La station balnéaire de Saint-Jean-de-Luz est relativement récente, mais le port, lui, date de la préhistoire. Saint-Jean-de-Luz, ne fût à l'origine, qu'une modeste bourgade sur des dunes et des marais. Au XVe siècle, sous la prospérité des pêcheurs basques, grâce à la pêche à la morue et à la baleine, puis avec l'apparition des corsaires qui combattaient pour le compte du Roi de France, la ville devint une cité prospère et dynamique.
Vous pouvez stationner votre véhicule au Parking Harriet-Baïta, situé avenue des Pyrénées. A proxiimité vous trouverez l'office de tourisme de Saint-Jean-de-Luz, idéalement situé boulevard Victor Hugo, ils sauront vous accompagner du début à la fin de votre séjour. La vieille ville témoigne de l'aventure maritime de Saint-Jean-de-Luz depuis la nuit des temps, cité de marins intrépides, corsaires, pêcheurs de baleines et de morues
A quelques pas, le quartier des Halles est devenu le symbole de la gastronomie locale. Le gros marché a lieu le mardi et vendredi matin (et le samedi en été). Après avoir bu un café à la Buvette des halles, allez faire un tour dans le coin des poissonniers. Vous retrouverez les bars de ligne ou les merlus débarqués la veille à la criée de Ciboure. Les restaurants autour deviennent incontournables pour un déjeuner. Poursuivre sur le boulevard Victor Hugo, prendre sur votre droite pour vous dirigez vers la place Louis IV. La place Louis XIV est le cœur historique de la ville. Construite en 1643 par Johannis de Lohobiague, la maison du roi Louis XIV visible depuis les terrasses de la place, est une demeure représentative de la richesse et de la splendeur de la ville de Saint-Jean-de-Luz à cette époque.
La magnifique demeure du XVIIe siècle, Lohobiague-enea, plus connue sous le nom de Maison Louis XIV. Elle fut construite en 1643 par un riche armateur et maire de la ville Joannis de Lohobiague dont la famille possédait plusieurs bateaux de pêche et pratiquait la "Course". Les Lohobiague furent du XVIe et XIXe siècle, capitaines de navires, bayles ou maires, négociants, armateurs et s’allièrent aux puissantes familles locales de Haraneder, de Chibau et de Saint Martin. Sur la pièce de terre presque carrée, acquise en 1643, les maçons dressaient, sans doute assez rapidement, la maison d’habitation de Joannis de Lohobiague et de Marie Sol Hirigoyen. Dès son origine, cette nouvelle maison avait pris le nom de Lohobiague-Enea, du nom de ses premiers maîtres dont sont issus les propriétaires actuels.
C’est une maison noble construite comme une maison traditionnelle basque. Caractérisée part ses 2 tourelles d’angle coiffées de toits en ardoise, sa façade principale en pierre, de style classique, est dite façade Louis XIII. Elle donne sur la place. L’autre façade, côté sud donne sur le port. Avec ses deux étages de galeries à colonnes de pierre, elle est de type navarrais.
En 1659, Louis XIV séjourna dans cette maison durant 40 jours. Alors jeune roi, il venait à Saint-Jean-de-Luz afin de signer le traité des Pyrénées formalisant une paix conclue entre la couronne d’Espagne et la France à l’issue de la guerre franco espagnole. Le traité prévoyait également le mariage du jeune roi avec l’Infante Marie Thérèse d’Autriche, fille du roi d’Espagne. La maison Lohobiague-Enea est intimement liée au mariage le 9 juin 1660 dans l'église Saint-Jean-Baptiste, de Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Autriche, fille du roi d’Espagne Philippe IV et d’Elisabeth de France. Tel dans son palais à Louvre, Louis XIV y vivait en suivant les règles de l’Etiquette, et messagers, seigneurs, courtisans ou hommes d’Eglise entraient et sortaient régulièrement.
