km 0), la prochaine étape sera le Prieuré Saint-Jean-Baptiste situé à Ronsenac, via la D54 et D16 (13 km). 

La fondation de ce monastère se situe entre 1081 et 1101 à la suite de la donation de l'église de Ronsenac par l'évêque de Périgueux à Hugues, abbé de Cluny. Situé à quelques centaines de mètres hors du diocèse d'Angoulême, il sera l'un des seuls prieurés clunisiens en Périgord avec celui de La Rochebeaucourt.

En 1444, des Anglais donnèrent le titre de Doyenné à cette abbaye. Ils occupaient alors le château de Villebois-Lavalette. Ces moines anglais y revinrent au 17e siècle, chassés par l'hérésie qui avait envahi l'Angleterre. Ils furent accueillis par les Bénédictins. Vendu comme bien national à la Révolution, ce prieuré était alors toujours occupé par les moines anglais.

Ronsenac prieure saint jean baptiste routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesDes vestiges du Prieuré Saint-Jean-Baptiste, vous pouvez voir les bâtiments du XIIe siècle, en partie remaniés au XVe, le grand cellier voûté, les ruines de la salle capitulaire, les peintures murales du XIIIe, l'escalier à vis du XVe siècle. Pour la petite histoire, les propriétaires ont découvert il y a quelques années des fresques datant de 1250 dans un état de fraîcheur étonnant.

Dans le sol de ce qui était peut-être la salle capitulaire se trouvent des tombes. Le prieuré s'élève au sud de l'église Saint-Jean-Baptiste d'origine romane. Adossée au Prieuré Saint-Jean-Baptiste, elle a remplacé l'ancienne église dont le chœur s'est effondré au XVIe siècle. 

Sous l'Ancien Régime, l'ancien château de Ronsenac, situé près de l'église, était le siège d'une importante seigneurie qui appartenait à la famille ArnaudEn bas du bourg, on peut trouver la Fontaine légendaire, c'est la source du Ronsenac.

Continuer vers Villebois-Lavalette, via la D16 (16 km). La petite cité de caractère de Villebois-Lavalette, c'est avant tout un château. Perchée sur sa colline, la forteresse médiévale, avec son enceinte flanquée de six tours ronde, dispose d'un vaste panorama sur la campagne environnante. Construit sur un ancien oppidum gallo-romain, le château a été bâti au Xe siècle avant d'être fortifié au XIIIe siècle par la fameuse famille des Lusignan.

Un logis princier a également été rajouté en 1665, détruisant une partie de la forteresse. Aujourd'hui, on peut encore admirer l'enceinte, ou encore une belle chapelle romane à deux étages, autrefois souterraine, dont le premier étage servait autrefois à accueillir les pèlerins. Construite au XIIIe siècle et restaurée au XIXe, l'église Saint-Romain avec son impressionnant escalier d'accès prend place à côté du château, dominant le village et ses halles.

Les halles datent du XVIIe siècle, celles d'origine dataient quant à elles du XIIe siècle. On ne manquera pas d’admirer la remarquable charpente supportée par de hautes colonnes de bois dont les socles en pierre rappelle celles des étals usés et polis par le temps. La belle charpente en bois, ainsi que le cadran solaire du XVIIe siècle, font également tout leur charme.

En flanant dans Villebois-Lavalette, les visiteurs découvriront également la maison du Sénéchal, du XVe siècle, qui appartenait autrefois au procureur fiscal du domaine. Un souterrain-refuge et des silos à grains ont été retrouvés dans le sous-sol. 

Villebois lavalette le chateau et l eglise routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesAinsi qu'un patrimoine religieux important dont l'ancien couvent des Ursulines bordant la place des halles au sud et remontant le long d'une venelle, seuls demeurent de cet ensemble datant des XVIIe et XVIIIe siècles quelques murs, portes et façade de la chapelle donnant sur la place. Situé à 100 m au nord de la place des halles, le couvent des Ermites de saint Augustin fut fondé en 1490 par Guy de Mareuil, seigneur de Villebois. Il y fut inhumé en 1519.

De nos jours seule subsistent une porte dans l'actuelle perception, un pigeonnier restauré récemment et le nom d'impasse des AugustinsQuelques autres édifices révèlent les splendeurs passées d'une histoire riche et passionnante de Villebois-Lavalette. Comme la Maison Corlieu située sur la droite dans la montée de l'église, du XVe siècle. Le Château de Mailleberchie situé à un kilomètre au sud du bourg, possédé au XVIIe siècle par la famille de Villedon, seigneurs de Ronsenac.

