Route de L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale Circuit 1 (Charente)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 1 de la Route touristique de "L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale" en Charente

La Charente, terre romane, lieu d’expression d’un courant artistique aux multiples influences, témoin de la société médiévale des XIe et XIIe siècles dans l’Europe Occidentale. Venez découvrir leurs architectures si particulières, leurs peintures murales ou encore leurs sculptures.

Ce voyage dans le passé commencera à partir de Barbezieux-Saint-Hilaire (km 0). Constituant un repère majeur dans le paysage de cette petite ville, dans l'ancienne province de Saintonge, l'église Saint-Mathias de Barbezieux succède à un premier édifice consacré en 1043 par Geoffroy II, archevêque de Bordeaux. Elle dresse son clocher gothique et sa haute façade au-dessus des maisons du centre historique. Vaste église de pèlerinage édifiée au XIIe siècle, remaniée à plusieurs reprises.

Cette église fut d'abord celle d'un prieuré conventuel de bénédictins dédiée à Notre-Dame fondé par Audouin II, seigneur de Barbezieux. Par ses dimensions impressionnantes, l'église Saint-Mathias de Barbezieux apparaît comme une des plus importantes églises du département, derrière la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême et l'église Saint-Léger de CognacL'imposante façade, bien que reprise au cours des siècles, conserve quelques éléments caractéristiques de l'architecture romane.

Barbezieux saint hilaire l eglise saint mathias routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesCet imposant sanctuaire, victime des hommes avec des destructions considérables lors des guerres de religion et des intempéries, conserve une partie de son décor sculpté d'origine, aujourd'hui très dégradé. Le portail roman à trois voussures de l'église Saint-Mathias de Barbezieux est orné de statues en demi-relief ainsi que d'un zodiaque, où peuvent être reconnues des scènes de la vie quotidienne du Moyen Âge.

La seigneurie de Barbezieux était une des plus importantes de Saintonge et ses seigneurs prétendaient au titre de princes. Le premier seigneur connu est Alduin 1er, qui a vécu au début du XIe siècle. Ses descendants se sont succédé jusqu'au milieu du XIVe siècle, en la personne de Henry de Barbezieux. Barbezieux-Saint-Hilaire, située au cœur de la petite champagne, cru du Cognac a conservé de beaux monuments de son passé comme en témoignent aussi le château du XVe siècle

Le château fort de Barbezieux a traversé les siècles en connaissant heures de gloire et période d’abandon. Établi sur une légère éminence, le château est construit en 1453 sur ordre de Marguerite de La Rochefoucauld. Partiellement détruit au XIXe siècle, il subsiste de cet imposant ouvrage défensif un châtelet d'entrée flanqué de deux tours, couronné de mâchicoulis et recouvert d'un toit unique couvert d'ardoises, ainsi que plusieurs dépendances.

Le bâtiment abrite aujourd'hui un théâtre théâtre à l'italienne, un musée archéologique ainsi que les locaux de l'office du tourisme. Le centre ancien de Barbezieux est remarquable par l'homogénéité de son tissu bâti datant en grande partie du XVIIIe siècle, ainsi que des villas et castels suburbains.

Prendre la direction de Reignac, via la D731 (6 km). L'église Saint-Pierre du XIIe siècle, a été remaniée et fortifiée au XVe siècle. La nef romane dont la croisée comporte une coupole sur pendentifs est augmentée d'une chapelle à croisées d'ogives et d'une chapelle gothique. Dans la nef est noté 1538. Les murs sont ornés de peintures murale et sur le mur ouest de la nef existe des restes d'une litre funéraire : des armoiries avec leurs tenants.

Elle était primitivement le prieuré Saint-Pierre dépendant de l'abbaye de Lesterps, de l'ordre augustinienAu sud de la commune, le domaine du Tastet était un fief possédé au XVIIe siècle par les Grimouard de Sainte-Croix, puis par les Fradins, ceux-ci émigrèrent à la RévolutionA découvrir également sur la commune deux moulins l'un du XVIIIe siècle et l'autre du début du XIXe siècle, deux anciennes tuileries de la fin du XVIIIe siècle. Au lieu-dit le Logis un manoir du XVIIe siècle.

Continuer vers l'Abbaye de Saint-Etienne de Baignes, via la D14 (13 km), la fondation de l’Abbaye semblerait remonter au XIe siècle, la plus ancienne charte retrouvée est datée du . L’édifice actuel est totalement différent de l’ancienne Abbaye du fait des destructions et remaniements qui ont eu lieu au cours des différentes périodes.