Actuellement, elle appartient toujours aux descendants de l’armateur qui l’ouvrent aux visiteurs une partie de l’année et qui ont su conserver précieusement le mobilier. Accompagné d’un guide, vous découvrirez le cadre de vie d’une de ces riches familles d’armateurs luziens du XVIIe siècle. Les appartements du second étage vous étonneront : le grand salon orné de glaces en bois dorées, la galerie où vous pourrez contempler la vue sur le port, la cuisine typiquement basque, l’étrange salle à manger dont les murs sont constitués de panneaux en bois peints dans les tons de vert, et bien sûr la grande chambre, dite chambre du roi dans laquelle dormit Louis XIV. C'est l’un des monuments le plus visité à Saint-Jean-de-Luz.
La maison de l’Infante borde aussi la place Louis XIV face au port, construite en 1640 par un riche armateur Joannot de Haraneder, d’où son nom Joanoenia. Après 1660 : c'est la maison Johanoenea qui passera à l'histoire sous le nom de Maison de l'Infante. En effet, elle accueillit l'Infante d’Espagne, future Reine de France et Anne d'Autriche, Reine Mère, venue à Saint-Jean-de-Luz avec la cour pour le mariage de son fils. L’histoire dit que l’Infante n’y a passé que deux nuits. Plus tard la maison accueillit aussi en 1701 les petits-fils de Louis XIV, le duc de Bourgogne et le duc de Berry, qui accompagnaient leur frère, le roi Philippe V, à Madrid. En 1854, c'est au tour de Napoléon III et d'Eugénie d'y séjourner, alors que la maison appartenait à un avocat parisien, Émile Pécarrère.
Sa façade rosée en brique et en pierre fauves rappelle les charmants palais italiens, très atypique pour la région. Elle se remarque également par ses tours et ses deux galeries à l'italienne à cinq arcades sur la façade principale. La tour de vigie servait à suivre les bateaux dans la baie. En effet, Johannot de Haraneder qui pouvait surveiller le mouvement de ses navires de commerce et de chasse à la baleine. Ses armes sont gravées au-dessus de la porte d’entrée. La Maison de l’Infante, demeure privée ouverte aux visites.
L'antichambre du grand salon dite chambre de l'Infante recèle une grande cheminée sculptée de dauphins couronnés et de têtes d'angelots du XVIIe siècle et un décor de poutres de l'école de Fontainebleau, de monstres mythiques et de fleurs exotiques. L'oratoire qui prolonge le salon offre une vue remarquable sur le port et la Rhune.
C’est aussi sur la place Louis XIV de Saint-Jean-de-Luz que commencent les rues piétonnes de la ville. Avec les nombreux restaurants longeant la place, c’est aussi l’endroit idéal pour déjeuner. Le centre-ville est parsemé de charmantes maisons basques colorées et de demeures ayant appartenu à de riches armateurs du XVIIe siècle. Nombre de rues portent le nom de corsaires luziens. Vous y trouverez également un pavillon de musique et l’hôtel de ville.
Tout proche de là, vous retrouverez le port de pêche. Au XVIIe et XVIIIe siècle, le port était le refuge des redoutables corsaires basques dont l'un des plus célèbres, Johannès de Suhigaraychipi, dit Coursic, captura plus de cent navires. Il y a 50 ans, les pêcheurs pouvaient traverser le fleuve Nivelle à pied en sautant de coque en coque. Les amoureux du patrimoine maritime reconnaîtront les vieux navires comme le ligneur-canneau "Airosa", construits dans les chantiers du Pays basque.
Poursuivre votre balade en direction du phare de la digue du port de Saint-Jean-de-Luz, quai de l'Infante. Le phare a été construit en 1936 sur des plans de l'architecte André Pavlovsky, avec son jumeau le phare de Ciboure. Au bout du quai de l'Infante, suivre la rue Mazarin. La rue Mazarin est bordée des plus anciennes et des plus belles maisons de la ville. Elles ont survécus aux outrages de l'océan qui, en 1782, détruisit les protections et engloutit l'ancien quartier de la barre.
