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Mortagne-au-Perche (Petite cité de caractère-61)

Mortagne-au-Perche : ancienne capitale du comté du Perche !

Perchée sur une colline qui domine la région, Mortagne-au-Perchecommune du Parc Naturel Régional du Perche classé "petite cité de caractère" est située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie. De son passé d'ancienne capitale du comté du Perche, la petite ville de Mortagne-au-Perche a conservé un beau patrimoine.

Nul ne connaît précisément les origines du nom de cette ancienne capitale du comté du Perche, place-forte dès le XIe siècle. Si la tradition semble privilégier l’origine Mauritania, indiquant la présence d’une garnison romaine à l’époque du Bas-Empire, une légende tenace l’attribue, quant à elle, au vocable Morte-agne signifiant morte-eau en langue romane. Cité des trois comtesses : Mortagne-au-Perche fut la ville favorite des comtes du Perche et surtout de leurs épouses qui aimèrent s'y consacrer aux oeuvres de charité : Mahaut de Bavière (1172-1210), fondatrice de la collégiale de Toussaint dont il reste la crypte, Marie d'Armagnac (1420-1473), épouse du compagnon de Jeanne d'Arc, le "Gentil Duc" Jean II d'Alençon ; Marguerite de Lorraine (1463-1521) avec son mari le Duc René d'Alençon ont participé à la construction de l'église Notre-Dame et du couvent St François.

A partir du XVIIe siècle, Mortagne-au-Perche "petite cité de caractère" s'enrichit d'hôtels particuliers et de demeures historiques que font bâtir la noblesse administrative et les riches commerçants établis dans la cité. Les propriétaires ornent les façades de leurs demeures, font bâtir des porches, décorent leurs murs d'un cadran solaire, ...  La cité s'embellit alors d'un patrimoine important et lui donne un aspect cossu et raffiné qu'elle a conservé encore aujourd'hui et cultive en art de vivre. Il est encore possible de cheminer le long de ses remparts, de découvrir ses ruelles et venelles pavées, ses jardinets clos de murs, ... propres aux cités médiévales. Les quartiers authentiques du Pissot, du Val et de Loisé révèlent également l'importance de la ville close.

Préparer votre visite touristique à Mortagne-au-Perche

Vous trouverez facilement une place pour stationner votre véhicule, puis dirigez-vous vers l'office de Tourisme du Pays de Mortagne-au-Perche, situé Place du Général de Gaulle. Après avoir recolté un maximum d'information, découvrez à votre rythme les charmes multiple de cette petite cité de caractère. Face à vous le bâtiment de l’hôtel de ville de Mortagne-au-Perche renferme une histoire prestigieuse, vieille de nombreux siècles. Grand hôtel particulier construit au début du XVIIIe siècle pour la famille Crestien.

Mortagne au perche petite cite de caractere maison a tourelle routes touristiques de l orne guide touristique de normandieL'hôtel Crestien de Galais, construit au XVIIIe siècle, fut habité par Charles Jacques Crestien de Galais, capitaine des Chasses de la province du Perche et Maître des Eaux et Forêts de MortagneCet hôtel fut vendu par Jacques Crestien, son fils, en 1782, à Laurent Benoist Erambert, riche négociant qui adopta les idées révolutionnaires et spécula sur la vente des Biens Nationaux. Le fils de L. Erambert vendit la propriété à la Ville de Mortagne et devint hôtel de ville en 1838.

De sa disposition d’origine, l'hôtel Crestien de Galais garde un escalier à rampe et balustres en fer forgé ainsi que de belles pièces, dont la salle de compagnie, aux boiseries Louis XV. Cette salle est aujourd’hui le bureau du Maire, après avoir été pendant longtemps la Salle du conseil municipal. La cour d’honneur, encadrée par deux ailes construites dans les années 1850, dont l’une abrite la Salle des Fêtes. Côté cour, le fronton triangulaire présente les armoiries de la ville de Mortagne : d’or à trois branches de fougères de sinople. Côté jardin, l’hôtel bénéficie d’une belle vue qui s’étend jusqu’à la forêt de Bellême. En effet, le jardin public, avec ses parterres à la française, offre un splendide panorama sur la campagne percheronne.