C'était une abbaye bénédictine, elle faisait partie de l'archiprêtré d'Archiac, et était placée sous l'invocation de saint-ÉtienneD'abord florissante, grâce aux libéralités des seigneurs de Barbezieux et de Montausier, elle fut saccagée pendant la guerre de cent ans puis détruite par les protestants. La grande et riche Abbaye de Saint-Etienne de Baignes ne comptait plus que quelques religieux en 1789. La Révolution dispersa ses derniers religieux et aliéna les bâtiments.

Le bourg de Sainte-Radegonde, situé au nord-ouest de Baignes, date du VIe siècle. Au Moyen-Âge, Baignes comprend trois bourgs : le bourg de Montauzieur, bourg actuel voisin du château, le bourg de l’abbaye près de l’église actuelle, et le bourg de Ciresius situé plus au sud. Baignes devint plus tard la baronnie de Montausier. Le château de Montausier s'élevait à une faible distance du bourg, au nord.

Au moment de la Révolution, les terres sont vendues et le Château est détruit en 1793. Les seuls vestiges qui demeurent encore aujourd’hui sont la Tour Montauzier et une fontaine, appelée Font de Madame. C’est après 1871 que l’abbé Michon construit avec des artisans locaux un manoir sur les vestiges du Château. L’Abbé Michon s’inspira de ses voyages en Orient pour en définir l’architecture.

En effet, ce manoir possède une architecture hétéroclite; il emprunte au Moyen Age les mâchicoulis et les créneaux et à l’art oriental les arcs polylobés. Ce manoir est visible sur la route de Saint-Maigrin. L'église Sainte-Radegonde, située au bourg, a été fondée et construite à la fin du XIIe siècle par l'abbaye Saint-Étienne toute proche. Les colonnes engagées du mur nord sont romanes alors que celles du mur sud sont nettement gothiques et datent du XIIIe siècle. 

Traverser Passirac, via la D128 et la D731 (31 km), puis prendre la direction de Chalais (44 km), pour admirer l'église Saint-Martial. Située près de l'imposant château des Talleyrand-Périgord, l'église dédiée à Saint-Martial ne conserve du XIIe siècle que sa large façade. Le reste de l'édifice, ainsi que le cloître situé à proximité, ont été détruits lors des Guerres de Religion et reconstruits au XVIIe siècle.

Dépendant du diocèse de Saintes, il s'agit d'une église seigneuriale intimement liée à la famille des Talleyrand-Périgord. Ses origines semblent remonter à une fondation due à l'installation d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Martial de Limoges. Plus aucune trace ne subsiste de ce premier prieuré mais il semblerait qu'il se situait alors au sud de l'actuelle église, le cimetière occupant quant à lui la zone septentrionale de l'ensemble ecclésiastique.

La façade richement décorée caractéristique de l'art Saintongeais se compose d'un portail polylobé encadré de deux arcades aveugles dont les tympans sculptés représentent au Sud, les Saintes femmes au tombeau et au nord, le Christ accompagné de deux apôtres.

À l'intérieur de l'église Saint-Martial, les plafonds exceptionnel sont ornés de peinture en trompe-l’œil qui mérite à lui seul le détour. A l'actuel emplacement de l'orgue se tenait la chapelle des Talleyrand-Périgord, princes de Chalais. D'une église à l'autre découvrer l'église Saint-Christophe de style néo-roman située à l'est de la Tude. Il y avait à son emplacement une première église datant du XIIIe siècle. 

Chalais le cloitre routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesPuis, l'église Sainte-Marie située encore plus loin que Saint-Martial sur la crête séparant les vallées de la Tude et de la ViveronneLes fondations de cet édifice remontent au XIe siècle environ et restent de cette époque, l'abside, le chœur et une partie importante du transept Nord. Au cours des siècles et principalement au moment des guerres de religion, l'église a subi de nombreux dégâts et transformations.

Au Moyen Âge, Chalais était le siège d'une seigneurie qui avait initialement le titre de baronnie, presque aussi ancienne que celle de Barbezieux. Elle relevait féodalement de l'archevêché de Bordeaux, et comme une partie sud-ouest de la Charente elle appartenait à la Saintonge. Au point de vue religieux Chalais relevait des diocèses de Saintes et de Périgueux.

