Une promenade en centre-ville permet d'admirer le riche patrimoine architectural de la cité thermale, à travers des édifices datant de la période faste de la station. Comme toutes les stations thermales, La Bourboule vous laisse découvrir des villas, hôtels et un casino Belle Epoque, dont l’élégance ne pourra vous laisser indifférent. Dirigez-vous vers l'office de Tourisme de La Bourboule, place de la République au rez-de-chaussée de la Mairie.
L’hôtel de Ville se trouve dans l'ancien casino des Thermes dit "des Cariatides", en référence aux statues grecques qui portent le balcon de la façade. Construit en 1891 par l'architecte Léon Picard, sur commande de la Compagnie des Eaux Minérales, le bâtiment est racheté en 1910 par la municipalité dans le but d’installer progressivement les services tels que les bureaux de la Poste, le théâtre municipal et l’office de tourisme. Il est construit en pierre de la Bughette, pierre blanche d’origine volcanique, utilisée pour la construction de nombreux bâtiments à la Bourboule. C’est un monument remarquable pour sa façade et son balcon soutenu par quatre Cariatides, pour la mosaïque rehaussées d'or du hall d’entrée et pour son imposant escalier d’honneur richement sculpté et orné. Dans la salle des machines à sous, de riches décors d'inspiration du XVIIIe siècle.
Suivez le Quai Gambetta en direction du Casino Chardon, au passage admirez les mosaïques du pont de Vendeix créées en 1920 et restaurées en 2018. L'hôtel des Iles Britanniques, au 11-53 Quai Gambetta est un ancien hôtel ouvert au public en 1887, date à laquelle ses mérites sont vantés dans le "Guide pittoresque du malade et du touriste". Il possédait plusieurs annexes dans le quartier et a été réaménagé au niveau des combles par l'architecte clermontois Marcel Jarrier en 1937. Conçu sur un modèle assez courant, ce grand bâtiment possédait un ascenseur hydraulique de Claret, Il est aujourd'hui converti en résidence de tourisme.
Situé Quai Mal Fayolle, la construction du casino Chardon du nom de son propriétaire date de 1892. Cet édifice majestueux est le résultat de plusieurs campagnes de construction, l’aile gauche étant la plus ancienne. L'architecte Emile Camut édifia, pour remplacer un bâtiment en bois, la partie Est, qui est la partie centrale visible actuellement, flanquée sur sa droite d'un seul corps de bâtiment. Les élévations sont décorées de mosaïques rehaussées d’or à motifs floraux. Dans le grand hall, deux coupoles sur pendentif couvrent l’important volume de l’entrée et de la mezzanine. De style Art Déco, le décor géométrique rappelle par endroit une calligraphie orientale. Ce bâtiment a su conserver les décors remarquables anciens : mosaïques en façade, décor stuqué de la salle de jeux, coupoles dans le hall...
Traversez la Dordogne, pour vous rendre au quartier des Thermes Choussy. Ce quartier a marqué la naissance de la ville et son histoire thermale, c’est ici que se situe l’un des plus beaux miroirs de faille, témoin de la séparation du socle granitique en 2 blocs : celui de la Roche des Fées et celui qu’il faut imaginer glissant sur le 1er, 340 m plus bas. Cette faille est à l’origine de la remontée des eaux thermales.
Déhambulez sur le Boulevard Louis Choussy pour admirer de belles Villas et résidence comme la Villa Cécile au n°62, la Villa du Rivage au n°89 et à l'angle avec le quai de la Libération : la Résidence de Paris. Revenir vers la rue Choussy. La partie des thermes Choussy que vous apercevez est la plus récente. La partie ancienne se situe rue Choussy, 1er établissement de cure de la station. En 1814, Jacques Guillaume Lacoste achète le seul établissement utilisant les eaux thermales et fait construire en 1821 la Maison des Bains (aile nord). Ce petit établissement va constituer le noyau de la station. La famille Choussy l’achète en 1828 et devient l’un des principaux acteurs du développement de la station. À voir à proximité : la mosaïque du passage Choussy ; le captage de la source Choussy-Perrière.
Suivre la rue Choussy, puis la rue Mabru pour arrivez sur la place Guillaume Lacoste où se trouve l’ancien hôpital thermal Guillaume Lacoste avec ses motifs floraux en céramique. En 1864, Antoine Guillaume Lacoste, fils du propriétaire de la première maison de bains, fait don d'une maison avec jardin et cour aux hospices de Clermont-Ferrand, afin d'héberger les malades pauvres en cure à La Bourboule. Les matériaux polychromes animent la façade du bâtiment, notamment les briques vernissées et les motifs floraux en céramique. Bâtiment reconstruit en 1900, depuis, il a été vendu et appartient aujourd'hui à un particulier qui y a aménagé des appartements.
Prendre à gauche le boulevard Clemenceau, artère principale de la ville. Au n°7, se trouve le premier hôtel de ville de La Bourboule construit en 1887. Le bâtiment est acheté en 1912 par la célèbre chocolaterie de Royat "À la Marquise de Sévigné". Levez les yeux sur le vitrail du fronton pour remarquer le visage de la marquise. Laissez le square Maréchal Joffre sur votre droite, place festive de la ville, pour vous rendre aux Grands Thermes de la Bourboule, situé Boulevard Georges Clemenceau.