L’hôtel de Ville  n'est pas ouvert à la visite, le jardin public en revanche, et la vue imprenable qu'il offre sur les vallons verdoyants de la région, est accessible tous les jours. Ce parterre à la française organisé autour d'un bassin circulaire compte une statue équestre en bronze du sculpteur Emmanuel Frémiet (XIXe siècle) et un buste de Jules Chaplain, figure mortagnaise. Tables de pique-nique et jeux pour enfants.

L'ancien halle aux grains, située non loin de l'hôtel de ville, trône sur la place du Général de Gaulle. Construit entre 1822 et 1825, le bâtiment a plusieurs fonctions : vente de céréales au rez-de-chaussée, halle aux toiles et spectacles avec le théâtre à l'étage. On voit encore l’inscription « Théâtre » au-dessus d’une entrée. Aujourd'hui, la halle poursuit sa fonction de divertissement avec le cinéma Etoile installé dans l'ancienne salle de théâtre, accessible par un grand escalier en bois. Au rez-de-chaussée, plus de grains mais des livres : la médiathèque y a ses quartiers.

Sur votre droite admirez la maison à la tourelleMaison bourgeoise du XVe et XVIe siècle utilisée longtemps comme auberge. Après la guerre de Cent ans, Mortagne retrouve sa prospérité et s'enrichit. C'est à cette époque, et au siècle suivant, que furent rebâties de nombreuses maisons à tourelles et hauts pignons. La tourelle possède ici un cadran solaire.

Poursuivre vers l'église Notre-Dame où elle trône dans le centre de Mortagne-au-Perche. Edifice construit de 1494 à 1535 à l'emplacement de l'ancienne chapelle du fort Toussaint détruit par un incendie lors de la guerre de Cent ans. Elle a été levée grâce aux dons de Margueritte de Lorraine, épouse du comte René d’Alençon. L'église dans le style gothique flamboyant se compose d'une nef avec collatéraux terminée par un choeur à cinq pans, et accompagnée par des chapelles à chaque travée. A cheval sur la première travée du bas-côté sud et la chapelle contigue, fut édifiée en 1542 une tour terminée un siècle plus tard. La tour, coiffée vers 1620 d'un dôme d'ardoise, brûla en 1887. Maladroitement restaurée, elle s'effondra en 1890. Sa reconstruction s'est limitée à abriter l'horloge et les cloches.

Le portail Nord :  "Porte des Comtes" au gâble flamboyant tronqué, offre de beaux vantaux sculptés. A l'intérieur de l'église Notre-Dame découvrez un ensemble de vitraux historiques exceptionnels, de la Renaissance au XXe siècle, comme celui de la Danse de Salomé devant le roi avant la décapitation de Saint-Jean Baptiste date du XVIIe siècle, et des trois femmes de Mortagne,  Mahaut de Bavière, Marie d’Armagnac et Marguerite de Mortagne au perche petite cite de caractere eglise notre dame routes touristiques de l orne guide touristique de normandieLorraine. Ces trois épouses du comte du Perche ont, toutes les trois, joué un rôle important dans l’histoire du Perche. A voir également les voûtes à pendentifs, les boiseries du XVIIIe siècle, les stalles, la chaire.

Engagez-vous dans la rue du Colonel-Guérin, au n°13 l'Hôtel de Fontenay est un hôtel particulier de style Louis XV construit pour la famille de Fontenay, une des plus importante famille du Perche et tint de nombreuses charges honorifiques depuis Pierre de Fontenay, gouverneur pour Henri IV. Avant de devenir successivement l’Hôtel de Fontenay et ensuite la Maison des Œuvres, la bâtisse qui est souvent présentée comme étant du XVIIIe siècle, était une maison qui faisait partie intégrante des anciennes fortifications du fort de Toussaint construit au début du XIIIe siècle lors de la fondation de la collégiale de Toussaint.

