Malgré son passé tortueux, la ville a su conserver les vestiges d’une histoire quasi millénaire. Entourée d'une vaste terre fertile propice au maraîchage, la ville de Marmande, capitale de la tomate, vous invite à découvrir son patrimoine.
Dirigez-vous vers le parking La Filhole situé au 1 Boulevard Richard Cœur de Lion. Pour préparer votre visite, l'office de Tourisme du Val Garonne, au 11 de la rue Toupinerie, vous fournira les principaux sites touristiques. Il se trouve dans un bel immeuble avec une charmante cour intérieure visitable. L'accès se fait par l'intérieur de l'office de tourisme. Commencez votre exploration de la ville par l’église Notre-Dame de Marmande de style anglo-normand, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècle. Elle abrite un retable représentant Saint Benoit dans la grotte de Subiaco ainsi qu’une mise au tombeau en ronde bosse, tous deux de style baroque. Un orgue néo gothique du célèbre facteur d’orgue Cavaillé-Coll domine la nef.
L’église Notre-Dame de Marmande présentait à l’origine un clocher constitué d’une belle flèche gothique surmontée d’un coq en cuivre du début du XVIe siècle. En 1672, les consuls de Marmande y déposèrent les réserves de poudre de la ville. La foudre frappa la flèche qui explosa, causant d’importants dégâts au chœur du bâtiment et pulvérisant le clocher primitif. Reconstruit quelques années plus tard, le clocher présente depuis une couverture en forme de comtoise. Aujourd’hui, seul le coq en cuivre subsiste de l’ensemble d’origine. Située près du chœur de l’église Notre-Dame de Marmande, se trouve la chapelle Caillade datée des premières années du XVIe siècle de style encore gothique. Elle s’ouvrait primitivement sur le cloître. Elle possède d’étonnantes sculptures sur ses culots ainsi que sur ses clés de voûte.
Jouxtant l'église, le cloître Renaissance construit en 1540 comme en témoigne une épigraphe en latin située à l’entrée nord de l’édifice. Profané pendant les guerres de religion, une seule galerie subsiste aujourd’hui. De style renaissance, elle présente des pilastres à motifs de fleurons et de losanges surmontés de chapiteaux de feuilles d’acanthes. Le cloître est agrémenté d'un jardin à la française labellisé Jardin Remarquable et s’inspire des jardins du château de Langeais. En respectant les règles d’or des jardins d’art topiaire du XVIIe siècle, il présente des broderies de buis et des ifs taillés tandis que ses murs de charmille évoquent les arcades des galeries du cloitre disparu. Lors des plantations, plusieurs tombes ont été mises au jour, le cloître ayant servit de cimetière pour les notables de la ville lors des siècles précédents.
Située juste à côté du cloître la Galerie d’Art sacré vous ouvre ses portes. Parmi les objets exposés, on peut découvrir un plat de quête et une statuette de la vierge en bois du XVIIe siècle. Sont également présentés des ostensoirs, des calices, des croix de procession et des reliquaires, pour la plupart du XIXe siècle et provenant des églises du Marmandais. Le XVIIe siècle est marqué à Marmande par la fondation de plusieurs monastères et couvents démantelés après la Révolution française. La quasi totalité du mobilier sacré fut alors dispersée ou détruite mais certains éléments ont pu être retrouvés et sont aujourd’hui présentés dans la galerie d’art sacré de Marmande.
Jetez un coup d'œil à la mosaïque historique qui a été ajouté aux anciens remparts en dessous l'église. La mosaïque est une œuvre polychrome du XXe siècle, présente les six évènements les plus marquants de l’histoire marmandaise, du Concile de Granon au VIIe siècle jusqu’au siège de la ville par Henri de Navarre en 1576. Réalisée par l’atelier Act’art, elle est composée de 640 000 tesselles et couvre 250 m2 de surface.
Poursuivez votre parcours vers le Chemin de la Ronde du Caillou pour découvrir les derniers vestiges des fortifications de la cité médiévale telle que la Tour du passeur, datée des XIVe et XVIIIe siècles. C’est de là que le passeur sur la Garonne guettait les voyageurs désireux de traverser le fleuve. Prendre la rue Labat pour découvrir un ensemble médiéval urbain, ancien quartier de négociants et marchands du fleuve Garonne, cette rue conserve de belles maisons en pans de bois du XVe, XVIe et XVIIe siècle qui témoignent du riche passé économique de Marmande.
Aller voir également la chapelle de Saint Benoît située au no 91 rue de la Libération. La Chapelle est une ancienne église d’un couvent de bénédictines fondé au milieu du XVIIe siècle, par la Marquise de Grignols. Son plafond peint du XVIIe siècle, son retable et les grands tableaux de Jean Michel, chef de file de l’école toulousaine, sont de véritables chefs d’œuvre de l’art baroque. Le couvent est saisi comme bien national en 1790. Il sert d'entrepôt de fourrage puis de salle de spectacles par la municipalité. En 1826, la chapelle est érigée en chapelle de secours mais elle est effectivement rendue au culte en 1839 après restaurations. Deux chapelles latérales sont ajoutées en 1868.
Au centre de Marmande se trouve la Place Georges Clemenceau et sa statue de la Pomme d'Amour…où se trouve la mairie de Marmande, c'est un endroit agréable pour une pause bucolique. Marmande, c’est aussi la plaine de la Filhole, poumon vert de la ville qui séduit par ses vastes espaces, lieux de promenades ombragés ou d’activités sportives. Même la Garonne se livre aux estivants en offrant la fraîcheur de ses eaux à la baignade, grâce à la Plage de Coussan