Lors de la guerre de Cent Ans qui a fait beaucoup de ravages dans la région, Chalais était en Guyenne. Elle fut une des dernières places fortes que les Anglais possédaient en France. C'est seulement le , un mois avant la bataille de Castillon que Charles VII ou plus exactement Jacques de Chabannes a pris la ville, et fera démolir le châteauAujourd'ui la masse imposante de l'édifice domine toute la ville.

Le château de Chalais est attesté dès le XIe siècle : Hélie, seigneur de Chalais, est présent à la consécration de l'abbaye aux Dames de SaintesDurant la guerre de Cent Ans le château est occupé par les Anglais. Les bâtiments forment un quadrilatère avec une aile nord rebâtie vers 1880, une façade du XVIe siècle, une grosse tour carrée rebâtie à la même époque. L'entrée se fait par une double porte piétonne et cochère percée dans un pavillon qui a gardé son pont-levis.

A proximité de Chalais l'église Saint-Pierre de Sérignac remonte au XIIe siècle mais elle a été reconstruite au cours de son histoire, et elle est aujourd'hui quasiment à l'abandon. Seul le rez-de-chaussée de la façade révèle son passé roman.

La prochaine étape de la route touristique de l'art Roman médiévale en Charente sera Aubeterre-sur-Dronne, village classé "Plus beau village de France", via la D2 (56 km). Église Saint-Jacques et Saint-Jean d'Aubeterre-sur-Dronne attend votre visite. L’origine de cette collégiale remonte à la fin du XIème siècle, elle a été très endommagée par les Protestants en 1562, au début des Guerres de religion. Cette Merveille de l'Art Roman se situe dans la partie haute d’Aubeterre-sur-Dronne.

Edifiée pour répondre à l'afflux de pèlerins en route vers Compostelle, cette ancienne collégiale, presque entièrement détruite durant les guerres de religion, conserve néanmoins une façade monumentale empruntant au style roman saintongeais et poitevin. Tout comme l'église monolithe Saint-Jean toute proche, elle constituait pour les pèlerins une étape importante sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

En 1562 , nef, choeur et clocher de l'église Saint-Jacques et Saint-Jean furent entièrement détruits lors des guerres de religion. Sa reconstruction sous sa forme actuelle s'achèvera en 1710 seulement. S'inspirant du modèle des cathédrales d'Angoulême et de Poitiers, l'église va être construite de pierre calcaire et sa façade tripartite de type Saintongeais va faire se rencontrer les multiples influences venues d'orient et d'occident qui font de l'art roman un art de synthèse.

Fréquentée durant des siècles par les "Jacquets", véritable livre de pierre, le décor d'influence hispano-mauresque rappelle le pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle.

Aubeterre-sur-Dronne possède un autre monument Roman remarquable, et pour le moins insolite : l'église monolithe Saint-Jean, une église souterraine qui fut creusée dans la roche au XIIe siècle par des bénédictins. Cet édifice, dont la voûte atteint une hauteur de 20 mètres, est la plus vaste église troglodyte d'Europe ! Un site à ne manquer sous aucun prétexte...

Aubeterre sur dronne plus beau village l eglise souterraine saint jean et son imposant reliquaire routes touristiques de charente guide du tourisme du poitou charenteC'est dans la partie basse d'Aubeterre-sur-Dronne que se situe aussi son joyau, l'église souterraine de Saint-Jean. Elle a été creusée au XIIe siècle, et sa vocation première fut d'abriter un reliquaire aménagé dans la paroi calcaire. Les pèlerins cheminant vers Saint-Jacques étant de plus en plus nombreux à faire étape devant les reliques, une église puis une crypte furent creusées, puis une salle encore plus grande après qu'un mur de soutien fut constitué au XVIIe.

Au sol, sont encore visibles des centaines de tombes, ce qui évoque une nécropole semblable aux églises troglodytiques que les Croisés ont pu visiter en Cappadoce.

Connue sous le nom de  « Chapelle Saint-Georges », l’Eglise rupestre de Saint-Georges de Gurat  date des XIe et XIIe siècles. Nichée au cœur d'une enfilade de grottes creusées, elle  est percée dans le flanc de la colline, sur laquelle est bâti le village, avec la nef, le chœur et l'abside à voûte en berceau et le « Larcosolium », sorte de caveau funéraire en forme de niche non loin des tombes rupestres..