Le circuit touristique de "L'art Roman, leçon d'histoire médiévale" passera par Édon, via la D5 (23 km). Entre le Xe et XVIIIe siècles, Édon était le siège d'une viguerie, alors dans le diocèse de Périgueux. Son patrimoine présent se distingue par l'église Saint-Pierre d'Édon des XIe et XIIe siècle, remaniée au XVe siècles, édifice massif roman, avec extension de la nef d'un côté comme on en trouve parfois dans la région.

L'histoire du Château de la Rochebeaucourt situé à moins d'un kilomètre sur la commune d'Édon est aussi intéressant. Terre mentionnée dès le XIIIe siècle, sur laquelle furent édifiés deux châteaux, aux XVIe et XIXe siècles. Ce dernier adoptait le style Renaissance. C'était un des plus imposants châteaux de Charente. À la suite d'un incendie, le , il ne reste plus aujourd'hui que les monumentaux soubassements sur lesquels était édifié le château ainsi que le bâtiment de l'Orangerie.

A découvrir aussi la Nécropole d'Édon, formée du dolmen de Pierre Rouge, du dolmen de la Gélie et du menhir de la Pierre Debout est un ensemble de mégalithes situés dans la commune d'Édon en Charente. Elle est proche de la route Angoulême-Périgueux. Sans oublier la Grotte des Ménieux, près du moulin du Ménieux, creusées dans la falaise de la rive concave de la Nizonne.

La prochaine visite sera l'ancien monastère de l'ordre de Grandmont de Rauzet, via la D939 (29 km). Ancien prieuré de l'ordre de Grandmont, ordre monastique austère et peu connu, aujourd'hui disparu. Il est situé à Combiers, en bordure de la forêt d'Horte. Il ne reste plus aujourd'hui de l'ancien prieuré que la chapelle et un bâtiment monastique, une partie de l'ancienne cuisine au sud et l'ancienne aile occidentale en partie sur les fondations anciennes, reconstruite en grange.

Le prieuré a été construit au XIIe siècle par les frères ermites de l'ordre de Grandmont, ordre monastique fondé en Limousin par les disciples de l'ermite Étienne de Muret après sa mort en 1124Comme tous les monastères fondés au Moyen Âge, l'âge d'or a été du XIIIe au XIVe siècle, en particulier grâce à Henri II d'Angleterre qui a soutenu cet ordre.

Le prieuré de Rauzet n'avait aucune charte, mais possédait quelques domaines, étangs, au moins un moulin, et des droits sur la forêt de La Rochebeaucourt. Le vœu de pauvreté était poussé à l'extrême. Il était dirigé par un moine convers, afin de dégager les clercs et le prêtre de toute tâche matérielleLes fouilles archéologiques ont permis de retrouver les vestiges du réfectoire, du cellier, de la salle capitulaire et du cloître.

L'église Saint-Fiacre est un superbe exemple d'architecture grandmontaine, édifice massif de style roman. Elle se caractérise par son architecture simple et ne possède qu'une simple nef assez haute. Elle est voûtée d’un berceau brisé, et n'a pas de fenêtre dans les gouttereaux. Elle est toutefois bien éclairée, grâce aux trois baies du chœur à l'est et une fenêtre à l'ouest, qui font converger la lumière vers l'autel, disposition typique des églises grandmontaines, toujours aveugles sur les côtés.

Sous l'Ancien Régime, l'histoire de Combiers est liée à celle des seigneurs de La Rochebeaucourt, la famille Galard de Béarn depuis le XVIe siècle, ainsi qu'à celle de la forêt qui a attiré au Moyen Âge les religieux du prieuré de Rauzet.

Prendre la D41 en direction de l'église Saint-Pierre de Rougnac (37 km). L’église Saint-Pierre de Rougnac, édifice d'origine pré-romane est signalée dès le VIIIe siècle. Elle est reconstruite au XIIe siècle sur une crypte, qui est la plus vaste et la plus remarquable du département. Cette crypte serait la sépulture des seigneurs du Repaire.

Rougnac eglise saint pierre routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesVers la fin du Moyen Âge l'église Saint-Pierre de Rougnac a été agrandie vers l'ouest puis un clocher a été construit sur le chœur, avec une voûte à quatre branches d'ogives et deux liernes chanfreinées, sans doute du XVe siècle, et restauré au XIXe siècle. L'église construite sur toute la longueur de la crypte est toute simple, mais abrite deux autels dignes d'intérêt : le majeur est en bois de noyer richement sculpté et surmonté d'un tabernacle, l'autre en marbre blanc.

