Chaque année, depuis 1993, la "petite cité de caractère" de Quintin renoue avec son passé de ville toilière grâce à la Fête des Tisserands chaque premier week-end du mois d'août. Au programme : défilés costumés mais également créations de jeunes stylistes sur le thème du lin.
Au cœur de la ville, Quintin vous montre un visage embelli par l'élégance architecturale des maisons ceinturant la place centrale. Maisons en pans de bois du XVIe siècle et demeures en granit des XVIIe et XVIIIe siècles, véritables hôtels particuliers, soulignent la richesse des négociants toiliers ayant fait la fortune de Quintin. Durant deux siècles, les fines toiles "Bretagne", fabriquées en lin, prisées des Espagnols, s'exportaient jusqu'aux Amériques.
Passez par l'office de tourisme pour organiser votre flanerie dans Quintin. Situé dans une belle maison à pans de bois, arbore la figure grimaçante du "bonhomme de Quintin". La pierre des Bannis, à l'angle de la place 1830, rappelle qu'on y faisait autrefois les annonces de la ville.
De belles demeures peuvent être visitées, la visite commentée permet d'admirer des pièces superbement rénovées et meublées. La cuisine renferme un imposant potager.
Admirez les deux tours de La Porte Neuve, rue du Vau-de-Gouët : l'une est toujours coiffée, l'autre décoiffée. De jolies demeures à colombages se contemplent par ailleurs dans la Grand-Rue. Notez la présence de statues de la Vierge sur les façades.
Continuez la promenade par les places du Martray et de la République, les rues au Lin, Notre-Dame et Saint-Thuriau. puis, visiter la basilique Notre-Dame de Délivrance de 1887. Elle fait toujours l'objet d'un grand pardon le deuxième dimanche de mai. Elle recèle une importante relique : un morceau de la ceinture de Notre-Dame, rapportée de Terre-Sainte par le seigneur de Quintin : Geoffroy Botrel, en 1250.
Ne manquez pas lors de votre périple dans Quintin de visiter le Musée-atelier des toiles de Quintin, rue des Douves. Il rappelle qu'au XVIIIe siècle la ville abritait près de 500 tisserands. Métiers à tisser, bobines, rouets : on peut admirer ici tout le matériel nécessaire au tissage.
Après avoir visité la ville, pourquoi ne pas découvrir les environs à pied ? Vous pourrez vous détendre au bord de l'étang ou vous promener dans le Bois de la Perche. Situé aux abords directs du château et du centre-ville, l'étang permet une petite balade au vert entre forêt et ville. Vous y trouverez également une zone de jeux pour les enfants. L'étang est également propice à la pêche !
Au départ de l'ancienne ferme de la Perche à 800 mètres du centre-ville, la balade mène jusqu'au moulin du 16e siècle. A moins de préférer une balade le
long du Gouët. Vous pourrez y contempler le ruisseau du Gouët serpentant entre de beaux chaos granitiques. Le site distille un charme bucolique à souhait. Le tracé du sentier est disponible à l'office de tourisme.
Les « Chaos du Gouët » est un site classé. Situé dans la moyenne vallée du Gouët, à mi-distance entre la source et la mer, le site est délimité en amont par le Moulin de Crenan de Plaintel et en aval par le Moulin de Saint Méen en Plaine-Haute. Par extension, le nom des « Chaos du Gouët » est attribué à la vallée au delà de ces limites.
Le Gouët prend sa source sur les cimes de Kerchouan. Suite à l'abaissement du niveau de la mer, il a creusé son lit dans le massif granitique. Le sol étant plus résistant à cet endroit, il a dû se contenter d'un passage étroit au milieu des blocs de granit. Et avec un dénivelé plus important, il prend alors des allures de torrent. Le courant s'accélère et forme des tourbillons autour des blocs auquel il donne avec le concours du sable, des contours étranges. Le creusement du lit provoque également des éboulements de blocs en déséquilibre sur les rives.
Venez découvrir les landes de Lanfains au paysage si particulier. C'est une zone natura 2000. C'est-à-dire un territoire d'espaces naturels d'intérêt écologique reconnu comme remarquable, et qui bénéficie d'une protection et d'un programme de gestion particulier. Ce dispositif sert à maintenir des espaces préservés pour permettre le développement d'espèces animales ou végétales menacées ou en voie de disparition. Les landes de Lanfains culminent à 327m.