La ville du haut Moyen Âge protégée par un château comtal, se concentre autour d'un groupe ecclésial, fondé au Ve siècle par Saint-Amable. Au XIIIe siècle, à ces fonctions économiques et religieuses vient s'ajouter le prestige d'un centre administratif et judiciaire lorsque Riom est choisie comme capitale des Terres royales d'Auvergne. Après l'apanage des Bourbons (1416 - 1527), Riom revient à la couronne. Elle est le siège des juridictions royales. En ces temps de mutations urbaines, le pouvoir des bourgeois s'affirme grâce à la charte de franchise (1270). En ce qui concerne l'architecture civile, de rares vestiges de baies ou d'arcatures permettent d'imaginer quelques belles demeures de pierre. Quant à la maison de bois, elle est le seul témoignage de ce type d'habitat médiéval disparu lors des incendies de la fin du XVe siècle.
La Renaissance est marquée par un renouvellement du bâti après les tremblements de terre et les incendies du XVe. Les hôtels particuliers, construits en pierre de Volvic sur un parcellaire en lanière, encore médiéval, offrent à la noblesse de robe et à la bourgeoisie un cadre de vie agréable avec les jardins. Le soin apporté au décor des cours, et parfois des façades, témoigne de l'essor urbain. Après la grande peste de 1630, les rues s'animent et s'emmaillent de fontaines : fontaine d'Adam et Eve. La bourgeoisie enrichie accède à la noblesse de robe grâce au système de la vénalité des charges et construit des hôtels empreints d'une sobriété toute classique. Au XVIIIe siècle, l'initiative des particuliers est déterminante dans l'évolution du paysage urbain. Selon leur fortune, ils édifient des demeures entre cour et jardin sur le modèle parisien. A la Révolution, la ville perd son titre de capitale. Autrefois entouré de remparts démolis un peu avant la Révolution française, le centre ancien de Riom continue de dévoiler ses merveilles aux yeux des visiteurs.
Capitale historique de l'Auvergne, riche d'un patrimoine exceptionnel, Riom regorge de site à découvrir qui rappellent les heures importantes de la cité auvergnate. Pour visiter Riom, rendez-vous à l’office de tourisme Terra Volcana, situé place de la Fédération, où vous trouverez un itinéraire expliqué pour ne rien louper. Prendre le boulevard de la Liberté, tournez à gauche jusqu'au 41 rue de l'Horloge pour découvrir l'hôtel Soubrany de Bénistant construite vers 1560-1570.
Revenir sur vos pas, traversez la place Jean Soanen, puis à gauche dans la rue Soubrany. Dans l'angle de la rue de l'Hôtel-des-Monnaies et de la place Jean-Soanen, remarquez l'ancien monastère des Cordeliers, intégrés au XIXe siècle dans la construction du bâtiment pénitenciaire. Continuez jusqu'au n° 9 de la rue Soubrany. L’hôtel du Jouhannel de Jenzat, aussi appelé hôtel de Jenzat ou hôtel de Roquefeuil, c'est un des rares hôtels particuliers de Riom du XVIIIe siècle qui soit entre cour et jardin.
Revenir sur la rue de l'Hôtel des Monnaies au n°22 se trouve l'hôtel Chauvigny de Blot. Au bout de la rue, prendre à droite vers la Cour d'appel de Riom, Boulevard Chancelier de l'Hospital. Le Palais de Justice de Riom a été construit sur le site du Palais des ducs d'Auvergne. Toujours sur l’emplacement de l’ancien palais ducal se dressent également la Sainte-Chapelle de Riom. Construite à l'emplacement d'un ancien oratoire édifié du temps d'Alphonse de Poitiers (1241-1271), la Sainte-Chapelle reste le seul élément visible du palais que se fît construire Jean de Berry entre 1370 et 1403.
Prendre la Rue Saint-Louis, tournez à gauche dans la rue Jean de Berry et une nouvelle fois à gauche la rue Delille pour visiter le Musée régional d'Auvergne des Arts et traditions populaires. À ne pas manquer également, derrière une porte massive le musée Francisque Mandet situé au n°14 de la rue de l'Hôtel de ville, présente au public des collections de peintures des écoles flamande, hollandaise et française des XVIIe et XVIIIe siècles.
