Votre périple débute logiquement à Aurillac (km 0), capitale animée de la Haute-Auvergne. La ville, traversée par les eaux vives de la Jordanne, dévoile un cœur historique où les ruelles étroites et les maisons colorées racontent des siècles de vie bourgeoise, d’artisanat et de marchés foisonnants. Située entre montagne et plaine du Cantal, Aurillac présente bien des intérêts touristiques, notamment au coeur de la ville historique joliment préservée. Traversée par le cours de la Jordanne, Aurillac regorge de quartiers colorés et de terrasses accueillantes. Profitez de votre parcours touristique pour visiter les nombreux sites historiques de la ville sur les traces de Sylvestre II.
Ne manquez pas le Muséum des Volcans, installé dans l’ancien château de Saint-Étienne, qui expose la formidable histoire géologique de la région : une lente sculpture de la terre qui, il y a des millions d’années, donna naissance aux massifs qui entourent le Cantal. Le samedi matin, le marché d’Aurillac est un événement en soi : producteurs de fromages, charcutiers, couteliers et vignerons locaux s’y retrouvent pour proposer leurs produits, tandis que les visiteurs se mêlent aux habitants, échangeant sourires et recettes.
Après cette halte gourmande directions Salers via Saint-Cirgues-de-Jordanne par la D922 (41 km). En quittant Aurillac en direction de l’ouest, la route remonte vers les collines où l’air se fait plus vif et la végétation plus basse. Peu à peu, vous apercevez Salers se dessiner, nichée à 950 mètres d’altitude parmi les monts du Cantal. Ce bourg médiéval, célèbre dans toute l’Auvergne, est l’un des villages les plus emblématiques de France. À l’ombre des monts du Cantal, Salers amasse ses toits de lauze à l’abri d’anciens remparts, et entretient le souvenir des années d’opulence, quand cette perle noire abritait le baillage des Hautes Montagnes d’Auvergne. Retrouvez toutes les informations sur Salers villages classé "plus beaux village de France" sur notre page.
Salers n’est pas seulement un village pittoresque : c’est un lieu où le patrimoine architectural est vivant, où les ruelles pavées semblent mener à chaque coin une révélation. Les façades des vieilles maisons en granit portent encore les traces de blasons, de linteaux sculptés, de fenêtres à meneaux qui racontent l’histoire des familles et des corporations qui façonnèrent la cité. Entre deux pas dans les ruelles, vous pouvez découvrir la Maison Bertrandy, un témoin de l’architecture locale avec ses portails sculptés et ses intérieurs où le bois et la pierre dialoguent en silence depuis des siècles.
Après cette première étape passez le Col de Néronne via D680 (57 km). Le col de Néronne à près de 1242 mètres d’altitude, carrefour des routes du Falgoux, du Puy Mary, de Salers et de Récusset, assure le passage entre la vallée du Mars et la vallée de la Maronne. Passage de transhumance en fin mai, ce col offre un magnifique point de vue sur les vallées et la ligne de crête. En suivant la D680 votre chemin passera par le Pas de Peyrol, (69 km). Le pas de Peyrol à 1 589 mètres d'altitude est un col situé dans les monts du Cantal, entre le puy Mary et le puy de la Tourte. Il est connu pour être le plus haut col routier du Massif central. À partir du col, vous pouvez monter à pied au sommet du puy Mary en empruntant un escalier en béton.
Continuez sur D680 puis la D 3 vers Murat (90 km). Murat ancienne ville fortifié, à l'abri de ses murailles était un nœud routier important, une cité active. La vieille ville médiévale refusa d'être fortifiée, d'où la fameuse citation : « Un mur mura Murat et Murat murmura ». Murat compte de nombreuses maisons médiévales et renaissance, dont sept bâtiments protégés, inscrits à l'Inventaire des monuments historiques. Murat, un bourg ancien aux allures médiévales, autrefois fortifié et stratégique dans les échanges auvergnats. Murat accueille le visiteur avec ses ruelles anciennes et ses maisons à colombages et pierres taillées. Mais c’est surtout le paysage naturel qui fait de cette étape un moment inoubliable. Le rocher de Bonnevie, surplombant la ville de plus de 140 mètres, expose une formation d’orgues basaltiques — colonnes de roche noire sculptées par le temps et le refroidissement lent des laves volcaniques — qui rappellent la puissance géologique de ces terres d’Auvergne.