Admirez la Maison Alexandrenia, elle est caractéristique de l'architecture du XVIIe et XVIIIe siècles. De style labourdin, elle a été transformée en 1690. La façade est constituée d'un maillage de pans de bois ou colombages. La couleur traditionnelle des bois, rouge basque, viendrait du sang de boeuf utilisé à l'époque comme teinture. Au début du XXe siècle, elle a été rehaussée d'un étage. Elle est voisine de la Maison aux 3 Canons. La Maison aux 3 canons est l'exemple des maisons de la bourgeoisie, armateurs ou riches négociants soucieux de signifier leur réussite sociale. Elle doit son nom aux trois canons décoratifs, sorte de gargouilles en terre cuite fixées sur la corniche permettant d'écarter les eaux pluviales de la façade. A l'intérieur subsiste un escalier d'époque Louis XIII.
Continuez vers la promenade Jacques Thibaud. L’un des principaux attraits de Saint-Jean-de-Luz est sa magnifique plage, surnommée la Grande Plage, bordée de sa belle promenade. C'est en hommage au grand violoniste, Jacques Thibaud amoureux de St Jean de Luz, que la ville a donné son nom a cette magnifique promenade en bord de mer. Jacques Thibaud fit construire la maison "Zortziko". Il repose au cimetière Aice Errota.
Longez la Grande plage, puis prendre la rue de la République. La maison Ezkerrenea ou Esquerrénéa se trouve au 15 rue de la République, à 30 mètres de la plage. Elle a appartenu à des armateurs. Cette maison intégralement en pierre de trois étages est la seule maisons médiévales de Saint-Jean-de-Luz rescapée de l'incendie provoqué par le siège des Espagnols en 1558. Elle date de la fin du XVe siècle. C'est une maison noble avec une tour, des fenêtres à meneaux, ornées de moulures Renaissance, une porte romane, et un escalier à vis. Son rez-de-chaussée abrite un restaurant et l'intérieur est aménagé en appartements.
Au bout de la route de la République, prendre sur votre gauche la rue Léon Gambetta, où se situe l'église Saint-Jean-Baptiste. Les parties les plus anciennes datent du XVe siècle. Rénovée en 1649, elle accueillit notamment le mariage de Louis XIV et l’infante Marie-Thérèse d'Espagne, en 1660. La cérémonie du mariage bénie par Monseigneur d'Olce dura trois heures. L'Infante et le Roi retournèrent ensuite à Lohobiague Enea. La tradition dit que, du haut du balcon de cette maison, furent jetées des pièces d'argent frappées tout exprès pour la circonstance.
Derrière une apparence extérieure sobre, elle cache un magnifique intérieur dominé par une voûte, une chaire et un monumental retable baroque en bois doré sculpté du XVIIe siècle et trois étages de galeries en chêne. La porte de l'église Saint-Jean-Baptiste, franchie à sa sortie de l'église par le couple royal fût murée 3 ans après la cérémonie. Le macaron est apparu sous l'impulsion d'un pâtissier, M. Adam, qui en offrit à Louis XIV pour son mariage en 1660.
Sur votre gauche suivre la rue principale de Saint-Jean-de-Luz, la rue Gambetta, autrefois appelée "Route Royale". Très animée et très commerçante, la rue Gambetta se prête parfaitement à la balade. En vous promenant le long de cette rue piétonne, vous pourrez également admirer les bâtiments, d’époque pour la plupart, bordant la rue.
Dirigez-vous vers la colline Sainte-Barbe. Depuis la pointe Sainte Barbe où se dresse la chapelle, on peut voir toute la baie de Socoa, Saint-Jean-de-Luz et les trois digues qui protègent Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, sans oublier les beaux reliefs du début des Pyrénées, comme la Rhune ou les Trois Couronnes. La pointe Sainte-Barbe est l'une des portes d'entrée du sentier du littotal
Finissez vostre escapade touristique par le jardin botanique de Saint-Jean-de-Luz. Le Jardin botanique surplombe l’océan, sa visite est une invitation au voyage à travers les paysages de la Côte basque. De plus, de nombreuses plantes exotiques adaptées aux jardins de la Côte basque forment la trame du labyrinthe des familles botaniques et des plantes des cinq continents. Des collections originales complètent ce tableau : plantes utiles, labyrinthe des familles botaniques,...
Un séjour à Saint-Jean-de-Luz s'accompagne inévitablement d'une escapade au sommet de la Rhune : à pied ou à bord d'un train à crémaillère dont la gare se situe à une quinzaine de kilomètres.