À 16 km au nord de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, le Château de Momas est une ancienne demeure seigneuriale, édifiée sur une “motte” féodale, entourée de jardins admirablement mis en scène et entretenus par une passionnée, amoureuse des plantes.
Depuis l’éperon de sa colline, le village de Momas domine la vallée du Luy-de-Béarn. Du fait de sa position stratégique, il voit dès le XIVe siècle la construction d’un château, bâti à proximité de l’église. On y accède aujourd’hui au terme d’une longue allée plantée.
Il semble qu’il y ait un château à Momas dès le XIVe siècle ; en 1344, le seigneur prête d’ailleurs hommage à Aliénor de Comminges qui n’est autre que la mère du futur vicomte de Béarn Gaston Fébus.
Le bâtiment d’habitation des seigneurs de l’époque est détruit sans qu’on sache précisément dans quelles circonstances. On peut toutefois supposer qu’un incendie ravage l’édifice.
Cette ancienne demeure seigneuriale est aujourd’hui non seulement un lieu de mémoire à l’intérêt historique indéniable, mais c’est aussi, grâce à la ténacité de Madame Teillard sa propriétaire, un endroit devenu une référence en matière botanique.
le Château de Momas est entouré de jardins, restaurés à partir des souvenirs de l'un des derniers jardiniers.
Le parc du Château de Momas est un conservatoire de plantes rares ou oubliées qui reprend un plan du Moyen-âge à partir des souvenirs de l’un des derniers jardiniers. Conservant les arbres anciens, ils se composent d'un jardin d'agrément.
Une promenade guidée vous permet d’y voir une collection de fleurs blanches, un verger d’espèces rares et de variétés acclimatées, un potager de légumes actuels et anciens et un jardin d’aromatiques.
Labellisés "Jardins remarquables" par le ministère de la Culture, ces jardins clos d’inspiration médiévale, également Jardins Refuge d’oiseaux de la Ligue pour la protection des oiseaux, présentent plus d’un millier de plantes rares, fleurs et légumes d’hier et d’aujourd’hui ; plantes médicinales venues de la forêt tropicale de Porto Rico aux légumes anciens et oubliés tels que le "jambon du pauvre", une sorte de salsifis dont le goût est proche de celui du jambon, "l’épinard fraise" et "l’épinard perpétuel" premiers légumes importés par les légions romaines.