Poursuivant votre route, vous atteignez Albepierre-Bredons, via D39. Cette étape invite à une révélation différente : les vastes panoramas, les sentiers sinueux et les bosquets ombragés qui semblent murmurer des légendes anciennes. Au pied du Plomb du Cantal, entre deux vallées glaciaires, Albepierre-Bredons à 1041 mètres d’altitude est caractéristique des montagnes d’Auvergne où la pierre et le bois prédominent. Vous aimerez tout particulièrement l'église Saint Pierre et Saint Paul, site Clunisien du XIe siècle accroché à 980 mètres, sur le rocher de Bredons. L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul offre un décor contemplatif où se mêlent lumière, histoire et silence. Les collines environnantes, parsemées d’oratoires, de fontaines et de croix de granit, donnent envie de ralentir, d’écouter le vent dans les herbes hautes et de découvrir un patrimoine discret mais profondément enraciné.
En parcourant les chemins, vous découvrirez un petit patrimoine riche et varié : des fontaines, croix, oratoires... Albepierre-Bredons vous offre également des paysages variés qui vont conduiront de prés en forêts, et vous fera apprécier également crêtes et cascades. L'itinéraire touristique passera par le Col de Prat de Bouc, (101 km). Le col de Prat de Bouc compte parmi les sites emblématiques du Cantal. Situé à 1392 m d’altitude, au cœur du volcan cantalien, il est une halte privilégiée des touristes en Auvergne. Adossé au Plomb du Cantal, 1855 m, plus haut sommet du département, le site se dévoile majestueux et accueillant, en forme de cirque. Direction Pailherols par la D39 et D 57 (136 km), puis Jou-sous-Monjou, via Lacan (140 km).
Jou-sous-Monjou est connu surtout pour son église, classée Monument Historique. Les origines du nom de Montjou remonterait à l'époque gallo romaine, où un temple dédié à jupiter aurait été construit sur une butte. Plus tard, sur ce même emplacement aurait existé un château appartenant à la famille de Montjou.
A présent, prenez la direction de Montsalvy via D 990 et D920 (187 km). Petit village auvergnat, du haut de son château, Montsalvy offre des points de vue variés sur les monts du Cantal et la vallée du Lot. Montsalvy dévoile ses charmes aux amoureux de vieilles pierres qui découvrent ici un patrimoine historique exceptionnel. Ancienne capitale du pays du Veinazès, la commune est également connue pour son cadre naturel, en faisant un site privilégié pour pratiquer de nombreuses activités de plein air comme la randonnée, la pêche ou encore le canoë-kayak.
Lors de votre parcours sur la route des plus beaux villages Cantaliens admirez à Montsalvy le puy de l'Arbre, site de l'ancien château de Mandulphe, la chapelle du Reclus, dédiée à Marie-Madeleine, sur la route d'Entraygues, L'abbatiale : son église et son Christ juponné ; son cloître ; sa salle capitulaire ; son réfectoire des moines. L'ancien château prieural, devenu une maison de retraite, après avoir appartenu à Justin Delmas. Montsalvy se présente comme un lieu de contemplation et de patrimoine. Les vestiges de son ancien château, les ruelles anciennes, et le puy de l’Arbre à proximité offrent une combinaison unique d’histoire et de panoramas. Au matin, lorsque la brume légère s’étire entre les toits de pierre, la vue sur les monts lointains invite à la méditation.
Après cette pause reprenez le départ de ce parcours vers Entraygues-sur-Truyère dans l'Aveyron via la D920 (203 km). En continuant vers l’est et le sud, la route des villages vous conduit à Entraygues-sur-Truyère, un village blotti entre les eaux du Lot et de la Truyère. Ici, les eaux vives dessinent des reflets changeants et offrent des possibilités d’activités qui élargissent l’expérience du visiteur : balades au bord de l’eau, descentes en canoë ou rafting, baignades rafraîchissantes lorsque l’été embrasse la vallée. De quelque direction que l'on vienne, par des charmantes routes qui musardent, on arrive à Entraygues-sur-Truyère.
Et telle une récompense, la beauté du site nous émerveille. Entraygues-sur-Truyère, aux nombreux vestiges moyenâgeux blottie entre les eaux du Lot et de la Truyère, vous offre ses vieilles rues, cantous et ganelles, de superbes maisons à colombages datant du XVème et XVIème siècle, son château et ses ponts du XIIIème siècle.... Et sur les hauteurs, le petit village de Ginolhac aux vastes horizons... Vous pourrrez admirez le Barrage de Cambeyrac sur la Truyère, vous êtes dans la Vallée du Lot. Aux frontières du Cantal et de l’Aveyron, la route des gorges remonte le Lot jusqu’au village d’Entraygues. Un véritable plaisir pour les sens ! Baignades, descentes sportives en canoë ou rafting, laissez-vous porter par le courant au rythme de vos plaisirs.