Plusieurs édifices dans la rue de l'Hôtel de ville méritent votre attention, en commençant par l'immeuble de la Banque de France au n°17. Au n°20, l'hôtel Grangier de Cordès a été construit en 1755, il comporte des décors intérieurs d'une grande qualité et d'une conception originale. Au n°23, l'hôtel de ville de Riom, ancien hôtel de Cériers. En pénétrant dans la cour de l’hôtel de ville, c’est avec étonnement que l’on découvre non pas une, mais deux œuvres d’Auguste Rodin.
Au n°29, l'hôtel de Laval de Lacresne est un bel exemple de specimen de l'architecture du début du XVIIe siècle. Au croisement des rues de l'Hôtel de Ville (ancienne rue de la Vieille-Draperie) et de la rue Croisier (ancienne rue de la Vieille-Monnaie), se trouve une maison à colombage dite maison des consuls construite au XVIe siècle. Il n'y a jamais eu de consuls habitant ou séjournant dans cette maison. Ce nom provient des médaillons en terre cuite représentant des visages d'inspiration romaine.
Au n°33 de la rue de l'Hôtel-de-Ville, la maison Mazuer date du XVe siècle. A l'exception du soubassement et du mur du fond, cette maison construite en bois, est la seule de ce type semblant subsister à Riom.
Au n°35 de la rue de l'Hôtel-de-Ville, la maison date des XVIe et XVIIe siècle. La maison s'ouvre par une porte de la fin de l'époque gothique, en plein cintre, dont le sommet, en forme d'imposte, est orné d'un remplage flamboyant. Octogonale, la tour de l'Horloge de Riom située 5 Rue de l'Horloge, est également un passage incontournable de la ville. Reconstruit à la Renaissance sur sa base médiévale, cet ancien beffroi offre aujourd’hui un panorama immanquable sur les toits de Riom, laissant deviner les merveilles architecturales qu'abrite l'ancienne capitale de la région et la plaine de Limagne.
A l'angle des rues de l'Hôtel de ville et de l'Horloge, de belles maisons aux fenêtres sculptées. En face de la Tour de l’Horloge, la cour de l’hôtel particulier Guymoneau au n°12 rue de l'Horloge, est ouverte au public. Toujours dans la rue de l'Horloge, l'hôtel Arnoux de Maison-Rouge au n°7, se présente comme un ensemble complexe d'édifices datant de plusieurs époques. Au n°4, cette édifice possède une façade gothique du XVe siècle ornée de deux fenêtres, une par étage. La fenêtre du premier étage est surmontée d'un gâble richement sculpté, flanqué de clochetons. Le fronton du gâble est orné, dans son tympan, d'un écusson martelé.
Au n°15, l'hôtel Chabre possède une belle porte ouvragée du XVIIIe siècle et un escalier à vis sur cour. Au n°17, la façade caractéristique de l'ensemble monumental de la rue, est un des plus intéressants témoins de l'architecture de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Au n°19, cette maison offre, sur la rue de l'Horloge, une façade à pignon caractéristique du commencement du XVIIe siècle. La cour intérieure est accessible par un couloir voûté d'arêtes. La maison du XVe siècle au n°27, possède une porte gothique formée d'une large ouverture divisée en deux dans le sens de la largeur par un meneau qui sépare l'ouverture de la porte proprement dite de l'imposte qui la surmonte.
A la fin de la rue de l'Horloge admirez la fontaine des Lions réalisée en 1614 avec pour matériau de construction la pierre de Volvic. Reprendre la rue de l'Horloge en sens inverse, puis engagez-vous dans la rue du Commerce. Au n°5, maison du XVIe siècle dont la cour intérieure renferme un escalier tournant dont le balcon extérieur est orné d'une décoration sculptée. Au n°8, la maison Prenat est le bâtiment de l'ancienne chambre de commerce avec sa grande salle voûtée conduisant à un jardin. Au n°10, ancien hôtel particulier du XVIe siècle, un escalier de cette époque est intégré dans un hôtel dont l'ensemble, moins ancien que lui, parait daté du XVIIIe siècle.
