Celui qui tient son nom d'un évêque du proche de l'empire romain d'Orient, "Sanctus Silvanus", existe depuis de nombreux siècles. Ce martyr, connu sous le nom de Saint Sylvain, vivait à Gaza sous le règne de l'empereur Dioclétien. Dès l'époque gallo-romaine, le site de Saint-Sauves est occupé, attestée par la découverte, aux XIXème et début XXème siècles, d’objets d'argile cuite d'origine gallo-romaine, trouvés à l'ouest du bourg (Les Perties).
Une voie romaine, "la trames simita", partant de Clermont-Ferrand (Augustonementum), pour se diriger vers Aurillac et Rodez (Sejodunum), traversait le vallon de Fohet et de Liournat. Une borne miliaire de cette voie, dédiée à l'empereur Postumus, a été dégagée en 1885 sur la commune d'Ydes (15), entre la Gorce et Largnac. Cette borne est visible dans la chapelle du Château de Val (Lanobre-15), mesure 1,67 m. sur 0,44 m.
Au IVe siècle, Saint-Sauves connaît une ère de christianisation. Victime des invasions barbares, le village s'est par la suite fortifié et constitue déjà un lieu d'asile. Ce qui donne une seconde origine probable du nom de Saint Sauves puisque saulvé signifie en patois refuge ou asile, la population se sentant ainsi protégée. Au Moyen Âge, Saint-Sauves est un fief appartenant à la maison de La Tour d'Auvergne, comtes d'Auvergne jusqu'au XVe siècle. Pendant la guerre de Cent Ans, le bourg, situé près de la voie stratégique Clermont-Aurillac, souffre des privations et des pillages de troupes de passage. Au XVème siècle, le village est ruiné.
Au XVIIIe siècle, la société rurale de cette région se compose majoritairement de paysans propriétaires établis dans des petits bourgs ou des hameaux. Le bourg et des villages environnants sont ravagés par plusieurs incendies tout au long des XVIIIe et XIXe siècles. C'est en 1936 que le nom de Saint-Sauves est individualisé en Saint-Sauves-d'Auvergne. Au cours de la guerre de 1939-1945, de jeunes habitants, réfractaires au Service du travail obligatoire, rejoignent le maquis de la zone III FFI dirigée par le docteur de Bourg-Lastic, Willy Mabrut alias Tonton, vers 1943 et 1944 et forment le maquis de Saint-Genès-Champespe en juin 1944. Au fil des siècles, Saint-Sauves-d'Auvergne a peu à peu forgé le visage qu'on lui connaît aujourd'hui, conservant son charme et son authenticité.
Près de Saint-Sauves-d'Auvergne, arrêtez-vous au niveau de l'incroyable panorama sur la vallée de la Dordogne et le massif du Sancy. Commencez votre visite par l'église Saint-Etienne. A l'origine édifiée au XIe siècle, l'église Saint-Etienne a été détruite par un incendie en 1872. Un nouvel édifice a été conçu quelques années plus tard dans un intéressant style néogothique. Il reste cependant quelques éléments de l'église primitive comme l'abside qui date des XIe et XIIe siècle. L'abside est la partie qui termine le choeur de l'église, en forme de demi-cercle. Elle est généralement orientée vers l'Est. Les clefs de voûte des nefs latérales sont du XVe siècle, c'est une pierre placée dans l'axe de symétrie d'une voûte pour équilibrer et supporter le poids de celle-ci. Leur particularité est la gravure des armoiries des seigneurs de Cros. À l'intérieur, on peut voir les quatre Évangélistes.
Le porche de l'ancienne église Saint-Etienne en partie détruite lors de l'incendie a été conservé et a été installé sur l'une des places au nord de l'église en 1873. Datant du XVIe siècle selon certaines estimations. Au même moment, on retira également le baptistère du XVe siècle pour le déposer au niveau du panorama de Saint-Sauves.
S'il est assez facile de dater le porche, fin du XVIe siècle, il est par contre difficile d'expliquer son décor, à l'exception du très reconnaissable blason de la famille Rochebaron, seigneurs de Saint-Sauves à cette époque. D'autres sources indiquent qu'il pourrait s'agir d'un élément d'un château démoli. Il allie certaines formes encore gothiques au répertoire de la Renaissance. Ce portail, surmonté d'un mur formé du remploi de différentes sculptures, mesure 1, 90 mètres.