Autre édifice du Moyen Age de la commune de Rougnac : le Château du Repaire situé dans la vallée de la Manore. L'accès se fait par une digue qui retient un étang. Ce château médiéval dont les propriétaires sont connus depuis le règne de Louis IX. Le château situé au bord d'un étang rend le site pittoresqueL'entrée se fait par un pont dormant et un châtelet d'entrée du XVe siècle sur une terrasse bordée d'arcades du XVIIe siècle.

Il y a une imposante tour ronde avec créneaux et mâchicoulis, et une tour d'escalier. La tour du XVIe siècle a son linteau orné des trois blasons des Raymond, Ranconnet et Galard de Béarn. Le logis en partie du XVe siècle, réaménagé au XVIIIe siècle, comporte une grande cave voûtée. Les communs ont été transformés au XIXe siècle.

Poursuivre vers la Gardes-Le-Pontaroux, via la D16 (43 km). La très belle église Notre-Dame des XIIe et XVe siècle présente un clocher roman carré à trois étages d'arcades surmonté d'une pyramide en pomme de pin, et une porte remarquable dans un gothique flamboyant. Il s'agit d'une ancienne prieurale. Cette ancienne prieurale vaut le détour pour son clocher à trois étages d'arcades tout en rondeur et simplicité mais aussi pour le charmant lieu où elle est installée.

Le hameau auquel elle est accolée est composé de très belles propriétés typiques aux jardins élaborés et fleuris. Les murets de calcaire sont égayés par de nombreuses vivaces tandis qu'un verger à côté de l'église Notre-Dame de Gardes-Le-Pontaroux complète ce tableau bucolique.

La petite route qui passe à Gardes était l'ancienne voie romaine d'Angoulême à Périgueux, qui traversait la Lizonne à la Chaussade et le Pas de Pompeigne et rattrapait la voie venant de Saintes. Côté nord-est, elle longeait la route actuelle D 939 et passait près de la Davidie, au Vieux Pontaroux, et la Petite Sartrie. Le site préhistorique de la Quina se trouve sur la commune de Gardes-Le-Pontaroux. De renommée mondiale, on peut passer à côté sans le voir et il n'est pas visitable.

C'est en 1872 qu'un propriétaire, M.Lambert, en extrayant de la terre, a recueilli les restes d'une sépulture préhistorique. À la suite de cela, la même année, l'archéologue Gustave Chauvet a découvert le site de la Quina. En 1910 et près de ce même endroit, le docteur Henri-Martin a mis au jour l'entrée d'un souterrain-refuge sous la ferme de la LigerieA voir le rocher dans la vallée du Voultron appelé le Champignon.

Continuer en direction de Plassac-Rouffiac, via la D5 et D22 (66 km) pour y admirer l'église Saint-Cybardsituée en haut d’une colline dominant les environs. Elle a été construite au XIIe siècle en style Roman et restaurée à la fin du XIXe siècle. L'édifice est consacré à Cybard d'Angoulême, ermite mort en 581Cette église, vicairie perpétuelle, dépendait de la maître-écolie de la cathédrale d'Angoulême.

Tout l'édifice est de style roman, cependant les arcs sont voûtés en berceau brisé. La nef unique comporte trois travées. Le chœur est précédé d'une travée surmontée d'une coupole, elle-même dominée par le clocher à plan hexagonal et se terminant par une flèche conique en couverture d'écailles. L'abside, en cul-de-four, est percée en partie haute d'un oculus. La voûte de l'abside est portée par onze arcades aveugles soutenant une corniche à métopes et modillons également sculptée.

Plassac rouffiac eglise saint cybard routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesL'église Saint-Cybard de Plassac-Rouffiac est située à proximité immédiate de l'ancienne voie romaine de Mediolanum (Saintes) à Vesuna (Périgueux) et Lugdunum (Lyon). Elle était aussi sur un chemin du pélerinage de Saint Jacques de Compostelle pour vénérer les reliques de saint EutropeCette petite église, dominant la vallée, vous charmera par la finesse de son décor sculpté, l’harmonie de ses proportions, l’ordonnance de son chevet et de sa façade animés d’arcades.