Au n°12, hôtel du XVIIe siècle qui fut occupé par la famille du peintre Dussourd. Cette maison comporte une façade principale sur rue et une cour intérieure avec escalier ajouré. Au n°16, le rez-de-chaussée et le premier étage de cette maison sont les restes intacts d'un hôtel du XVIIe siècle. Au n°20, cette maison du XVIe siècle possède une belle porte Renaissance, ornée de deux pilastres présentant sur leur face une décoration de feuillages et d'attributs divers. Au n°36, l'hôtel de Rochevend ancien hôtel Valette de Rochevend du XVIIe siècle, la maison s'ouvre par une porte cochère ornée de deux cariatides. Cette porte est formée d'un arc en plein cintre surmonté d'un fronton triangulaire.
La prochaine visite sera l'église Notre-dame du Marthuret construite en pierre de Volvic, de style gothique languedocien, elle a été édifiée à partir de 1308 puis remaniée et agrandie au XIXème siècle. Poursuivre en direction de la place Felix Perol, à l'angle de la rue de la Harpe et de la rue Saint-Antoine, cette édifice possède des fenêtres et portes gothiques en façade, ainsi qu'une statuette de Saint-Antoine dans une niche creusée à l'angle. A ne pas manquer également, la fontaine d'Adam et Eve rue Sirmon, la plus célèbre de Riom. Fontaine du XVIIe siècle adossée au mur d'une maison, composée de deux cariatides figurant l'un un torse d'homme nu, l'autre un torse de femme nue.
Continuez votre périple touristique dans la rue Hippolyte Gomot, au n°43 et 45, bien que construit à la Renaissance, l'édifice du XVIe siècle porte, dans sa dernière fenêtre, une sorte de remplage gothique qui n'est qu'un simple décor et la tourelle d'escalier est étayée par un arc-boutant, motif d'architecture religieuse assez rare en construction civile. Au n°29, le Logis de la Croix d'Or date du XVIe siècle.
Au n°14bis, 16, 18 de la rue Hippolyte-Gomot se trouve un édifice du XVe siècle conservant des vestiges de la demeure qui fut, au Moyen-Age, l'hôtel de la famille de Giat dont l'un des membres fut chancelier de Charles VI. Au n°16 se trouve une porte gothique de style ogival flamboyant portant, sur ses piédroits, la mouluration caractéristique de cette période. Au n°18, le premier étage présente deux fenêtres de même style que la porte, dont le sommet est couronné d'un gâble en forme d'arc en accolade avec rampants ornés de fleurons sculptés et flanqués également de deux clochetons. Au n°1, cette maison possède, au rez-de-chaussée, deux portes gothiques de même style.
Prendre à gauche dans la rue de la Caisse d'Épargne, l'hôtel Forget se situé au n°9. Cette Immeuble a été reconstruit au XVIIe siècle sur les bases d'un édifice du XIIIe. L'hôtel de Flaghac au n°8 s'ouvre par une porte d'entrée en bois sculpté qui constitue un bel exemple de l'art du XVIIIe siècle. La façade de la maison au n°6 présente des baies du XIIe et du XVe siècle, ainsi que l'encadrement de la porte d'entrée qui date de cette dernière époque.
Visitez la basilique Saint-Amable, dont le saint éponyme est célébré chaque année, mêle harmonieusement les styles roman et gothique, pour un ensemble charmant. Cet édifice est le plus grand du diocèse après la cathédrale de Clermont-Ferrand et abrite des objets d’art exceptionnels comme le maître-autel, la châsse de saint Amable ou encore les boiseries de la sacristie. Revenir vers la place de la Fédération où se trouve l'ancienne halle de blé. Conçue en 1793 mais laissée inachevée en 1797, cette place est la dernière grande entreprise de l’urbanisme riomois du XVIIIe siècle. Admirez également la fontaine Balaimvilier élevée en 1764 sous l'intendance de monsieur de Balainvilliers.