Au-dessus du cordon d'archivolte mouluré d'un tore chargé d'un listel, qui surmonte l'arc en anse de panier, sont disposées des sculptures représentant des feuillages. A la clef de l'arc est sculpté un petit personnage nu, de part et d'autre de la tête duquel sont figurées des sortes de petites ailes. Ce personnage sert de culot à la tablette d'une niche dont les montants sont formés de colonnettes supportant le dais en forme de pyramide dont les faces ont un décor en bas-relief de masques, feuilles de marronnier, corolles, croix. Un socle sculpté d'un masque garnit la partie inférieure de cette niche.
De part et d'autre des piédroits sont engagés de petits pilastres rectangulaires formés d'éléments superposés séparés entre eux par des bagues saillantes moulurées. Le mur limité par ces pilastres, l'ouverture du portail et la corniche supérieure, sont formés d'un assemblage de sculptures en bas-relief disposées selon deux registres. La moitié inférieure présente un décor formé de l'alternance ou de la succession de dix corolles de différentes tailles, de deux écus dans un cadre circulaire formé d'une tresse, et de quatre feuilles de fougère. Le registre supérieur est décoré de quatre arcatures à colonnettes dont les chapiteaux reçoivent les arcs surbaissés au décor sculpté en creux. Quatre masques humains sont disposés sous ces arcatures ou entre elles. Au-dessus figurent des personnages dans différentes attitudes, masques et motifs ornementaux.
En vous baladant dans Saint-Sauves-d'Auvergne, vous pourrez observer l'ancien Poids-Public, composé d'une petite et d'une grande bascule construites en 1911. Il servait autrefois à peser et mesurer les différentes marchandises moyennant contribution. Que ce soient les bêtes ou les céréales, la pesée assurait l'honnêteté et la qualité du prix par rapport au poids. Dans l'enceinte des marchés et des foires, on devait avoir recours au peseur officiel pour toutes opérations. Les bêtes étaient tout d'abord pesées au Poids-Public puis vendues au foirail. C'était un point de rencontre très fréquenté
A proximité de la place de l'ancien foirail, lieu du marché aux bestiaux, l’ancien lavoir a conservé toute sa spécificité. Endroit réservé aux femmes, le bassin public servait à laver le linge par les lavandières, terme ancien pour désigner une blanchisseuse. Le lavoir était alimenté par la fontaine située juste à côté. Le savon coûtant très cher, on lavait le linge à la cendre. À partir d'un certain âge, les garçons n'y étaient plus admis.
La Mairie adopte une sobriété dans son plan et son style. La mise en scène de la maison dans son parc donne un aspect monumental à l'édifice. Cette maison de maître fut construite au XVIIIe siècle. Elle appartenait à un officier de l'armée avant que le diocèse de Clermont-Ferrand n'en fasse l'acquisition comme presbytère en 1855. Exposée dans l'ancienne mairie, une pierre provenant de la forteresse de la Bastille.
Planté au début du XVIIe siècle, le tilleul séculaire, dit de Sully, est situé au nord du bourg de Saint-Sauves-d'Auvergne. Le ministre Sully ordonna alors de mettre en terre des arbres devant les églises ou sur les places publiques. Avec le développement des axes routiers et maritimes du royaume, le bois de ces arbres fut utilisé pour les constructions navales. Son projet était ainsi de générer une réserve de bois pour le pays. Les fleurs étaient récoltées pour les hospices afin de soigner les malades.
La Maison Garenne est un lieu unique dédié à la création contemporaine et à l’accueil d’artistes. Le programme d’expositions croise de nombreuses collaborations (le Frac Auvergne, et le Conseil départemental du Puy-de-Dôme) et rassemble des artistes qui portent une attention toute particulière au monde qui les entoure, à l’observation de la nature et du paysage.
Au loin, profitez d'une vue sur deux types de paysages de Sancy Artense : la Vallée de la Dordogne, et le Massif du Sancy. Le sommet du Puy du Sancy a une altitude de 1886m. C'est le sommet de l'Auvergne, et le plus haut volcan de l' Hexagone. La Vallée de la Haute Dordogne est née de la confluence entre la Dore et la Dogne à 1380m d'altitude, la Dordogne prend sa source dans le Puy de Sancy. Elle s'écoule dans une vallée ravinée par d'anciens glaciers. Vue également sur le rocher de Châteauneuf, c'est un socle granitique qui a résisté aux passages des glaces qui ont déblayé les matériaux autour de ce socle. La légende raconte qu'il y aurait un souterrain reliant St Sauves à Châteauneuf.
Envie d’air pur et de paysages d’une beauté étonnantes ? Les amateurs de loisirs en plein air pourront également profiter de sentiers balisés de randonnée dans et autour de la commune. Au grès de vos envies, vous pratiquerez des activités de pleine nature : randonnée, escalade, baignade… ou vous irez à la découverte de cette région des Volcans d’Auvergne : dômes, puys, cônes, cratères, lacs, tourbières…