Une des quatre grosses tours du fort était située à l’angle du jardin de l’Hôtel de Fontenay où se trouve aujourd’hui une petite tourelle. La maison s’appuyait sur le mur d’enceinte tandis que l’ancienne venelle du Vert Galant et la rue du Jardinet étaient d’anciens fossés. Les parties les plus anciennes de la maison qui sont encore visibles de l’extérieur semblent remonter à la fin du XVIe siècle. Cet hôtel a conservé du XVIe siècle son aile arrière renfermant un escalier dit « à la Française », rampe sur rampe, et non en vis, qui a pour inconvénient de prendre beaucoup de place mais d’être cependant beaucoup mieux éclairé grâce à des ouvertures placées sur chaque palier.  Quatre chainages de pierre séparent les ouvertures en longueur. Un petit fronton surmonte les ouvertures centrales. Sculptures en rocaille à la clé des portes du rez-de-chaussée, et aux fenêtres du premier étage qui conservent leurs balcons de ferronnerie. (Propriété d'une société privée).

Revenez sur vos pas, puis tournez à droite dans la rue Pierre Boucher, ancienne rue des deux places, au n°9 la boulangerie est la maison natal de Monseigneur Roger Johan, évêque d'Agen en 1956. Originaire du diocèse de Sées dans l'Orne, Roger Johan est fils de boulangers percherons. Après sa scolarité à Alençon, il fut rapidement admis au séminaire français de Rome où il obtint un doctorat de philosophie (1923) et de théologie (1928). Ordonné prêtre en 1927, il enseigna ensuite la philosophie au petit Séminaire de Sées et accompagna beaucoup de camps de jeunes. Mobilisé pendant la guerre, il cacha au petit séminaire ceux qui, recherchés parla Gestapo, lui demandaient asile.

Prendre à gauche la rue de la Comédie au n° 3 se trouve la maison natale du philosophe Emile ChartierAlain, de son vrai nom Émile-Auguste Chartier, né le 3 mars 1868 à Mortagne-au-Perche et mort le 2 juin 1951 au Vésinet, est un philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie français. La maison, construite vers les années 1850, ne présente aucun caractère architectural particulier, et ne peut être prise en compte qu'à titre de lieu de mémoire. Elle se compose d'un corps de bâtiment couvert d'une toiture à croupes. La façade sud donne sur une cour intérieure dont l'accès se fait par un portail d'entrée incurvé, flanqué de piliers. L'intérieur a conservé une partie des dispositions d'origine. (Propriété d'une association).

Dans cette rue, suit un grand portail à la clé, ornée d'une palmette qui ouvre sur l'ancien Hôtel de LongueilA l'angle de la rue du Général-Leclerc et de la rue de la Comédie, cette maison construite après la guerre de Cent ans, etait autrefois l'hôtel du marquis de Longueil. Un grand portail s'ouvre sur un ensemble de bâtiments anciens. Dans la cour haute, se trouvent deux corps de logis des XVe et XVIIe siècles avec tourelle à huit pans. La cour basse a conservé, avec l'encadrement de ses fenêtres, tout son cachet d'art pré-renaissant. (Propriété privée).

Poursuivre sur votre droite dans la rue du général leclerc  jusqu'à l'Hôtel Bonnet de Beslou, qui depuis 1952 est le siège de la sous-préfecture de l'arrondissement de Mortagne-au-Perche. Hôtel particulier du début du XVIIIe siècle auquel on a ensuite accolé le salon en rotonde décoré à l'intérieur de lambris. Pour l'anecdote, Napoléon Ier et l'impératrice Marie-Louise y ont été reçus le 2 juin 1811. Tournez à droite sur la rue de Rouen, au n°17, le presbystère est un édifice du XVIIe siècle comme l'indique les rampants du pignon et le toit pentu de la maison. L'aile perpendiculaire à la rue de Rouen a été construite au XVIIe ou au XVIIIe siècle. Avec des lucarnes et des ouvertures d'époque. (Propriété privée).