Sur la route, faites un petit détour par Le Fel, un très joli village à fleur de montagne où la vue sur la vallée est exceptionnelle. À quelques minutes de route, Le Fel invite à une halte plus tranquille. Village à flanc de montagne, il offre des panoramas spectaculaires sur les vallées environnantes, où la lumière joue sur les pentes boisées et les éclats de pierre dorée. A présent, direction Vieillevie, via la D107 et D141 (217 km). Petit village du Cantal, Vieillevie est installé sur le bord du Lot. Vieillevie, avec son château inscrit au titre des Monuments Historiques, dévoile une architecture élégante et respirante, posée sur les rives du Lot. Ce petit village du Cantal est principalement connu pour son château. Idéalement situé, Vieillevie permet également de découvrir les autres sites touristiques de cette région à la gastronomie reconnue et appréciée.
Suivre la D141 et D601 vers Cassaniouze (234 km). Petit village du Cantal, Cassaniouze proche d'Arpajon-sur-Cère,l prend place sur le versant sud de la Châtaigneraie, à 560 mètres d'altitude. Limitrophe de l'Aveyron, la commune bénéficie d'un environnement exceptionnel et préservé. Aujourd'hui encore, le village est surtout connu pour avoir abrité, au XIXe siècle, une communauté religieuse un peu particulière, les Enfarinés de Cassaniouze. Les derniers adeptes de cette église schismatique ont rejoint les rangs de l'église catholique en 1911. Cassaniouze, nichée dans la châtaigneraie cantalienne, séduit par la douceur de ses paysages boisés et son histoire singulière. Un lieu où la communauté a traversé les siècles avec ses traditions intactes.
Continuez sur la D601et D19 en direction de Calvinet, village au cœur de la Châtaigneraie cantalienne, (239 km). Prenez le temps pour une petite balade dans la commune : de la place Jean de Bonnefon, centre du village, prendre la rue du Pavé : vieille fontaine, maison dite du bailli, église Saint-Barthélémy, mur de soutènement du château du 13ème siècle, démoli en 1634. Dans le cimetière, vieille croix de granit qui surmontait la fontaine de la place Jean de Bonnefon jusqu’à son remplacement en 1908 par une statue de la liberté éclairant le monde.
Après le cimetière, prendre la direction du plan d’eau de l’Estanquiol. Dans le virage, vieux lavoir en pierre. Longer le lac et prendre sur la droite la direction du Puy Capel. Arrivé au Puy Capel, chapelle et panorama. Redescendre en direction de Plaisance. En remontant dans le village, sous le pont, ancien lavoir. Prendre la direction de Cassaniouze jusuq’au château de la Mothe. Calvinet, avec sa place centrale et ses fontaines en pierre, invite à une promenade sereine, au rythme des discussions locales et des odeurs de pain cuit au feu de bois.
Votre prochaine étape sur cette route touristique des plus beaux villages Cantalien sera Marcolès par la D66 (248 km). Superbe village médiéval au coeur de la Châtaigneraie. Marcolès brille comme un joyau médiéval. Récemment labellisé “Plus Beau Village de France”, ce bourg a conservé une structure urbaine typique du Moyen Âge : rues étroites, façades en granit et toits de lauzes, ainsi que deux portes fortifiées qui rappellent son importance historique. Marcher dans Marcolès, c’est ressentir l’énergie d’un passé où marchands, artisans et voyageurs se croisaient sous les arcades. Aujourd’hui encore, l’artisanat local et les événements saisonniers donnent vie à ces pierres anciennes, faisant vibrer l’histoire d’un élan contemporain.
Marcolès avec ses très belles façades en pierre et ses ruelles restaurées en font un site incontournable au charme très apprécié de ses visiteurs. Protégée par une ceinture de XIIIème siècle, le cœur du village en rond est traversé d'une grande rue principale, accessible par une porte de ville à chaque extrémité. Ce Bourg, médiéval, typique du sud Cantal, construit de pierres de granit et couvert de tuiles canal ou de lauzes. Il subsiste deux portes médiévales qui donnent accès à la rue Longue, et une poterne. Le bourg a gardé sa typologie de l'époque médiévale, avec un parcellaire très serré, et des petites ruelles, les carrieroux.
L'itinéraire passe par la vallée de la Rance, à la sortie de Maurs, la route sinueuse qui longe la rivière est un régal pour les amateurs de paysages bucoliques. Très bien revêtue sur une bonne vingtaine de km, elle fait le bonheur des cyclistes que vous croiserez sûrement en nombre. Petites pauses ombragées idéales pour un pique-nique ou une sieste au bord de La Rance… A présent suivez la direction Latronquière par la N122 (286 km). Latronquière est située dans le Ségala Massif central à la source du Bervezou sur l'ancienne route nationale 653 entre Lacapelle-Marival et Sousceyrac. Latronquière, posé dans le Ségala, propose une expérience plus intime du monde rural cantalien, où les collines ondulantes et les routes sinueuses invitent à la découverte sans hâte.