Le village d’Aubeterre-sur-Dronne dépendait, à l’époque romane, du comté d’Angoulême sur le plan temporel et du diocèse de Périgueux sur le plan religieux. le village s'est développé à compter du XIIIe siècle, siège d'une vicomté dépendant du seigneur d'Angoulême. Ballottée entre Français et Anglais durant la Guerre de Cent Ans, la vicomté le fut ensuite durant les guerres de religion, au XVIe siècle.

C'est alors que fidèle du roi Henri IV, le seigneur d'Aubeterre aida son souverain contre la Ligue et put ensuite reconstruire le château du village devenu un marquisat.

Très pittoresque et riche en monuments, la cité d’Aubeterre-sur-Dronne séduit immédiatement le regard avec ses jolies maisons disposées en amphithéâtre et dominant la rivière Dronne. Les charmants balcons de bois qui ornent certaines façades de maisons renforcent le caractère pittoresque des lieux. Dans sa partie haute, les ruelles en terrasse bordées de maisons blanches dominent la vallée de la rivière qui forme une boucle autour de la commune, la Dronne.

Ses venelles au charme méridional serpentent entre les maisons de pierre blanche, le village d’Aubeterre-sur-Dronne se caractérise par ses lumineuses façades de pierres blanches, ses chaleureuses toitures en tuiles, et ses balcons si pittoresques.

Sur le haut village d’Aubeterre-sur-Dronne, il ne reste du château féodal que le châtelet, l'entrée datant du XVIe siècle. Les communs ont été transformés en habitation. Le corps de logis fut démantelé au XIXe. On admirera en revanche le couvent des Minimes, érigé au XVIe, transformé en maison de retraite, et dont on peut encore visiter la chapelle.

Mélange de gothique tardif et de baroque, son style surprend. Il convient de s'attarder au niveau de son retable en bois qui surmonte une sculpture figurant des anges.

Reprendre votre véhicule pour vous rendre à l'église monolithe Saint-Georges, via la D17 (78 km). L'église souterraine monolithe de Gurat, des XIe et XIIe siècles, est une ancienne chapelle creusée dans une falaise par un ermite. Au départ ce qui était une grotte naturelle a été agrandi par la main de l'homme pour en faire un sanctuaire rupestre.

L'église monolithe Saint-Georges, connue sous le nom de "Chapelle Saint-Georges", est située à l'aplomb du centre bourg, dans la vallée de la Lizonne. Elle est creusée dans la paroi rocheuse faisant face à l'est, surplombant le canal des Moulins, bras du Ronsenac qui est un affluent de la Lizonne. On y accède par un chemin passant en contrebas de la falaise ou un sentier parallèle aménagé de 200 m de long, depuis la route de Vendoire.

Cette église monolithe Saint-Georges fut vraisemblablement un abri pour les pélerins de Saint-Jacques de Compostelle, Gurat étant situé sur un itinéraire passant par Marthon ou Angoulême, Villebois-Lavalette et Aubeterre. L'édifice consiste en plusieurs salles, réparties sur plusieurs niveaux. Dans la voûte de la seconde nef on peut remarquer des trous, laissant supposer un campanile au-dessus dont la cloche était manœuvrée par ce trou.

D’une pierre à l’autre, parcourez le village de Gurat pour découvrir l'église Notre-Dame, aussi appelée Saint-Roch parce qu'elle possède aussi une statuette de ce saint. Le Château de Gurat du XVe siècle, situé au centre bourg, à côté de l'église et de la mairie. Le domaine de Langely situé un kilomètre au nord-est du bourg, au bord de la Lizonne. Ce petit manoir des xve et xvie siècles est surtout connu parce qu'il a appartenu à la famille Déroulède.

Poursuivre vers Montmoreau-Saint-Cybard, via la D143 (92 km). Au Moyen-Age, l'église Romane Saint-Denys faisait partie d’un Prieuré qui dépendait de l’Abbaye de Nanteuil, elle accueillait les pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle, la Via Turonensis (Chemin de Tours)Elle a été construite à la fin du XIIe siècle, Montmoreau saint cybard l eglise saint denys routes touristique de charente guide du tourisme de poitou charentesendommagée en 1562, au début des Guerres de Religion et mal réparée.

L'église Saint-Denys, sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, possède une belle façade ornée d'un portail roman polylobé. Le chevet qui borde la route impressionne par ses vastes proportions et surtout par sa hauteur qui compense la dénivellation du terrain. La façade présente une composition équilibrée. Le rez-de-chaussée est percé d'un portail central à voussure polylobée flanqué de deux arcades aveugles aux tympans ornés de lions.

