Un premier village est établi de manière permanente sur une butte, à l’est de la cité actuelle : le village de "Brou". Puis, un château fut construit à l’est de Brou sur un promontoire. Les habitants de Brou ont alors délaissé petit à petit leur village pour se réfugier dans l’enceinte de la forteresse de "La Roque" à proximité du village de Brou. D’où le nom de La Roquebrou. Influencée par l'architecture du Lot et du Quercy, Laroquebrou était une voie de passage importante pour les pèlerins allant à Saint-Jacques de Compostelle.
La charmante "Petite Cité de Caractère" de Laroquebrou, est installée sur les bords de la Cère qui a conservé un important patrimoine bâti médiéval. Le ville est dominée par le château fort de Laroque dit aussi château de Montal, édifié à partir du XIIIe siècle. Montal est, avec le château d'Assier, le plus exceptionnel témoignage de la pénétration des modèles architecturaux de la première Renaissance française en Quercy. Construit par une femme, alors qu'Assier est l'oeuvre d'un homme attaché au fait militaire, il reflète un art de vivre et une harmonie jusque dans les plus infimes détails de ses décors.
D’une forteresse primitive en bois à la cité que l’on connaît aujourd’hui, Laroquebrou recèle bien des mystères. Les petites ruelles du vieux bourg sont bordées de maisons pittoresques qui sauront vous séduire pendant cette étape sur la route de vos vacances. La cité a été longtemps centre actif de poterie, tannerie et cordonnerie. A proximité du pont, il y a un grand parking gratuit pour stationner votre véhicule, un endroit parfait pour commencer votre déhambulation avec une jolie vue sur le château de Messac.
Dirigez-vous vers la rue Emile Dumas, prendre sur votre gauche la rue Etienne Fargues, puis la Rue Damont où se trouve l'ancien hospice et espace muséographique. Cet établissement remonte à l’An 1300. La porte ogivale de gauche donne sur la chapelle et celle de droite sur l’ancien hôpital. La chapelle dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs a été édifiée en 1294 par Géraud de Montal précéda la fonction d'hospice. Dans cette chapelle, les historiens s'accordent à relater que durant les guerres de religion de nombreuses "abjurations" d'hérétiques y eurent lieu. Si cet "hôpital" existe donc au moins depuis le XIII e siècle, c'est en fait un édit de Louis XIV qui en 1705 en fit un hôpital général.
L'ancien hospice rue Damont rénové par la municipalité au début du XXI e siècle abrite à l’intérieur un lieu muséographique. Vous y trouverez une vidéo présentant Laroquebrou , Petite Cité de Caractère®, des panneaux sur l'histoire du village, des poteries anciennes, une maquette du village. Visite de la chapelle attenante par une grille ouvragée possible. Deux entrées : la première par la place devant l’école, la seconde par la rue Damont.
Continuez dans la Rue Damont, l'une des rue les plus anciennes de la cité médiévale. C’est la rue ou etaient installés les riches commerçants, l’on peut constater, la beauté et la qualité des maisons bourgeoises bâties toutes en pierre de taille, signe de richesse, avec des portes en ogives et fenêtres à meneaux. Cette rue était très commerçante, au temps jadis, on peut voir de nos jours encore, le nombre d’échoppes qui existaient. Au niveau de la Place du Coq Roquais, contemplez les magnifiques maisons à encorbellements avec leurs colombages et leurs portes ogivales, vestiges précieux d’un passé toujours bien présent. Toujours dans la rue Damont, remarquez le ruisseau du reclus et les 3 portes de l'ancien fort situé au N°1 de la rue Damont
Prendre sur votre droite la rue Negrerieu. Le village médiéval de La Roquebrou a longtemps été un centre actif de tannerie, de cordonnerie et de poterie. Une rue accueillait les principales activités commerciales de la cité, la rue Negrerieu. Vous avez remarqué ce ruisseau qui descend des hauteurs et court sous les maisons jusqu’à la Cère, c'est le Negrerieu : le « ruisseau noir ». Ce nom lui a été donné en raison de ses nombreux débordements violents. Mais ce nom vient aussi de l’ancienne activité du cuir de la Cité qui donnait jadis à l’eau sa couleur sombre.
