Abbaye de Saint-Amand-de-Coly

Visite de l'Abbaye de Saint-Amand-de-Coly

A tout juste 8 kilomètres de la grotte de Lascaux dans un vallon entouré de bois, le village de Saint-Amand-de-Coly en Dordogne, classé l’un des plus beaux villages de France, abrite une spectaculaire abbatiale, fondée il y a plus de 1000 ans par Saint Amand, évangélisateur des Flandres.

Cette abbatiale, faite de pierres Sarladaises et de lauzes typiques du Périgord Noir, est considérée comme la plus belle église fortifiée de la région et invite à la contemplation lors de vos escapades de vacances.

Difficile de ne pas tomber sous le charme du clocher-porche de l’abbaye de Saint-Amand-de-Coly, haut de 30 mètres, qui se distingue par son immense voûte en arc brisé encadrant la porte d’entrée de l’église.

Église romane du XIIe siècle

Reconstruite en grande partie aux XIXe et XXe siècles, sur les restes d'une abbatiale ruinée, l'abbaye de Saint-Amand-de-Coly. L'édifice est particulièrement remarquable par l'élévation de la nef et l'intégration de techniques gothiques dans un style roman. C'est une église fortifiée, protégée par une enceinte de remparts. Elle est classée au monument historique depuis 1965.

Les débuts de l'abbaye de Saint-Amand sont écrits dans la Vita sancti Sori et la Vita sancti Amandi. Ces textes hagiographiques racontent qu'au temps du roi Clotaire Ier, vers 558, sur un domaine mérovingien nommé Genuliacus – Genouillac, aujourd'hui Terrasson - situé aux confins du Limousin et du Périgord, Sore, ou Sorus, et ses disciples Amand et Cyprien viennent s'établir et vivre une vie érémitique.

En 585 le roi Gontran, fils de Clotaire Ier vient dans la région à la poursuite de Gonovald. Il visite le moine Sorus et lui donne des propriétés pour fonder une communauté chrétienne. Cette construction est réalisée en l'honneur du martyr Julien avec l'aide d'Arédius, abbé du monastère d'Attane (Saint-Yrieix). Peu après il meurt et il est enterré dans la basilique par ses disciples Amand et Cyprien sur le domaine de Genuliacus près du castrum de Terrazo – Terrasson.

Puis Amand se retire dans une grotte et évangélise la population locale. Après sa mort, une communauté monastique s'installe sur le lieu qui devient Saint-Amand.

Préparer votre visite touristique à Abbaye de Saint-Amand-de-Coly

Saint amand de coly au dessus des toits du village la masse de l abbaye routes touristiques de dordogne guide du tourisme en nouvelle a copieAux VIIIe et IXe siècles, de nombreux édifices religieux (églises ou prieurés) sont érigés par cette communauté, jusqu'à une vingtaine de kilomètres alentour.

L'empereur Louis le Pieux donne un diplôme restituant à l'abbaye Saint-Martial de Limoges l'église de Genouillac – abbaye de Saint-Sore, en 833.

Au IXe siècle, le monastère souffre lors des guerres d'Aquitaine. L'abbaye est détruite en 857 au cours d'incursions des Normands qui remontaient la Vézère, distante de seulement cinq kilomètres.

C'est probablement Odon, abbé de Cluny, qui a fait renaître les deux abbayes. Au cours d'une visite, en 937, à l'abbaye de Saint-Sore, il constate qu'elle a été spoliée par les comtes de Périgord. Il obtient du comte de Périgord que l'abbaye soit placée sous la sujétion du Roi.

En 1046, le rotulus de l'abbé Oliba (971 - Saint-Michel de Cuixá, 1046), abbé de Ripoll, fondateur de l'abbaye de Montserrat en Catalogne, est le plus ancien document connu citant l'abbaye Saint-Amand, dit de Genouillac ("San Amando dicho Genolitico"). Ce document montre que l'abbaye existait à cette époque et devait dépendre de l'abbaye Saint-Sore de Terrasson.

Gerberge, fille du comte de Terrasson, épouse, en 1074, Boson Ier de Turenne lui apportant le fief de Terrasson

Sous Guillaume Ier de Montberon, évêque de Périgueux, les chanoines Augustins fondent en 1080 le monastère de Châtres près de Saint-Amand.

Abbaye de st amand de coly routes touristiques de dordogne guide du tourisme en nouvelle aquitaine copieL'abbaye de Saint-Martial de Limoges soumet à son obédience, en 1101, l'abbaye de Saint-Sore et impose la réforme bénédictine clunisienne. Certains moines n'acceptant pas cette mainmise choisissent la règle des chanoines de Saint-Augustin. Ils quittent l'abbaye de Saint-Sore et s'installent à Saint-Amand.

Entre 1125 et 1130, mort de Guillaume, premier abbé connu, inhumé dans l'église. Une épitaphe est insérée dans le mur nord de la chapelle du croisillon nord :
DISCAT QUI NESCIT VIR NOBILIS HIC REQUIESCIT QUI RACHELQUE LIA QUI MARTA FIT ATQUE MARIA PSALMOS CANTATE FRATRES CHRISTUMQUE ROGATE SALVET UT ABBATEM W. PER PIETATEM
L'église serait donc, au moins en partie, construite à cette époque. Il semble que l'abbaye connaisse au XIIe siècle une période de prospérité.

Elle étend son influence aux XIIIe et XIVe siècles. Les défenses de l'abbatiale n'étant pas d'origine, les différents auteurs ont cherché à savoir quand elles avaient été ajoutées à l'église, au XIIIe siècle ou vers 1350.

En 1304, Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, visite l'abbaye. Il apprend son élection à la papauté peu après.

En 1347 il n'y a plus que sept moines dans l'abbaye.