Montmoreau fût le siège d'une seigneurie importante au Moyen Âge après avoir été fondé par des Maures au VIIIe siècle. Vers 727, Abd-ar-Rhaman, émir arabe en campagne, se serait arrêté sur ce promontoire dominant la vallée de la Tude. De son séjour, la cité aurait gardé le nom de "Mont des Maures".

Le château de Montmoreaujoyau de la commune domine la ville et la vallée, au pied duquel s'enroule le "quartier haut". Sur les flancs de cette colline, le vieux bourg étage ses rues pentues, avec des maisons souvent très anciennes. Siège d'une seigneurie depuis le XIe siècle élevée ensuite au rang de baronnie, l'édifice passant entre les mains de différents propriétaires à compter du XVIe siècle.

De nos jours, le château de Montmoreau a conservé du XIe siècle des vestiges d'enceinte, une porte monumentale et deux tours. Entre celles-ci, le corps de logis en forme de manoir, bâti sur des remblais au XVe siècle, n'a quasiment plus été remanié. La chapelle romane à trois absidioles, située dans les jardins, daterait aussi du XIe siècle. Le château est privé et ne se visite pas, seule sa remarquable chapelle Notre-Dame est ouverte aux visites.

Continuer en direction de Saint-Eutrope, via la D10 (95 km), l'église Saint-Eutrope de la Lande date pour ses parties les plus anciennes du XIe siècle. Ancien prieuré, elle fut restaurée au XIXe. De style roman, elle est remarquable par son ancienneté et son architecture est primitive. La nef non voûtée permet d'admirer la charpente originelle. Une ancienne porte abrite désormais une statue de la Vierge.

L'escalier extérieur qui conduit au clocher est très particulier. Il est de type autoportant : c'est à dire que chaque marche scellée dans le mur repose partiellement sur la précédente. Il existe deux autres escaliers de ce type dans le bourg.

Suivre la D74 et la D674 jusqu'à Aignes-et-Puypéroux (101 km) pour visiter l'abbaye de PuypérouxL'abbaye de Puypéroux aurait été fondée, si l'on en croit la tradition, au VIe siècle par saint Gilles. Occupée par des moines bénédictins, ceux-ci la quittent lors des guerres de Religion et il faut attendre le début du XIXe siècle pour que le site retrouve vie et soit le siège d'une institution d'éducation pour jeunes filles sous l'appellation d'abbaye de Notre-Dame des Anges.

L'église Saint-Martial a conservé des éléments de roman primitif assez remarquables avec ses chapiteaux, sculptures, coupole et chœur. On accède à l’église par un immense parvis et un escalier monumental. Dans la nef, le tombeau de saint Gilles, gardé par des lions tutélaires, prend place dans un enfeu. Dans le transept, deux passages contournant les piliers de la croisée supportent une coupole octogonale sur trompes. C’est là que se concentre le décor sculpté de l’église. 

L’abside est l’élément le plus ancien de l'abbaye de Puypéroux et peut-être de la Charente. A l’extérieur, la sobriété est extrême. La façade, fortement restaurée au XIXe siècle, ne montre plus que quelques chapiteaux médiévaux sous les arcs du portail. Les bâtiments conventuels et le cimetière des sœurs encadrent l’église. Dressée en plein champs sur un tertre, elle a une allure assez solennelle. L’intérieur de l’église offre des chapiteaux et des sculptures de grande valeur.

Fin de cette première étape de cette Route touristique "L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale".

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "L'art Roman, une leçon d'histoire médiévale".

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Barbezieux-Saint-Hilaire

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Sainte-Radegonde

Sainte-Radegonde consacra toute sa vie et fortune aux pauvres, aux malades qu’elle soignait avec dévouement. Aucune tâche ne la rebutait .

Elle fit installer un lieu spécial pour les lépreux, qu’elle soignait et réconfortait de son mieux. Fondatrice du monastère de Sainte-Croix à Poitiers, elle refusa par humilité à le diriger.

Radegonde mourut le 13 août 587. Grégoire de Tours assista à son enterrement. Sa vie nous est connue par l’oeuvre d’un poète contemporain, Fortunat "La vie de Sainte Radegonde".

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Date de dernière mise à jour : 31/08/2020