Continuez dans la rue Quiconce, à l'angle de la rue des Taille se trouve l'hôtel Lalandes, demeure bourgoise du XVIIIe siècle. Son comble à une seul courbure en forme de carène de bâteau renversé. Penetrez dans la rue des Tailles, au n°9 derrière un portail monumental se cache l'Hôtel Hocquart de Montfermeil dit Hôtel des Tailles. Bâtie en 1755 pour le compte de Jean-Hyacinthe Hocquart de Montfermeil, un banquier parisien, cette maison de maître est en fait l’hôtel des impôts de la cité dans lequel on collectait les tailles seigneuriales.

L'accès à la cour d'honneur se fait par un grand porche comportant deux pilastres latéraux qui soutiennent une grande arcade plein cintre. Un mur de clôture part du porche pour rejoindre les deux pavillons d'accompagnement rectangulaires, alignés de chaque côté de la cour. La façade de la demeure présente une ornementation qui rappelle l'architecture autrichienne du XVIIIe siècle, parti exceptionnel en Normandie. La façade arrière semble avoir gardé l'ordonnance de l'ancien hôtel du XVIIe siècle. Le parc abrité derrière les hauts murs de la propriété offre un cadre exceptionnel à ce petit fleuron architectural. (Propriété privée).

Engagez-vous sur votre droite dans la Venelle du vert galant, pour admirer la maison dite Henri IVMaison construite à la fin du XVIe siècle où aurait séjourné le bon roi Henri IV (le Vert Galant) en 1599 d'où son nom…A cette époque, son arrière s'appuyait sur l'une des trois portes de l'enceinte fortifiée dite "du Fort Toussaint". La grande bâtisse est flanquée, à l'est, d'une tour d'escalier carrée à cinq niveaux  qui domine les toits. Le rez-de-chaussée et l'étage sont soulignés par des bandes de pierres sculptées faisant le tour des fenêtres. Ils ont malheureusement perdu leur meneau. Le bandeau supérieur est orné de feuillages. Le bandeau inférieur imite les triglyphes grecs. Une autre bande sculptée souligne le dernier niveau de la tour. Enfin, un jardin classique cerné d'une balustrade de pierre surplombe le parvis de la maison du doyen. (Propriété d'une société privée).

Traversez la Place du palais, sur le terre-plein planté de tilleul s'elevait la collégiale de ToussaintEn 1202, Mahaut de Bavière, comtesse du Perche, fonda dans l'enceinte du château, une église dédiée à tous les saints et desservie par un collège de chanoines. Le monument occupait tout le terre-plein devant le palais de justice, bâti lui-même à l'emplacement du choeur. De cet édifice, détruit en 1796 lors de la révolution française, ne reste que la vaste crypte Saint-André qui s'étendait sous le choeur. Marie D’Armagnac, duchesse d’Alençon et comtesse du Perche, décédée à Mortagne en 1473, aurait probablement été inhumée dans la crypte Saint-André. Cependant, il ne reste rien d’un quelconque tombeau depuis les destructions, qui ont lieu lors de la période révolutionnaire.

C'est une salle gothique du XIIIe siècle, chapelle demi-souterraine divisée par d'énormes piliers. Dans l'intention de la fondatrice, elle avait été conçue pour l'allée et venue des pèlerins qui se pressaient pour vénérer les reliques de Saint-Martin, ils entraient par un bas-côté de l'église et ressortaient par le bas-côté opposé. En arrière, une autre chapelle datant du XVIIe siècle, lui sert d'entrée. La crypte se visite aujourd’hui en accès libre tous les week-end. (Propriété du département). Dernier vestige de la Collégiale Toussaint, la crypte Saint-André mérite que vous y fassiez une halte lors de votre promenade dans le vieux Mortagne. Ce site, chargé d'histoire, est particulièrement apprécié par les artistes, ils sont régulièrement invités à exposer leurs œuvres. De nombreux évènements sont organisés tout au long de l'année.