Après cette visite, il sera temps de filer en direction de Champagne-Vigny, via la D107 et la D7 (73 km). L'ancien fief du Maine-Giraud appartenait à la baronnie de Blanzac, en Angoumois. Cette propriété a appartenu au XIXe siècle à Alfred de Vigny, qui y résidait souvent. Le logis de Lussaud dont il subsiste quelques tours était aussi un fief dépendant de la baronnie de Blanzac.

L'église Saint-Christophe de Champagne-Vigny est romane et date du début du XIIe siècle. Elle a été remaniée au XVe siècle puis à la fin du XIXe siècle. La cloche a été donnée en 1850 par Alfred de Vigny qui en est le parrain. A voir lors de cette étape le logis du Maine-Giraud date du XVIe siècle. Il fut le domaine d'Alfred de Vigny de 1827 à 1863, après avoir appartenu au poète Jean-Baptiste Vivien de Châteaubrun. Il abrite le musée Alfred-de-Vigny.

Ce parcours touristique passera par la Collégiale Saint-Arthémy à Blanzac-Porcheresse, via la D5 (78 km). Cette collégiale, placée sous le vocable de saint Arthémy, évêque des Arvernes et martyr au IVe siècle, a une origine assez obscure. Elle aurait été fondée par les moines de Puypéroux qui seraient venus s'y installeren 1120, Guillaume de Nersac en était abbé.

De cette église, du début du XIIe siècle, subsistent la coupole et le clocher, tandis que le chœur et l'abside sont de la fin du XIIe siècle. Les croisillons nord et sud, et la nef sont du XIIIe siècle. L'édifice a beaucoup souffert de la guerre de Cent Ans, et encore plus des guerres de religion, notamment en 1572. Des réparations ont été entamées en 1594, qui ont duré très longtemps. La flèche du clocher a été renversée par un ouragan en 1816, entraînant la chute de la travée et de la nef. 

Vous aurez lors le choix de cette étape entre ses nombreuses églises. Toutes dotées d’une architecture très particulière, elles vous permettront d’assouvir votre soif de découverte. L'ancienne église Saint-Nicolas est située près de la porte Sainière, sa stature indique une origine romaneL'ancienne église Saint-André date du XIe siècle, l'abbaye de Baignes y avait été installé un prieuré. Elle a été en partie ruinée par les protestants en 1572, et son logis prieural fut détruit. 

L'église Saint-Cybard de Porcheresse, se dresse, solitaire, au sommet d'une colline, d'où l'on domine Cressac-Saint-GenisDe style roman, elle a été construite à la fin du XIe siècle, et elle était le siège d'une vicairie perpétuelle dépendant de l'abbaye de BaignesL'évêque Adémar d'Angoulême donne cette église à l'abbaye entre 1088 et 1098. L'église est de grande simplicité, avec un clocher orné sur ses faces latérales de deux arcades dont les cintres atteignent la hauteur des combles.

Plusieurs autres édifices du patrimoine prennent place sur la commune, ses châteaux valent aussi le détour, comme la Tour du château de BlanzacHaute tour défensive, du XIIIe siècle, seul vestige de l'ancien château fort, situé à l'emplacement du collège actuel. Sans oublier le Château de la Mercerie, le Charmant et bien d’autres.

Poursuivre sur la D5, puis prendre la route de Villebois-Lavalette en direction de la Chapelle templière à Cressac Saint-Genis (84 km). Situé au lieu-dit le Temple, ou le DognonElle était également désignée sous le nom de commanderie du DognonLa commanderie de Cressac était une commanderie hospitalière après avoir été templière, et dont il reste la chapelle, édifice roman remarquable par la présence de fresques représentant des scènes de la victoire des croisés.

En effet, l'intérieur de la chapelle est remarquable car ses murs nord, est et ouest sont ornés de plusieurs fresques concernant les Templiers : des scènes de la victoire des croisés et de l'armée franque de Hugues le Brun de Lusignan et de Geoffroy Martel, frère de Guillaume Taillefer comte d'Angoulême sur les Sarrasins menés par Nourreddine, émir d'Alep, dans la Bocquée, en 1163. Ces fresques de la fin du XIIe siècle couvraient autrefois l'ensemble de l'intérieur.