Le roi Jean II le Bon décide en 1356 de transférer les hommages que lui doit l'abbé au comte de Périgord. Peu après, en 1358, le dauphin Charles, alors régent du royaume, décide de conforter les droits de l'abbé Hélie de Marcillac vis-à-vis de ses vassaux. L'abbé et ses chanoines ont à peine de quoi vivre du fait de la guerre.

En 1405 - mars 1406, l'abbé Hélie de Girmond fait le dénombrement de ses droits seigneuriaux et des biens de l'abbaye.

Saint amand de coly abbaye de st amand de coly routes touristiques de dordogne guide du tourisme en nouvelle aquitaine copieÀ la fin de la guerre de Cent Ans, l'abbaye et le village sont en grande partie détruits. Grâce à l'appui de Jean de Bretagne, lieutenant-général de Charles VII, les chanoines reconstruiront partiellement l'abbaye jusqu'au début du XVIe siècle. En 1483, ils sont douze, et en 1484 ils peuvent se réunir dans le chœur. Le cloître et la salle capitulaire, incendiés, sont abandonnés.

Lors des guerres de religion, elle est occupée en 1575 par une troupe protestante commandée par Jean de Cugnac. Le sénéchal de Bourdeille ne pouvant le déloger, c'est Henri de Noailles, neveu de l'abbé commendataire, qui ayant pris des canons à Brive, fit bombarder l'abbaye pendant six jours. En 1585, l'abbé Gilles de Noailles lève une petite troupe pour défendre l'abbaye. L'abbaye est sommairement restaurée en 1597.

Après les abbatiats des cadets de la famille de Ferrières-Sauvebeuf, l'abbé Henry de Longueval demande en 1706 une expertise de l'état de l'abbatiale. Malgré un état déplorable, il ne semble pas qu'elle ait eu des réparations.

En 1760, les habitants qui assurent l'entretien de la chapelle nord du transept, se plaignent de l'état du bâtiment qui menace de s'écrouler.

Le nombre de religieux ayant baissé de façon drastique, Louis XV autorisa au milieu du XVIIIe siècle la suppression de l'abbaye dont les biens furent vendus à la Révolution française. C'est alors que les archives de l'abbaye disparurent lors de la destruction du château abbatial, implanté sur la commune voisine de Coly.

Après la Révolution, l'église devient paroissiale.

Envahie par la végétation et les déblais, l'église abbatiale, devenue église paroissiale, était dans un état de délabrement avancé au XIXe siècle lorsque l'abbé Carrier, aidé de la population locale, s'attela à sa réhabilitation.

Après un premier classement en 1886, la charpente de couverture est réparée en 1894 par l'architecte Anatole de Baudot. Il fait une reprise d'une partie du mur gouttereau nord. L'architecte Rapine fait des réparations en 1905. En 1909, il reprend la couverture et la voûte de la chapelle sud. En 1919, il retire les gravats accumulés sur un mètre d'épaisseur sur la voûte du chœur. La voûte ogivale est reprise. En 1921 - 1923, il entreprend d'assainir le mur nord, retirant huit mètres de terre et mettant en place un mur de soutènement. En 1932-1936, un contrefort est repris.

Le toit de lauzes est mis en place en 1947. Puis Yves-Marie Froidevaux reprend le mur sud gorgé d'humidité en consolidant les plateformes défensives en 1962.

L'ancienne abbaye est classée au monument historique depuis 1965.

Carnet pratique de l'Abbaye de Saint-Amand-de-Coly

Toute l'histoire de cette imposante construction vous est racontée sur le sentier d'interprétation mais vous pouvez aussi emprunter un audioguide à l’office de tourisme pour découvrir les secrets de cette édifice défensif.

Informations pratiques

L’association de Amis de St Amand de Coly organise des visites guidées de l’Abbaye sur rendez-vous durant l’été.

Pour tous renseignements, merci de contacter le Point Info Tourisme à la Maison des Associations à St Amand de Coly : Tel : 05.53.51.04.56

 

Heures d’ouverture : Juillet et Août tous les jours de 11H à 13H et de 14H à 18H, sauf le Mardi de 11H à 13H et de 15H à 19H

Visite libre toute l’année.

Le Bourg - 24290 SAINT-AMAND-DE-COLY

Pour vous rendre à l'Abbaye de Saint-Amand-de-Coly

Coly

Couvert 13 °C

Couvert

  • Min: 13 °C
  • Max: 14 °C
  • Vent: 8 kmh 185°

Le saviez-vous ?

A l'origine, simple ermitage établi par Armand, chevalier d'origine limousine. La fondation de l'abbaye de chanoines augustins remonte au début du 12e siècle. L'église et le couvent étaient entourés de remparts.

Des saillies dénotent l'existence de tours carrées. Débris d'escaliers étroits grimpant le long des murs, archères, consoles de mâchicoulis accusent une forteresse puissante. L'ensemble était dénommé "fort Saint-Amand".

Au 15e siècle, le lieu est restauré après une première destruction, sans doute due aux Anglais. En 1575, les Protestants s'en prennent à Saint-Amand. A la Révolution, le château est acheté par un paysan qui en démolit le corps de logis couronnant les remparts. Au début du 20e siècle, le terrain situé entre l'église et les remparts fut nivelé et une école construite à l'emplacement des bâtiments claustraux.

Propriété de la commune. L'église ; l'ensemble de l'enceinte de l'abbaye ; le sol des terrains compris dans cette enceinte ; les substructions des bâtiments abbatiaux que renferment ces terrains (cad. B 512) : classement par arrêté du 5 juillet 1965.

Nos coups de coeur à l'Abbaye de Saint-Amand-de-Coly

Hébergement :

Restauration :

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Date de dernière mise à jour : 27/10/2017