Suivre la rue du tribunal, sur votre droite la Maison Pour Tous de Mortagne-au-Perche est lancienne maison d'arrêt. L'ancienne prison s'appuie sur une tour de l'enceinte fortifiée de la ville. La façade, construite en 1832, s'inspire des réalisations de l'architecte Claude Nicolas Ledoux. Continuez dans la rue du Fort, sur votre droite au niveau du n°3, remarquer la Maison du Doyen de la Collégiale de ToussaintMaison construite pour le doyen de la collégiale, à la fin du XVe siècle. C'est un hôtel en pierre blanche, avec une tour à huit pans contenant l'escalier à vis. Le pignon est appuyé sur une tour ronde trapue qui était l'une des tours d'angle de l'enceinte fortifiée de Mortagne. Au milieu du XXe siècle le mur qui entourait cette demeure a été supprimé. (Propriété privée).

Tournez sur la droite dans Ctr de la Mare Toussain, suivre la rue des chevaux, puis prendre la rue du Portail Saint-Denis, sur votre gauche la maison dite maison des comtes du PercheA cet emplacement devait s'élever la maison seigneuriale où résidaient au XIIe siècle les comtes du Perche. Ce sont surtout leur épouses qui y habitaient. Les comtes, eux, étaient souvent en guerre et demeuraient plutôt dans leur château de Nogent-le-Rotrou. La Maison des Comtes du Perche abrite, au rez-de-chaussée, la bibliothèque municipale et à l'étage le musée-mémorial Alain. Une exposition permanente retrace les grandes étapes de la vie du philosophe mortagnais Alain (1868-1951) : manuscrits, propos, dessins, partitions musicales, photos de famille, de la guerre lorsqu'il était mobilisé de 1914 à 1917. A l'intérieur de la tour, son cabinet de travail du Vésinet a été reconstitué avec ses meubles et ses objets-témoins. Fermé actuellement.

Mortagne au perche petite cite de caractere porte saint denis routes touristiques de l orne guide touristique de normandieDans son état actuel, elle date du XVIIe siècle. C'est une demeure de style Louis XIII, percée d'un portail à bossages et refends avec un fronton coupé dans lequel vient s'encastrer un balcon en fer forgé du XVIIIe siècle. Dans la cour se trouvent deux bâtiments en équerre. A gauche est située une aile construite en moellons ; à droite, l'aile est en pierre de taille. Cette aile s'appuie sur une tour du rempart. (Propriété privée ; propriété de la commune). Cette "maison" jouxte la porte Saint-Denis et se trouvait à l'intérieur de l'enceinte fortifiée de la ville. Ne manquez pas de faire le tour du bâtiment : la petite placette mérite un coup d'œil. Après avoir dépassé cette maison dite des comtes du Perche, on longe un petit square. On y trouve une statue d’un célèbre philosophe natif de Mortagne, Alain, de son vrai nom Emile-Auguste Chartier.

Vous voilà donc devant la Porte Saint-Denis , cette porte marquait autrefois l'une des entrées du fort Toussaint. Arche charretière du XIIe-XIIIe siècle, sur laquelle s'élève une habitation comportant, sur la façade nord, à chacun des deux étages, une galerie dans le style Renaissance. Ces deux galeries ont été bouchées ultérieurement. Un bas-relief sépare les deux étages. Autrefois, il y avait deux tourelles d'angle sur la façade sud. A l'intérieur, belles boiseries de style Louis XVI. (Propriété de la commune). Le portail Saint-Denis abrite des collections d'histoire locale, dont quelques habits percherons, médailles de Jules Chaplain, vaisselle, souvenirs de la Confrérie de la charité du Christ, mosaïques gallo-romaines.