La présence d'un puits jamais à sec a permis aux Templiers de faire bâtir une commanderie et de s'installer sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La chapelle, construite entre 1150 et 1160, est le seul bâtiment restant de cet ensemble. Après la chute de l'ordre du Temple en 1312, cet ensemble a été donné aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Passer Cressac Saint-Genis, via la D7 (86 km). Au cœur des collines du Blanzacais, aMoyen Âge et sous l'Ancien Régime, les paroisses de Cressac et Saint-Genis étaient en Angoumois, proches de la Saintonge au sud-ouest. Elles étaient dans le diocèse d'AngoulêmePuis, direction Bessac, via la D46 (90 km). L'église fortifiée Saint-Jean-Baptiste date initialement du XIe siècle. L'origine de la cure est inconnue. L'édifice a été plusieurs fois remanié au cours de son histoire.

Continuer vers l'église Saint-Jacques de Conzac, via les Grands Champs (93 km). Cette église du XIIe siècle est l'ancienne chapelle d'un prieuré dépendant de l'ordre clunisien; elle est considérée à juste titre comme un bijou de l'art roman. Situé au milieu des prés dans le hameau de Conzac, elle fait partie des sept églises de Charente consacrées à Jacques le Majeur.

Conzac eglise saint jacques routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesÀ l'exception de la nef du XIIème siècle, l'édifice est roman. À l'intérieur, sous le clocher carré, la coupole présente un parement original composé de pierres posées en losange. Au-dessus, le tambour ajouré de baies éclaire abondamment l'édifice. Les chapiteaux sculptés visibles dans l'abside et dans la croisée sont de belle facture. Y figurent de nombreux entrelacs mêlant animaux et végétaux ​ : cavaliers, personnages, animaux, ornements. L'abside est ornée de deux étages d'arcatures.

Tous les chapiteaux sont sculptés : griffons, oiseaux, entrelacs. Le chevet présente une riche décoration qui l'inscrit dans la lignée des chevets romans saintongeais. Au Moyen Âge, principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Conzac et Saint-Aulais se trouvaient sur une variante de la via Turonensis. L'église Saint-Jacques de Conzac est un relais pour les pèlerins sur les routes de Saint jacques de Compostelle, d'où elle tire son nom.

Passer par Saint-Bonnet, via la D5 (103 km). L'église de Saint-Bonnet date du XIIe ou XIIIe siècle, remaniée au XVe siècle. Elle est remarquable par la déviation de son axe, symbolisant la tête penchée du Christ lors de sa mort. Au Moyen Âge, l'église de Saint-Bonnet dépendait du prieuré de Barbezieux et la terre de Saint-Bonnet était une possession des seigneurs de Barbezieux. Saint-Bonnet était connue autrefois pour sa production de vins blancs, avant la crise du phylloxéra.

Continuer vers Vignolles, via la D68 (108 km). L'église Notre-Dame date du XIIe siècle, mais elle a été remaniée au XIVe siècle et son chevet a été restauré au XIXe siècle. La commune abrite de belles fermes datant du XVIIe au XIXe siècle et les vestiges de moulins à vent, au Clos, à l'est du bourg.

Le circuit touristique passera par Birac, via la D14 (115 km). L'église Notre-Dame date probablement du XIIIe siècle. Dévastée par les protestants durant les guerres de religion, sa toiture n'a été refaite qu'en 1630. Son chevet a été renové au XVe ou XVIe  siècle, en croisée d'ogives à huit nervures. La façade a aussi été remontée à cette époque. 

Au Moyen Âge, la paroisse de Birac comptait de nombreux fiefs. Un des plus importants était les Beauries, actuellement les Bouries, dont le logis possède une porte Renaissance qui existe encore. Il y avait aussi le Maine Charles près du bourg et le Rosier au nord. Le logis des Gilberts date du XVIIe siècle.

Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale".

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 3 de la route touristique "L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale".

Pour vous rendre sur la route touristique de "L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale"

Montmoreau-Saint-Cybard

Couvert 18 °C

Couvert

  • Min: 17 °C
  • Max: 18 °C
  • Vent: 8 kmh 120°

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Par respect pour les habitants et l'environnement, merci de respecter les panneaux signalétiques et consignes :

  • Feux interdits (pas de barbecue)
  • Camping interdit
  • La nature est fragile et des chutes de pierres sont parfois fréquentes.
  • Veuillez ramasser vos déchets avant de partir.
  • Plus que les sacs plastiques ou les pailles, ce sont les mégots de cigarettes qui pollueraient le plus les océans. les filtres à cigarettes se dégradent très lentement. Deux ans en moyenne.
  • L'un des "petits gestes élémentaires" à accomplir : ne plus jeter ses mégots par terre. 

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Date de dernière mise à jour : 06/09/2020