Poursuivre sur votre gauche vers la place du Merle. Le Merle est le plus vieux quartier de Laroquebrou doit son nom aux seigneurs de Merle si l’on en croit les anciens, car en fait rien ne le prouve d’après les historiens. Après pas mal de modifications, la destruction d’une maison a permis la création de cette place. Ne loupez pas la maison des poulettes, située au pied du promontoire castral, elle aurait abrité les nombreuses maîtresses des Seigneurs de Montal.
Montez jusqu'au château de La Roquebrou construit sur un promontoire qui domine le village. Son esplanade offre une très belle vue sur Laroquebrou avec ses toits rouges de tuiles romanes, de l’esplanade vous pourrez également admirer la statue de la vierge qui fait face au château. À l’origine, le château était composé de deux ailes disposées en triangle et comptait sept tours. Aujourd’hui, seules quatre d’entre elles sont encore debout, mais les ruines de celui-ci ont conservé une fière allure.
Avant le vandalisme du XIXe siècle, le château appelé également château des Montal comportait, outre le logis actuel, une seconde construction perpendiculaire au premier, joignant le donjon au sud. Formant poterne au midi, s'élevait la tour del Moussou dont la base se voit au sommet de l'escalier d'accès. Cette tour communiquait par un pont-levis avec la chapelle de Notre-Dame du château, petit oratoire contenu dans la tour carrée abattue en 1653, qui occupait le sommet du dyke appelé rocher del Moussou. En 1562, les Protestants s'emparent du château qui résiste. En 1794, le château est vendu comme bien national.
Descendre par la Rue du Fort, admirez au passage le rocher de la vierge situé à l'aplomb du château sur le dyke rocheux. Cette statue, réplique de Notre Dame de Fourvière de Lyon, a été édifiée en 1887 grâce à l'Abbé Chabau. Prendre sur votre droite la rue de la Tremolière jusqu'à l'hôtel de ville, ancien hôtel de la Trémolière. Maison fondée au 14e siècle, formant quadrilatère fermé autour d'une cour intérieure. Le rez-de-chaussée et le premier étage que dessert une galerie en bois, s'ouvrent sur la cour par une série de portes.
Le premier étage du logis, formant le côté sud, est occupé par une grande salle au décor de boiseries XVIIIe siècle, dissimulant une ancienne cheminée monumentale de l'époque gothique à frise-chapiteau de feuillage. Au rez-de-chaussée de la façade extérieure nord s'ouvre un portail précédant un porche donnant accès à la cour intérieure. Les découvertes des fouilles effectuées en 1906 sous la conduite d'Isidore sont exposées dans l'atrium de la mairie et témoignent d'une présence humaine au néolithique dans la cité et ses environs sous la forme d'outils et divers objets : pointes de flèches, armes en silex, bijoux…
Revenir sur vos pas, puis dirigez-vous vers l'église gothique Saint-Martin. Construite à la fin du XIVe siècle, elle se compose d'une nef de quatre travées avec chapelles au nord et au sud, d'un choeur et d'une abside polygonale. Petit clocher barlong, abaissé au cours des guerres de Religion. Continuez vers le pont du XIIIe siècle pour une dernière vue générale de la cité.
Le passé du village se lit également par ses jolies fontaines. Des temps immémoriaux où les hommes se sont préoccupés de capter, de dompter, de canaliser l'eau, source de vie sans laquelle hommes, animaux, végétaux ne peuvent subsister, en est découlée une « mémoire » des sources et fontaines auxquelles l'homme attache à travers les siècles croyances et vertus diverses. Ainsi, à Laroquebrou, certaines eaux et sources étaient reconnues bienfaisantes et possédant quelquefois des vertus thérapeutiques. La fontaine de Brou servait aux druides pour leur culte qui consistait, par exemple, à y laver et y tremper les enfants faibles et rachitiques. De nos jours encore, la fontaine de Clavières est fortement sollicitée par les Roquais et les touristes qui, pour beaucoup, y trouvent des vertus.