Sur les trois portes qui permettaient d’accéder au Fort, la Porte Saint-Denis est la seule qui tienne encore debout, elle était dotée d’une herse. Cette porte rappelle l’histoire de Mortagne-au-Perche, la cité s’est développée au VIIe siècle grâce à l’édification d’un monastère et d’un château fort appelé Fort Toussaint. La cité a bien évidemment souffert des conflits qui ont ravagé le Perche à plusieurs reprises.

Remontez la rue des Quinze-Fusillés, au fond de la cour de l'Hôtel des Postes apparaît encore la façade de l'ancien hôpital Saint-Nicolas, premier Hôtel-Dieu de Mortagne-au-PercheC'est là que Marguerite de Lorraine exerçait sa charité dans la seconde moitié du XVe siècle. Pour se trouver à proximité des malades, la Bienheureuse Duchesse habitait la chambre occupée jadis par sa belle-mère, Marie d'Armagnac, où elle accédait par un escalier surmonté d'un arc Tudor toujours visible dans la cour de la boulangerie qui fait le coin de la rue des quinze Fusillés avec la rue Aristide Briand. Comme les malades devenaient nombreux, elle s'adjoignit de jeunes Mortagnaises pour l'aider dans sa charitable besogne. 

Vous pouvez voir encore des sculptures et des ornements en relief. Les décors sculptés du XVIe siècle sont représentatifs de la première Renaissance française dans le Perche ornais. La variété du traitement de la sculpture est particulièrement remarquable : descentes de guirlandes, grotesques des frontons surmontés par des salamandres affrontées (en bas-relief), pots à feu, colonnettes et couronnement des ouvertures. (Propriété d'un établissement public de l'Etat).

Revenir sur vos pas, au n°24 découvrez la maison de Marie d'Armagnac (1420-1473) est une noble française, fille de Jean IV d'Armagnac et de sa seconde épouse Isabelle de Navarre. Elle devient duchesse d'Alençon par son mariage avec Jean II d'AlençonMarie meurt le 25 juillet 1473 au cloître de Mortagne-au-Perche. Elle fût inhumée dans l'église collégiale de Toussaint. Le Logis du XVIe siècle est précédé d'une tourelle haxagonale contenant un escalier à vis. S'ouvrant sur une porte au linteau en accolade, il conserve une étroide fenêtre renaissance surmonté d'un entablement chargé d'un blason.

Au n°34, de la la rue des Quinze-Fusillés l'Hôtel de Thiboust, construit au XVIIe siècle se signale par un magnifique portail et de deux tourelles à encorbellement couvertes par un petit dôme impériale. Au n°48, l'Hôtel de Puysaye, formé de la réunion de deux hôtels particulier à la fin du XVIIIe siècle, présente côté cour une tourelle d'escalier octogonale. Il fut habité par le marquis Joseph-Geneviève, comte de Puisaye, né à Mortagne-au-Perche le 6 mars 1755, mort à Hammersmith, près de Londres le 13 septembre 1827. Militaire et homme politique français, il a pris part à la Révolution française, d'abord comme partisan de la monarchie constitutionnelle, puis, après la chute de Louis XVI, comme chef de la Chouannerie en Bretagne.

Au n°50, l'Hôtel particulier louis XV a été édifié au XVIIIe siècle, développe, perpendiculairement à la rue sa façade à trois travées. Deux pilastres à refends délimitent une travée isolée et soulignent le désaxement du portail. Enfin, au n°71 admirez l'Hôtel particulier Empire. Il présente un mur bahue en gradin surmonté d'une grille en fer forgé enferme une courette pavée. La façade à travées de refends est sobre. Des colonnes d'ordre dorique encadrent les portes-fenêtres. L'aile de gauche comprend un pavillon en saillie couvert d'un comble à l'impériale.

