A Arbois dans le Jura, sous les tuiles qui rougissent, les pierres sont dorées comme la robe du vin jaune qui participe au rayonnement de la capitale des vins du Jura. Ici, tout inspire l’opulence viticole, il y a bien sûr les cavistes, avec leurs boutiques disséminées dans l’entrelacs de ruelles qui accueillent les visiteurs. Il y a aussi un air bourgeois qui s’échappe des demeures élégantes à tourelles d'angle ou des édifices à arcades de la jolie place de la Liberté.
Jusque dans l’architecture, tout rappelle le divin nectar dans cette petite cité comtoise de caractère . Les trappons par exemple, doubles portes en fer ou en bois, formant des plans inclinés, furent conçus pour faciliter le passage des tonneaux dans les caves. Des maisons à encorbellement, suspendues au dessus de la rivière, participent au charme de ce village du Revermont. La Cuisance tombe en cascades par endroits, comme à proximité de l'ancienne demeure de la famille Pasteur.
Commencez votre visite à l'Office de Tourisme d'Arbois, à l'extrémité ouest du pont qui traverse la rivière, la rue de l'Hôtel de Ville : sans une carte de la la petite cité comtoise de caractère, vous ne découvrirez probablement pas tous les petits sites historiques du centre parce que ils sont plutôt dispersés!
La cité des vins du Jura et de Pasteur est une ville vivante : la pierre jaune-ocre du vieux bourg incite à toutes les flâneries, que l’on se plaît à prolonger aux tables des restaurants gastronomiques. A quelques encablures, Poligny, capitale du Comté, vous invite à la dégustation du Prince des fromages.
Vous arrivez en Arbois et vous êtes conquis d’emblée par son unité architecturale et par sa douceur citadine : ici, pas de grandes artères ni de monuments prestigieux, mais une place de charme rythmée d’arcades, des quartiers attachants où les maisons vigneronnes côtoient les hôtels particuliers, de petits jardins romantiques et une eau vive omniprésente - la Cuisance.
C’est à pied que l’on aime partir à la découverte d’Arbois, flâner jusqu’à la magnifique église Saint-Just, pousser la porte de la demeure familiale de Louis Pasteur ou visiter l’institut et le musée de la Vigne et du Vin, qui raconte tote l’histoire d’un savoir-faire ancestral… Le 15 Mai 1936, les vignerons Arboisiens inauguraient un nouveau concept : L’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) qui a fêté ses 80 ans en 2016.
De « Château-Pécauld » aux nombreux caveaux de dégustation villageois, il n’y a qu’un pas qui invite à s’engager à la découverte du Vignoble du Jura. Le village d'Arbois célèbre son trésor en grappes au sein du musée de la Vigne et du Vin. Ce dernier est installé dans le château Pécault, une ancienne demeure forte du XIIIe siècle, autrefois englobée dans les remparts démolis.
Ce château fait partie du bâti d’exception d’Abrois, au même titre que le pont des Capucins, la tour carrée Gloriette ou encore l’église St Just. Une balade le long de la Cuisance, rivière affluent de la Loue, le long du chemin de la Platière, offre de délicats panoramas sur les différents édifices de charme de cette Petite Cité Comtoise de Caractère.
Parmi les habitants du village qui prirent soin de la vigne, notons le passage de Louis Pasteur. Le célèbre scientifique vécut une partie de son enfance et de ses étés à Arbois. Le commun des mortels connait le médecin principalement pour sa découverte du vaccin contre la rage. Les vignerons de la région se souviennent surtout qu’il œuvra pour la santé de leurs cultures. Il est aujourd’hui possible de visiter la maison Pasteur, de croiser la statue du savant le long de la Promenade Pasteur ou de se recueillir sur les tombes de ses parents ainsi que de trois de ses filles, dans le vieux cimetière du village.
Envie de remonter la source de la Cuisance ? Passé le village des Planches-Près-Arbois, on se retrouve au pied de la plus haute reculée du Jura : dans ce « bout du monde » d’où jaillit la cascade des Tufs, on peut rentrer dans le ventre de la terre à la découverte d’un époustouflant réseau de grottes. Galerie d’art ou décor de cinéma, ce voyage géologique est avant tout poétique : un hymne à l’érosion !