Bâti sur pilotis sur une île de l'Indre, ce château d’Azay-le-Rideau édifié de 1518 à 1527 à la place d'une ancienne maison forte a retrouvé toute la magnificence de son architecture qui résume le nouvel idéal de la Renaissance. Ponctuées de tours et de tourelles, les deux ailes en équerre présentent une alliance parfaite d'éléments traditionnels et de traits empruntés à l'art italien.
Comme à Chambord, l'escalier est une des pièces maîtresses du site du château d’Azay-le-Rideau, puisque c'est l'un des premiers escaliers à rampe droite construits en France. La restauration des façades et des toitures s'est accompagnée d'une réorganisation des jardins et de la rénovation des intérieurs.
Les cuisines ont ainsi retrouvé leur lustre d'antan sous de superbes voûtes ogivales, et la salle de billard et les salons du rez-de-chaussée rivalisent d'élégance avec la Grande Salle et les appartements du premier étage, avant que les combles et la charpente ne donnent l'impression d'être dans un vaisseau de chêne et de cèdre.
Philippe Lesbahy, épouse de Gilles Berthelot, a initié la construction du château. Sa chambre dévoile tous les savoir-faire de la Renaissance et notamment celui du tressage de joncs qui réchauffe les murs.
Lieu de vie de la maîtresse de maison, la chambre de Philippe Lesbahy servait tout autant aux nuitées qu’aux activités quotidiennes : elle y travaillait, elle y mangeait et recevait ici ses hôtes. Le château a restitué les décors de cette chambre pour baigner les visiteurs dans l’atmosphère qui y régnait au XVIe siècle.
Les travaux achevés en 2017 ont permis l'installation de mobilier et d'éléments décoratifs du XIXe siècle pour plonger les visiteurs dans le passé. Un voyage tout de même ponctué d'oeuvres d'art contemporain à l'étage.
Pour préparer cette immersion, la salle du pressoir située à l'entrée du domaine du château d’Azay-le-Rideau est aujourd'hui transformée en espace d'introduction grâce à des outils numériques interactifs et ludiques. Un point d'entrée idéal pour aborder la visite sans crainte de s'ennuyer, avec toutes les clés en main pour apprécier ce bijou de la Renaissance !
A la Renaissance, le château d’Azay-le-Rideau ne disposait que d’un jardin clos qui se transforma en parc romantique grâce à la passion de Charles de Biencourt. Féru de botanique et plus généralement d’art paysager, il entreprit de façonner les 8 hectares en parc à l’anglaise et de creuser ces terres pour créer deux miroirs d’eau.
Au jardin ordonné, les Biencourt préférèrent la beauté sauvage des parcs à l’anglaise. Ainsi, ils façonnèrent un paysage des plus romantique où les chemins serpentent entre bosquets et plan d’eau. Son fils poursuivit son œuvre et la gratifia d’espèces exotiques pour l’époque qui donnaient alors un charme singulier aux allées de promenade.
Une importante opération de restauration a permis de révéler le parc dans sa parure originelle tout en lui assurant le renouvellement de ses collections botaniques. Une quinzaine de variétés d’arbres d’ornement et quelque 10 000 bulbes ont été replantés ainsi que des rosiers, des acanthes et plusieurs variétés de lavande.
Les petites allées au tracé irrégulier serpentent entre les bosquets et les plans d’eau, elles offrent des tableaux sauvages différents où l’on se plaît à rêver. Une passerelle mène de l’autre côté de l’Indre à l’île de la Rémonière qui préserve des espèces végétales et animales classées Natura 2000. Plus ordonné, le jardin des Secrets dévoile son conservatoire de légumes anciens tourangeaux mais également le jardin des papillons.