Mortagne au perche petite cite de caractere cloitre du couvent saint francois routes touristiques de l orne guide touristique de normandieProlonger vos pas vers la rue de LongnyAu sein du Centre hospitalier de Mortagne-au-Perche dort un des seuls cloîtres de l’Orne. Le couvent des Clarisses Saint-François fut fondé en 1502 par Marguerite de Lorraine, duchesse d'Alençon et comtesse du Perche, épouse du frère de Louis XIII, Gaston de France, le cloître Saint-François servit dès le XVIe siècle de lieu de soins pour les indigents. Très attirée par la vie monacale, Marguerite de Lorraine, confiera l’administration du cloître aux mères soignantes de Picardie. Le couvent des Clarisses était situé à l'origine hors de la ville à l'emplacement des fourches patibulaires : colonnes de gibet et lieu d'exposition des dépouilles des condamnés.

Ce cloître Saint-François reposant sur de robustes colonnettes de pierre, le toit des quatre galeries à charpente apparente en berceau comporte une voûte lambrissée qui s'incline sur un préau carré. Un des angles a été amputé au XIXe siècle, pour édifier un escalier. Le pavement contient les pierres tombales des religieuses. Le cloître s'accompagne de la chapelle des Clarisses construite à la même époque. La chapelle fut terminée en 1516. Elle possède des boiseries sculptées du XVIIe siècle. Pierre tombale de Pierre de Catinat.

Le cloître et la chapelle Saint-François a été mis à mal lors de la Révolution ont été restaurés entre 1800 et 1802 par de généreux donateurs. De nos jours, cet unique exemple en Normandie d’une chapelle attenante à son cloître présente un exceptionnel intérêt architectural et pictural. En effet, la chapelle et le cloître n’ont pas subi de transformations majeures depuis le XVIe siècle et les décors polychromes de la chapelle St-François séduisent par leur originalité, conférant aux visiteurs de ces lieux intériorité et apaisement. Lors de votre visite, n’oubliez pas d’admirer la charpente en châtaigniers qui n’est pas sans rappeler les coques de bateau et pour cause, ce sont des mariniers qui l’ont bâti… L'accès au cloître, indiqué par une signalétique, se fait par l'entrée de l'hôpital de Mortagne.

Prendre la rue Croix de Son, au croissement de la rue Saint lambert et de la rue Aristide Briand, admirez l'hôtel Fousteau-DutertreSi vous avez le temps, prenez la direction de la ruelle Saint-Jean au XVIIIe siècle pour observer un des symboles de la transformation de la cité avec la construction de la route de Paris commencée en 1787. Avant l’existence de la rue de Paris, celle de Saint-Jean, désormais paisible était fortement encombrée, traversée par des diligences, des régiments, et même la "chaîne de Paris" : prisonniers attachés à une chaîne. Du haut de cette rue, vous avez la vue sur tout le quartier du Val :l’époque des tisserands, des tanneries et leur commerce.

Carnet pratique de Mortagne-au-Perche

Les incontournables de Mortagne-au-Perche

  • Les visites des villes et villages.
  • Circuits de randonnées pédestres et cyclotouristiques.

Visites :

  • Cloître Saint-François : Le cloître se visite en accès libre en traversant le centre hospitalier.
  • Les cadrans solaires sont une curiosité de Mortagne. Pas moins de 27 ont été répertoriés. 
  • Circuit du Patrimoine : circuit fléché, panneaux descriptifs sur chaque monument.
  • Basilique Notre-Dame de Montligeon - La Chapelle-Montligeon
  • Abbaye de la Trappe à Soligny-la-Trappe.
  • Manoir de Courboyer - Maison du Parc Naturel Régional du Perche à Nocé
  • Manoir de la Vove - Corbon

Activités & Festivités :

