Bois d'Amont Village typique du Haut-Jura, situé sur la frontière suisse, ses maisons sont disséminées le long des rives de l'Orbe. Bois d'Amont est située dans le département du Jura en Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les "Bois d'Amoniers". Bois-d'Amont est l'un des quatre villages de la Station des Rousses.
Dans un environnement préservé, Bois d'Amont est situé dans la plus haute vallée jurassienne, à la frontière suisse. Le village de Bois d'Amont est au cœur d'un patrimoine avec traditions rurales, artisanales, industries de pointe : lunetterie, optique, horlogerie,... agriculture de montagne : Morbier, Comté...
Bois d'Amont tire son nom de sa situation en amont de l’abbaye de Saint-Claude dont les moines, au Moyen Âge, ont défriché les bois de la région.
Bois d'Amont est un des plus longs villages de France par rapport à son nombre d'habitants, plus de 4 kilomètres de long avant la frontière suisse, entre le lac des Rousses en France et le lac de Joux en Suisse, dans une ancienne vallée glaciaire, dominée par le massif du Noirmont d’un côté et la forêt du Risoux de l’autre, et où serpente la rivière de l'Orbe.
Les deux routes longitudinales qui traversent la commune ont été construites sur le sol dur des moraines, le fond de la vallée étant occupé par une immense tourbière. Les moines de Saint-Claude appelaient cette contrée "les Joux noires", désignant ainsi les forêts impénétrables de sapins couvrant les hautes chaînes. Son altitude moyenne de 1100 m détermine en grande partie le climat qui est rude.
Deux éléments principaux expliquent la particularité du village de Bois d'Amont s’étendant sur 4 km de long de part et d’autre de l’Orbe. L’habitat, les premières constructions furent des loges en bois abritant bergers et bûcherons.
La deuxième forme d’implantation humaine à Bois d’Amont fut le village-rue s’étendant sur toute la longueur de la commune. La troisième forme d’habitat est l’habitat regroupé. C’est la plus récente, elle se situe autour de l’église.
Le partage du territoire est le deuxième élément, au 16ème siècle, le territoire a été partagé entre les habitants de façon à ce que chacun ait en sa possession un accès à l’eau de l’Orbe, une partie des terres riches du fond de la vallée, un terrain au pied du versant du Noirmont ou du Risoux pour bâtir une habitation, un morceau de pâture, une parcelle boisée et enfin un secteur de replat en herbe pour le bétail en été.
Ainsi le territoire a été divisé en lanières, de chaque coté de la vallée, depuis l’Orbe jusqu’en haut de la montagne.