Les Grands Thermes, reconnaissables à ses étonnantes coupoles orientales furent commandés en 1876 par la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule à l’architecte Agis-Léon Ledru. Chacun des dômes comportent des motifs sculptés à têtes humaines. Les petits dômes de style néo-byzantin aux écailles de zinc donnent au bâtiment un caractère monumental. Ledru a opté pour un plan symétrique simple et rationnel, sans toutefois renier les influences des thermes antiques. Deux immenses galeries, l’une pour les hommes, l’autre pour les femmes, communiquaient autour des buvettes. Aujourd’hui, ils appartiennent à la commune de La Bourboule.
Sur le boulevard Clemenceau, vous pouvez découvrir au-dessus de chaque terrasse et commerce, différents styles architecturaux et décoratifs, de l’Art Déco au néo-classique, en passant par les influences de La Nouvelle Orléans. Sur le boulevard, admirez un des joyaux du patrimoine thermal : l’ancienne pâtisserie Rozier. Construite en 1920 elle est couverte de mosaïques, résultat de la collaboration entre l’architecte clermontois Louis Jarrier et les célèbres mosaïstes Gentil et Bourdet. Ce décor est très répandu au début du XXe siècle. Au rez-de-chaussée des figures géométriques ; au 1er étage des motifs à la gloire de l’eau. Au rez-de-chaussée, elle comportait l'espace pâtisserie et un salon de thé, à l'étage un salon de danse avec tribune pour l'orchestre s'ouvrant en façade par une vaste loggia. Très inspirée par le style art déco, la composition est harmonieuse et animée.
Dirigez-vous vers l’église Saint-Joseph : construite de 1885 à 1888, en lave blanche agglomérée de divers matériaux volcaniques, elle rappelle le style des églises romanes d’Auvergne. L’édifice est largement inspiré de l’art auvergnat et on l'y retrouve, en un résumé néoroman assez bien maîtrisé. Le chevet se compose de l’étagement des chapelles du déambulatoire, de la toiture de celui-ci, puis de la partie haute du chœur. Le décor fait expressément référence à l’architecture religieuse auvergnate du Moyen Âge : mosaïques de pierres bicolores en damier, rosaces ou épis formant frises, concentrées au chevet. En 1941, la décoration intérieure est achevée avec les 20 magnifiques chapiteaux sculptés par Henri Charlier, artiste bourguignon.
Traversez une nouvelle fois la Dordogne, puis continuez votre découverte par les villas sur l'avenue d'Angletterre comme l'ancienne Villa des Peupliers au n°167 et la Villa les Elfes au n°55. Prendre la rue de Strasbourg pour déboucher sur l’avenue d’Italie, appelée le quartier des villas. Certaines villas ont été réalisées par l’architecte bourboulien Amable Brageon : Villa Charlotte au n°71, construite entre 1891 et 1909 emblématique avec ses bow-windows en bois peint (logettes suspendues). La Villa les Cyclamens au n°86 construite avant 1909 de style pittoresque et néo-gothique. La Villa les Salanganes au n°54 construite avant 1909 de style régionaliste et pittoresque (avant-toits reposant sur des consoles en bois) et enfin, la Maison Sole Mio au n°43. Vous pouvez remarquer le style éclectique propre aux villes thermales et des détails d’architecture tels que : garde-corps en fer forgé à motifs floraux, briques vernissées de couleur bleue, carreaux de céramique vernissée à décor de feuilles, balcons en pierres taillées, toitures débordantes reposant sur des consoles en bois.
Prendre la rue Pasteur, au passage admirez le temple protestant, édifice réalisé en 1896 et financé par la Compagnie des Eaux minérales, pour satisfaire les nombreux curistes anglais et protestants de l’époque. Il est fermé au culte depuis 1975. Ce temple renferme un portail entrée couvert d'un fronton et une tourelle hexagonale couverte d'une flèche. Tournez à gauche dans l'avenue de Verdun, puis suivre le quai de l'hôtel de ville.
L'hôtel de voyageurs, dit hôtel Métropole, construit sur le quai comporte une façade en tuf, dit localement pierre de la Bugette, trachyte et andésite et une abondance de décors tels qu'un garde-corps en fer forgé, des décors en céramique, des éléments sculptés et une belle porte d'entrée en bois. L’ancien palace Métropole. Il ouvre ses portes en 1895. Il accueille une clientèle fortunée : des têtes couronnées comme la reines de Grèce, de Roumanie, d’Egypte, mais aussi des vedettes comme Buster Keaton, Sacha Guitry… Actuellement, le Métropole est devenue une résidence, revendue par appartements, comme beaucoup d'anciens palaces de La Bourboule.
C’est vers 1827 que La Bourboule est dotée de ses premiers hôtels, mais c’est à partir de 1860 que commence la véritable transformation. Le premier établissement hôtelier à être construit est le Grand Hôtel de l’Etablissement, à côté des Thermes Choussy. L’ancien Palace Hôtel est construit avenue Ledru à peu prés à la même époque. L’Hôtel Métropole, œuvre de Teillard, l’Hôtel des Iles Britanniques de Gardin, l’Hôtel Richelieu suivront ensuite.
Vous pouvez finir votre escapade touristiuqe de La Bourboule par une balade bucolique dans le Parc Fenestre et le ruisseau de Vendeix. Idéal pour flâner, le charmant parc est un bel espace boisé propice à la détente. Parc à l'anglaise de 12 ha et réalisé à partir de 1874, le Parc Fenestre abrite des séquoias anciens, une pièce d'eau et une aire de jeux pour les enfants. Le ruisseau Le Vendeix traverse le parc avant de se jeter dans La Dordogne dans le centre de La Bourboule.
Prenez tout le temps d’explorer ensuite la réserve naturelle de la vallée de Chaudefour, la station de Super-Besse, et bien sûr, le Puy de Sancy, point culminant du Massif Central avec ses 1886 m.