  • Nombreux circuits de randonnées pédestres dans le Perche (dépliants en vente à l'Office de Tourisme de Mortagne-au-Perche).
  • Chaque troisième week-end de mars, le boudin noir, spécialité de la ville, est mis à l'honneur durant la célèbre foire au boudin de Mortagne.
  • En mars, le 3ème dimanche : foire au boudin et fête foraine.
  • De fin juin à mi-juillet : les musicales de Mortagne.
  • Festival les Musicales de Mortagne et du Perche - juin/juillet
  • Salon Antiquités, brocante et collections - dernier week-end d'août
  • Journées Européennes du Patrimoine - septembre
  • Dernier dimanche de septembre : salon de voitures et motos anciennes.
  • Premier week-end d'octobre : journées Alain.
  • Dernier dimanche de novembre : foire aux arbres.
  • Foire aux arbres et aux plantes - dernier dimanche de novembre 
  • Premier dimanche de décembre : marché de Noël.
  • Foire au boudin - 3ème week-end de mars
  • Les Journées Alain (Rencontres autour du philosophe dit Alain - né Émile Chartier à Mortagne) - 1er week-end d'octobre.

Consulter nos pages :

  • A voir à Mortagne-au-Perche
  • A faire à  Mortagne-au-Perche
  • Parcours touristique dans Mortagne-au-Perche
  • Histoire de Mortagne-au-Perche

Marchés à visiter près de Mortagne-au-Perche

  • Mortagne-Au-Perche : marché Samedi toute la journée (0km)
  • Tourouvre : marché Vendredi (11km)
  • Le Mele-sur-Sarthe : marché Mercredi (15km)
  • Longny-Au-Perche : marché Mercredi (15km)
  • Remalard : marché Lundi (19km)
  • Mamers : marché Lundi (23km)
  • Vitrai-sous-Laigle : marché Mardi (25km)
  • Sees : marché Samedi (29km)
  • Nogent-le-Rotrou : marché Samedi toute la journée (30km)
  • Le Theil : marché Mercredi (30km)

Sites touristiques près de Mortagne-au-Perche

  • Jardin de la petite Rochelle : jardin remarquable (19 km)
  • Perche : parc regionale naturel (22 km)
  • Forêt de Perseigne : site de grand beauté naturel (25 km)
  • Nogent-le-Rotrou : plus beau détour de France (30 km)
  • Forêt d'Écouves : site de grand beauté naturel (36 km)
  • Signal d'Écouves : site de grand beauté naturel (38 km)
  • Sassy : jardin remarquable (43 km)
  • Saint-Ceneri-le-Gerei : plus beaux village de France (47 km)
  • Argentan : plus beau détour de France (49 km)
  • Mont du Haut-Fourché : site de grand beauté naturel (49 km)

Plus d'information

Pour vous rendre à Mortagne-au-Perche

Couvert

Mortagne-au-Perche

13 °C Couvert

Min: 13 °C | Max: 13 °C | Vent: 26 kmh 231°

Le saviez-vous ?

N'oubliez pas !

Par respect pour les habitants et l'environnement, merci de respecter les panneaux signalétiques et consignes. Merci de respecter le droit de propriété et à la vie privée :

  • Veillez à toujours respecter les biens et les personnes lors de votre passage et de ne pas pénétrer sur les terrains privés.
  • Observez le code de la route en tous lieux et en toutes circonstances, et soyez courtois avec les autres usagers que vous pourrez croiser sur votre chemin.
  • Camping et Feux interdits (pas de barbecue)
  • La nature est fragile et des chutes de pierres sont parfois fréquentes.
  • Veuillez ramasser vos déchets avant de partir.
  • Plus que les sacs plastiques ou les pailles, ce sont les mégots de cigarettes qui pollueraient le plus les océans. les filtres à cigarettes se dégradent très lentement. Deux ans en moyenne.
  • L'un des "petits gestes élémentaires" à accomplir : ne plus jeter ses mégots par terre. ​Pensez boite à mégots !

Nos coups de coeur à Mortagne-au-Perche

Hébergement :

Restauration :

Découvrez les sites et lieux touristiques de l'Orne

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Date de dernière mise à jour : 11/09/2022